Entre mai 2017 et mai 2022 c’est 711 milliards d’OAT (Obligations Assimilables du Trésor) sur les 2200 milliards de dette publique, qu’il va falloir « faire rouler » (c’est à dire emprunter pour les rembourser).
A ceci, il faut ajouter la somme des déficits prévisibles sur cette période de 400 qui feront monter la dette à plus de 2600 milliards.
Le simple fait d’autoriser la Banque de France à racheter les titres arrivant à échéance (les 711 milliards) et de prêter directement à l’Etat ses besoins supplémentaires (les déficits de 400 milliards), au lieu de passer par « les marchés », ferait gagner à la France (à nous tous) environ 250 milliards d’intérêts sur 10 ans (si les taux sont à 2%) ou près de 500 milliards si les taux sont montés à 4%.
Oui c’est vrai mais comment s’assurer que ces milliards reviennent à la BF ?
Comment s’assurer que ces milliards ne restent capturés en partie par un petit nombre ?
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chaque année la BF remet 180 milliards ?
Et si ou quand l’inflation augmentera (pour une raison ou pour une autre) ?
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Non, il n’y a pas d’augmentation de la masse monétaire lors de ce type de rachat de titres arrivant à échéance puisqu’il n’y a pas d’augmentation du montant des OAT en circulation
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L’état dépense environ chaque année 1220 milliards, en récupère 1140 (taxes et recettes), il en manque 80, la BF les lui prête. L’année suivante rebelote, cela augmente bien la masse monétaire même sans OAT..?
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Je parlais des rachats de titres arrivant à échéance.
En ce qui concerne les déficits, oui une monétisation augmente bien la masse monétaire mais c’est pareil quelque soit l’origine des fonds (car pour prêter à l’Etat il faut aussi une augmentation globale de la masse monétaire, sauf si les épargnants choisissent de déshabiller l’un pour rhabiller l’autre)
NB: pour l’équilibre de la comptabilité de la Banque de France, il faut que le Trésor public émette des Bons du Trésor au bénéfice de la Banque de France , que ces bons soient avec ou sans intérêt, avec une échéance proche ou avec une échéance « illimitée »
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Quand l’état dépense 1220, récupère 1140, les 80 qui manquent sont dans le privé, et ce privé les prête à l’état en se déshabillant (mais en projetant de gagner 40 milliards d’intérêt par an avant de récupérer leur mise), sans augmentation de la masse monétaire…
Pour la BF, le problème reste alors le même depuis la nuit des temps, comment l’état récupère l’argent dépensé non récupérer (les 80 milliards por rembourser la BF). D’accord la BF pourrait prêter gratos, mais si elle ne récupère pas l’argent qu’elle a prêté, on s’arrête à quel moment ?
Tu es un néokeynésien dans ton raisonnement mais on fait quoi après le moment de Minsky??
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Avec tout ton boulot, tu as réussi à nous convaincre que dépenser n’était pas un problème certes, mais les néokeynésiens n’ont pas trop bossé sur comment l’état récupère son argent dépensé pour pouvoir recommencer sans fabriquer des milliards tous les ans (ce qui est effectivement possible, mais jusqu’à quand…?)
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Alors bien sûr, il vaut mieux fabriquer de l’argent au lieu de laisser souffrir certains, mais ce que je veux dire, c’est que si on ne bosse pas le sujet de la distribution, de la récupération, de la redistribution de cet argent, on va vite dans le mur (même si le japon nous montre que ce n’est pas si rapide).
Mais je sais bien que tu sais tout cela…
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J’avais fait un essai de réponse avant que la question ne me soit posée : https://postjorion.wordpress.com/2013/07/15/278-vos-depenses-sont-mes-revenus/
Mais la position néochartaliste sur ce sujet du « retour » est intéressante … Un jour il faudra que je reprenne » les bases » https://frappermonnaie.wordpress.com/les-bases/ puisque le taulier a émigré.
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A combien estimez-vous la perte de crédibilité qu’une telle action entrainerait chez nos créanciers et partenaires ?
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Les seuls créanciers qui importent ce sont ceux qui nous fournissent les devises que nous ne pouvons pas produire ou nous procurer par un commerce équilibré . Nous n’avons besoin de personne ni d’aucune autorisation pour produire notre propre monnaie.
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