Par Bill Mitchell
Traduction et autorisation “Aliena”, avec nos remerciements
Paru sur sur le blog aliena economic hub
21 Fevrier 2009
Bill Mitchell est Professeur de recherche en économie et Directeur du Centre du Plein Emploi et Équité (CofFEE), a l’Université de Newcastle, NSW Australia.
Les quelques précisions en bleu entre crochet sont de “postjorion”
_____________________________
L’abc du déficit budgétaire – Troisième partie
Bill Mitchell est Professeur de recherche en économie et Directeur du Centre du Plein Emploi et Équité (CofFEE), a l’Université de Newcastle, NSW Australia.
La dette est émise pour soutenir la politique monétaire qui s’exprime par la volonté de la RBA (banque centrale australienne) de maintenir un taux d’intérêt ciblé.
Voici un autre diagramme apparenté (pris de mon dernier livre « Le plein emploi abandonné: sables mouvants et échecs politiques« ) pour aider a la connexion des pièces.
Relations monétaires verticales et horizontales
Vous verrez que ce diagramme comporte plus de détails que le diagramme original de la Première partie, qui montrait les relations essentielles entre les secteurs gouvernemental et non-gouvernemental arrangés verticalement.
En vous concentrant d’abord sur la chaine verticale, vous verrez que l’assujettissement à l’impôt se trouve tout en bas du composant vertical, exogène, de la monnaie. Le secteur gouvernemental consolidé (le Trésor et RBA (banque centrale)) est au sommet de la chaîne verticale parce qu’il est l’émetteur exclusif de la monnaie. La section du graphique du milieu est occupée par le secteur (non-gouvernemental) privé. Il échange des marchandises et des services pour les unités monétaires de l’état, paie des impôts, et accumule le résiduel (qui est dans le sens comptable, les dépenses fédérales) sous la forme: d’espèces en circulation, des réserves (soldes bancaires détenues par les banques commerciales à la Banque Centrale) ou des obligations (bonds du Trésor) gouvernementales ou des titres (dépôts; offert par la Banque Centrale).
Les unités monétaires utilisées pour le paiement des impôts sont consumées (détruites) dans le processus de paiement. Étant donné que le gouvernement national peut émettre des unités monétaires papier ou des informations comptables à la Banque Centrale à volonté, les paiements des taxes ne fournissent pas a l’État une capacité supplémentaire (reflux) de dépense.
Les deux branches du gouvernement (le trésor et la banque centrale) ont un impact sur le stock d’actifs financiers accumulés dans le secteur non-gouvernemental et la composition des actifs.
Le déficit gouvernemental (les opérations du trésor) détermine le stock cumulé d’actifs financiers dans le secteur privé. Les décisions de la banque centrale déterminent alors la composition de ce stock en termes de billets et pièces de monnaie (espèces), de réserves bancaires et d’obligations d’État.
Le diagramme ci-dessus montre comment le stock cumulé est détenu dans ce que nous désignons par « la boite a trésor » du Secteur Non-gouvernemental, qui entrepose les stocks de monnaie fiduciaire (fiat), les réserves bancaires et les obligations d’État. J’ai inventé cette analogie de « boite à trésor » pour désabuser le public de la notion que quelque part à Canberra (capitale australienne) il y avait un endroit de stockage où le gouvernement national mettait à part tous ces excédents budgétaires pour une utilisation postérieure — ce qui était l’affirmation principale du régime fédéral précédent. Il n’y a en réalité aucun endroit de stockage parce que quand un excédent est exécuté, le pouvoir d’achat est détruit pour toujours. Cependant, le secteur non-gouvernemental a certainement une « boite a trésor » dans le système bancaire et ailleurs.
Tous les paiements provenant du secteur gouvernemental en direction du secteur non-gouvernemental qui ne finance pas l’assujettissement à l’impôt, restent dans le secteur non-gouvernemental sous forme d’espèces, de réserves ou d’obligations. Donc nous pouvons comprendre le stockage d’actifs financiers dans la « boite à trésor » comme étant l’image en miroir des déficits budgétaires cumulés.
Les impôts sont au bas de la chaîne verticale exogène et vont droit au dépotoir, ce qui souligne qu’ils ne financent rien. Tandis que les impôts réduisent le solde des comptes bancaires du secteur privé, le Gouvernement n’obtient en réalité rien — les réductions du solde sont comptabilisées, mais ne vont nulle part. Ainsi le concept d’épargne faite par un gouvernement émetteur de sa propre monnaie fiat n’a aucune pertinence. Les gouvernements peuvent utiliser leurs dépenses nettes pour acheter les actifs stockés (dépensant les surplus en or par exemple ou, comme en Australie, d’actifs financiers du secteur privé stockés dans le « Future Fund ») mais ce n’est pas la même chose de dire que, quand les gouvernements font des surplus budgétaires (les impôts sont en excès par rapport aux dépenses), les fonds sont stockés et peuvent être dépensés dans l’avenir. Ce concept est erroné. Finalement, les paiements résultant de la vente d’obligation sont aussi comptabilisés comme une ponction sur la liquidité, mais vont aussi au « dépotoir ».
Les marchés du crédit privés représentent les relations horizontales (décrites par les flèches horizontales) et logent l’activité de crédit par effet de levier par les banques commerciales, entreprises, et ménages (y compris étranger) que de nombreux économistes de tradition Post Keynésienne considèrent être un circuit endogène de la monnaie. La distinction cruciale est que les transactions horizontales ne créent pas d’actifs financiers nets — tous les actifs créés sont compensés par une dette équivalente donc le résultat net de ces transactions est égal a zéro.
Les implications de cela vont être examinées bientôt quand nous considèrerons l’impact de la dépense nette du gouvernement sur la liquidité et le rôle de l’émission d’obligation d’État.
L’autre point important est que l’activité d’endettement privé, dont le résultat net est zéro, n’est pas une partie opérationnelle de la « boite a trésor » ou sont stockés monnaie, réserves ou bons.
Les banques commerciales n’ont pas besoin de réserves pour générer du crédit, contrairement a la représentation populaire faite dans les livres économiques standards.
Les opérations de la banque centrale ont pour but de gérer la liquidité dans le système bancaire, de façon a ce que le taux d’intérêt a court terme corresponde a la cible officielle qui définit la position courante de la politique monétaire. En achevant ce but, la banque centrale peut: (a) intervenir sur le marché interbancaire pour administrer journellement l’offre et la demande de fond;
(b) acheter certain actifs financiers a un taux réduit aux banques commerciales; et (c) imposer un taux de pénalité sur les banques qui requiert des fonds en urgence. En pratique, la gestion de la liquidité est en grande partie achevée a travers (a).
Cela étant dit, la fonction des opérations de la banque centrale existent pour compenser les facteurs opérationnels dans le système bancaire en changeant la composition des réserves, des espèces et titres, et n’altère pas les actifs financiers nets du secteur non-gouvernemental.
Les marchés de capitaux sont la où les banques commerciales (et d’autres intermédiaires) négocient des instruments financiers à court terme entre elles pour satisfaire aux exigences de niveau de réserves légal ou cherchent des fonds pour des fins commerciales. Selon le diagramme, toutes ces transactions sont horizontales et leur résultat net est égal a zéro.
Les banques commerciales maintiennent des comptes a la banque centrale, ce qui permet a leur réserves d’être administrer et aussi, au système de compensation de bien fonctionner. En plus d’établir le taux de prêt (taux d’escompte) la RBA fixe également le taux de soutien (taux de rémunération des dépôts pour la BCE) qui est payé sur les réserves des banques commerciales.
De nombreux pays (comme l’Australie, le Canada et les zones telles que l’Union Monétaire Européenne) maintiennent un rendement par défaut sur les comptes de réserve en surplus (par exemple, la RBA paie un rendement par défaut égale à 25 points de base, inférieur au taux au jour le jour sur le surplus des comptes de règlement d’échange).
D’autres pays, comme le Japon, ne proposent pas de paiement d’intérêts sur les réserves bancaires ce qui signifie que l’excédent de liquidités persistant pousse le taux d’intérêt à court terme à zéro (comme au Japon jusqu’à la mi-2006) à moins que le gouvernement ne vende des obligations (ou augmente les impôts).
Le taux de soutien devient le taux d’intérêt plancher pour l’économie.
Celles qui sont en déficit peuvent emprunter les fonds requis a la banque centrale au taux d’escompte. Alternativement, les banques qui ont des réserves en excès ne vont gagner que le taux de soutien (taux de rémunération des dépôts pour la BCE) qui est en-dessous du taux d’intérêt du marché au jour le jour.
Il est clairement profitable pour les banques qui ont des fonds en excès de prêter a d’autres banques en déficit au taux du marché. La compétition entre les banques qui ont un excès de réserves font pression a la baisse sur le taux a court terme (taux au jour le jour) et selon l’état des liquidités globale, peut conduire le taux interbancaire en dessous du taux d’intérêt cible opérationnel (taux de refinancement a la BCE). Quand le système est en excèdent cette compétition fait baisser le taux au niveau du taux de soutien (taux de rémunération des dépôts).
C’est en contraste complet avec la théorie orthodoxe qui affirme que l’émission de dette est un aspect de la politique budgétaire et est requise pour financer le déficit.
Nous appelons cela un excédent a l’échelle du système. Dans ces circonstances, les banques commerciales feront face à un taux de soutien inférieur sur leurs réserves en surplus si elles ne cherchent pas d’échange plus profitables avec d’autres banques qui peuvent être déficiente en réserves. La compétition qui s’ensuit pour se débarrasser de l’excèdent de réserves met une pression a la baisse sur le taux au jour le jour. Cependant, parce que ce sont des transactions horizontales et leur résultat net est nécessairement zéro, l’échange interbancaire ne peut pas se débarrasser de l’excédent qui existe a l’échelle du système.
En conséquence, si la banque centrale souhaite maintenir l’objectif de taux au jour le jour, elle doit donc drainer cette liquidité en excédent en vendant de la dette gouvernementale, qui est une transaction verticale.
Clairement, la banque centrale peut choisir de fixer et laisser le taux d’intérêt à zero pour cent, indifféremment, si cela doit être favorable aux taux d’investissement de maturité plus longue.
Un expert financier aux États-Unis, Tom Nugent le résume comme cela :
« On peut aussi voir que la crainte de la hausse des taux d’intérêt face a des déficits budgétaires en hausse n’a pas beaucoup de sens quand l’impact de la dépenses du déficit gouvernemental est pris en compte, parce que l’offre de titres du trésor offerts par le gouvernement fédéral est toujours égale aux fonds nouvellement créés. L’effet net est toujours fictif (« wash ») et le taux d’intérêt est toujours celui que la Réserve fédérale décide.
Notez qu’au Japon, qui a la dette publique la plus haute jamais enregistrée, déclassée de façon répétée, le gouvernement Japonais émet des bons du trésor à .0001 %! Si les déficits causaient vraiment la hausse des taux d’intérêts, le Japon aurait fermé il y a longtemps! «
Comme je l’ai précédemment expliqué, seule les transactions entre le gouvernement fédéral et le secteur privé changent le solde du système. La dépense du gouvernement et les achats de titres gouvernementaux (bons du Trésor) par la banque centrale ajoute la liquidité et la taxation et les ventes bons du Trésor draine la liquidité. Ces transactions influencent la situation de trésorerie du système sur une base journalière, et pour n’importe quel jour, peuvent aboutir à un excédent (déficit) dans le système en raison de la sortie de fonds du secteur officiel étant au-dessus (au-dessous) de l’afflux de fonds en direction du secteur officiel. La situation de trésorerie du système a des implications cruciales pour la politique monétaire de la banque centrale parce que c’est un déterminant important dans l’utilisation d’opérations de marché (vente et achat de bons) par la banque centrale.
Voici un autre diagramme que j’ai dessiné pour vous aider a faire sens de cette partie de l’argumentation. Je vous suggère de cliquer sur l’image pour l’afficher dans une nouvelle fenêtre et l’imprimer en référence pour rendre l’argumentation plus facile a suivre.
Donc c’est dans l’intérêt des banques commerciales d’essayer d’éliminer toutes les réserves indésirables a la fin de chaque journée. Les banques en excèdent vont essayer de prêter leur excédent de réserves sur le marche interbancaire. Certaines banques en déficit vont clairement être intéressées par ces prêts pour consolider leur position et éviter de devoir aller a la fenêtre d’escompte de la Banque Centrale qui est plus chère.
Les réserves en excès forceraient la banque centrale a vendre la même quantité de titres gouvernementaux aux marchés privés ou permettraient au taux au jour le jour de chuter au niveau du taux de soutien (taux de rémunération des dépôts pour la BCE). Ce n’est pas de la monétisation, mais plutôt la banque centrale agissant simplement comme courtier dans le contexte de la logique du fixement du taux d’intérêt pour la politique monétaire.
Il est alors aussi clair que le secteur privé, au niveau microéconomique, peut seulement se débarrasser du solde de trésorerie indésirables, en l’absence de dette gouvernementale, en augmentant son niveaux de consommation (désépargne).
Étant donné la structure fiscale actuelle, cette volonté de réduire l’épargne nette produirait une expansion privée et réduirait le déficit, reconstituant finalement l’équilibre du portefeuille a un niveaux d’emploi privé plus élevé et baisserait le déficit budgétaire requis aussi longtemps que les désirs d’épargne restent bas. Clairement, il n’y aurait aucune volonté de la part du gouvernement pour accroitre l’économie au-delà de sa limite réelle.
Que cela produise de l’inflation dépend de la capacité de l’économie d’accroitre la production réelle pour satisfaire la demande nominale en augmentation. Cela n’est pas compromis par la taille du déficit budgétaire.
Par exemple, le Japon a pu maintenir une politique de taux d’intérêt zéro pendant des années avec des déficits budgétaires records simplement en dépensant plus qu’il n’emprunte.
* Un excédent budgétaire décrit, depuis une perspective comptable, ce que le gouvernement a fait et non pas ce qu’il a reçu.
En bref, nous devrions rejeter toute notion affirmant que les déficits fédéraux émergeants sont destructeurs et endetteront les générations futures. Le gouvernement a choisi de maintenir un taux d’intérêt à court terme positif et cela exige l’émission de dette s’il y a des pressions a la baisse sur ce taux venant du système bancaire.


Après l’abc du déficit budgétaire, voici venir l’abc de l’égalité, nouveau cheval de Troie du lobby LGBT, comme si l’homme se définissait par son orientation sexuelle, comme si son énergie vitale n’avait comme ultime finalité que de satisfaire ses désirs sexuels.
Triste vision de l’humanité !!!
Déstructuration des nouvelles générations!
Pour ceux qui douteraient encore, écoutez donc Nabil Ennasri!
et dites-moi à l’écoute de ces faits et de ces paroles exprimées par les acteurs gouvernementaux, et les livres édités, s’il n’y a pas lieu de s’indigner et de réagir urgemment avant que cette phase expérimentale qui touche actuellement 600 classes ne devienne un dispositif entériné pour toutes les classes françaises à la rentrée de septembre 2014?
Sachez au moins en conscience à quoi vous consentez, cela vous empêchera de dire, je ne savais pas.
Tous ces événements factuels relevés dans cet entretien n’appelle-t-il pas à réagir?
Nous sommes dans un projet sociétal d’endoctrinement idéologique des enfants comme pouvaient l’être ceux des régimes dictatoriaux tant décriés des fascismes du 20ème siècle.
Pourquoi y aurait-il deux poids, deux mesures? En vertu peut-être du cache-sexe de l’ABC de l’égalité qui tente de nous faire prendre des vessies pour des lanternes. l’égalité comme cheval de Troie!
Nous sommes à l’orée d’un virage d’une très, très grande envergure et l’on ne saurait se cacher derrière les oripeaux dorés des mots de démocratie sans avoir le courage de scruter ce qu’est entrain de scruter, de construire dans la tête des enfants ce projet au service du lobby LGBT.
Ne rien faire, ne rien dire, c’est agir dans le sens de ce projet et c’est donc consentir à ce que le monde perde tout axe de raison.
J’aimeJ’aime