57 – L’essence de la monnaie – Schumpeter

Texte intégral  du chapitre 8

Extrait de -Das Wesen des Geldes -, Vandenhoeck & Ruprecht, 1970, chap. 9, pp. 206 à 231. Traduction de Claude Jaeger (CERF-GREFIGE Université de Nancy 2).

J.A. Schumpeter

Présentation de cette page sur : http://www.libres.org/francais/articles/monnaie/jaeger82&3ab.htm

Ch. 8 La création de monnaie par les banques :

Le processus de création monétaire présenté par Schumpeter est le processus classique fondé sur la particularité de l’activité bancaire qui est que l ‘actif crée le passif. La -logique des dépôts – est caractérisée par trois éléments: chaque crédit ou investissement bancaire crée un dépôt, chaque remboursement annule un dépôt et l ‘épargne n’augmente pas le total des dépôts. Le refinancement par la banque centrale, les devises ainsi que les crédits accordés par la banque centrale à l’Etat jouent un rôle de base pour la création de monnaie. Une longue présentation est faite du processus d ‘expansion (le terme de multiplication n ‘est pas employé) du crédit. L ‘agrégat pertinent pour l ‘analyse monétaire n ‘est pas le total des transactions : ni son niveau, ni ses variations ne nous disent quoi que ce soit sur les flux monétaires correspondants ou sur l’activité économique, ils sont trop dépendants du comportement des agents et des structures économiques (autoconsommation des ménages, degré d ‘intégration des entreprises). L ‘agrégat le plus important pour la théorie monétaire est la valeur du produit social.

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Copie de la page http://www.libres.org/francais/articles/monnaie/jaeger82&3c.htm

1. Revenons maintenant à notre présentation fondamentale de la comptabilité sociale centrale qui enregistre toutes les opérations économiques réalisées sur le territoire étudié et donne ainsi une image complète de l ‘activité économique – et aussi des comptes économiques nationaux – ainsi que du processus de règlement. Celle-ci doit nous permettre tout d ‘abord de comprendre la nature d ‘institution sociale de la monnaie. Pour des raisons de commodité de présentation, nous ne raisonnerons dans ce chapitre que sur la base des enregistrements et règlements relatifs au processus économique courant, en règle générale un processus économique se reproduisant à l ‘identique. Dans ce dernier cas, il est clair que les systèmes d ‘équivalences comptables comme se présentent les bilans et les comptes de pertes et profit des ménages, des entreprises et des banques, sont eux-mêmes les éléments d ‘un système d ‘équivalence économique et les postes d ‘un processus de compensation économique qui doit aboutir à un solde économique nul.

Pour tirer de cette approche des enseignements théoriques et pouvoir l ‘utiliser comme outil de résolution des problèmes de théorie et de politique monétaires, il faut bien préciser, comme cela avait déjà été indiqué, que tous les comptes et toutes les écritures dans le grand livre social reflètent le sens des opérations réelles même si, concrètement, d ‘autres méthodes sont employées que les écritures bancaires avec compensation ultérieure, de telle sorte que nous avons vraiment là l ‘exemple de toutes les formes de règlement et que toutes les autres ne sont que des formes techniques particulières de celui-ci qui consiste en pratique en écritures de débit et crédit. La difficulté, pour comprendre ces choses, au fond très simples, vient de notre habitude de considérer le paiement par transfert manuel de -pièces de monnaie – comme le cas normal et d ‘en déduire ou d ‘établir à partir de celle ci toutes les autres méthodes. Nous verrons dans ce chapitre que cela s ‘appelle mettre les choses sur la tête. En laissant provisoirement de côté la question de la valeur numérique des grandeurs des créances et des dettes qui, dans le processus économique, s ‘échangent et disparaissent, nous allons maintenant nous intéresser aux autres méthodes de traitement des créances et voir comment notre approche se comporte vis-à-vis de la notion habituelle – et juridique – de règlement.

Une créance peut être éteinte par le transfert par le débiteur au créancier d ‘une autre créance. Une illustration, tout à fait significative en pratique de cette méthode, est le transfert -à titre de paiement – d ‘un effet par endossement. Dans la première moitié du dix neuvième siècle cette méthode domine dans les transactions de l ‘industrie de la laine du Lancashire, mais par la suite et jusqu ‘à aujourd ‘hui elle est encore parfois utilisée. L ‘effet passe alors de mains en mains comme et avec le même résultat économique qu ‘un billet de banque, même si les modalités techniques et juridiques sont différentes. Le résultat est économiquement et intrinsèquement le même que si l ‘effet avait été escompté, le produit de l ‘escompte transféré sur le compte du détenteur puis sur celui de son créancier. Jusqu ‘à un certain point, deux opérations ont simplement été réunies en une seule dont le sens ne devient clair que quand on pense aux écritures implicites qui la sous-tendent et qui ont été réalisées dans ce cas sur des comptes invisibles de la comptabilité économique : l ‘entreprise en faveur de laquelle l ‘effet a été initialement émis a acquis par son activité productive une -créance – dans le grand livre économique, créance matérialisée par un effet mais qui aurait aussi bien pu prendre la forme d ‘un -chèque certifié –[1]. Si ensuite elle achète à une autre entreprise pour un montant équivalent de matière première par exemple alors, dans le grand livre économique, il aurait fallu enregistrer la disparition de cet avoir de son compte et sa réapparition sur le compte d ‘une autre entreprise, ce qui correspond en réalité à ce qui est réalisé par la transmission de l ‘effet et qui n ‘est rien d ‘autre qu ‘un élément du processus de compensation économique. La compensation, qui pour plus de deux parties prenantes s ‘effectue automatiquement dans le relevé de compte, s ‘insère directement dans notre schéma.

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56 – L’Argent Dette 2 : promesses chimériques

Le nouveau film de Paul Grignon

A ne pas manquer, et une adresse à transmettre à touts vos amis et relations

http://www.dailymotion.com/video/xbqww7_largent-dette-2-promesses-chimeriqu_news

Vous le retrouvez évidemment, ainsi que d’autres vidéos, sur le site http://www.bankster.tv/

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55 – Interprétation complotiste

Celle là elle est trop drôle, je ne l’avais jamais entendue

( http://www.pauljorion.com/blog/?p=6379#comment-47819 )

BLF dit :

4 janvier 2010 à 19:29

Et pourtant, M. Jorion, j’ai bien souvent lu et entendu que les systèmes reflétaient justement ce que ceux qui les font en pensent, et la manière dont ils ressentent. L’angoisse de « perdre » un dépôt sur lequel il base sa fortune ne pourrait-elle pas pousser (un tout petit peu) le banquier à créer un système où il ne prête pas vraiment sa fortune, mais juste une promesse d’en donner un petit bout en cas de demande appuyée?

Le système bancaire est construit sur la cupidité des hommes. Ne nous attendons donc pas à ce qu’il reflète autre chose, au fin fond de lui-même, ni à ce qu’il soit construit en vertu de principes rigoureux et altruistes.

Répondre

Paul Jorion dit :
4 janvier 2010 à 19:51

Cela confirme l’idée que l’establishment financier préfère voir circuler une interprétation complotiste du mécanisme du crédit plutôt qu’une interprétation correcte mais anxiogène et susceptible de déboucher sur une panique bancaire (voir « L’argent, mode d’emploi » : 177-180).

La création monétaire par monétisation des créances serait une « interprétation complotiste » ooouuuaaaffff!!!

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54 – Les mesures que je (moi, Jorion 1er) préconise

Publié par Paul Jorion

juan nessy :

La batterie de vos solutions se résume à l’interdiction des paris sur les fluctuations de prix.

J’insiste en effet sur cette mesure parce qu’elle est neuve et qu’elle m’est originale. Il me semble un peu expéditif cependant de suggérer qu’elle se confond avec « la batterie de mes solutions ». Relisez en particulier,

1) ma communication au colloque Fermons le casino : comment construire une économie réelle plus juste et plus forte ?, organisé le 3 mars par le groupe socialiste du Parlement Européen, ainsi que

2) mon témoignage dans le cadre de la Commission Spéciale sur la Crise Financière, Économique et Sociale (CRIS), le 10 novembre au Parlement Européen.

Voyez en particulier mes recommandations du 3 mars :

Recommandations

Mettons fin à l’alliance sacrée entre investisseurs et dirigeants d’entreprises : elle détruit en ce moment-même le tissu social. Interdisons les stock options.

Débarrassons les banques centrales de l’idéologie monétariste (*) : les sociétés humaines ne sont pas faites de masses monétaires mais d’êtres humains. Les banques centrales ont mieux à faire que de prendre systématiquement parti pour les investisseurs et les dirigeants d’entreprises contre les salariés.

Appliquons sans tarder une politique fiscale appropriée pour augmenter les chances que le capital se trouve là où il est effectivement utile.

Fermons le casino : interdisons la cotation continue sur les marchés au comptant et à terme. Interdisons aux spéculateurs l’accès aux marchés des matières premières : interdisons les aux « non-négociants ». Permettons à ceux-ci de focaliser à nouveau leur attention sur ce que la société attend d’eux : enseigner, guérir et favoriser l’accès du public aux œuvres d’art en vue de diffuser la culture.

Encourageons les opérations d’assurance et interdisons les paris sur la fluctuation des prix.

––––––––––
(*) J’ai conçu mon livre L’argent, mode d’emploi (Fayard 2009) comme une arme de guerre dans cette perspective.

158 réponses à “Les mesures que je préconise”
  1. juan nessy dit :
    13 décembre 2009 à 18:42

    Bon , ben on y voit un peu plus clair !

    Quelques remarques :

    1- si j’ai employé le terme  » résumer » , c’est que j’avais le sentiment que c’était le seul concept qui agitait la réflexion de la masse de vos intervenants les plus compétents .

    2- au titre des 5 recommandations que vous rappelez , 4 m’apparaissent clairement en terme d’action (Stocks option , fiscalité ( appropriée …mais on aimerait que vous vous mouilliez un peu plus ) , » interdisons la cotation ….matières premières » , « interdisons ….fluctuations de prix » ).

    Je reviens cependant à la charge pour une présentation aussi claire et percutante des impacts attendus ou potentiels ( désirés ou pas ) en application de ces quatre actions .( nature , poids , acteurs , échéancier , éléments de mesure et d’évaluation …) Vous qui aimez comme moi l’interdisciplinarité , il y aurait sans doute du boulot à distribuer à vos connaissances .

    » Débarassons … monétariste  » est plus une intention qu’une proposition d’action, mais j’ai bien noté que  » L’argent , mode d’emploi  » en dit plus .

    Moi qui attendais qu’il soit disponible à ma bibliothèque municipale pour ne pas être obligé de l’acheter ( j’ai déjà dit que j’étais auvergnat d’origine ) , il va falloir que je m’y colle ; ça m’apprendra à lever le doigt !
    Lâchement , m’abritant derrière la paresse naturelle de celles et ceux que j’essaie de représenter ici ( la plupart des élus sont sans doute aussi dans leur cas ) , je suggère que vous puissiez synthétiser les grandes lignes de forces qui y sont développpées pour faire avancer cette cinquième proposition .

    Je retourne lire  » Comment lla vérité et la réalité furent inventées » .

    Merci pour tout et pour tou(te)s .

    Répondre
    • Damentcha dit :
      13 décembre 2009 à 19:38

      Si il y a nécessité de « défendre » ce devrait être prioritairement d’interdire la spéculation sur des produits non identifiables tant en valeur qu’en origine de base par exemples les tritirisés.

      Il est grotesque de constater que les PDG de grandes banques aient laissés la bride sur le cou à des individus irresponsables se permettant de prendre des risques énormes à la seconde près achetant ou vendant des produits intraçables en les faisant circuler sous le seul prétexte qu’à chaque tour de manège un profit supplémentaire se dégageait. Dans la plupart des cas cela se termine très mal pour les derniers « gogos » qui se retrouvent dépouillés.

      Les banque US ont refilé un maximum de leurs créances douteuses dans l’immobilier à d’autres banques particulièrement aux banques gogo d’Europe et nos distingués banquier n’y ont vu que du feu tout excités par les profits que leurs foutus « traders » accumulaient ils se sont montrès incapables de réfléchir sur le Pourquoi, le Comment et le Réel.

      J’avais retirés mes maigres billes dès 2007 dès que j’avais pris connaissance de la folie des « subprimes » car il était évident que cela se terminerait comme cela a été le cas et nombreux sont les petits établissements fina

      Des gens grassement rémunérés pour diriger de très grandes banques et en protéger les intérêts ainsi que ceux de leurs actionnaires ont montré autant d’incompétence que de désinvolture sans avoir à en supporter les inconvénients bien au contraire.

      Il est vrai que les nominations à ce niveau de responsabilité relève parfois de la haute politique et que l’on aboutis comme dans l’industrie a des naufrages gravissimes comme celui du parc nucléaire français dont l’entretien a été tant négligé qu’il est paralysé en bonne partie. Le PDG faisait joujou en Argentine et ailleurs cela entrainant des pertes financières colossales.

      La Bourse sans conscience n’est que ruine de l’épargnant.

  2. Laurent dit :
    13 décembre 2009 à 19:04

    Bonsoir à tous,

    Je suis un lecteur plutôt assidu de cet excellent blog, mais je n’ai pas le temps d’étudier tous les articles en profondeur et encore moins les commentaires. Je me posais une question à propos de ces réformes (peut-être que cette question a déjà été soulevé et traité, dans ce cas veuillez m’en excuser) :

    Disons que je suis consommateur d’une certaine matière première ‘M’. Je pense au futur lors duquel je souhaite pouvoir garder le même pouvoir d’achat sur M. Je vais donc voir mon banquier et lui explique ma problématique. Ce dernier me conseille d’investir dans un produit financier ‘P’ indicé d’une façon ou d’une autre sur M afin de me couvrir de ses possibles hausses de prix futures. Le gestionnaire de P devra alors investir d’une façon plus ou moins dérivée dans M, ce qui fera varier son prix (mais cela traduit bien au final une demande future).

    Vu que ce gestionnaire ne souhaite en aucun cas acheter réellement de M (il n’a pas d’endroit où stocker M et n’est donc pas un négociant), avec ces nouvelles réformes il serait exclu du marché et P ne pourrait exister. Mais dans ce cas est-ce qu’il n’y a pas injustice par rapport aux autres consommateurs de M qui en ont besoin maintenant mais pas dans le futur ? Et si je ne peux pas investir dans ce dont j’ai le plus besoin, ne vais-je pas utiliser cet argent « en trop » pour spéculer et créer cette fois une vrai bulle ?

    Répondre
    • Tchita dit :
      14 décembre 2009 à 14:01

      Tout est contenu dans votre « Je pense au futur lors duquel je souhaite pouvoir garder le même pouvoir d’achat sur M ». Ce qui se cache derrière c’est un refus d’assumer le risque de la fluctuation des prix des matières premières que vous utilisez. D’où votre « investissement » qui ne constitue qu’un report de risque sur d’autres acteurs. Il n’est pas « injuste » de vous demander d’assumer les risques de votre métier. C’est le contraire qui l’est!

    • Tchita dit :
      14 décembre 2009 à 14:10

      Autre remarque:
      Si vous avez besoin de votre ressource M, il est logique d’assumer le risque d’une éventuelle augmentation de cette ressource. Vous pouvez toutefois vous en prémunir grâce aux marchés à terme qui ne sont absolument pas interdits dans la logique de Paul Jorion. La seule contrainte est d’effectivement acheter et/ou de vendre la ressource en question, donc d’aller jusqu’au terme de la transaction.

      Quant aux risques de bulle liées à une éventuelle spéculation de votre part, je suis surpris qu’on puisse envisager de spéculer avec l’argent nécessaire à l’achat d’une ressource nécessaire pour votre business. Vous jouez au casino l’argent de votre loyer vous?

  3. Le Yéti dit :
    13 décembre 2009 à 19:59

    Chers Paul et les autres,

    Si vous avez besoin de suggestions pour des mesures à appliquer, en voici quelques-unes qui me semblent urgentes à mettre en route (elles ne concernent pas uniquement le secteur financier) :

    Revenus et profits
    – échelle des revenus de 1 à 20 (25 grand maximum)
    – garantie à tout citoyen adulte(travaillant ou non) d’un revenu vital décent
    – partage des profits à parts strictement égales entre travail et actionnariat

    Système financier
    – gestion et régulation monétaire confiées à la Banque de France
    – création d’une banque d’État à côté du réseau bancaire privée
    – assainissement de l’activité crédit et de l’utilisation de fonds par les banques et les compagnies d’assurance (incluant bien sûr l’interdiction des paris sur les fluctuations de prix)

    Services publics
    – restauration des services publics de base
    – nationalisation des ressources énergétiques du territoire

    Économie d’utilité publique
    – démarchandisation des activités culturelles, artistiques et intellectuelles
    – restauration de l’indépendance et de la pluralité de l’information
    – création d’un statut d’éditeur Internet (ça vous concerne, cher Paul)

    Éthique de l’économie
    – création d’une commission d’éthique économique (normes écologiques, rationalisation anti-gaspi de l’activité économique nationale, déontologie des échanges commerciaux…)

    Relations internationales
    – des droits de compensation sociale à l’importation pour préserver notre « exception sociale »
    – une Europe confédérale de pays souverains

    Pour plus de détails voir ici.
    Je précise que les mesures proposées sont purement indicatives, modulables, améliorables, perfectionnables…

    Répondre
    • Yves de Bressy dit :
      13 décembre 2009 à 21:23

      Bonsoir,
      en plus de ces excellentes propositions j’en ajouterai une :
      « Interdire à l’état de présenter, à l’avance, un budget en déficit, et soumettre tout dépassement de celui-ci à référendum, du moins au contrôle du Parlement ».
      Sur les services publics, je préciserai : « Exclusion des services publics de base du champ de la concurrence »

      Et, au lieu de perfectionnables je dirais plutôt perfectibles.
      Bonne soirée

    • Papimam dit :
      13 décembre 2009 à 22:59

      Une autre qui concerne les études :
      Formation de base théorique pour l’acquisition du socle indispensable jusqu’à 16 ans ou 18 ans selon les disciplines. Garantir que l’ABC soit acquis, comme : savoir apprendre, raisonner, rechercher, critiquer, … et comme le disait avec le sourire le fils de J Gabin ce soir chez l’immense M Drucker « savoir écrire sans fautes, calculer +, -, x, / » et j’ajouterais la règle de 3.
      Après et selon les domaines, formation en alternant la PRATIQUE d’abord avec la théorie en complément (75/25 ou 50/50, 25/75 pour les chercheurs peut être) car il ne sert à rien d’user ses fonds de culotte trop longtemps, il vaut mieux mettre les mains dans le cambouis et se replonger plus tard et tout au long de sa vie professionnelle dans les théories et surtout se tenir à jour des nouveautés.

  4. johannes finckh dit :
    13 décembre 2009 à 20:51

    Bon, tout cela est bien joli, je ne suis pas contre, par contre, cette interdiction ne résoudra en aucune façon le problème de fond que pose le capitalisme d’aller dass le mur en raison de l’impensé de la monnaie elle-même!

    Répondre
    • Roland dit :
      13 décembre 2009 à 21:41

      Johannes, sauf le respect que je vous dois ainsi qu’a vos positions, je passe toujours assez rapidement vos posts car votre seul credo semble être cette « monnaie fondante ». Je n’ai pas d’avis quant à l’efficacité d’une telle mesure, mais ma connaissance de l’humain me fait dire qu’à une parade technique, on opposera une autre parade technique. La monnaie est un outil, rien de plus. La considérer comme le nœud du problème est, je pense, un peu trop simple. Ne m’en veuillez pas, je sais que votre argumentaire est bien construit, mais je pense que la (les) solutions sont ailleurs.

    • johannes finckh dit :
      14 décembre 2009 à 00:57

      eh bien, c’est quand même malheureux que vous ne soyez pas accessible à une chose aussi simple.
      Il semble décidément interdit d’interroger un objet à ce point fétichisé qu’est la monnaie, alors, continuons indéfiniment à passer à côté du problème et de sa solution. Puisque vous passez vite, comment voyez-vous alors en quoi c’est « bien construit »?
      Quant aux mesures techniques, on ne peut quand même pas oublier que les techniques financières actuelles conduisent droit dans le mur, alors, pourquoi ne pas corriger cela
      Mais pour ce faire, il faut des hommes un peu plus courageux que vous!

  5. Papimam dit :
    13 décembre 2009 à 23:05

    Et que penser de notre académicien Maurice Allais, prix Nobel d’économie, qui a 98 ans reste alerte et bien que baillonné a encore du répondant. Signalé par Marianne de la semaine dernière.

    Répondre
  6. dag dit :
    13 décembre 2009 à 23:16

    Apparemment , cette fois ce sont les lecteurs qui ont un « froid »… Il est vrai que le ton est plutôt : la comédie est finie , passons aux choses sérieuses .

    Répondre
  7. André dit :
    14 décembre 2009 à 06:56

    Paul,

    N’y a-t-il pas des mesures préconisées par d’autres, auxquelles vous pourriez vous rallier ?

    Cordialement.

    Répondre
    • Paul Jorion dit :
      14 décembre 2009 à 07:15

      Aidez-moi : qu’est-ce que vous proposez ?

    • André dit :
      14 décembre 2009 à 09:05

      Entre autres :
      + la réintroduction de la séparation entre banques commerciales et banques d’investissement;
      + le S.L.A.M. de Fréderic Lordon.

      Et, sur un plan plus économique, l’introduction d’un certain protectionnisme limité et raisonnable.

    • Paul Jorion dit :
      14 décembre 2009 à 09:51

      Glass-Steagall Act et S.L.A.M. : il n’est pas nécessaire de les mentionner puisque l’interdiction des paris sur les fluctuations des prix fait que les problèmes qu’ils tentent de résoudre indirectement et partiellement ne se posent même plus. De même pour toute taxation de type Taxe Tobin : les transactions qu’il faudrait taxer sont prohibées !

      Qui peut le plus peut le moins !

      Je sens qu’on va commencer à s’intéresser à mon « interdiction des paris sur les fluctuations de prix » !

      J’ajoute : pas besoin de protectionnisme s’il est interdit de parier sur les fluctuations de prix. À quoi servirait-il ?

      Il faut peser tous les termes : « interdiction » des « paris » sur les « fluctuations de prix » !

  8. Étienne Chouard dit :
    14 décembre 2009 à 08:03

    Les propositions de Maurice Allais ?

    et surtout :

    Résumé des analyses d’Allais en matière de crises financières et monétaires :

    « Au regard d’une expérience d’au moins deux siècles quant aux désordres de toutes sortes et à la succession sans cesse constatée des périodes d’expansion et de récession, on doit considérer que les deux facteurs majeurs qui les ont considérables amplifiées sinon suscitées, sont :

    1. la création de monnaie et de pouvoir d’achat ex nihilo par le mécanisme du crédit.

    2. le financement d’investissements à long terme par des fonds empruntés à court terme.
    _______

    Il pourrait cependant être aisément remédié à ces deux facteurs par une réforme d’ensemble qui permettrait, sinon de mettre fin aux fluctuations conjoncturelles, tout au moins d’en réduire très considérablement l’ampleur.

    Cette réforme doit s’appuyer sur les deux principes tout à fait fondamentaux :

    1. La création monétaire doit relever de l’État et de l’État seul. Toute création monétaire autre que la monnaie de base par la Banque Centrale doit être rendue impossible, de manière que disparaissent les « faux droits » résultant actuellement de la création monétaire bancaire.

    2. Tout financement d’investissement à un terme donné doit être assuré par des emprunts à des termes plus longs, ou tout au moins de même terme. »

    Les principes de la réforme du système du Crédit que propose Maurice Allais peuvent donc se résumer comme suit (citation) :

    « Cette double condition implique une modification profonde des structures bancaires et financières reposant sur la dissociation totale des activités bancaires telles qu’elles se constatent aujourd’hui, et leur attribution selon trois catégories d’établissements distincts et indépendants :

    1. des banques de dépôt assurant seulement, à l’exclusion de toute opération de prêt, les encaissements et les paiements, et la garde des dépôts de leurs clients, les frais correspondants étant facturés à ces derniers, et les comptes des clients ne pouvant comporter aucun découvert ;

    <b<2. des banques de prêt empruntant à des termes donnés et prêtant les fonds empruntés à des termes plus courts, le montant global des prêts ne pouvant excéder le montant global des fonds empruntés.

    3. des banques d’affaires empruntant directement auprès du public, ou aux banques de prêt et investissant les fonds empruntés dans les entreprises

    Dans son principe, une telle réforme rendrait impossible la création monétaire et de pouvoir d’achat ex nihilo par le système bancaire, ainsi que l’emprunt à court terme pour financer des prêts de terme plus long. Elle ne permettrait que des prêts de maturité plus courte que celle correspondant aux fonds empruntés. Les banques de prêt et les banques d’affaire serviraient d’intermédiaires entre les épargnants et les emprunteurs. Elles seraient soumises à une obligation impérative : emprunter à long terme pour prêter à plus court terme, à l’inverse de ce qui se passe aujourd’hui.

    Une telle organisation du système bancaire et financier permettrait la réalisation simultanée de six conditions tout à fait fondamentales :

    1. l’impossibilité de toute création monétaire et de pouvoir d’achat en dehors de celle de la monnaie de base par les autorités monétaires ;

    2. la suppression de tout déséquilibre potentiel résultant du financement d’investissements à long terme à partir d’emprunts à court ou à moyen terme ;

    3. l’expansion de la masse monétaire globale, constituée uniquement par la monnaie de base, au taux souhaité par les autorités monétaires ;

    4. une réduction majeure, sinon totale, de l’amplitude des fluctuations conjoncturelles ;

    5. l’attribution à l’État, c’est-à-dire à la collectivité, des gains provenant de la création monétaire, et l’allégement en conséquence des impôts actuels ;

    6. un contrôle aisé par l’opinion publique et par le Parlement de la création monétaire et de ses implications.

    Cette réforme apparaît comme une condition nécessaire de survie d’une économie décentralisée et de son efficacité. »

    Maurice Allais

    « La_crise_mondiale_d_aujourd_hui_Maurice_Allais_1998. Pour de profondes réformes des institutions financières et monétaires. »

    Je trouve les propositions de Maurice Allais complémentaires — et non contradictoires — avec les propositions de Paul.

    Paul, que penses-tu de la proposition de rétablir un Glass-Steagall Act ?

    Bonne journée.

    Étienne.
    ____________________

    « Lorsqu’un gouvernement est dépendant des banquiers pour l’argent, ce sont ces derniers, et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation, puisque la main qui donne est au dessus de la main qui reçoit. […] L’argent n’a pas de patrie ; les financiers n’ont pas de patriotisme et n’ont pas de décence ; leur unique objectif est le gain. »
    Napoléon Bonaparte (1769-1821)

    Répondre
    • Paul Jorion dit :
      14 décembre 2009 à 09:54

      Voir plus haut : le Glass-Steagall Act est une « mesurette » comparé à une « interdiction des paris sur les fluctuations de prix » !

      Il faut procéder autrement : il faut demander à Allais : « Que pensez-vous d’une interdiction des paris (*) sur les fluctuations de prix ? » Je suis sûr que lui comprend ce que je veux dire – si lui ne comprend pas, c’est à désespérer !

      (*) « Pari » pris au sens strict : deux parieurs, dont l’un gagne et l’autre perd à l’issue du pari.

    • Martine Mounier dit :
      14 décembre 2009 à 18:02

      @Etienne Chouard

      Napoléon, bigre, comme vous y allez quand il s’agit de défendre votre façon de voir !
      Humour à part, je n’arrive pas à comprendre comment vous faites pour ne toujours pas voir combien les propositions de Paul Jorion sont infiniment plus radicales dans leur subversion arithmétique que celles, apparemment plus politiques, de Maurice Allais.

      Si j’osais une métaphore d’actualité, je dirais que Allais est à la crise ce que l’antivirus est à H1N1 : une béquille pour un système immunitaire toujours plus affaibli. Une sorte d’arme de substitution qui cherchant à circonscrire l’ennemi — ici le virus, là les banquiers — ne peut malheureusement aboutir qu’à un prolongement du système.

      Car enfin, dans les deux cas, le véritable « ennemi » — la responsabilité de chaque citoyen, son rapport à la sécurité ET au risque, l’essence du vrai pari/l’entourloupe des faux paris, etc. ) — disparait derrière la stigmatisation d’une caste et de ses pratiques. Un peu comme si, en définitive, les défenseurs de la démocratie préféraient éternellement la défendre, non de son manque de maturité, mais sélectivement de tels ou tels irresponsables.

  9. François dit :
    14 décembre 2009 à 13:08

    @Paul Jorion

    Vous écrivez:

    J’ajoute : pas besoin de protectionnisme s’il est interdit de parier sur les fluctuations de prix. À quoi servirait-il ?

    Je ne saisis pas par quel mécanisme. Auriez-vous déjà explicité cela auparavant? Je ne trouve pas malgré mes recherches. Et il serait très éclairant de confronter cela à M. Allais:

    Par contre, le protectionnisme entre pays de niveaux de vie très différents est non seulement justifié, mais absolument nécessaire. C’est en particulier le cas à propos de la Chine, avec laquelle il est fou d’avoir supprimé les protections douanières aux frontières. Mais c’est aussi vrai avec des pays plus proches, y compris au sein même de l’Europe.

    Merci

    Répondre
    • Paul Jorion dit :
      14 décembre 2009 à 15:07

      Vous êtes plusieurs à m’encourager de dire ce que je pense de l’article de Maurice Allais dans Marianne.

      Je dirai d’abord que j’ai beaucoup de sympathie pour un vieux Monsieur que personne n’écoute. Voilà ce que je peux dire sur la personne. Mais il faut ensuite que je parle de son œuvre et là je ne peux que constater que la manière dont il a toujours fait de l’économie est entièrement dans la ligne de ce qui explique à mon sens pourquoi cette science économique n’a rien dit et n’aura jamais rien à dire sur la crise.

      Bien sûr, il dénonce la concurrence sur les salaires et la délocalisation – qui ne le fait ? – mais il y voit la cause de la crise, dans une perspective très simpliste selon moi de montée tendancielle du chômage. J’ai proposé – dans quatre livres maintenant – une analyse très complète de la crise, de ses causes, de ses rouages, de ses multiples aspects, offrant des remèdes, et il n’y a à mon sens pratiquement rien de commun entre ce que dit Allais de son côté et ce que j’en dis moi-même. Ses textes sont disponibles, les miens aussi, aux lecteurs de comparer et de juger. S’ils pensent pouvoir faire une synthèse des deux, tant mieux pour eux – cette synthèse éventuelle, personnellement je ne la vois pas.

    • Paulo dit :
      14 décembre 2009 à 15:26

      @Paul Jorion
      Il manque quand même une « compilation » (un résumé) de vos remèdes. A part  » interdire les paris sur les fluctuations de prix » qui réglerait tous les problèmes selon vous (ce qui me fait penser au sempiternel  » il faut une monnaie fondante » qui également réglerait tous les problèmes..): vous me faites marrer quand même quand on compare à Allais

    • Paul Jorion dit :
      14 décembre 2009 à 16:01

      Je m’abstiens bien de comparer : je dis que c’est à vous de le faire.

    • juan nessy dit :
      14 décembre 2009 à 18:29

      @ Paul Jorion :

      J’acquièse fortement à la méthode  » c’est à vous de comparer » ( à Allais et à d’autres d’ailleurs ) , pour moi signe de qualité du bonhomme .

      C’est bien pour comparer que je revendiquais le cadre synthétique des impacts des 5 mesures évoquées .

      Si vous le faites vous auriez d’ailleurs une sacrée longueur d’avance sur vos « comparés » .

      Et , j’y reviens , ça pourrait aider des candidats à l’élection à se montrer plus éclairés , plus sûrs d’eux et surtout plus efficaces et utiles dans leur fonction .

  10. Tchita dit :
    14 décembre 2009 à 14:56

    @Paul Jorion

    J’ai bien compris me semble-t-il le principe de l’interdiction des paris sur les marchés à terme et comptant des matières premières et les marchés obligataires. C’est facile puisqu’il y a effectivement une transaction physique, avec au bout une livraison réelle dans le cas des matières premières et une suppression de l’obligation à son remboursement par l’émetteur.

    Quid des marchés d’action? Si l’on va au bout de la logique de l’interdiction des paris, il me semble qu’ils disparaissent purement et simplement, non? Du moins les marchés secondaires, car il n’est pas interdit d’augmenter le capital et d’espérer des dividendes, j’imagine.

    S’il disparaissent effectivement, quid de la situation actuelle où tout le monde possède un peu tout le monde mais ne désire pas rester éternellement au capital des sociétés côtées.

    Même si à terme le marché « stabilisé » avec au capital des entreprises uniquement de « vrais » investisseurs désireux d’accompagner la croissance de l’entreprise et uniquement rémunérés par les dividendes me semble viable, j’avoue que la transition me paraît des plus hasardeuses, car promet à la faillite tous les acteurs qui dépendent le plus de la liquidité de leurs avoirs (je pense en particulier aux fonds de pension).

    Merci de vos réponses en particulier sur le marché actions, car ce point me paraît vraiment important et n’est pas clair pour moi.

    Et merci de vos propositions, c’est rafraîchissant de voir quelqu’un de constructif qui ne se contente pas de regarder s’effondrer le monde avec le regard satisfait de celui « qui l’avait bien dit »!

    Répondre
    • Paulo dit :
      15 décembre 2009 à 15:51

      En ce qui concerne la bourse, Allais propose (1998 ou 1999):

      Pour être fondamentalement utiles, ce qu’ils peuvent être, les marchés boursiers doivent être réformés :
      -le financement des opérations boursières par la création de moyens de paiement ex nihilo par le système bancaire, doit être rendu impossible ;
      -les marges correspondant aux achats et ventes à terme doivent être considérablement augmentées et elles doivent consister en liquidités ;
      -la cotation continue des cours doit être supprimée et remplacée sur chaque place financière par une seule cotation par jour pour chaque valeur ;
      -les programmes automatiques d’achat et de vente doivent être supprimés ;
      -la spéculation sur les indices et les produits dérivés doit être supprimée.

    • Pierre-Yves D. dit :
      15 décembre 2009 à 23:04

      J’ai plus que le sentiment que vous touchez du doigt un point essentiel de l’objectif de l’interdiction des paris sur la fluctuation sur les prix. La réponse est dans vos questions-réponses. Lorsque vous dites : « quid des marchés d’action ? » et que vous répondez vous-même :

      Si l’on va au bout de la logique de l’interdiction des paris, il me semble qu’ils disparaissent purement et simplement, non? Du moins les marchés secondaires, car il n’est pas interdit d’augmenter le capital et d’espérer des dividendes, j’imagine.

      S’il disparaissent effectivement, quid de la situation actuelle où tout le monde possède un peu tout le monde mais ne désire pas rester éternellement au capital des sociétés côtées.

      Même si à terme le marché « stabilisé » avec au capital des entreprises uniquement de « vrais » investisseurs désireux d’accompagner la croissance de l’entreprise et uniquement rémunérés par les dividendes me semble viable, j’avoue que la transition me paraît des plus hasardeuses, car promet à la faillite tous les acteurs qui dépendent le plus de la liquidité de leurs avoirs (je pense en particulier aux fonds de pension).

      L’interdiction des paris sur la fluctuation des prix boulverse toute la logique économique court-termiste qui prévaut aujourd’hui.
      Les investisseurs perdant ipso facto leur statut de spéculateur retrouvent dans le projet industriel des firmes dans lesquelles ils ont investi leurs intérêts. Plus la firme présente un développement stable, répondant à des réels besoins sociaux, plus leurs investissements seront eux-mêmes garantis dans le temps : les gains à court terme seront bien moindres qu’auparavant mais à long terme ils sont assurés. Tout ceci ne pourra qu’induire une tendance à la relocalisation des investissements.

      Presque mécaniquement, les salariés, du fait même de cette relocalisation de l’économie reprendront un peu du pouvoir qu’ils ont perdu ou n’ont jamais eu puisque le facteur humain redeviendra une donnée primordiale. De même, les salaire,s ne dépendant plus de façon vitale d’un impératif de compétitivité « à l’internationale » ne pourront qu’augmenter tandis que les salaires des dirigeants, ainsi que les dividendes prendraient un chemin inverse.

    • Tchita dit :
      16 décembre 2009 à 10:07

      Effectivement à long terme, je suis on ne peut plus d’accord avec cette évolution.
      Le point qui me chiffonne c’est la transition! Si vous êtes un fond de pension qui possède des entreprises non pas pour les dividendes qu’elles peuvent vous verser mais dans l’idée de les revendre avec plus-valu, vous pensez disposer d’une certaine liquidité qui vous permet d’assurer à vos pensionnaires qu’en cas de besoin, vous pouvez payer leurs retraites. On a là une chaîne de reconnaissance de dettes telle que décrite par Paul Jorion dans son livre l’argent mode d’emploi.

      Ni les retraités qui ont confié leurs économies au fond de pension, ni le fond de pension qui a acheté une entreprise avec cet argent n’ont effectivement d’argent au sens d’un billet de banque ou même d’un chiffre sur un compte bancaire (oui je sais, ça non plus ce n’est pas vraiment de l’argent mais une reconnaissance de dette de la banque, mais bon…).

      Si du jour au lendemain on interdit la cession de l’entreprise en interdisant les paris sur les prix, donc en fermant les marchés secondaires d’actions, on casse cette chaîne de crédit car le fond de pension ne peut plus réaliser la plus-valu sur laquelle il comptait, donc ne peut plus tenir ses engagement vis à vis des retraités qui à leur tour ne peuvent plus payer leur loyer ou rembourser leur crédit, etc.

      Bref, en faisant cela on cause exactement le même genre de chose que ce qui se passe actuellement, les fonds de pension ne pouvant plus vendre leurs entreprises en raison du niveau des marchés actions! Je suis d’accord pour dire que le problème est dans le modèle économique du fond de pension, mais comment le faire passer vers un autre plus sain?
      Attention, ne nous méprenons pas! Je ne pleure pas sur le sort des fonds de pension, je travaille moi-même dans une société rachetée par un de ces délicieux organismes et je sens de plus en plus que j’ai une bonne tête de plus-valu…

  11. fujisan dit :
    14 décembre 2009 à 15:05

    Quelle serait la probabilité pour qu’une « Constitution de l’Economie » avec des des mesures aussi radicales soient adoptée dans les termes que vous utilisez, et surtout que ces mesures soient effectivement appliquées d’une manière efficace, sans pouvoir les contourner, sans rester lettre morte ?

    Ne nous leurrons pas, « l’industrie » financière va tout faire pour limiter au maximum la portée de ces mesures. D’une « interdiction des paris sur les fluctuations de prix » ce sera plus vraissemblablement « limitation symbolique des paris sur les fluctuations de prix ». On l’a bien vu avec les mesurettes du G20, les compromis(sions) pour la « liste grise » des paradis fiscaux, ou encore maintenant à Copenhague.

    Il ne suffit pas de bonnes intentions, encore faut-il que ce soit effectif. Par ex. L’Art. 5 de La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme dit « Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. » Mais dans les faits, c’est l’impunité pour Abu Ghraib, Guantanamo…

    Quelle serait la portée réaliste de ces mesures ?
    Au niveau mondial : Nations Unies, FMI ou autre ? Je doute que des pays comme les USA et GB accepteraient vraiment de détruire leur « industrie » financière alors qu’elle tient une telle place dans leurs économies.
    Au niveau européen ? Pour les petits pays « non coopératifs », on pourrait les forcer à coopérer en les menacant d’un embago économique et financier. Mais comment faire si, comme d’habitude, les USA refusent toute autorité supérieure (par ex Tribunal Pénal International) ?

    Désolé d’être rabat joie. On peut toujours rêver, mais il faut être réaliste. C’est souvent les compromis voire la compromission qui est de mise.

    Répondre
    • Paul Jorion dit :
      14 décembre 2009 à 15:23

      Ah ! Je vois que l’on commence à comprendre mon « interdiction des paris sur les fluctuations de prix » ! Et que cela inquiète immédiatement : « C’est trop ! ».

      Allez-y : proposez-nous en donc une « version de compromis ». Moi de mon côté, je maintiens (c’est mon ascendance hollandaise : « Je maintiendrai ! ») : « Rêveur ET réaliste ! »

    • Tchita dit :
      14 décembre 2009 à 15:42

      @fujisan

      La déclaration des droits de l’homme n’est pas appliquée partout, mais elle existe et est appliquée dans bien des pays. Ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain! Ce n’est pas parce que l’application d’une bonne idée n’est pas parfaite et facile qu’il faut en réduire l’ambition, bien au contraire!
      Personne n’a à ma connaissance demandé qu’on change l’article premier en quelque chose du genre: « Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, mais on étudiera chaque cas à la lumière des difficultés rencontrées pour l’application de cette mesure parce que tout le monde est conscient que ça va être très dur… »!

      L’idée de Paul Jorion EST révolutionnaire, en ce sens qu’elle implique la fin du système actuel. Dur? Pratiquement impossible? Oui bien sûr! Et alors? Si on veut aller quelque part, on commence par fixer le cap, même si c’est loin, non?

    • fujisan dit :
      14 décembre 2009 à 17:46

      @Paul
      Je n’ai pas de version « light » à proposer et j’en serais bien incapable. Cepandant, comme pour les autorités de contrôle, je pense que l’hypocrisie qui consiste à prétendre qu’on contrôle qqch alors qu’on en est incapable est plus nocive que bénéfique car c’est instiguer la confiance sur la base d’un (gros) mensonge alors que la méfiance est de rigueur.

      PS Voir aussi Programme de revendications Attac [Bruxelles] sur la crise économique et financière:
      http://bxl.attac.be/spip/spip.php?article1057

      @Tchita
      Je suis bien conscient que celui qui ne demande rien, n’a rien et que les utopies d’hier sont les réalités d’aujourd’hui :-)
      Ceci dit, concernant « l’interdiction des paris sur les fluctuations de prix », il suffit qu’un grand pays comme les USA ou la GB refuse d’appliquer cette mesure pour qu’elle soit inopérante à l’échelle mondiale car ce serait alors un appel d’air pour y attirer les parieurs fous ce qui sera d’autant plus tentant qu’ils vont en récolter tous les « bénéfices » et que je vois mal les autres pays prendre des mesures coercitives genre embargo à l’encontre d’un grand pays.

    • Tchita dit :
      14 décembre 2009 à 21:51

      @ fujisan

      Oui je sais, ma critique était facile, mais ça va mieux en le disant… Une chaîne déductive se compose souvent de maillons plus simplistes les uns que les autres, mais la conclusion peut parfois être surprenante alors qu’aucune étape ne l’est.

      La question que vous posez parait pertinente, mais reste trop vaste. Comment faire si les USA n’adhèrent pas à cette ligne de conduite?

      A dire vrai il est évident qu’ils n’y adhèreront pas, pas plus que la France ou n’importe quel autre pays tenu par les intérêts financiers (à savoir la quasi totalité, le reste étant encore dans un régime où la force tient lieu de pouvoir à la place de l’argent). Pourquoi? Parce que cela signifierait la fin d’un système très favorable aux apparatchiks de ces différents pays.

      Bien, ceci posé, on peut maintenant distinguer 2 possibilités:
      – On parvient à persuader les détenteur du pouvoir d’aller dans cette direction.
      – On n’y parvient pas et il faut les y contraindre ou les remplacer.

      La première proposition suppose que les dirigeants fassent passer les intérêts de leurs administrés avant les leurs. On peut supposer que cela soit vrai dans certains pays démocratiques, sous condition d’une forte pression populaire et certainement d’un effet d’entraînement si d’autres pays vont dans cette direction. Toutefois, je vous l’accorde, la probabilité est faible, voire nulle car la pression de l’argent facile est très (trop?) forte.

      Reste la seconde possibilité, les y contraindre ou les remplacer. Le remplacement peut s’envisager dans un pays démocratique tout simplement par le genre de démarche qu’a Paul Jorion, par l’éducation et l’information. 200 000 visites par mois sur le site, cela correspond peut être à 20 000 individus distincts qui peuvent faire du prosélytisme, chacun à leur petit niveau. Faire lire « l’argent mode d’emploi » à 4 ou 5 personnes autour de soi, ce n’est pas une gageur et ça structure déjà le débat, ça fait progresser ces idées. Quand une idée touche plusieurs centaines de milliers de personnes, elle vient fatalement au menu des réjouissances médiatiques. C’est comme cela qu’elles grandissent, quand un journaliste, un responsable puis deux puis 10 entendent parler de ces idées « en l’air » et décident de leur accorder un peu de couverture médiatique, quitte à s’en moquer. Si l’idée se tient, elle peut progresser et trouver des adversaires, souvent les meilleurs promoteurs de ce qu’ils vouent aux gémonies.

      L’idée paraît bonne à un homme politique (il y en a des intelligents et non corrompus, sisi!) qui s’en saisit et l’emballe dans son programme comme si c’était la sienne. Pas grave, ce qui compte c’est le résultat! Bien sûr il peut « l’oublier » une fois au pouvoir ou se faire battre, mais qu’importe, la prochaine fois, ou encore la suivante sera la bonne! L’avantage avec les idées justes comme celle de Paul Jorion, c’est qu’elles se trouvent confortées par les faits. Il faut surtout être là au moment de l’explosion pour expliquer pourquoi ça a explosé et ne pas laisser le champ libre à des idées simplistes extrémistes, mais elle trouve des arguments puissants dans la vie réelle, le ressenti des gens. C’est là que vous, moi, Paul Jorion intervenons. Vous êtes acteur, au même titre que chacun sur ce blog! Saisissez cette chance, ce ne sera pas tous les jours que vous aurez cette possibilité.

      Vous me direz que je n’ai toujours pas répondu à votre question: que faire si les USA ne veulent pas suivre? C’est là qu’intervient la dernière alternative: la contrainte. Si nous ne nous trompons pas, les pays qui persistent dans cette voie foncent dans le mur et seront demain demandeurs d’aide massive des autres pays pour continuer à fonctionner. Voilà un levier sur lequel jouer! Les opinions publiques peuvent également être influencées et faire pression à leur tour en voyant d’autres pays aller dans la bonne direction. Pourquoi croyez vous que les USA s’assoient à la table à Copenhague? Ce n’est sûrement pas parce qu’ils en ont envie! Simplement ils n’ont pas trop le choix. Mais pour cela, il faut déjà balayer devant notre porte et que nos propres dirigeants aillent dans ce sens. Alors commençons par le commencement, sans nous leurrer, mais sans nous décourager non plus devant l’ampleur (titanesque) de la tâche. Un pas devant l’autre c’est comme ça qu’on va loin…

      Suis je utopiste? Oui, bien sûr!
      Suis je optimiste? Certainement pas!
      Suis je un rêveur! Oui! Et heureusement!
      Suis je résigné? Je l’ai été, mais je vais vous épargner cette démarche pour l’avoir testé: ça ne sert à rien!

      Alors on lève le pied et on l’avance, il paraît que c’est le premier pas qui coûte…

    • Crapaud Rouge dit :
      24 décembre 2009 à 16:37

      « Rêveur ET réaliste ! » monsieur Jorion ? Oui da, c’est sans doute ce qui fait son côté « insaisissable », parfois irritant mais pas sans charme. J’admets volontiers que cette idée d’interdiction des paris est tout à fait logique, mais fujisan a raison : ça ne marchera jamais en pratique, sauf pour les petites gens qui ne risqueraient plus d’eux-mêmes leurs économies. Il y aura toujours des requins se livrant à une concurrence sauvage et qui n’ont que faire de « la raison » : ils ont la leur, elle leur suffit, et ils savent qu’ils n’iront jamais en tôle. Il se trouve que Paul n’évoque jamais la concurrence : ne serait-ce pas pour sauver ses idées les plus volontaristes ?

    • fujisan dit :
      24 décembre 2009 à 17:36

      @Crapaud
      « ils savent qu’ils n’iront jamais en tôle »
      En Chine, par contre c’est la sentence de mort. C’est leur côté « pragmatique » que certains admirent ;-)
      Derniers en date:
      http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601087&sid=a8ZKOYph1qAw&pos=9
      http://www.theregister.co.uk/2009/12/08/china_execution/

  12. Paulo dit :
    14 décembre 2009 à 15:41

    Il y a bien longtemps (bien avant Paul Jorion) que « ce vieux Monsieur » a proposé:
    – une politique fiscale appropriée pour augmenter les chances que le capital se trouve là où il est effectivement utile.
    – une interdiction de la cotation continue sur les marchés au comptant et à terme et une interdiction aux spéculateurs de l’accès aux marchés des matières premières

    Répondre
  13. Paulo dit :
    14 décembre 2009 à 16:18

    Paul Jorion écrit à propos d’Allais  » Mais il faut ensuite que je parle de son œuvre et là je ne peux que constater que la manière dont il a toujours fait de l’économie est entièrement dans la ligne de ce qui explique à mon sens pourquoi cette science économique n’a rien dit et n’aura jamais rien à dire sur la crise.  »

    Rien à dire sur la crise ????? Ah bon ?.

    J’ai vraiment l’impression que vous n’avez jamais lu  » La crise mondiale d’aujourd’hui, » éditions Clément Juglar, 1999, et « la Mondialisation, la destruction des emplois et de la croissance : l’évidence empirique », éditions Clément Juglar, 1999.

    Répondre
  14. auspitz dit :
    14 décembre 2009 à 17:52

    je reviens sur les stock options;
    un investisseur, avec son argent, prend une participation en apportant du capital à une entreprise; l’entreprise investit cet argent; il se trouve que le choix était judicieux; 5 ans plus tard, l’investisseur revend sa participation et engrange son bénéfice , à la suite de la hausse des cours;
    dans l’autre cas, le dirigeant de l’entreprise n’a aucune participation au capital et ne court aucun risque sur son patrimoine; il perçoit un salaire mensuel, annuel exorbitant; les options, il les reçoit gratuitement; il ne court donc définitivement aucun risque en apport; quand il exerce ses options, il ramasse une fortune, et lèse en premier les autres actionnaires, puisque le mécanisme consiste à créer des actions nouvelles, grâce aux options, à un ancien prix beaucoup moins élevé, et à les revendre immédiatement; et les autres actionnaires s’en trouvent dilués;
    ce procédé aura également contribué à tuer le capitalisme;

    Répondre
  15. fujisan dit :
    14 décembre 2009 à 20:28

    Paul Jorion dit : « Interdisons les stock options »
    Je dirais plutôt « Interdisons l’intéressement aux cours boursier et aux résultats » car les stock options ne sont qu’une forme « d’alliance entre investisseurs et dirigeants d’entreprises ». Goldman Sachs a annoncé qu’il allait payer les bonus de ses traders en actions, pas des stock options à proprement parler.
    Just my 2¢

    Répondre
  16. daniel dit :
    14 décembre 2009 à 23:06

    Pour ceux que la théorie rebutte, et j’en suis parfois, je propose 2 livres qui illustrent l’intérêt
    des propositions de Paul.
    Ce sont :
    « lettre ouverte aux économistes qui nous prennent pour des imbéciles »
    et  » la crise de 29″ par Galbraith père.
    [ Google permettra de trouver les références- je suis incapable de nommer
    l’auteur du premier- il paraitrait qu’il aurait déserté , mais ce sont probablement des
    bruits infondés…]

    Les auteurs n’ont pas proposés d’interdiction radicale, ni même osés y penser
    mais la chose est latente. Le talent, c’est d’en dire plus que le sujet du livre, et
    peut-être, à l’insu de l’auteur.
    A l’aide de ces 2 livres, il devient clair que l’interdiction des paris signifie
    la fin d’ un capitalisme immoral, crapuleux et spoliateur.

    Je demande à Paul de me pardonner de faire de la pub pour un objet
    que ses propres livres traitent évidemment le mieux. Mon exemplaire de Galbraith
    a été publié en 1981 (Payot) , c’est presque un objet de musée ou bon pour caler
    un meuble bancal. Il porte la mention rajoutée « ouvrage détruit ».
    la « lettre ouverte » date de 1999 et n’a pas fait l’objet d’un grand battage.

    Pour les stock-options, bonus et salaires délirants, je propose de les laisser libres
    mais de les rabotter à l’aide d’un impôt spécifique de l’ordre de 95%.
    Laisser l’illusion de la liberté, tout en alimentant les caisses publiques,
    présentent des avantages. Et en France, il faut réhabiliter la progressivité
    de l’impôt.

    Une préoccupation à venir:
    Nous ne pouvons pas promouvoir une révolution qui mettraient sur la paille
    des gens habitués à cotoyer les puissants de ce monde – leurs serviteurs ou leurs obligés – sans s’inquiéter de leur évolution de carrière.
    Concrètement je propose l’AFPA, organisme de formation discret et remarquable,
    pour maçon, plombier, menuisier etc… la flexibilité de l’emploi par l’exemple.

    Répondre
  17. johannes finckh dit :
    15 décembre 2009 à 07:20

    apparemment, un précédent texte commentant l’interdiction des paris sur la fluctuation des prix n’est pas passé, aurais-je fait une fausse manoeuvre?
    Ne l’ayant pas conservé, j’ai écrit un autre destiné à Frnçois Leclerc et la situation en RFA, mais j’évoque au passage aussi ce que j’en pense d’une telle mesure d’interdiction, alors voici mon texte:
    Il est tout à fait exclu qu’il y ait la moindre reprise ni en Allemagne ni ailleurs, au contraire, ce seront les autres pays tels la Chine, l’Inde et l’Amérique latine qui finiront eux aussi par afficher une récession réelle dans un proche avenir!
    Seul avantage: les émissions de CO2 reculeront prochainement au niveau mondial.
    Cela résulte du fait que la solvabilité des consommateurs diminue au bénéfice d’une petite minorité qui ne sait faire autre chose de ses surplus que générer des bulles spéculatives, ou alors thésaurise, car l’épargne en banque lui apparaîtra de plus en plus risquée du fait du nombre croissant de débiteurs défaillants censés rembourser les épargnants et à maintenir les créances au niveau souhaité par les épargnants (les prêteurs des banques).
    Je rapelle que la principale spéculation, une spécuation à la baisse engagée par tous, qui entraînera l’approfondissement de la crise, est bien la déflation, comme au Japon, qui va bien s’étendre au reste du monde rapidement,malgré les injections liquides sans réelles limites.
    Ceci prouve, comme si c’était encore nécessaire, que l’accumulation et la non circulation d’importantes quantités de monnaie liquide se poursuivent à un rythme accéléré.
    Jusqu’à quand?
    Sans doute faut-il attendre une paupérisation massive, certaines mutations technologiques en marche pour espérer un timide redémarrage dans un avenir de l’ordre d’une dizaine d’années.
    Comment interprêter que les agriculteurs français auraient eu, en deux ans, une perte de revenus de l’ordre de 50%?
    Il semble quand même que l’issue s’éloigne, que le capitalisme profitera néanmoins à une petite minorité et que l’on ne voit pas venir de réels changements tant que nous ne nous attaquons pas au mécanisme même de la circulation monétaire.
    Par ailleurs, l’interdiction des paris sur la fluctuation des prix ne me semble en aucune façon une mesure suffisante, car ce ne sont pas seulement les non professionnels d’un marché de matières premières qui spéculent, mais tout le monde.
    En l’interdisant, nous assisterons à la genèse de marchés parallèles ou des marchés noirs comme en URSS.
    Ceci révèle d’ailleurs l’impossibilité d’appliquer des mesures contraignantes (comme les taxes sur les boni) tant que lon n’obtient pas une circulation monétaire convenable.

    Répondre
  18. Paul Jorion dit :
    15 décembre 2009 à 08:00

    Le revenu des agriculteurs aura été réduit presque de moitié en deux ans

    Le revenu agricole fait une chute vertigineuse de 34 % cette année, selon les comptes prévisionnels de l’agriculture publiés hier par l’Insee. Cette baisse intervient après un recul de 20 % en 2008. La FNSEA invoque la dérégulation des marchés européens. Pour l’essentiel, la perte de revenu frappe les céréaliers, les éleveurs et les producteurs de fruits et légumes, victimes d’une glissade importante des prix, que la diminution de la facture pétrolière et d’autres charges n’a pu compenser. Les trésoreries des céréaliers sont moins durement touchées que celles des éleveurs, leurs revenus ayant plus que doublé il y a deux ans avec la flambée des matières premières.

    Répondre
    • juan nessy dit :
      15 décembre 2009 à 11:56

      Quel modèles d’économie agricole , les cinq mesures que vous préconisez , autoriseraient elles ?

      Idem ….Santé ;

      Idem….Education , recherche e développement .

      Idem …organisation du travail .

      Idem ….logement et aménagement du territoire.

      Idem…activités industrielles , multinationales , PME, TPE .

      Quand j’évoque les « impacts » , c’est à ces exemples que je pense pour rendre « appréciables » les vertus de votre construction , pour le commun des mortels électeur et pour la pluârt des candidats aux suffrages . Tchita semble aussi sur cette trajectoire .

      Pour ce qui concerne les agriculteurs , remarquant au passage que les grandes révolutions ( française , chinoise )sont nées du désespoir paysan , je crois qu’aujourd’hui ils ont déjà été trop laminés et endettés par le capital , pour mettre seuls le feu aux poudres .

      Mais si on additionne agriculteurs , chômeurs , sdf ,surendettés , classes moyennes paupérisées et elles aussi de plus en plus laminées , écologistes bernés , outrés des obscénités salariales et fiscales …..qui sait ?

    • jducac dit :
      15 décembre 2009 à 14:29

      @juan nessy 15 décembre 2009 à 11:56
      Les productions agricoles dans nos pays développés, sont à l’image de ce que sont les productions industrielles. Elles ne peuvent pas résister longtemps face au grand capital. Ce grand capital, cette réserve qui fait force et qui est capable d’anéantir les moyens de production des autres pays, est en fait constitué d’un volant de travailleurs habitués à vivre pauvrement et que la mondialisation rend capables de vaincre les autres.
      Nos destins de pays développés sont grandement dépendants de nos capacités à pouvoir survivre dans un contexte de nivellement mondial des niveaux de vie.
      On peut penser que nous nous en sortirons d’autant mieux que nous serons unis au niveau national et certainement pas divisés. D’où mon attachement à favoriser le dialogue et le rapprochement, plutôt que l’inverse. Est-ce bien votre avis ? On peut en douter parfois. http://www.pauljorion.com/blog/?p=5557#comment-44808

    • juan nessy dit :
      15 décembre 2009 à 15:21

      @Jducac :

      1- pour Martin : je ne cherchais pas à faire l’âne où l’insolent ( encore qu’il me soit arrivé beaucoup plus jeune de rétorquer à un député qu’il valait mieux être le jeune insolent qu’il méprisait en moi que le vieux con qu’il était ); ça n’était qu’un clin d’oeil vers la majorité des Martin qui remplissent les annuaires téléphoniques .J’ai déjà reconnu que je ne saurai jamais résister à un calembour . Il faudra vous y faire .

      2- Pour l’appel aux  » tous unis  » : je n’empêche pas ceux qui sont aux commandes de démontrer qu’ils s’en préoccuppent autrement qu’au travers de la distribution des porte-feuilles ministériels . A propos , que pense Jacques Attali du passage aux oubliettes de la majorité des propositions de sa commission .et des plus sensiblement significatives du souci des plus démunis ? Je n’ai pas aussi le sentiment que les forces en places ( et certaines de celles qui n’y sont pas d’ailleurs aussi) soient en état de prendre vraiment en compte les attendus et les …impacts des concepts fondamentauix mis en avant sur ce blog par notre hôte .

      3- pour les agriculteurs , j ‘ai cru comprendre que vous justifiez  » la situation  » par un jeu économique mondial ; ça n’est pas faux, mais que faîtes vous pour y mettre un terme ? Une « identité  » de la France n’est elle pas son enracinement agricole , ne mérite-t-elle pas un engagement actif du français digne et responsable que je reconnais en vous ? Viva Via Campesina !

  19. johannes finckh dit :
    15 décembre 2009 à 09:34

    Réflexions sur la spéculation

    La monnaie anticrise règle-t-elle les problèmes posés par la spéculation ?
    La réponse ne m’est pas venue tout de suite, et ce n’est pas simple. L’effet est plutôt indirect comme nous allons voir.
    Fondamentalement, spéculer c’est, comme le mot l’indique, attendre et regarder ce qui se passe (speculare=regarder, ou aspettare=attendre).
    Ce qui nous « choque », me semble-t-il, nous, simple citoyen lambda, ce que nous semble obscène, c’est le côté voyeur du spéculateur. Le spéculateur fait un usage joueur de son argent, il attend et jouit, retire sans doute une jouissance du gain (ou de la perte ?) spéculatif.
    Ceci semble prouver qu’il a, au départ « trop » d’argent, tellement d’argent qu’il peut en user et abuser à sa guise.
    La question de l’effet de la monnaie anticrise (la monnaie fondante) sur la spéculation subsiste, mais on peut rattacher la réponse plus fondamentalement au risque du temps qui passe.
    La monnaie anticrise redistribue le risque autrement.
    En effet, la monnaie traditionnelle tire un avantage du fait d’être, en dehors de sa fonction d’échangeant comme la monnaie anticrise, aussi réserve de valeur au sens où son détenteur peut tirer avantage du fait d’attendre, d’hésiter et de différer sa décision d’achat. Le fait d’attendre n’est certes pas condamnable en soi, car il faut bien réfléchir et comparer, ce qui demande du temps.
    Ce qui pose, à mon sens, problème, c’est que le risque du temps qui passe est actuellement imputé au seul offreur de biens et services, pas à celui qui diffère sa décision d’achat dans un but d’en tirer avantage.
    Il doit être possible de se donner du temps, et cela l’est bien entendu aussi avec la monnaie anticrise. C’est là qu’il convient de noter la subtilité de la réforme proposée !
    Il ne s’agit en aucune façon d’une dévalorisation « violente » de l’avoir monétaire qu’a le détenteur, mais d’une petite perte régulière, fonction stricte du temps qui passe (par exemple 5,2% annuels ou 0,1% par semaine, le taux pourrait même, à terme être moindre dès lors que les biens et services produits s’inscriront dans une « durabilité écologique plus importante » – un des effets obtenus à terme par la monnaie anticrise).
    A ce moment-là, le spéculateur doit, comme tout un chacun, assumer sa part de risque. Et ce risque revient sous forme de gain à la collectivité avec la monnaie anticrise (ce qui n’est pas le cas avec la monnaie traditionnelle), car n’oublions pas que la BCE a pour mission, autant que possible, de maintenir l’indice des prix stables, en re-émettant autant de monnaie nouvelle que nécessaire.
    A supposer une spéculation massive sur de tel ou tel produit, par exemple la récolte du blé au marché de Chicago, cela renchérira nécessairement tout ce qui dérive du blé dans la vie, car le temps de la soustraction du blé (quelques mois dans les silos) et de la raréfaction qui en résulte modifie les rapports de tous les prix.
    En même temps, ce produit agricole sera, devant la perspective de hausse ainsi attendue, sans doute davantage semé, et les récoltes suivantes opéreront un retour à la normale, moyennant quoi les spéculateurs, qui savent cela aussi, se trouvent confrontés à des limites, disons naturelles, pour leurs appétits. Ce raisonnement s’applique à tous les biens et services reproductibles aisément.
    Il en va un peu autrement pour les ressources limitées, car on ne peut pas toujours produire autant qu’on veut, par exemple le pétrole, l’or et autres ressources minières rares. Ces objets trouvent une limite dans le fait que d’autres produits (l’énergie renouvelable par exemple, des alliages pour remplacer le platine dans certaines applications techniques, etc.) peuvent représenter une concurrence d’arbitrage des marchés.
    La spéculation foncière bâtie et agricole représente un autre problème délicat, car la raréfaction du sol du fait des abus spéculatifs qui peuvent très rapidement exercer un chantage comparable à celui de la rétention d’argent traditionnel. Là réponse est, là, à mon avis, une taxation suffisante et adaptée du foncier, ce qui oblige les détenteurs (inscrits au cadastre nécessairement !) à produire cette taxe ou à remettre en vente une partie de leurs acquisitions, et ceci permettra de contribuer à réguler le marché foncier. On pourra aussi imaginer des limitations de surfaces qu’un individu serait autorisé à détenir ou une appropriation collective des terrains par les municipalités par exemple et qui définit (comme c’est déjà le cas) l’usage qui doit être fait des terrains.
    Pour revenir à la spéculation plus purement financière, nous voyons donc que le problème posé est le fait que l’attente et la décision d’achat différé en soustrayant au marché des sommes liquides importantes pose le problème principal. Et justement, il me semble que la monnaie anticrise s’attaque au cœur de ce problème en imputant le risque du temps qui passe à ceux qui voudraient se mettre à profit ce temps-là dans le chantage capitaliste fondamental qu’est l’obtention d’un intérêt (fonction stricte du temps) pour le non-usage (l’abus, la mise en friche !) de leur pouvoir d’achat.
    Il convient cependant d’être modeste et prudent, car je ne pense pas que cela empêche dans le détail et au cas par cas des gains boursiers réalisés par des investisseurs « avisés » qui achètent et vendent avec chance et opportunisme aux bons moments. Mais aussi, cette façon de procéder est économiquement neutre, car l’acheteur transmet par son achat son pouvoir d’achat au vendeur qui doit à son tour le transmettre, toujours dans le but de ne pas perdre ou de perdre le moins possible lié au fait que le temps passe.
    Car, au fond, comme la mort, nul n’échappe au fait que le temps passe et que la monnaie anticrise exerce (dès son introduction) sur son détenteur (banque et particuliers) le doux et ferme rappel (une main de fer dans un gant de velours !) que le pouvoir d’achat lui appartient, certes, mais que l’instrument qui le véhicule (la monnaie) est une institution collective, publique et implique une responsabilité collective et sociale que la BCE est chargée de rendre efficace grâce à la taxe anticrise appliquée à la détention liquide, sans quoi, il lui est impossible de savoir ce qu’il en est de l’usage, de l’abus et de l’usure pratiqués par un petit nombre de capitalistes au détriment de l’immense majorité.
    En n’appliquant pas cette mesure anticrise, la BCE permet tous les excès les plus obscènes de la spéculation actuelle, et la principale « spéculation » consiste dans le fait de fait chanter le vendeur de biens et services en lui imputant la contrainte du temps qui passe tout en étant à l’abri de cela. Le « time is money » révèle que le capitaliste est, en fait, le rentier du temps (des autres !).

    Répondre
    • Paulo dit :
      15 décembre 2009 à 15:45

      La monnaie anticrise règle-t-elle les problèmes posés par la spéculation ?

      Pourquoi seulement vous poser la question: la monnaie anti crise résout tout…

  20. Moi dit :
    15 décembre 2009 à 15:24

    @jducac: « Elles ne peuvent pas résister longtemps face au grand capital. »

    C’est quoi ce préchi-précha très ambigü sur la mondialisation pour au final nous fourguer le livre de propagande libérale de Daniel Martin? Vous seriez pas un peu (beaucoup) faux-cul par hasard? :)

    Répondre
    • jducac dit :
      15 décembre 2009 à 20:50

      @ Moi 15 décembre 2009 à 15:24
      Vous avez eu raison d’accrocher sur la formulation non orthodoxe que j’ai osé employer pour qualifier ce que j’appelle aussi un grand capital. Disposer d’un capital humain à bas niveau de vie est très redoutable pour luter contre l’économie de pays plus développés. Quand cela met en œuvre des millions de travailleurs pauvres, en Europe de l’Est et Centrale ou en Asie ce capital est grand, même si ce n’est pas ce qu’on entend généralement sous le terme grand capital. Pour moi, un capital est avant tout une réserve de travail réalisé ou de travail potentiel.
      Quant à Daniel Martin, je ne connais pas cette personne que je respecte comme toute personne, même opposante à mes idées. Je l’ai découverte par ce texte qui ne parle pas de libéralisme :
      http://www.danielmartin.eu/Arg/Integration.htm
      Effectivement, il a beaucoup écrit sur d’autres sujets souvent abordés sur le blog de Paul Jorion, pas forcément avec la même approche, ni à partir de la même expérience. La pluralité d’éclairages ne me semble pas être nuisible pour enrichir les débats. J’ai même la faiblesse de croire que si le présent blog se classe au top des blogs sur l’économie, c’est un peu parce qu’il n’est pas sectaire. C’est peut-être aussi parce que les interventions y sont en général de bonne tenue, les intervenants ayant à cœur de se respecter même en cas de divergence de vues, en évitant les termes discourtois qui ne grandissent surtout pas ceux qui les emploient.

    • Moi dit :
      16 décembre 2009 à 10:45

      @jducac : au risque d’être impoli, je vous crois très hypocrite. Et ce n’est pas une question d’accepter ou pas des opinions différentes, qui sont toutes défendables. C’est une question de franchise, je n’apprécie pas les personnes qui avancent masquées. Je tenais à vous faire savoir ce que je pensais de cette attitude, voilà qui est fait donc je n’insisterai pas (ceci n’étant pas un forum et le sujet ne portant pas sur un débat de fond).

      Pour le reste, cette opinion n’engage que moi, pas le blog en général ou son gestionnaire.

    • jducac dit :
      16 décembre 2009 à 14:31

      @Moi 15 décembre 2009 à 15:24
      Vous ne me faites pas confiance, soit ! Vous n’êtes pas le seul français à manifester de la défiance à l’égard de ses concitoyens. C’est certainement une caractéristique nationale qui nuit surtout à notre communauté de français.

      Cliquer pour accéder à OPUS09.pdf

      http://www.desirsdavenir.org/node/26579
      Propager ce vilain sentiment est-il vraiment le seul message constructif que vous ayez trouvé à communiquer pour affirmer votre moi ? Si oui, je vous plains sincèrement d’autant que vous n’hésitez plus maintenant à entrer dans de la violence verbale qui n’a rien à faire sur ce blog.
      Je n’avance pas masqué puisque mes premières interventions sur ce blog ont été les suivantes.

      en tete face book


      http://www.pauljorion.com/blog/?p=3382#comment-29158
      Aurez-vous le courage de la réciprocité, voire même de consentir à des excuses ?

  21. daniel dit :
    15 décembre 2009 à 17:39

    @ spécial juan nessy 15 décembre 2009 à 11:56 :

    [Ce n’est rien qu’un avis]
    Ne chargez pas la barque au-delà de ses lignes d’eau.
    Il n’existe pas d’idée, aussi géniale soit-elle, à même de tout résoudre.
    La solution à un type de questions donne juste le droit d’examiner la suivante.
    Nous sommes condamnés, ici et ailleurs, à trébucher de problèmes en problème.
    Et ce sans repos, autre celui que l’on se donne arbitrairement.
    Tout vouloir, ou vouloir la perfection, nous expose à l’impuissance…
    Et accordons-nous le droit à l’erreur ou à l’imperfection; les améliorations
    seront toujours possibles, avec de la vigilance.
    Mais d’abord, le grain de sable.

    Répondre
    • juan nessy dit :
      16 décembre 2009 à 13:54

      Si le grain de sable est génial ( Paul Jorion a d’ailleurs l’air de penser que c’est au moins un rocher ) , il doit pouvoir résoudre pas mal de chose dès sa naissance . On peut même penser que l’idée de génie s’est nourrie , pour naître , de la connaissance du terrain . Elle ne devrait donc pas avoir de difficultés à y retourner très vite .

      Mais bon , je veux bien patienter …trois mois , pas plus .

  22. juan nessy dit :
    15 décembre 2009 à 18:42

    Les grands esprits se rencontrent , enfin au moins les esprits . Pour enfoncer le clou des « impacts » :

    La première des lois étant la constitution ,vous n’y échapperez pas si vous voulez écrire une constitution économique .

    Répondre
    • André dit :
      16 décembre 2009 à 07:42

      juan nessy,

      Je ne crois pas que, en matière constitutionnelle, il faille procéder à des études d’ « impacts » préalables.
      Toute Constitution pose des principes généraux dont le Parlement détermine, ultérieurement, les modalités d’application (c’est du moins ce qui se passe dans mon pays, la Belgique : la Constitution d’une part, les lois institutionnelles d’application d’autre part).
      Bien sûr, ces principes généraux doivent revêtir un degré certain de « faisabilité » : à cet égard, vous conviendrez sans doute que la préconisation de Paul Jorion (interdire les paris sur les fluctuations de prix) est « faisable » et, comme telle, peut figurer dans n’importe quelle Constitution, moyennant une exposé clair de ses motifs (qui relèvent de considérations essentiellement politiques). Le travail proprement technique (et donc l’étude des « impacts » du principe général et leur prise en compte) est à effectuer lors de la prise des mesures d’exécution du principe général.

    • juan nessy dit :
      16 décembre 2009 à 13:44

      Vous avez juridiquement complètement raison (même en France ) et c’est un peu à l’estomac que j’arguais de ce principe légal pour mettre la pression sur Paul Jorion .

      Il n’empêche , en dépit de mon absence d’ascendance hollandaise ,  » je maintiens » .

      Pour avoir moi même du conduire pas mal d’études d’impact , j’ai appris à en connaître les limites ( celles de celui qui finance l’étude ) mais aussi les immenses vertus qui obligent par la résistance « du terrain  » à réinterroger sa copie et surtout la rendre compréhensible à ceux qui vont la subir .

      Pas d’impacts , pas de suisses ( électeurs )!

  23. Arlequin dit :
    15 décembre 2009 à 21:41

    S’agissant du lait:
    Les prix ont pris 20 l’année dernière, ils ont perdu 20 cette année. Donc bon… La prime qui allait aux entreprises coopératives/industriels) pour soutenir l’exportation est maintenant attribuée aux producteurs par l’UE. Les aides de stockage-destockage (il s’agit de matière vivante périssable dans la journée si non transformée) permettait un effet de « lissage » par les entreprises elles-mêmes, qui n’est plus possible aujourd’hui. Or la volatilité est extrême et les marges minimalistes. Auparavant on « connaissait » le prix à 6 mois. Aujourd’hui à 15 jours près on ne sait pas si le prix définira une plus value ou une vente à perte! Les décisions cruciales, d’achat ou de vente, qui font la vie ou la mort d’une structure, peuvent se prendre à l’heure près. Les entreprises assument la totalité du risque, les garde-fou ayant été reportés sur les producteurs. Evidemment il n’y a que sur ces derniers qu’elles peuvent faire pression pour rester en vie, et c’est là le drame (toutes les PMEs ne sont pas Candia…).

    Curieusement, depuis quelques jours, plus personne n’achète, de manière brutale, et ceci dans le monde entier (Asie, Afrique incluses). Certains estiment que c’est dû aux fêtes de fin d’année. D’autres commencent à se demander sérieusement s’il n’y a pas de situation d’entente, rendue possible par la disparition de tous les garde-fous. Après tout il suffit que la cinquantaine de gros acheteurs/vendeurs (hollandais…) se mettent d’accord pour faire chuter les prix juste avant la fin de la vente à terme pour ramasser un juteux bénéfice. Par contre ce qui n’ont pas profité de la vague « reprise » des deux derniers mois pour vendre sont mal… très mal même.

    Ce marché est peut-être le plus concurrentiel de tous les marchés. Peu de secteurs en effet peuvent lui être comparés sous cet aspect. Et la distribution des rapports de force/pouvoir à toutes les étapes (de la guerre entre producteurs aux marges arrières des grandes surfaces, jusqu’aux enjeux géopolitiques qui sont liés à l’alimentation sans oublier la concurrence entre industriels/coopératives) dans un contexte de mondialisation qui tire sans cesse les prix vers le bas posent des problèmes quasi insolubles.

    Répondre
    • Fab dit :
      16 décembre 2009 à 08:51

      Bonjour,

      La manière dont vous présentez la gestion du prix du lait masque à mon sens un problème fondamental : vous parlez de producteurs de lait. Que pensez-vous qu’il puisse advenir de la filière si l’on s’appliquait à parler d’éleveurs ?

      Connaissez-vous la quantité journalière recommandée de calcium ? Si l’on suppose que le lait soit la seule source d’apport en calcium, ne pensez-vous pas que sa « production » dépasse les limites du raisonnable ?

  24. Étienne Chouard dit :
    16 décembre 2009 à 11:32

    Bonjour.

    Ce que dit Allais — et qui rejoint Jorion parce que le résultat de sa proposition serait une limitation drastique des paris insensés, et pas seulement sur les prix —, c’est qu’il faut CESSER DE DONNER AUX ACTEURS LE MOYEN DE PARIER AVEC DE L’ARGENT QUI N’EXISTE PAS.

    Autrement dit, les acteurs seraient naturellement plus raisonnables s’ils pariaient avec de l’argent vrai, — le leur ou celui de quelqu’un qui se prive pour le leur laisser—, et PAS AVEC DE L’ARGENT-DETTE offert à gogo par des banques qui le créent sans limite réelle depuis qu’elles sont en charge d’écrire elles-mêmes leurs propres contraintes (il faut se rappeler que les accords de Bâle ont été mis au point par les banquiers eux-mêmes).

    Vous noterez que, là aussi, mon idée phare (ce n’est pas aux hommes au pouvoir d’écrire les règles du pouvoir ; il faut séparer le pouvoir constituant des pouvoirs constitués : il ne faut pas que ce soit les mêmes hommes, ni les mêmes partis, qui régulent le pouvoir et qui l’exercent), mon idée, donc, fonctionnerait sans doute très bien en matière de finance et de justice sociale : faites écrire les contraintes bancaires par d’autres hommes que les banquiers — en écartant aussi soigneusement les marionnettes qui leur doivent tout ! —, et vous aurez pris le problème de la meilleure manière : À LA SOURCE.

    Autrement dit, encore une fois, selon Allais et d’innombrables penseurs illustres depuis 200 ans, c’est la possibilité offerte par le législateur (sans doute corrompu) à des privilégiés de créer des moyens de paiement largement illusoires en quantité quasi illimitée qui explique en profondeur toutes les crises financières du capitalisme.

    Je trouve que c’est fortement vraisemblable.

    Mais tous ces penseurs, par contre, ignorent complètement l’importance du processus constituant dans la genèse du problème et donc dans sa solution : qui a écrit d’aussi mauvais contrôles ? Voilà la bonne question. En résumant ma façon de voir : tant que L’ÉLECTION permettra aux riches d’acheter le pouvoir politique, on n’en sortira pas : pas de justice sociale en dehors du TIRAGE AU SORT DES REPRÉSENTANTS POLITIQUES (et du CONTRÔLE quotidien des tirés au sort qui doit être institué en même temps).

    Paul : si les acteurs devaient parier avec leur propre argent (au sens que tu donnes toi à ce mot), les paris (sur les prix et sur le reste) ne seraient-ils pas mieux régulés ? Autrement dit, est-ce qu’il n’y a pas là un point de convergence entre vos propositions, celles de Maurice Allais et les tiennes ?

    Étienne.
    _________________

    Les convictions sont des ennemies de la vérité,
    parfois plus encore que le mensonge.
    Nietzsche.

    Répondre
    • Tchita dit :
      16 décembre 2009 à 13:56

      Ouille! Je sens repoindre le débat sur la création ex nihilo de l’argent par les banques…
      Attention à ne pas confondre argent et dette, du moins dans l’acceptation du terme faite par Paul.
      Lisez l’argent mode d’emploi, ce point y est largement abordé.

    • Paulo dit :
      16 décembre 2009 à 14:32

      Allais dit aussi quelques petites choses à propos de la bourse et de la spéculation

      Propositions

    • Paul Jorion dit :
      16 décembre 2009 à 15:06

      Ce texte n’est pas de Allais, il est écrit – comme il est dit – par un « de ses amis, élèves ou “disciples” ».

    • Paulo dit :
      16 décembre 2009 à 16:05

      Étienne Chouard nous aurait-il enfumé et résumé ( ici:
      http://etienne.chouard.free.fr/Europe/messages_recus/La_crise_mondiale_d_aujourd_hui_Maurice_Allais_1998.pdf ) non pas le livre d’Allais mais d’on ne sait qui ?

      On ne peut plus se fier à personne… :roll:

    • Paul Jorion dit :
      16 décembre 2009 à 19:24

      Je reproduis la note No 11 de cet article de Maurice Allais intitulé « La crise mondiale d’aujourd’hui » (1998), qui dit ceci :

      Sur les crises du XIXe siècle, Clément Juglar écrivait déjà en 1860 : « Les crises commerciales sont le résultat d’altérations profondes dans le mouvement du crédit… Qu’est-ce que le crédit, le simple pouvoir d’acheter en échange d’une promesse de payer ? … La fonction d’une banque ou d’un banquier est d’acheter des dettes avec des promesses de payer… La pratique seule du crédit amène ainsi, par l’abus qu’on est porté à en faire, aux crises commerciales.

      Le crédit est le principal moteur, il donne l’impulsion; c’est lui qui, par la signature d’un simple effet de commerce, d’une lettre de change, donne une puissance d’achat qui paraît illimitée… Ce qui favorise le développement des affaires et la hausse des prix, c’est le crédit… Chaque échange d’un produit donne lieu à une nouvelle promesse de payer… » (in Clément Juglar. Des Crises commerciales et leur retour périodique. 1860. 2ème édition, 1889)

      Le lecteurs de « L’argent, mode d’emploi » auront noté l’identité parfaite entre ce que je dis dans ce livre et ce que disait Clément Juglar en 1860.

      Par contre quand Allais appelle « création ex nihilo de moyens de paiements bancaires » ce que Juglar appelle « promesse de payer » et moi-même « reconnaissance de dette », il introduit une totale confusion dans l’explication de ces mécanismes.

      Je suppose que le fait d’avoir appelé Clément Juglar la maison d’édition qui édite ses livres, reflète chez Allais une grande admiration pour cet auteur. Il aurait dû à mon sens rester beaucoup plus proche de la pensée de Juglar, qui avait lui le talent de s’exprimer clairement.

  25. Rumbo dit :
    16 décembre 2009 à 15:12

    J’ajoute à ce que dit Étienne Chouard, @ 16 décembre 11:32, avec lequel je suis très d’accord, que lorsque qu’on fait des propositions concrètes et précises (enfin considérées comme telles), dont beaucoup sont d’ailleurs fondées comme celles de Paul, je commenterais qu’elles ne se situent pas assez en amont. En effet quand on parle de prix, y compris pour en interdire salubrement leur fluctuation, qui dit prix dit monnaie. La monnaie est concomitante au prix, elle en est le support. Ainsi, il y a d’abord la proposition que les banques aient une couverture monétaire à 100%-monnaie.
    Dit rapidement, est-ce acceptable que plus de ~80% de la masse monétaire soit le joujou des banques? Les banques commerciales ne devront prêter QUE l’argent de leurs déposants. Ceci mettra tout le monde au pied du mur pour terminer avec le « western » bancaire qui bénéficie de la complaisance active des États.

    Enfin, en ce qui concerne la bourse, Allais propose (1998 ou 1999) :

    Pour être fondamentalement utile, ce qu’ils peuvent être, les marchés boursiers doivent être réformés :

    — Le financement des opérations boursières par la création de moyens de paiement à partir de rien par le système bancaire, doit être rendu impossible;

    — Les marges correspondant aux achats et ventes à terme doivent considérablement augmentées et ells doivent consister en liquidités;

    — La cotation continue des cours doit être supprimée et remplacée sur chaque place financière par une seule cotisation par jour pour chaque valeur;

    — Les programmes automatiques d’achat et de vente doibent être supprimés;

    — La spéculation sur indices et les produits dérivés doit être supprimées

    Répondre
  26. Rumbo dit :
    16 décembre 2009 à 15:21

    Une précision, je n’ai pas lu tout de suite le message de Paulo ci-dessus @, 16 décembre 14:32, mais il n’en demeure pas moins que si ceci pas de Allais lui même, cela va dans le même sens que lui. Quant à moi, c’est surtout pour rappeler la nécessité d’une couverture à 100% monnaie, en amont des prix. Pour reprendre une expresion utilisée par Paul ci-dessus: qui peut le plus peut le moins. Tel est le cas de la couverture à 100%-monnaie

    Répondre
  27. Paulo dit :
    16 décembre 2009 à 16:16

    De toute façon, quelque soit l’origine des propositions ci dessous, la question est surtout de savoir si vous êtes d’accord sur celles ci:
    – le financement des opérations boursières par le crédit doit être rendu impossible ;
    – les marges correspondant aux achats et ventes à terme doivent être considérablement augmentées et elles doivent consister en liquidités ;
    – la cotation continue des cours doit être supprimée et remplacée sur chaque place financière par une seule cotation par jour pour chaque valeur ;
    – les programmes automatiques d’achat et de vente doivent être supprimés ;
    – la spéculation sur les indices et les produits dérivés doit être supprimée.

    Et si non, ce serait intéressant que vous puissiez nous expliquer pourquoi.

    Répondre
    • Tchita dit :
      16 décembre 2009 à 17:32

      Les réponses à certaines de vos questions sont induites par la maintenant fameuse interdiction du pari sur les prix:

      Pour reprendre ce que je disais quelques posts plus haut, par exemple sur le second point, la notion de marge sur les achats et ventes à terme disparait carrément dans ce cadre là, puisque poser une option d’achat se conclue forcément par un achat effectif (et non pas compensé par une option vente comme c’est fait dans 90% des cas aujourd’hui). De même si vous posez une option vente, vous devez livrer (donc avoir produit) la quantité de ressource en question.

      Les autres points n’ont pas plus de raison d’être, puisque dans l’optique de l’interdiction des paris sur les prix, il n’y a PLUS de cotation! Le seul moyen d’entrer au capital d’une entreprise c’est de procéder à une augmentation de capital, donc d’apporter de l’argent frais. Il est vrai toutefois qu’on peut se poser la question de la provenance de cet argent, mais je ne pense pas que ça change fondamentalement la donne.

      La proposition de Paul est bien plus radicale que celles de Maurice Allais. En fait elle a le mérite de les englober en une seule phrase.

    • Paulo dit :
      16 décembre 2009 à 17:59

      > Tchita

      Donc, plus de bourse d’actions d’après vous. Si on rentre dans le capital d’une entreprise, c’est « à vie » ?
      J’aimerais entendre l’avis de Paul Jorion sur ce point …

    • Tchita dit :
      16 décembre 2009 à 18:40

      Moi également! C’était le sens de mon premier post. Ca me paraît effectivement plutôt radical, mais à bien y réfléchir, j’y vois bcp d’avantages et peu d’inconvénients!
      Les marchés secondaires ne présentent aucun avantage pour les entreprises et constituent le coeur de la spéculation, alors pourquoi les conserver?

    • Paulo dit :
      16 décembre 2009 à 19:16

      > Tchita
      Vous pensez vraiment que quiconque va encore investir dans une entreprise, que ce soit à sa création ou lors d’une augmentation de capital, s’il n’a aucune possibilité d’en sortir ?

      Alors, cette idée d’interdiction de pari sur les prix, dans ce cas, ne tient pas debout (et il y a certainement pleins d’autres cas où c’est pareil, ie l’achat d’un logement qui est toujours un pari sur un prix futur)

      Alors, il va bien falloir préciser le cadre de cette interdiction, et je pari ;) que Paul sera obligé d’arriver à quelque chose proche des propositions d’Allais en ce qui concerne la bourse et l’appel à l’épargne publique nécessaire à l’investissement.

      Et vous arriverez certainement, après avoir un tant soit peu réfléchi, à vous dire que  » la spéculation sur les indices et les produits dérivés doit être supprimée  » , et que ce serait déjà une belle avancée.

    • Paul Jorion dit :
      16 décembre 2009 à 19:32

      @ Paulo

      … l’achat d’un logement qui est toujours un pari sur un prix futur

      Toujours la même tentative de noyer le poisson !

      « Pari » pris au sens strict : deux parieurs, dont l’un gagne et l’autre perd à l’issue du pari.

    • fujisan dit :
      17 décembre 2009 à 10:05

      Tchita dit : « La proposition de Paul est bien plus radicale que celles de Maurice Allais. En fait elle a le mérite de les englober en une seule phrase. »

      En effet, mais la proposition de Paul se situe au niveau d’une Constitution, de principes supérieurs quels qu’en soient les modalités pratiques existantes où encore à inventer par les « génies » de la finance. Tel que je le comprend, toute pratique nuisible présente ou à venir serait anticonstitutionelle. Mais ce n’est pas une garantie absolue : des principes constitutionnels ou des traités internationaux sont bafoués tous les jours sans que leurs auteurs soient même inquiétés. C’est comme les 10 commandements de l’économie et de la finance : « Tu ne fera pas de paris sur l’évolution des prix. »

      Alors que les propositions de Maurice Allais et d’autres se situent au niveau technique. Elles visent à interdire ou limiter des pratiques nuisibles existantes, mais ne préviennent aucunement les contournements que les « génies » de la finance ne manqueront pas de chercher. Bref, c’est le petit bout de la lorgnette.

  28. Paulo dit :
    16 décembre 2009 à 19:54

    Est ce que l’achat et la revente d’immobilier ne sont pas des paris entre vendeur et acheteur? Mais il est vrai qu’ils peuvent tous les deux être gagnants « de leur point de vue ».
    Il en est de même en ce qui concerne l’achat vente d’actions
    Et je n’essayais de noyer le poisson, simplement à montrer à Tchita que l’application de la proposition d’interdiction de pari sur les prix dans le cas de la bourse ne tenait pas debout.

    Mais revenons sur cette idée de « deux parieurs, dont l’un gagne et l’autre perd à l’issue du pari. »
    … je dirais: qu’est ce qu’on en a à faire, puisque les deux parieurs sont conscients qu’ils font un pari.
    L’un gagnera, l’autre perdra… et après. Pourquoi voulez vous défendre le perdant.
    Certains parient au PMU, d’autre parient au Loto : vous vous attaquez à la liberté individuelle là.
    C’est quand les paris sont truqués (programmes automatiques d’achat et de vente par exemple) ou « paris sur les paris » ( les indices et les produits dérivés) que ça pose problème.

    Quand à la création de monnaie par monétisation de créance d’un acteur non bancaire (ah non, je veux dire émission de reconnaissances de dette de banques commerciales, créances échangeables qui circulent entre différents détenteurs et qui sont reconnues partout comme moyen de paiement mais qui ne sont pas de la « monnaie »), je vois que vous avez du mal à intégrer ce fait.

    Répondre
    • Paul Jorion dit :
      16 décembre 2009 à 20:00

      … parce que le perdant doit probablement de l’argent à quelqu’un d’autre qui doit lui-même de l’argent à quelqu’un d’autre… fragilisant le système dans son entièreté ! Paulo, achetez « L’argent, mode d’emploi » et lisez-la. Vous ferez un bon investissement !

    • Fab dit :
      16 décembre 2009 à 21:59

      Qu’est-ce qui empêche l’acheteur d’acheter à prix bas et de revendre à bas prix ?

  29. Paulo dit :
    16 décembre 2009 à 20:10

    J’ai lu, et je ne suis pas d’accord avec vous … Au moins, c’est clair.

    Répondre
    • Tchita dit :
      16 décembre 2009 à 21:00

      >Paulo

      Est-ce que quelqu’un voudra investir dans une entreprise s’il ne peut plus en sortir? Bien sûr que non s’il existe comme aujourd’hui un moyen de gagner 15-20% (même si ce n’est pas vrai à long terme) par an en mettant son argent dans le grand casino, c’est certain!
      Toutefois, si on arrête ce genre de placement hasardeux et vampiriques en fermant les marchés secondaires, qu’est ce que ceux qui ont de l’argent vont en faire?
      Leur argent ne leur servira à rien s’ils ne peuvent pas « jouer » avec. Ils pourront toujours s’asseoir sur leur tas d’or s’ils le désirent, mais quand ils auront fini de bouder, que leur restera il comme choix?

      L’argent n’a de valeur pour l’économie réelle que s’il y est ré-injecté.

      Maintenant je vous accorde qu’il y a un certain nombre de difficultés pratiques dans l’interdiction totale des marchés secondaires. Sans porte de sortie, la liquidité de l’argent est tellement réduite qu’elle peut amener une panne sèche de l’économie. Pourquoi ne pas envisager que les parts achetées à un prix donné soient rachetables à ce même prix (indexé sur l’inflation, quand même) quelle que soit la durée de possession de la part? Ca n’interdit pas le profit par apport de capital puisque il y a rémunération par les dividendes et ça permet de récupérer ses billes quand on en a besoin. En revanche il n’y a plus aucun intérêt à pressurer l’entreprise puisque ça ne fera pas monter le cours de l’action!

  30. Paulo dit :
    16 décembre 2009 à 21:25

    > Tchita

    Deux moyens principaux actuellement de financer une entreprise nouvelle

    – l’appel à des investisseurs (ou spéculateurs privés) …mais qui va aller risquer ses sous si c’est soit pour ne rien gagner, soit pour tout perdre ? . Mais vous avez raison… les investisseurs demanderont de biens plus gros dividendes: votre système au final n’aura servi à rien.

    – le financement bancaire … et vous pensez que les banques, lorsqu’elles monétisent une créance, c’est à dire l’espoir d’être remboursées avec intérêt, ne font pas un pari ? Faut-il aussi interdire celui là entre 2 personnes morales?

    Ceci dit, sur ce 2° mode, je pense que oui: il est anormal que les banques puissent demander et obtenir des intérêts sur la monnaie (monnaie-dette) qu’elles fabriquent. Cette fabrication de toute la monnaie devrait être réservée à la collectivité et non accordée à des entreprises privées.

    Répondre
    • Paul Jorion dit :
      16 décembre 2009 à 21:46

      … je pense que oui: il est anormal que les banques puissent demander et obtenir des intérêts sur la monnaie (monnaie-dette) qu’elles fabriquent.

      J’ai une autre question : puisque – selon vous – cette monnaie, les banques l’ont fabriquée, n’est-il pas encore beaucoup plus anormal qu’elles osent exiger qu’on la rembourse ? Pourquoi serait-il anormal qu’on doive payer des intérêts sur de la monnaie fabriquée et normal qu’on doive la rembourser ? Après tout, les intérêts annuels représentent des sommes relativement faibles par rapport au montant emprunté. Pourquoi ces deux poids deux mesures dans votre indignation ?

    • Tchita dit :
      16 décembre 2009 à 21:54

      >Paulo

      Vous pointez du doigt un des problèmes principaux actuels: le rapport de force entre possédants et entreprises. Qu’est ce qui fait aujourd’hui qu’un actionnaire important peut quasiment demander à une entreprise de se trancher la gorge à plus ou moins long terme juste pour faire monter le prix de l’action? Tout simplement parce qu’il y a concomitance d’intérêts entre actionnaires et dirigeants d’entreprise. Si ce n’était pas le cas mais que les dirigeants d’entreprise avaient réellement comme intérêt que leur entreprise aille bien, le rapport de force serait bien différent.

      D’où l’obligation d’une refonte du mode de rémunération et de nomination des dirigeants d’entreprise! D’où l’interdiction des stock options, même si à mon humble avis ça ne suffira pas.

      Dans un rapport de force à nouveau tri-partite et non bipolaire comme actuellement, les actionnaires pourraient toujours exiger des dividendes mirobolants, ça n’aurait pas grande importance car ils ne seraient pas accordés! Ce qui inciterait à donner les dividendes importants , ce serait uniquement l’espoir d’attirer de nouveaux investisseurs qui augmenteraient le capital de l’entreprise. Là tout le monde s’y retrouverait.

      En ce qui concerne votre deuxième point, un prêt ne saurait constituer un pari au sens donné par Paul Jorion car il n’y a pas au bout du compte un gagnant et un perdant. Quand la banque prête de l’argent elle s’expose au risque de ne pas être remboursée. L’emprunteur lui s’expose au risque de ne pas pouvoir rembourser, donc de perdre son entreprise, sa maison, ses biens, etc. Les deux parties ont intérêt à ce que la transaction se passe bien!
      Et si elle se passe bien, tout le monde y a gagné: l’entreprise a pu investir et la banque a perçu des intérêts.
      Si ça se passe mal, tout le monde perd.

      Les problèmes commencent quand l’un des deux cherche à transmettre ce risque à quelqu’un d’autre (titrisation, dévoiement de la fonction assurantielle par mécanismes type CDS, etc.). Mais ceci constitue alors un pari sur un prix et tombe sous le coup de la fameuse interdiction.

    • Pierre-Yves D. dit :
      17 décembre 2009 à 00:46

      Quel chemin parcouru depuis un an par l’idée de Paul Jorion sur l’interdiction des paris sur la fluctuation des prix !
      On est maintenant dans le vif du sujet en évoquant ses — logiques – conséquences en cascade.
      On sent en ce moment un enthousiasme palpable sur le blog.
      Je crois que nous n’en mesurons pas encore toutes les conséquences. Et encore moins ceux qui ne sont jamais venus sur le blog.
      Allez, c’est bientôt les fêtes, n’ayons pas peur des mots, il y a un peu (beaucoup) de génie dans tout cela. :-)

      L’idée, inexorablement, prend de la puissance et vient petit à petit agréger toutes les thématiques relatives à la crise, rien ne pourra plus l’arrêter, hormis la force brute ou la coalition d’intérêts puissants, qui ne demeureront puissants qu’aussi longtemps que le système actuel tiendra ou du moins tant que celui-ci sera encore supposé amendable par ceux qui tiennent les rênes du pouvoir.
      La force de cette mesure, cela a déjà été dit, c’est sa simplicité, une simplicité qui tient à la pertinence de l’analyse qui la sous-tend, une analyse qui dépasse le cadre strictement économique mais qui rendra caduc l’ordre économique existant. En somme, cette mesure pivot qu’est l’interdiction des paris sur la fluctuation des prix est une analyse rationnelle, pertinente, parce qu’ouverte sur le réel et ses multiples facettes.

      Quelques notions clés et complémentaires :

      chiquenaude (interdiction des paris sur les prix) ⇢ dimensionnalité de l’argent ⇢ rapport de force dans le jeu capitaliste à trois ⇢ société

      (la petite flèche indique une influence)

      surdétermination des théories
      modélisation et réalité
      bifurcations de l’histoire
      structure et sentiment

      Raison dans l’Histoire.

      Tout se passe comme si Paul abattait ses cartes — développe ses idées — selon un processus dont la temporalité est en phase avec celle de la crise elle-même. Mon sentiment c’est que ce n’est pas un hasard, mais vient du fait que de par ses activités passées ses centres d’intérêts tout convergeait pour qu’il se donne et trouve les moyens d’analyser cette crise et quelque moyen d’y remédier.
      Les sceptiques feraient bien de prendre en considération toutes les facettes de la pensée de Paul Jorion avant d’émettre quelque jugement négatif et définitif sur sa proposition phare.

    • jducac dit :
      17 décembre 2009 à 10:12

      @ Pierre-Yves D. 17 décembre 2009 à 00:46
      « On est maintenant dans le vif du sujet en évoquant ses — logiques – conséquences en cascade. » dites vous, rejoignant en cela le besoin d’étude d’impact que juan nessy évoque sans relâche.
      L’avantage de ce que propose Paul réside dans la simplicité. Pour moi, c’est plus facile à cerner que la monnaie fondante. Mais la simplicité de compréhension ne veut pas forcément dire pertinence d’application dans les lieux et dans les temps prévus. Cela conduit parfois à des dégâts tels que ceux engendrés chez Auspitz et ailleurs par les 35 heures. Autrement dit, j’imagine parfaitement que les 35 heures et ce que préconise Paul soient des solutions tout à fait applicables, dans quelques décennies ou siècles, lorsque le monde se sera unifié en termes de territoires et de gestion des richesses qui y subsisteront encore. Actuellement, est-ce bien réaliste ? Est-ce plus réaliste que de laisser-croire à tous les pauvres qu’ils pouvaient tous par la magie des subprimes devenir propriétaires de leur maison ? Est-ce plus sage que le laisser croire à de bonnes affaires en achetant des titres porteurs de risques impossibles à identifier ?
      Que restera-t-il comme possibilités aux bons pères de familles pour gérer au mieux leur capital d’économies laborieusement constitué en vue de couvrir leurs besoins futurs sans être à la charge de leurs descendants ou de la collectivité ? Plus de marchés financiers. Plus de marchés boursiers. Que faire ? Tout consommer au jour le jour ?
      Dites-moi ce qui subsisterait comme moyens de gestion de son patrimoine, de ses économies !

    • fujisan dit :
      17 décembre 2009 à 15:52

      jducac dit : « Que restera-t-il comme possibilités aux bons pères de familles pour gérer au mieux leur capital d’économies laborieusement constitué en vue de couvrir leurs besoins futurs sans être à la charge de leurs descendants ou de la collectivité ? »

      Je vous ai peut-être mal compris, mais dans tous les cas de figures, les besoins futurs des bons pères de familles sont toujours à la charge de leurs descendants ou de la collectivité. En effet, un pensionné (s’il est inactif) consomme des biens et services produits par d’autres. L’épargne, les fonds de pension ou tout autre placement ne produisent rien par eux-même, ce ne sont que des promesses de biens et services qui sont fournis par des personnes en chair et en os. En Belgique, on parle de « Pacte des Générations », mais il semble y avoir une incompréhention totale de ce qui est réellement en jeu. La finance ne peut par elle-même produire comme par magie des biens et services réels. Une banque centrale peut créer ex-nihilo autant d’euros qu’elle veut, mais on ne se nourrit pas d’euro. On se nourrit d’aliments biens réels qu’une banque centrale ne peut créer ex-nihilo. On ne sort pas de là.

    • jducac dit :
      18 décembre 2009 à 13:52

      @fujisan 17 décembre 2009 à 15:52
      Merci d’avoir amené la contradiction pour faire avancer le débat. Les uns et les autres, nous ne percevons pas la marche de l’économie de la même manière. En discuter permet de nous rapprocher, même si a priori nous n’avons pas les mêmes idées.
      J’ai lu le bouquin de Paul « Argent mode d’emploi » et cela m’a beaucoup aidé. A la fin de la lecture j’étais encore gêné car je n’arrivais pas à me faire une idée palpable (mes origines de travailleur manuel depuis plusieurs générations) de ce qu’est fondamentalement l’argent en dehors d’être un moyen d’échange. J’en suis arrivé à me représenter un capital (petit ou grand) comme un stock de travail réalisé qui donne le pourvoir d’en faire réaliser d’autre sans rien devoir à personne.
      Je suis désolé, mais un être vivant qui ne produit pas de biens ou de services et qui n’a pas capitalisé de droits à faire travailler sous forme de capital, réduit le niveau de vie de se descendants ou de la collectivité. Ma mère qui a 95 ans doit débourser chaque mois près de 2000€ pour couvrir ses frais de maison de retraite qui sont loin d’être couverts par sa petite retraite et les aides d’état.
      Mettez-vous à la place de ses descendants si elle n’avait pas fait quelques économies et s’ils étaient agriculteurs dont les revenus ont considérablement baissé malgré les aides de la PAC.
      Sincèrement, reconnaissez que repousser à plus tard le devoir de travailler pour faire face à ses besoins présents ou à venir, ces hypothéquer le niveau de vie des générations futures. Mesurez-bien ce que veut dire en terme de niveau de vie le fait d’avoir ou ne pas avoir d’enfants ou de personnes âgées à charge. Une charge est une réduction de revenu disponible, donc de niveau de vie.

    • fujisan dit :
      19 décembre 2009 à 09:55

      @jducac

      Je me suis sans doute mal exprimé. Alors je vais prendre un chemin détourné. Je pense que l’argent, l’épargne ou les dettes sont secondaires ici, car ce ne sont après tout que des droits à prendre ce que d’autres produisent au moment où cet argent est utilisé. En l’occurence « les autres » sont les générations actives suivantes.

      Pensez aux sociétés dites « traditionelles » qui vivent sans argent. Le « Pacte des Générations » est : les parents élèvent leurs jeunes enfants, charge à ces derniers de leur rendre la pareille quand leurs parents seront vieux. Pour le coup c’est personifié, alors que dans nos sociétés dites « développées », c’est impersonnel car cela transite par l’intermédiaire d’un Etat Providence duquel on attend tout et n’importe quoi sous prétexte qu’on a payé des impôts et charges sociales. Mais à part l’appareil d’état, il n’y pas grande différence de principe, c’est la génération suivante qui s’occupe réellement de « ses vieux », qui produit leur nourriture et l’argent est secondaire ici. Un état (ou la BCE) aura beau créer autant d’argent qu’il veut, ce n’est pas l’état (ou JC Trichet) qui produit personnellement la nourriture de tous « ses vieux » ni ne s’occupe personnellement d’eux tous. Ils ne peuvent leur donner que de l’argent qui est en soit éminement indigeste (et même sans doute toxique). Ce sont les actifs du moment qui fournissent effectivement les biens et services aux inactifs.

      Pensez aussi aux guerres. Les soldats s’entretuent et ne produisent rien, au contraire, ils détruisent. Les usines d’armement tournent à plein régime mais ne produisent rien d’utile… Bref, il y a pénurie de main d’oeuvre réellement productive, rationnement, marché noir… Vous me direz peut-être que nous sommes maintenant en surcapacité de production. Oui, mais uniquement parce que la production est industrialisée, y compris l’agriculture. Et toute cette industrie ne tourne que grâce à l’énergie quasi gratuite qu’elle consomme en quantités astronomiques et exponentielles. Moins d’énergie signifie moins d’industrie et de nourriture industrielle. Pas d’énergie signifie pas d’industrie. Ici aussi l’argent n’y change rien, une banque centrale ne peut créer du pétrole ex-nihilo. On peut mentir tant qu’on veut, on peut tricher avec l’argent, mais pas avec la nature ni la géologie.

  31. Paulo dit :
    16 décembre 2009 à 22:18

    > Tchita
    Cette fois, globalement d’accord avec vous

    > Paul Jorion
    Je dois me lever très tôt demain et je serai en voyage ensuite. Je ne vais donc pas poursuivre et redire cette explication simple que vous trouvez dans tous les livres d’économie et qui est la conséquence même de la structure d’un bilan d’une banque. Mais vous devriez bien le comprendre (qu’il n’est pas anormal qu’on la rembourse du capital créé) vous qui avez bien compris le problème des dépréciations d’actifs des banques suite à la crise : c’est pareil.
    J’espère que d’autres commentateurs prendront le relai pour répondre aux deux autres questions… si non, je verrai cela à mon retour.

    Répondre
    • Paul Jorion dit :
      16 décembre 2009 à 22:47

      En somme, « fabriquée » est une façon de parler ?

    • Paulo dit :
      18 décembre 2009 à 08:33

      J’avais écrit » … je pense que oui: il est anormal que les banques puissent demander et obtenir des intérêts sur la monnaie (monnaie-dette) qu’elles fabriquent. «

      Paul Jorion me pose ces questions

      J’ai une autre question : puisque – selon vous – cette monnaie, les banques l’ont fabriquée, n’est-il pas encore beaucoup plus anormal qu’elles osent exiger qu’on la rembourse ? Pourquoi serait-il anormal qu’on doive payer des intérêts sur de la monnaie fabriquée et normal qu’on doive la rembourser ? Après tout, les intérêts annuels représentent des sommes relativement faibles par rapport au montant emprunté. Pourquoi ces deux poids deux mesures dans votre indignation ?

      1 – l’ensemble du système bancaire commercial (toutes banques commerciales confondues) crée ou fabrique de l’argent (argent -dette scriptural qui est utilisé en moyen de paiement par toute la population , sauf pour les petits achats de proximité ou les paiement « anonymes » que permet la monnaie dite fiduciaire. Des régles prudentielles et comptables entourent évidemment cette fabrication: elles ne peuvent (légalement) faire n’importe quoi y compris créer de la monnaie pour elles mêmes hors certaines conditions.

      2 – Cet argent est créé par transformation en monnaie (lors de la monétisation) de reconnaissance de dette ou créances ou d’actifs existants ou espérés.
      *nota: créé ou fabriqué: ce n’est pas « une façon de parler », mais c’est exactement ce qui se passe. Et bien que les banques fassent également office d’intermédiaire pour de l’épargne existante, argent-dette « fabriqué » lui même par d’autres banques et ayant abouti à une épargne disponible)

      3 – la banque A émettrice d’une créance porte en actif de son bilan le montant de cette reconnaissance de dette, s’engageant à ce moment à satisfaire jusqu’au montant emprunté les paiements de son client-emprunteur . Elle crédite donc le compte de l’emprunteur et porte le montant dans son passif, alors que dans le bilan de l’emprunteur, cette disponibilité est à son actif.

      4 – l’emprunteur, en payant ses fournisseurs fait circuler cette « dette de banque » qui se retrouve dans d’autres comptes, dans d’autres banques (à l’inverse, des emprunteurs d’autres banques vont – si les banques « marchent au même pas » – payer leurs propres fournisseurs qui ont des comptes dans la banque A : l’interbancaire s’équilibre.

      5 – Mais l’emprunteur s’est engagé à rembourser l’emprunt à terme donné. Lorsque le capital est remboursé le bilan de la banque A est équilibré par destruction de la créance à l’actif et destruction du montant équivalent sur le compte de l’emprunteur.

      Puisque tout l’argent en circulation (mis à part les quelques pourcents de monnaie manuelle) est de l’argent dette, si le capital monétaire créé par la reconnaissance de dette n’était pas remboursé à échéance les banques seraient immédiatement en situation de faillite (ce qui s’est effectivement produit pour certaines)

      Je rejoins le raisonnement de plusieurs économistes qui se sont exprimés antérieurement sur ce blog et je suis d’accord avec eux pour dire que:
      – la création de l’argent scriptural (électronique) devrait être réservé à la puissance publique (la collectivité des habitants de la zone qui produisent les richesses, alors que l’argent n’est qu’un moyen de transfert, immédiat ou différé, de cette richesse
      – les droits de seigneuriage (les intérêts, s’il semble nécessaire qu’il y en ait) doivent revenir à la collectivité.
      – les banques ne doivent pouvoir prêter que de l’argent existant (donc toujours initialement créé par la puissance publique, banque centrale ou autre) dans un simple rôle d’intermédiaire rémunérées elles mêmes en honoraires (et non en intérêts qui sont fonction du montant et de la durée), et non plus pouvoir fabriquer l’argent.
      – le rôle du créateur de monnaie (banque centrale ou autre) doit être « cadré » par la constitution afin d’éviter une utilisation politicienne de ce pouvoir

    • Paul Jorion dit :
      18 décembre 2009 à 09:03

      Tiens, on dirait que « L’argent, mode d’emploi » est passé par là. Je ne vais pas m’en plaindre, je vais au contraire m’en réjouir : on écrit pour être lu et pour que le message passe. Encore un petit effort cependant pour distinguer clairement enregistrements comptables et flux monétaires.

      Aussi :

      … par transformation en monnaie (lors de la monétisation) de reconnaissance de dette ou créances ou d’actifs existants ou espérés.

      N’est-il pas plus simple de dire – comme je le fais – qu’une reconnaissance de dette a une valeur marchande ? Et que cette valeur marchande se situe entre le montant nominal indiqué sur la reconnaissance de dette et zéro, en fonction de la probabilité du remboursement (p. 38).

    • Paulo dit :
      18 décembre 2009 à 10:15

      > Paul Jorion

      La reconnaissance de dette de Paul Jorion à Paulo a effectivement une valeur marchande, mais est-ce de l’argent (dans le sens des autorités monétaires), et vais-je pouvoir facilement l’utiliser en la transmettant à quelqu’un d’autre qui lui même souhaitera la transmettre à son tour pour un achat, etc ? ; Non, surement pas. Alors que, garanti au moins en partie (70000€) par la puissance publique la reconnaissance de dette d’une banque EST de l’argent.

      L’argent (la monnaie) n’est que de la confiance dans le système monétaire

      La banque est la seule entité autorisée à pouvoir monétiser sa propre dette. D’ailleurs la BdF l’exprime bien

      « La création monétaire »

      La masse monétaire est composée de l’ensemble des billets, des comptes de dépôt et de tous les placements que l’on peut facilement transformer en argent liquide comme les livrets d’épargne, les comptes à terme ou les OPCVM monétaires. Par définition, on exclut de la masse monétaire les placements à long terme (plans d’épargne logement, placements en obligations) et les placements risqués actions).
      (…)
      Cette masse monétaire n’est pas figée, et elle n’est pas liée à une base physique de métal précieux. Elle évolue avec les besoins et les résultats de l’activité économique, et cela grâce aux banques. Si l’on ne faisait qu’échanger des pièces, des billets et des dépôts inscrits sur des comptes, il n’y aurait pas de variation de la masse monétaire. Mais ce n’est pas ce qui se passe en réalité.

      Prenons le cas d’une entreprise : pour fonctionner, elle a souvent besoin d’argent frais. Car il lui faut du temps pour fabriquer ses produits, les vendre et être payée. Et en attendant, elle doit payer ses fournisseurs, acheter du matériel et rémunérer ses salariés.
      Elle s’adresse donc à sa banque, qui va pouvoir lui accorder un crédit, moyennant intérêt bien entendu. La banque inscrit le montant du crédit au compte de l’entreprise : la banque a créé de la monnaie.

      C’est ainsi que la banque augmente par le crédit le montant des dépôts et crée de la monnaie. De son côté, l’entrepreneur s’engage à rembourser le crédit et les intérêts correspondants, grâce aux profits qu’il compte retirer de son activité.

      L’entrepreneur a maintenant les moyens de produire, puis de vendre sa production. Il peut alors rembourser son banquier, et ses recettes lui permettent de payer les intérêts de son emprunt, qui sont la rémunération de la banque. Quand elle a reçu le remboursement, la banque annule le crédit accordé et la quantité de monnaie diminue.

      Au total, la masse monétaire ne cesse de varier au rythme des créations et des destructions continuelles de monnaie. »

      Source : Banque de France, « La monnaie et nous », 2009.

      Évidemment qu’une reconnaissance de dette a une valeur marchande mais ce n’est pas sur ce point que je ne suis pas d’accord avec vous: c’est sur les pages 147 et suivantes de votre livre, lorsque vous accusez les économistes de partir sur l’idée fausse (sans doute induite par cette histoire de ballons à laquelle vous avez donné foi) que les banques prêtent les dépôts à vue (diminués des réserves) … d’ailleurs à la fin on ne sait plus si vous appuyez votre « logique » sur le fait que les banques prêtent une partie des dépôts à vue sans le dire aux déposant, ou si vous écrivez toutes ces pages juste pour montrer que ceux qui s’appuient sur cette idée (les universitaires par exemple) se trompent… alors que les universitaires (et économistes), à part Creutz qui se trompe, n’ont jamais soutenus cette idée . Une banque monétise des reconnaissances de dette et fabrique la monnaie même sans avoir initialement de dépôts (dans la limite des 8% de fonds propres Bâle 2 nécessaires). C’est ensuite qu’elle aura besoin des dépôts car l’emprunteur va payer ses fournisseurs et cet argent va fuir vers d’autres banques qui, lors de la compensation, vont demander à la première banque de la monnaie centrale.

      Dans le fonctionnement habituel, si les banques « marchent au même pas » (même part de marché des dépôts à vue et des crédits) l’ensemble des dépôts à vue se réparti entre banques et il n’y a pas besoin de compensation. Holbec a fait publier sur un site une proposition de billet invité que vous n’avez pas souhaité intégrer sur votre blog (c’est votre droit absolu évidemment) qui expliquait très bien cela « vu de la position du banquier » (symétrie de la manière dont c’est habituellement expliqué)

  32. juan nessy dit :
    17 décembre 2009 à 18:41

    En attendant le retour de Paulo , je réponds ici aux affres de Jducac :

    1- D’une certaine façon le capital accumulé par ces bons et laborieux pères de famille s’est nourri de la dette qu’ils vont laissée à leurs enfants et petits enfants , et comme l’a judicieuseement relevé Fujisan , votre retraite est déjà payée par ces jeunes et moins jeunes qui bossent . Il serait donc assez logique qu’on pique le fric des grands pères pour allèger cette dette des suivants, quitte à ce qu’ils couvrent un peu moins bien leurs besoins futurs . On n’est pas obligé de prendre du viagra et de prendre ses hivers au Maroc jusqu’à 100 ans .

    2- Les Chinois ( encore eux ) ont à mes yeux une seule qualité exportable : Ils travaillent pour leurs enfants .

    3- Si vous pensez que tout ça est décidément bien triste et douloureux , ça devrait vous rendre plus combatif pour aller chercher le pognon là où il est vraiment parti , et faire pièce au système qui le permet .

    Répondre
    • jducac dit :
      18 décembre 2009 à 17:02

      @ juan nessy 17 décembre 2009 à 18:41
      Je réponds point par point
      1-Pas du tout, le capital qu’a constitué un épargnant, cela correspond à une dépense qu’il aurait pu faire pour par exemple agrémenter sa vie, en jouir davantage comme d’autres le font sans même en avoir les moyens et sans penser à ceux qui les suivent dans leur descendance ou leur collectivité d’appartenance. En pensant à eux, et sans rien envier à personne, son sens moral l’a conduit à se dire que ceux qui le suivent seront peut être plus contraints que lui dans une conjoncture économique moins favorable et qu’en leur réservant la possibilité de ne pas être à leur charge il leur réserve une vie meilleure ou moins mauvaise. En plus, c’est un peu grâce à des milliers de gens comme lui que la France peut encore emprunter à des taux supportables.
      2-Je ne connais pas le système de protection social qui existe en Chine, mais je me suis laissé dire qu’il était pratiquement inexistant. Je crois que chacun doit songer à se faire une petite réserve pour la soif même quand on a de très faibles revenus. Si eux le font alors qu’ils ont moins de moyens que nous c’est qu’ils sont bien plus vertueux que nous en général.
      3- Franchement, il me semble que c’est faire œuvre utile que d’essayer de faire comprendre à certains de ses concitoyens en quoi ils donnent l’impression d’aller à contre courant. Le système qui domine le monde est un système capitaliste avec une économie libérale. Les pays qui n’ont pas voulu jouer avec ces règles du jeu là ont fini par s’y arriver. Alors n’est-ce pas utopique de croire qu’on peut changer le système quand ce sont les pays en voie de développement (BRIC et autres) qui en profitent le plus et qui tout en permettant un relèvement (lent) du niveau de vie de leurs habitants finissent par faire chuter le nôtre. Ils tendent à niveler donc à égaliser ce que beaucoup de gens souhaitent à condition que cela ne touche pas à leurs acquis. Ce qui est à craindre à terme c’est que s’instaure au niveau mondial, un régime républicain mais de type Chinois. Il y aurait probablement alors, comme toujours, quel que soit le régime, des riches et des pauvres, jusqu’à la fin des temps, à cause de Darwin. Bien sûr je peux me tromper tant pour le présent que pour le futur. Je ne fais que traduire le fruit de mon expérience qui prend ses racines parmi des travailleurs pauvres. Je pense que ce que font Paul Jorion et F.Leclerc et tous les contributeurs est très utile, quels que soient les points de vue défendus, car cela contribue à nous faire réfléchir, à exprimer nos idées et à nous rapprocher du fait même que nous nous connaissons mieux.

  33. Paulo dit :
    18 décembre 2009 à 08:41

    Tout à fait d’accord avec fujisan (17 décembre 2009 à 15:52)

    > juan nessy
    Je ne sais pas s’il faut piquer les sous des grands pères qui vont passer leur retraite au Marioc parce qu’ici la vie est trop chère pour eux.
    Néanmoins n’oubliez pas de considérer que les dépenses des uns font les revenus des autres.
    Peut être aussi que « la dette » n’est pas un problème et que seuls les intérêts le sont: intérêts que nous payons parce que nous le voulons bien (et pas « parce que nous le valons bien »:) ) en nous ayant nous même interdit d’emprunter auprès de notre propre banque centrale. On peut en vouloir aux grands pères d’avoir élu ceux qui nous ont mis dans cette panade (punition: plus de viagra à partir de 60 ans!!!) et à ceux qui refusent de changer les règles (punition: l’échafaud ou l’Ile du Salut)

    Répondre
  34. Paulo dit :
    18 décembre 2009 à 10:45

    Même si ce débat sur l’argent et celui sur « l’antériorité » des propositions semblent nous séparer, je voudrais quand même dire que je suis d’accord avec Paul Jorion sur ses « Recommandations » suivantes:

    – Mettons fin à l’alliance sacrée entre investisseurs et dirigeants d’entreprises : elle détruit en ce moment-même le tissu social. Interdisons les stock options. (je rajoute: interdisons ou taxons à 99% les revenus dépassant X fois le SMIC)

    – Débarrassons les banques centrales de l’idéologie monétariste (*) : les sociétés humaines ne sont pas faites de masses monétaires mais d’êtres humains. Les banques centrales ont mieux à faire que de prendre systématiquement parti pour les investisseurs et les dirigeants d’entreprises contre les salariés. (Je rajoute : interdisons aux banques commerciales de créer la monnaie-dette… ce rôle doit être réservé à la puissance publique)

    – Appliquons sans tarder une politique fiscale appropriée pour augmenter les chances que le capital se trouve là où il est effectivement utile. (je rajoute: taxons le capital « dormant »)

    – Fermons le casino : interdisons la cotation continue sur les marchés au comptant et à terme. Interdisons aux spéculateurs l’accès aux marchés des matières premières : interdisons les aux « non-négociants ». (je trouve la suite assez secondaire Permettons à ceux-ci de focaliser à nouveau leur attention sur ce que la société attend d’eux : enseigner, guérir et favoriser l’accès du public aux œuvres d’art en vue de diffuser la culture.

    – Encourageons les opérations d’assurance (pourquoi pas, mais je ne suis pas certain que cela ait une importance considérable)

    Il n’y a que sur ce dernier point cité « interdisons les paris sur la fluctuation des prix » sur lequel je ne suis pas d’accord … l’idée est bonne mais me semble totalement inapplicable et tellement excessive qu’elle va faire fuir tous ceux qui défendent plus de justice sociale, allant exactement à l’encontre de ce qui est souhaité. Sauf si cette phrase signifie d’interdire des paris sur les produits dérivés et sur les indices. Si c’est le cas, veuillez m’excuser, j’avais mal interprété votre proposition<;

    Répondre
    • Tchita dit :
      18 décembre 2009 à 11:32

      >Paulo

      Une question sur votre point concernant la création de monnaie dette: qu’est ce que ça signifie concrètement? Souhaitez vous revenir sur le système de réserve fractionnaire? En ce cas, comment produisons nous la quantité nécessaire (et variable) d’argent nécessaire à sa simple fonction d’échange?

      J’ai l’impression que dans ce système, l’asphyxie ne viendra pas de ce que plus personne ne voudra prêter parce que le retour sur cette opération risquée est insuffisant, mais bien parce que plus personne ne pourra (sic) prêter! En tous cas pas plus qu’il n’a en dépôt à la banque centrale.

    • Paulo dit :
      18 décembre 2009 à 11:42

      Pour ceux qui ignorent ce qu’est « l’idéologie monétariste », un court article ici:
      http://www.suisse.attac.org/impression.php3?id_article=1028

    • Pierre-Yves D. dit :
      18 décembre 2009 à 12:16

      Paulo,
      A propos de l’interdiction des paris relisez la réponse de Paul, 16 décembre, 19:32

      En quoi l’interdiction des paris serait-elle contraire à la justice sociale ?
      C’est l’inverse qui est vrai : avec l’interdiction des paris sur la fluctuation des prix l’argent ne vas plus où il ne devrait pas aller … c’est à dire au capital selon la définition qu’en donne Paul où le capital c’est l’argent que l’on a pas.
      Donc l’interdiction des paris va à l’encontre du système actuel qui est un système de pénurie pour le plus grand nombre des habitants de cette terre.

  35. Paulo dit :
    18 décembre 2009 à 12:12

    > Tchita
    Comme certains économistes ( on peut citer entre autres Robertson, Allais, Irving Fisher, Milton Friedman, James Tobin et A. Holbec parmis les nombreux moins connus) je pense qu’effectivement il faut supprimer le système de réserve fractionnaire pour le remplacer par un système bancaire à réserves pleine . Les banques ne peuvent prêter QUE l’argent qu’elles se procurent auprès des épargnants ou de la Banque Centrale, et ne peuvent prêter qu’à terme identique.

    Pour éviter de rechercher sur le site de la BCE je me base sur un document de Natixis ( http://monnaie.wikispaces.com/Agr%C3%A9gats )
    A févier 2009 la monnaie totale comptabilisée était de 9427 milliards d’euros pour 740 milliards d’euros de monnaie centrale: les banques commerciales sont donc à l’origine de 8687 qui représentent des créances en cours.
    Il suffit de décider que ces 8687 sont bien de la monnaie (d’Etat ou de banque Centrale) et non pas seulement des reconnaissances de dette des banques, qu, à partir de ce moment, n’auront plus le droit d’en émettre. Point final!

    Les actuels prêteurs (M3 – M1 soit 6010 milliards d’euros) continueront sans doute à prêter et si la demande d’argent est plus forte, la banque centrale, selon son bon vouloir, émettra au taux qu’elle souhaite la monnaie demandée.
    Mais les actuels prêteur, disposant actuellement de leur épargne qui est elle même issue d’une création monétaire privée (argent dette), rembourseront petit à petit leur banque, détruisant cet « argent dette », qui devra être remplacé par une émission monétaire « centrale »

    Répondre
    • johannes finckh dit :
      19 décembre 2009 à 08:35

      Pour ma part, je prétends le contraire complèt!
      Les banques ne prêtant que ce que l’on leur prête, on s’en fout, en fait, des réserves fractionnaires à peu près totalement s’agissant du fonctionnement du crédit! Il s’agit en fait d’un volet « souplesse » agissant dans tès court terme entre banques, c’est tout.
      Les économistes qui délirent sur le lien entre réserves fractionnaires et montants prêtés par les banques continuent à ne vouloir rien comprendre à rien! Il n’y en a stricement aucun techniquement.
      Historiquement, les réserves obligatoires (appelés fractionnaires maintenant) étaient très variables entre les années 1950 et plus tard, sans que cela ait véritablement eu d’impact autre que sur la masse M0.
      Car, au départ les RO étaient un instrument de politique monétaire, supplanté depuis par le Réfi essentiellement.
      Dans la même veine, les taux centraux n’ont que peu d’impact sur les taux d’intérêts du crédit et, en fait de moins en moins, car l’abondance même de l’épargne pousserait les taux à la baisse, alors que le risque des actifs toxiques les pousse à la hausse. Ce sont ces deux éléments qui sont désormais déterminants!

      On voit bien que l’éloignement et la non observation des critères de Bâle ne pose pas le moindre problème à aucun niveau!
      La seul chose qui pose problème et qui en posera toujours, c’est le non retour en banque et dans le circuit de l’argent de sommes croissantes de monnaie liquide, car cela réduit d’autant l’épargne au sens du « prêt à la banque » et, par conséquent, le crédit au sens du « credit bancaire » aux entreprises et aux particuliers.
      La BC en tant que soi-disant « prêteur en dernier ressort » ne peut véritablement y intervenir, car son intervention ne suffit en aucune façon de rendre les insolvables solvables! En clair, les banques n’empruntent pasvéritablement à la BC pour prêter aux entreprises insolvables, les banques préfèrent emprunter à la BC pour placer à la BC, générant ainsi sans doute despetites plus values techniques qui améliorent leur marge, c’est tout.

  36. Moi dit :
    18 décembre 2009 à 13:09

    @Paulo: « lorsque vous accusez les économistes de partir sur l’idée fausse (sans doute induite par cette histoire de ballons à laquelle vous avez donné foi) que les banques prêtent les dépôts à vue »

    J’ai compris en lisant Paul que les banques prêtent les dépôts à vue (c’est un fait que vous ne semblez pas contester) mais cela ne signifie pas qu’il faut nécessairement à une banque des dépôts à vue pour prêter de l’argent. Il y a effectivement des banques qui n’ont aucun dépôt, banques commerciales, et cela va de soi pour Paul. Mais les banques commerciales n’inventent pas non plus l’argent qu’elles prêtent, elles doivent le trouver sur le marché monétaire avant de le prêter (à un meilleur taux que celui du marché monétaire).

    Répondre
  37. François dit :
    18 décembre 2009 à 13:20

    @ juan nessy, Tchita

    Il serait donc assez logique qu’on pique le fric des grands pères pour allèger cette dette des suivants

    D’une certaine façon le capital accumulé par ces bons et laborieux pères de famille s’est nourri de la dette qu’ils vont laissée à leurs enfants et petits enfants , et comme l’a judicieuseement relevé Fujisan , votre retraite est déjà payée par ces jeunes et moins jeunes qui bossent . Il serait donc assez logique qu’on pique le fric des grands pères pour allèger cette dette des suivants, quitte à ce qu’ils couvrent un peu moins bien leurs besoins futurs . On n’est pas obligé de prendre du viagra et de prendre ses hivers au Maroc jusqu’à 100 ans .

    Vous êtes profondément choquants concernant les pensions légales et l’épargne des grands pères! Les grands pères ont cotisés toute leur vie pour les pensions de vos arrières grands pères! Et leur épargne, celle des plus humbles, n’est pas forcément investie dans des fonds spéculatifs! Vous ne vous trompez pas de cible, là?

    Personellement, j’avais acheté une maison avec un ami. 2 années de travail pour restaurer ce taudis après mes heures de travail! Revendu récemment pour cause de chômage et invalidité pour mon ami! Remboursement anticipé du crédit et un modeste pécule en compte épargne pour agrémenter mes vieux jours… OK venez me dépouiller !!!!!!!!!

    Quelques soient vos intentions, je pars demain le coeur léger au sahara marocain vivre la simplicité volontaire (non dogmatique) et dépenser un peu de mon argent auprès de plus pauvres que moi: médicaments (médicaux et vétérinaires), cahiers et crayons pour l’école nomade, etc…

    Mes meilleurs voeux pour l’année fatidique!

    PS @ Paul Jorion:
    Vous n’avez toujours pas daigné expliquer comment l’interdiction des paris sur les prix est plus efficace que les mesures protectionnistes versus M Allais. Dommage. Je suis acquis à votre idée mais ceci est un sujet qui me tient vraiment très à coeur: comment éviter le dumping social ici et permettre une hausse du niveau de vie dans les pays où il est infiniment moindre. Je ne demandais pas un avis sur M Allais. Juste comment votre idée peut influencer ces disparités.
    Bonnes fêtes à vous sous la neige!

    Répondre
    • Tchita dit :
      18 décembre 2009 à 13:58

      >François

      Heu… Là je plaide non coupable! Je n’ai absolument aucune visée sur les économies de nos grands parents!!

      Je suis favorable à une très forte taxation des successions (avec un abattement pour les petites successions), mais je ne vois pas au nom de quoi j’irai dépouiller des gens qui ont travaillé toute leur vie! A mon sens, l’idée c’est plus de piquer l’argent de ceux qui le gagnent sans travailler, en faisant travailler leur argent à leur place.

      Je laisse à Juan Nessy la paternité de ces propos!

      Sinon, en ce qui concerne votre dernier point, il me semble effectivement qu’un grand effort est à faire sur l’étude de l’impact de l’interdiction des paris sur les prix et leur mise en application concrète. C’est en cela que la discussion sur ce post est une de celles qui m’a plus le plus intéressé depuis longtemps sur ce blog, car on y pose des questions très pratiques avec des tentatives de réponse des uns et des autres.

    • juan nessy dit :
      18 décembre 2009 à 14:12

      @ François et Paulo :

      1- Mon grand père , mineur de fond , fait partie de ceux qui on permis les mutuelles , la sécurité sociale ( les secours mutuels ) , le syndicalisme . Il est mort en 1960 à l’âge de 86 ans avec un verre de « gnole » hebdomadaire pour combattre sa silicose . Il avait commencé à travailler à l’âge de 8 ans . Il n’a pas laissé de dettes nettes ou pour cause d’intérêts à payer à quiconque . Mon arrière grand père , paysan est mort en 1898. Il n’a jamais eu de retraite , ni de dettes .

      2- je suis un grand père ( plus de 70 ans) et j’ai bientôt cinq petits enfants . Je ne cible donc pas les vieux mais je prétends qu’ils doivent apporter leur part ( et pour ce qui me concerne je suis pr^t à y mettre un peu plus , même si ça doit me raccourcir un peu le bon temps ) .

      3- Vous ne m’avez pas lu jusqu’au bout , dans ma réponse à Jducac . L’essentiel est dans le point 3 .

      4- Je vais passer noël sous la neige avec mes petits enfants .

      5- Mon point 3 a aussi pour ambition de trouver d’autres parades aux malheurs du sud que des charters d’occidentaux généreux . L’avis d’un anthropologue serait d’ailleurs intéressant .

  38. François dit :
    18 décembre 2009 à 17:53

    @ juan nessy

    1. Mon arrière grand-père était un misérable métayer, accessoirement garde-chasse et rabatteur lors des prestigieuses chasses à courre du baron. Je garde en mémoire une photo exemplaire: 3 plans étagés de bas en haut, le gibier, les rabatteurs et mon grand-père, et le baron trônant sur son petit monde. Pourtant je ne garde aucune rancune. Aussi incroyable que ce puisse être, ce temps était moins perverti qu’actuellement.
    2. Bien sûr, pas de pension pour mon grand père qui a vécu ses vieux jours de la solidarité familiale. Mon père est devenu métayer à son tour. Parmi ses 7 enfants, il a réussi à payer des études aux 4 cadets et survécu de ses maigres économies, tout comme ma mère qu’il avait pris la précaution de mettre à l’abri de gros besoins.
    3. Je garde de tout ça le sentiment amer que mes parents, cathos et anti syndicalistes par atavisme, n’ont pas participé activement à l’élaboration de la solidarité sociale organisée. ais je suis écoeuré qu’on parle d’état providence en lieu et place de ce qui était l’instauration volontaire d’une solidarité sociale.
    4. Je n’ai pas la chance d’avoir de petits enfants. Mais ma famille est ailleurs: là où se rendent les charters (humanitaires ou non). Je ne suis pas Mère Thérésa! Je ne prétends pas résoudre ces grands problèmes de disparité N-S. Je vais juste rejoindre mes frères nomades et partager avec eux, comme vous allez passer vos vacances de neige avec vos petits enfants.
    5. Votre point 3 m’encourage à ne pas vous méjuger. Moi aussi j’attends comme Soeur Anne le moyen de remédier à ces disparités. Mais il faut avouer que rien ne se profile à l’horizon, l’urgence étant de sauver les meubles ICI.

    et 6. Ok mettez-y du vôtre, sacrifiez une boule de noël sur votre sapin… Mais croyez-vous réellement que

    et pour ce qui me concerne je suis prêt à y mettre un peu plus , même si ça doit me raccourcir un peu le bon temps

    , vraiment croyez-vous que ce sera tellement efficace? Je le redis: vous vous trompez de cible! et aussi de démarche! Il y a ailleurs de l’argent en quantité astronomique gagné de façon illicite à récupérer et redistribuer ici et au sud. Vous aurez beau ironiser sur le viagra des retraités au Maroc et autres clichés du même style. Il est bien plus important de secouer la jeunesse actuelle pour conserver un système de solidarité active à la fois ici et au sud.

    Bonnes vacances de neige avec vos merveilleux petits enfants.

    Répondre
    • François dit :
      18 décembre 2009 à 18:00

      Je voualis dire:
      « Il est bien plus important de secouer la jeunesse actuelle pour conserver un système de solidarité active ici et le créer au sud. »

    • juan nessy dit :
      18 décembre 2009 à 19:07

      On ne doit donc pas être si loin l’un de l’autre !

      Je n’ai pas de cible , car je me considère dans le champ de jeu , et mon masochisme possible ne va pas jusqu’à dire , comme ça a été apparemment compris , que la solution était là . Je maintiens que les papys doivent avoir le sens du don comme c’est visiblement votre cas .

      Mes petits enfants sont aussi chiants que merveilleux . Il n’y a pas de sapin à la maison . Ils sont dehors et y restent …sans boules ( les sapins ).

      Je ne sais pas ce que veut dire secouer la jeunesse qui m’a l’air de bien se secouer toute seule .

      Soeur Anne pour moi s’appelle comité de quartier , engagement associatif ,engagement syndical , engagement politique .

      Pardon si je vous ai blessé en parlant des papys .

    • jducac dit :
      18 décembre 2009 à 20:41

      @ juan nessy
      En lisant votre réponse à François http://www.pauljorion.com/blog/?p=5861#comment-45455 je constate que vous n’avez pas lu mes réponses à vos questions.
      Elles sont ici http://www.pauljorion.com/blog/?p=5861#comment-45433

  39. juan nessy dit :
    18 décembre 2009 à 23:16

    Elles y sont bien .

    Répondre
    • Tchita dit :
      23 décembre 2009 à 15:30

      Je suis rassuré, Paul a déclaré ce jour, de ne proposer d’interdire les paris que sur les marchés à terme. Il reste encore beaucoup d’autres possibilités aux bons pères (mères) de famille pour gérer les économies qu’ils ont faites afin de soulager la charge de leur vieillesse imputable à leurs enfants.

      Zut! J’ai raté cette déclaration de Paul… Serait-il possible de m’indiquer où la trouver?

    • Paul Jorion dit :
      23 décembre 2009 à 17:14

      Je suis rassuré, Paul a déclaré ce jour, de ne proposer d’interdire les paris que sur les marchés à terme. Il reste encore beaucoup d’autres possibilités aux bons pères (mères) de famille pour gérer les économies qu’ils ont faites afin de soulager la charge de leur vieillesse imputable à leurs enfants.

      Zut, moi aussi, j’ai raté ça, c’était où ? ;-)

      Mais ma décision est prise, il va falloir que j’explique tout cela de manière beaucoup plus détaillée. Attention : le feuilleton débute en janvier. Qu’on se le dise !

    • Tchita dit :
      23 décembre 2009 à 17:40

      ²rire²

      Bon ça me rassure, je sais encore me servir du moteur de recherche du site! :)
      Et effectivement, les détails sur « tout ça » ne seront pas de trop. En tous cas en ce qui me concerne, j’attends les éclaircissements avec impatience!

      Débats passionnés en prévision…

    • jducac dit :
      23 décembre 2009 à 19:23

      @ fujisan 23 décembre 2009 à 14:31
      Notre échange commence à devenir intéressant. Nous ne sommes pas d’accord et ni l’un ni l’autre pense être dans l’erreur. Pourtant il y en a un de nous deux qui se trompe. A 75 ans vous devez comprendre que ça n’est pas bien grave si je me trompe. Quand il y a 20 ans j’étais encore responsable d’une équipe de 150 personnes dont la moitié d’ingénieurs, mes erreurs auraient eu des conséquences bien plus graves que celles que je peux commettre aujourd’hui. Donc, si j’insiste c’est que j’estime de mon devoir de vous éviter d’être dans l’erreur le reste de votre vie qui importe bien plus que la mienne. Je pense que votre ténacité mérite bien que je fasse un effort.

      1-Je n’ai pas voulu biaiser le raisonnement en remplaçant descendants par enfants car, reconnaissez-le, c’est équivalent ; les enfants sont bien des descendants. Je me crois suffisamment honnête pour ne pas tricher dans un raisonnement.

      2- Il faut maintenant que je vous fasse comprendre ce qu’est une charge familiale par opposition à une dépense. Supposons dans un premier temps qu’il n’y a pas d’allocations, nous verrons cela plus tard, quand nous aurons progressé sur un premier accord. Soit un travailleur (T) qui reçoit de l’argent en échange de son travail. Une fois l’échange effectué son employeur (E) ne lui doit plus rien et le travailleur ne doit rien à personne tant qu’il n’a pas décidé de dépenser. Il peut décider de jeûner quelques jours sauf que, s’il a un ascendant à charge il est contraint par la loi, à le nourrir et même plus, donc à dépenser. Pour l’employeur, même s’il dit qu’il a des charges salariales, ce ne sont en fait que des postes de dépense dans son entreprise qui produit des bien ou services dont il fait ce qu’il veut, (ou ce qu’il peut). Il est inutile d’aller voir ce qui se passe plus loin en aval car ça ne concerne plus notre cas d’analyse.

      Peu importe ce qu’est cet argent ni d’où il vient puisque par convention c’est un système qui fonctionne sur la confiance. Le bouquin de Paul l’explique bien. Dans certains endroits où il n’y a pas de banques ni d’€, on utilise des coquillages et ça marche. Je pense qu’à ce stade, vous êtes toujours d’accord.

      3- Examinons maintenant ce qu’apporte le capital de ma mère. « Oui ce capital réduit la charge sur les descendants, mais uniquement parce que cette charge est transférée sur un autre, un emprunteur ou la collectivité… » dites-vous.
      Nous sommes d’accord sur la première partie de la phase mais pas sur la seconde. J’affirme qu’il n’y a pas de charge « transférée sur un autre, un emprunteur ou la collectivité… » Je vais vous démontrer pourquoi. Ma mère a disposé tout à fait légitiment d’un capital sous forme d’une maison que mon père a construite avec sa sueur et pour les matériaux avec de l’argent obtenu par son activité salariée, a l’identique de ce qui a été analysé au point 2 pour le travailleur T. Il a acheté ses matériaux à un marchand tel que par exemple (E) cité au point 2. Dans l’échange qui a eu lieu entre (E) et mon père il est inutile d’aller voir en amont ou en aval puisque l’un comme l’autre a été quitte à l’issue de la transaction.
      Maintenant, quand ma mère a vendu sa maison elle a obtenu de l’argent et à l’issue de la transaction avec son acheteur, ils étaient quittes. Ma mère ne devait donc rien à la collectivité. Mais ma mère, cette « capitaliste » issue d’une famille extrêmement pauvre, conseillées par ses enfants « bons pères de famille » n’a pas voulu garder ses € sur son compte en banque car du fait de l’inflation elle aurait vu son capital perdre de sa valeur. Alors elle a placé son argent auprès d’un gérant dont s’est la profession. Ma mère n’a pas à aller voir ce que fait ce gérant. Tout ce qu’elle sait, c’est qu’elle espère récupérer son argent et même un peu plus pour compenser l’inflation. Elle sait aussi qu’il y a des gens qui travaillent chez ce gérant et qu’au contraire de coûter à la collectivité elle a contribué un peu à servir des salaires donc aussi des contributions aux charges sociales profitables (et non coûteuses)pour la collectivité.

      J’espère que vous êtes toujours d’accord. Si ça n’est pas le cas, j’attends vos arguments pour poursuivre sur ce sujet très utile pour bien comprendre comment fonctionne l’économie. On peut aller très loin, vous verrez, c’est passionnant à condition de décomposer (comme l’a fait Paul dans son bouquin) et de chercher à comprendre par soi-même au lieu de s’en tenir à des doctrines plus ou moins manipulatrices en fonction des idéologies qui veulent être défendues. J’attends votre réaction et si nous maintenons le dialogue, nous pouvons aller très loin ensembles.
      Joyeux Noël

  40. cdanslair2010 dit :
    23 décembre 2009 à 20:05

    jducac

    Et le gérant ne spécule pas? jamais? Il n’offre à votre maman que l’équivalent de l’inflation augmenté de l’équivalent de l’augmentation de la richesse nationale … c’est ça ?

    Répondre
    • jducac dit :
      24 décembre 2009 à 08:16

      Ce que fait ce gérant est légal comme toutes les opérations sur les marchés financiers. Par contre toutes ne sont pas morales et utiles à l’économie. Paul s’y attaque. Certaines nuisent même à l’humanité et à son avenir, c’est le cas du crédit qui est un accélérateur d’extinction. Qui sera son exterminateur ? l

    • cdanslair2010 dit :
      24 décembre 2009 à 10:34

      jducac

      (Sans attaque personnelle.. juste pour vous mettre en face de vos contradictions)
      Vous (et votre maman) acceptez donc de percevoir des revenus issus d’opération légales mais toutefois immorales ou inutiles ?

    • jducac dit :
      24 décembre 2009 à 13:35

      cdanslair2010 24 décembre 2009 à 10:34
      Je vous réponds non pour vous contredire, mais simplement pour rendre notre échange positif, c’est-à-dire pour qu’il génère un profit qui, je l’espère ne vous apparaîtra ni honteux, ni illégal bien que non soumis à l’impôt. Je pense même que c’est vous qui en serez le bénéficiaire.
      Vous conviendrez qu’il n’est pas immoral d’assurer la maintenance (l’entretien) de son patrimoine qu’il soit constitué par de l’immobilier ou par des euros. Ce patrimoine bien que privé, concourt à la richesse du pays, ce serait coupable de le laisser se détériorer par les outrages du temps.
      Vous conviendrez que s’agissant des entreprises de maintenance immobilière, il est possible que certaines d’entre elles utilisent des moyens immoraux et illégaux voire nuisibles pour l’économie du pays ; par exemple en faisant travailler du personnel non déclaré. Ça n’est pas pour cela que vous n’allez pas avoir recours à ce type d’entreprise spécialisée que vous n’avez pas lieu de suspecter a priori. Il en est de même pour les entreprises spécialisées dans la maintenance du patrimoine financier. Ça n‘est pas parce qu’ elles travaillent dans la finances qu’elles sont nuisibles a priori.
      Pour tout vous dire, je m’attendais plutôt à une réaction sur l’interdiction du crédit que j’ai désigné comme un accélérateur d’extinction. Je serais heureux d’avoir votre avis sur ce sujet.

    • cdanslair2010 dit :
      24 décembre 2009 à 16:07

      jducac

      Pour ce que j’en ai appris en terminale, s’il n’y a plus de crédit maintenant il n’y aura bientôt plus d’argent (le temps que les crédits soient tous remboursés à leur échéance).. seule resterait les billets de banque (et encore, je n’en mettrais pas ma main à couper: à ce propos, attention en coupant la dinde… bon réveillon à tous)

  41. jducac dit :
    24 décembre 2009 à 07:52

    @ Tchita 23 décembre 2009 à 15:30
    L’enregistrement de ce qu’a dit Paul le 19/12 est ici à 19.24: http://www.pauljorion.com/blog/?p=6023
    Ce que vous avez retenu est un peu différent
    Ce que j’ai retenu n’est ni identique à ce que vous avez retenu ni identique à ce qu’a dit Paul.
    Tout cela montre l’utilité de ce que se propose de faire notre hôte très dévoué, qu’on ne remerciera jamais assez.
    Au-delà, cela montre l’intérêt des échanges par l’intermédiaire d’un blog tel que celui-ci.
    1-On y apprend beaucoup de choses grâce à ce qu’y apportent les 2 animateurs principaux, mais aussi parce que des intervenants aux perceptions très diverses contribuent à la clarification et à l’enrichissement des débats
    2-L’échange oblige à la rédaction donc à un effort de formulation qui présente l’avantage de laisser des traces plus faciles à retrouver que des expressions orales
    3- Les pseudos jouent aussi leur rôle, mais, en cas de dérives graves, ils permettent de remonter à l’identité véritable.

    Répondre
  42. johannes finckh dit :
    24 décembre 2009 à 11:01

    Je vous ai soutenu dans la question de la création monétaire via le crédit, chose qui n’existe tout simplement pas, alors je ne comprends pas pourquoi il n’y a pas de suite autour de la question de la nature même de la monnaie!
    Cela est quand même la question centrale!
    Il faudra bien que cela vienne aucentre des préoccupations des économistes, car, sinon, des gens comme Casanova auront beau jeu de vous démonter!

    Répondre
  43. johannes finckh dit :
    24 décembre 2009 à 11:24

    lire: « guerre mondiale » bien sûr!
    Encore un lapsus intressant!
    Il s’agit bien d’une guerre des « ondes » au sens où il suffirait quand même dedonner à mes propos une audience sur les ondes suffisante pour que les choses se mettraient peut-être en mouvement!
    En effet, je ne crois pas à la théorie deu « complot » qui serait initiée par la Hautre Finance, par contre, j’observe une totale incapacité de remise en question de la part de l’économie académique en dépit de ses insuffisances flagrantes!

    Répondre
  44. fujisan dit :
    24 décembre 2009 à 12:59

    @jducac 23 décembre 2009 à 19:23
    Oui, notre échange commence à devenir intéressant.

    1/ Vous avez retiré par la suite « collectivité » (que j’avais d’ailleurs mis en gras dans ma citation).

    3/ Vous dites « Ma mère a disposé tout à fait légitiment d’un capital sous forme d’une maison ». Ce n’est pas un capital (financier) à proprement parler, mais un patrimoine immobilier. Quand c’est « sous forme d’une maison », ce n’est une dette pour personne puisque vos parents l’avaient construite par leur travail et financé par leurs économies. Il convient de faire la différence entre argent et marchandise (ici la maison).

    Vous dites « quand ma mère a vendu sa maison elle a obtenu de l’argent et à l’issue de la transaction avec son acheteur, ils étaient quittes. Ma mère ne devait donc rien à la collectivité. » En effet, ce n’est pas votre mère, ce sont d’autres. Quand la maison est vendue, votre mère a converti son patrimoine immobilier sous forme financière, et donc forcément cet argent est placé par votre mère auprès d’un intermédiaire qui va, lui, devoir trouver des emprunteurs pour le faire « fructifier ». Et quand votre mère touche sa pension complémentaire, ces emprunteurs vont devoir rembourser l’intermédiaire financier pour qu’il puisse payer votre mère. Il convient de suivre la chaîne dans les 2 sens. Multipliez cela par toutes les personnes âgées qui font comme votre mère et vous voyez que ces « autres » forment une grande partie de la société.

    Vous dites « Ma mère n’a pas à aller voir ce que fait ce gérant. Tout ce qu’elle sait, c’est qu’elle espère récupérer son argent et même un peu plus pour compenser l’inflation. » Vous décrivez bien la « boîte noire » du capitaliste aveugle (ou du moins myope). Quand Paul Jorion définit le captial comme « l’argent dont on a besoin et dont on ne dispose pas, soit pour produire, soit pour consommer », il nous montre l’envers du décor, ce qui se cache effectiment dans cette « boîte noire » qui ne fructifie pas par magie mais grâce à des personnes en chair et en os qui doivent travailler pour pouvoir payer votre mère, sans oublier le gérant et les intermédiaires qui prélèvent leurs commissions au passage.

    Maintenant que ce cache-t-il dans cette « boîte noire » ? Est-ce plus ou moins risqué ou raisonable? A qui et à quoi cela sert-il? Est-ce plus ou moins utile ou nuisible pour la collectivité? Quand vous dites que cela « contribue un peu à servir des salaires donc aussi des contributions aux charges sociales profitables (et non coûteuses) pour la collectivité », les mots les plus importants sont « un peu ». C’est combien « un peu »? Et en contrepartie de ce « un peu », n’y a-t-il pas du « trop préjudiciable » ou « trop risqué » pour la collectivité? C’est tout le problème.

    Posez vous aussi la question de savoir si la financiarisation du monde est une bonne chose pour la société. Car c’est de cela qu’il s’agit. On abouti à une accumulation de placements/dépôts/épargne… qui ont pour contrepartie une accumulation de dettes. C’est une division du monde en 2 : riches épargants et pauvres emprunteurs dont le fossé ne fait que se creuser. Pour ma part je suis de l’avis de Plutarque : « Le déséquilibre entre riches et pauvres est la plus ancienne et plus fatale maladie de toutes les républiques. »

    Je constate aussi que vous n’avez rien à redire concernant mes arguments sur les retraites par répartition VS par capitalisation.

  45. fujisan dit :
    25 décembre 2009 à 13:06

    @jducac 24 décembre 2009 à 17:34
    « L’argent en lui même n’est porteur d’aucune charge d’où qu’il vienne et où qu’il aille »
    En reprenant votre définition de l’argent (que je partage), vous dites : « Le droit à faire travailler en lui même n’est porteur d’aucune charge d’où qu’il vienne et où qu’il aille ».
    Quand on exerce son « droit à faire travailler » ne fait-on pas peser une charge sur d’autres qui ont pour « devoir de travailler »?

    Vous dites « Au pire, ça n’est certainement pas ma mère, qui a travaillé avant de consommer qui doit s’interroger sur ce qu’elle laisse en charge à la société. D’ailleurs elle n’a pas du tout mauvaise conscience ».
    Il n’en reste pas moins que maintenant votre mère est bel et bien une charge pour la société. Quand elle touche sa pension (complémentaire ou légale), elle touche de l’argent qui provient d’autres qui doivent travailler pour pouvoir payer votre mère. Que votre mère ait bonne conscience ou non, n’y change rien.

    Vous dites « Je constate qu’il y a dans les générations qui m’ont suivi, bien plus de gens qui ont un sentiment haineux à l’égard de l’argent »
    En effet, il y a de quoi être haineux quand votre travail, si vous avez la chance d’en avoir un, ne vous permet pas de (sur)vivre dignement.

    Vous dites « En conséquence ils [les jeunes générations] se sont dirigés sans gêne vers l’appel au crédit ce qui était plutôt ruineux et en tout cas plutôt honteux chez les générations de travailleurs antérieurs. »
    On touche aux questions sensibles! Vous oubliez que les économies des uns (générations de travailleurs antérieurs) ont OBLIGATOIREMENT pour corrolaire un endettement desautres ( jeunes générations). S’il n’y a pas d’emprunt, il n’y a pas d’épargne non plus et vice-versa. Le système est ainsi fait que l’un ne va pas sans l’autre. Ce sont les 2 faces de la MÊME CHOSE.

    Vous dites « Le travail exécuté (l’argent) se déverse sous forme de capital pour payer les générations plus jeunes. C’est le cas de ma mère avec ce qui provient de sa maison. »
    Mais non, le travail exécuté ne paye pas les générations plus jeunes. Cet argent est prêté aux générations plus jeunes, charge à ces dernières de travailler pour pouvoir rembourser (avec intérêts) les générations précédentes et aussi payer (grassement) les gestionnaires du fonds de pension, leurs actionnaires…

    Le ressentiment des jeunes générations vient peut-être aussi de ce qu’elles ont le sentiment que les générations de travailleurs antérieurs exigent plus en retour que ce qu’elles n’ont fourni. La qualité de vie des personnes âgées s’est améliorée, la durée de vie s’est prolongée. C’est un bienfait, mais cela a un coût pour la société. Il y a 40 ans quand vous et vos parents travailliez, vous avez payé les pensions des générations précédentes qui n’avaient, elles, pas la même qualité de vie dont vous profitez actuellement.

    Pour votre info, j’ai 47 ans (entre 2 âges ;-) ). Pour ce qui me concerne, je ne me fait aucune illusion. Je sais que je n’aurai jamais droit aux mêmes avantages dont profitent les retraités actuels (dont mes parent, vous et votre mère faites partie). Avantages qui proviennent du travail des actifs actuels (dont je fais encore partie). C’est tout simplement intenable, ce sera une charge trop lourde pour les générations futures. D’autant plus lourde que la pyramide des âges, le vieillissement de la population font que la charge sera supportée par moins de jeunes. Un donné pour un rendu, c’est équitable; mais un donné pour 2 rendus (retraités actuels), c’est inéquitable de même que un donné pour zéro rendus (jeunes travailleurs actuels).

    Joyeux Noël (tout de même ;-) )

    Répondre
    • jducac dit :
      25 décembre 2009 à 19:14

      @ fujisan 25 décembre 2009 à 13:06
      Vos propos me troublent. Je m’efforcerai dès que possible à répondre point par point aux problèmes que vous soulevez. Dans l’immédiat, je me permets de vous inviter à réécouter et à longuement méditer le message audio diffusé ce jour par Paul. Je souhaite vous aider à voir les choses plus positivement que vous ne les voyez, non parce que vous êtes à ma charge, mais par simple solidarité. A bientôt. Réécoutez bien le message de Paul !

    • fujisan dit :
      25 décembre 2009 à 20:25

      J’ai bien réécouté le msg de Paul.
      Je préfère ne pas me faire d’illusions sur l’avenir, quitte à être agréablement surpris :-) Cela ne m’empèche pas de rêver d’un monde meilleur et d’agir en mon âme et conscience avec mes petits moyens pour qu’il survienne. Mais quand je me réveille, le rêve prend fin et je constate que la réalité prend plutôt la forme d’un cauchemar. PJ, « rêveur ET réaliste » comprendra, et vous aussi j’espère. ;-)

      Vous semblez aussi rejeter la faute sur les générations qui vous suivent. Mais n’oubliez pas que ce sont les générations de vos (petits-)enfants, que s’ils agissent en cigales insouciantes, c’est peut-être aussi parce que leurs parent n’ont pas su transmettre les « valeurs vertueuses » des fourmis.

    • fujisan dit :
      28 décembre 2009 à 08:43

      @ jducac 27 décembre 2009 à 20:26
      J’ai dit : Je précise : travail salarié càd contre de l’argent.

      C’est bien pcq l’argent représente « un devoir de travailler » et que je rejette cette aliénation du travail salarié, cette obligation de vendre son temps au rabais, et pour les autres raisons évoqués plus haut que je me dois de rejeter l’argent qui en est l’instrument.

      Warren Buffett, une des plus grosses fortunes mondiale, a déclaré au New York Times le 26 nov 2006 « La guerre des classes existe, c’est un fait, mais c’est la mienne, celle des riches, qui mène cette guerre et nous sommes en train de la remporter. »

      Doit-on collaborer avec un ennemi qui nous déclare la guerre ?

    • cdanslair2010 dit :
      28 décembre 2009 à 09:00

      Fujisan
      Que proposez vous ?

    • fujisan dit :
      27 décembre 2009 à 18:42

      @ jducac
      On parle du système bancaire, des crédits et dettes. Le système bancaire est un intermédiaire entre déposants/épargants et emprunteurs, entre les fourmis et les cigales. Quand La Fontaine dit « La fourmi n’est pas prêteuse », c’est une impossibilité dans notre système bancaire, la fourmi est obligée de prêter à la banque qui elle-même est obligée de prêter aux cigales. S’il n’y avait que des fourmis, la banque n’aurait plus de raison d’être; elle serait un simple coffre-fort qui ne rapporterait rien et au contraire coûterait des « frais de garde » aux déposants pour couvrir les frais de fonctionnement et payer les actionnaires.

    • cdanslair2010 dit :
      28 décembre 2009 à 10:08

      Fujisan
      Vous écrivez  » Le système bancaire est un intermédiaire entre déposants/épargants et emprunteurs, entre les fourmis et les cigales.  »
      Si c’était seulement le cas il n’y aurait jamais eu augmentation de la quantité de monnaie… et comment seraient payés les intérêts

  46. Étienne Chouard dit :
    28 décembre 2009 à 18:47

    Clément Juglar et Maurice Allais,
    pour annoncer les crises longtemps avant qu’elles ne surviennent
    et surtout pour comprendre leurs VRAIES CAUSES.

    Bonjour.

    On a parlé plus haut de Clément Juglar et de Maurice Allais.

    Paul a dit :

    « Je reproduis la note No 11 de cet article de Maurice Allais intitulé « La crise mondiale d’aujourd’hui » (1998), qui dit ceci :

    Sur les crises du XIXe siècle, Clément Juglar écrivait déjà en 1860 : « Les crises commerciales sont le résultat d’altérations profondes dans le mouvement du crédit… Qu’est-ce que le crédit, le simple pouvoir d’acheter en échange d’une promesse de payer ? … La fonction d’une banque ou d’un banquier est d’acheter des dettes avec des promesses de payer… La pratique seule du crédit amène ainsi, par l’abus qu’on est porté à en faire, aux crises commerciales.

    Le crédit est le principal moteur, il donne l’impulsion; c’est lui qui, par la signature d’un simple effet de commerce, d’une lettre de change, donne une puissance d’achat qui paraît illimitée… Ce qui favorise le développement des affaires et la hausse des prix, c’est le crédit… Chaque échange d’un produit donne lieu à une nouvelle promesse de payer… » (in Clément Juglar. Des Crises commerciales et leur retour périodique. 1860. 2ème édition, 1889)

    Le lecteurs de « L’argent, mode d’emploi » auront noté l’identité parfaite entre ce que je dis dans ce livre et ce que disait Clément Juglar en 1860.

    Par contre quand Allais appelle « création ex nihilo de moyens de paiements bancaires » ce que Juglar appelle « promesse de payer » et moi-même « reconnaissance de dette », il introduit une totale confusion dans l’explication de ces mécanismes.

    Je suppose que le fait d’avoir appelé Clément Juglar la maison d’édition qui édite ses livres, reflète chez Allais une grande admiration pour cet auteur. Il aurait dû à mon sens rester beaucoup plus proche de la pensée de Juglar, qui avait lui le talent de s’exprimer clairement. »

    http://www.pauljorion.com/blog/?p=5861#comment-45096

    Pour ma part, en lisant Clément Juglar dans le texte, je comprends que Maurice Allais y trouve une confirmation de la responsabilité centrale du CRÉDIT PRIVÉ (CRÉATION MONÉTAIRE) TROP FACILE dans les crises du capitalisme, en amont même de la spéculation (le crédit facile stimule excessivement la spéculation qui n’explose pas seule sans cet adjuvant).

    Pour me faire comprendre, je reproduis ci-dessous un extrait de l’introduction du livre de Clément Juglar, « Des crises commerciales et de leur retour périodique, en France, en Angleterre et aux États-Unis », 1862.

    Rappel préalable (définition) : l’escompte est une opération de crédit qui consiste, pour une banque, à accepter de consentir une avance à un client, dont le montant est égal au prix des marchandises représenté par des effets de commerce que le client endosse au profit de la banque. Il s’agit d’une monétisation d’effet de commerce. La banque transforme ainsi un pouvoir d’achat « plus tard » (potentiel) en un pouvoir d’achat « maintenant » (réel).

    Lorsque la banque qui a pratiqué l’escompte remet elle-même ces effets de commerce (avant leur échéance) à une banque centrale (pour récupérer du pouvoir d’achat « maintenant »), cette opération de refinancement se nomme un réescompte.

    Extrait du livre de Clément Juglar :

    « Ainsi, ce qui d’abord ne paraissait que l’accessoire, est devenu la partie principale et dominante.

    Les opérations des banques, l’extension et la contraction des escomptes, l’abondance et la rareté du numéraire, malgré une importation de 5 milliards en or dans la dernière période, ont entrainé comme conséquence les modifications profondes que l’on observe dans les mouvements de la population, dans le commerce, importations et exportations, dans les revenus, impôts directs et indirects, enfin dans le crédit public, assez bien représenté par les cours des valeurs de l’État à la Bourse. De sorte que tout marche solidaire, soumis aux mêmes influences, et comme obéissant à la même puissance d’expansion et de retrait.

    Les mauvaises récoltes, la cherté des céréales, les disettes, par leur retour périodique se rencontrent assez souvent dans notre pays avec l’engorgement du portefeuille des banques, et apportent une nouvelle complication à une situation déjà mauvaise : leur présence n’est cependant pas indispensable pour produire une crise commerciale; nous en avons la preuve en observant ce qui se passe en Amérique, où, malgré le bas prix des céréales, le développement des escomptes, l’abus du crédit porté à un certain degré, les fait éclater un peu plus tôt qu’en Europe, la situation des deux côtés étant aussi embarrassée.

    Si la disette se rencontre avec le trop-plein des portefeuilles, la crise sera plus grave sans doute, mais ce ne sera toujours qu’un accident, cause de troubles d’autant plus grands, que la pyramide du crédit se trouvant renversée, à la moindre nouvelle secousse tout s’affaisse et croule. La dépression du portefeuille indique bien si la liquidation a été radicale et profonde, et dans ce cas on peut promettre une reprise active et durable des affaires. Si, au contraire, il n’y a qu’un temps d’arrêt, légère diminution des escomptes, une demi-liquidation en un mot, ou se relève un peu, mais pour retomber bientôt (1857-1862).

    (…)

    L’exagération du commerce intérieur et extérieur à des prix enflés par la spéculation et non aux prix naturels, voilà une des principales causes de tous les embarras pour la vente des produits. Le dernier détenteur ne pouvant les écouler à un prix supérieur, tous les échanges s’arrêtent ; la marchandise offerte, la baisse est rapide de 25 à 50 pour 100 en quelques mois, effaçant ainsi en un instant la hausse de plusieurs années.

    (…)

    Les comptes rendus mensuels et hebdomadaires des Banques de France et d’Angleterre ont fourni le moyen de suivre, presque mois par mois, la marche des crises et des liquidations. Dans une seconde partie, nous avons complété ce travail en indiquant les mouvements de la population, des douanes, des revenus publics directs et indirects, le cours des fonds publics et la situation du Trésor.

    Nous réclamons l’indulgence du lecteur pour tous les chiffres qui se trouvent dans le texte. En nous appuyant non seulement sur des relevés statistiques, mais sur des grands nombres, sur des longues périodes, et dans trois grands pays, nous pensons avoir rempli beaucoup mieux que par des assertions toujours discutables les principales conditions d’une démonstration scientifique. Ce n’est que par une lecture attentive, et en consultant souvent les tableaux généraux, que l’on se pénétrera du mécanisme des crises, de leur développement, de leur explosion et de leur liquidation.

    La répétition constante des mêmes accidents donne une monotonie réelle à notre historique : nous sommes forcé de passer successivement et toujours par les mêmes phases, non sans causer un certain ennui à l’esprit qui aime la variété et toujours avide de nouveautés ; n’est-ce pas cependant la meilleure confirmation de ce que nous voulions démontrer ? Nous aurions pu ajouter quelques détails sur le rôle des principaux personnages, banquiers et financiers, pour animer notre récit, mais c’eût été nous distraire et nous détourner de notre but.

    Le renouvellement et la succession des mêmes faits, dans des circonstances spéciales, dans tous les temps, dans tous les pays et sous tous les régimes(1), voilà ce qu’il fallait faire remarquer. On nous pardonnera de n’avoir pas répandu plus de charme dans notre récit, si les chiffres, malgré leur aridité, mais aussi, avec leur précision et leur éloquence, ont été nos meilleurs interprètes.

    (…)
    ___________
    (1) Liberté complète des banques aux États-Unis, liberté et monopole en Angleterre et en Écosse, monopole en France. »

    Source : fichier pdf libre de droits, scanné par Google : http://books.google.fr/books?id=O45JAAAAIAAJ&printsec=frontcover&dq=juglar&cd=1#v=onepage&q=&f=false (cliquez sur le lien « PDF » en haut à droite de l’écran Google Books)

    Livre également disponible sur papier, pour une lecture plus agréable qu’à l’écran et la possibilité de surligner :-) aux éditions Elibron Classics : http://www.amazon.fr/crises-commerciales-p%C3%A9riodique-Angleterre-%C3%A9tats-Unis/dp/1421237326/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1261995183&sr=8-1

    On trouve ensuite, dans le rapport introductif de l’académie des sciences morale et politiques, cette synthèse :

    « L’auteur de ce mémoire croit plus à l’influence D’UNE DIRECTION PRUDENTE DONNÉE AUX BANQUES qu’à l’utilité d’une nouvelle organisation. (…) L’auteur examine avec une attention scrupuleuse les points capitaux suivants :

    Le développement de l’escompte et des avances ;
    La situation de la réserve métallique;
    La circulation des billets ;
    Les dépôts en comptes-courants.

    Ce sont surtout les indications fournies par le développement des escomptes et par l’état de l’encaisse dont il se sert pour déterminer les fondements des crises. D’après les tableaux synoptiques que l’auteur a dressés avec une grande précision, on saisit clairement les signes précurseurs des perturbations commerciales. L’extension de la spéculation amène la hausse des prix et des salaires ; le luxe se propage ; ON RÈGLE LA DÉPENSE NON SUR L’ACCROISSEMENT DES REVENUS, MAIS SUR L’AUGMENTATION DU COURS NOMINAL DES VALEURS. LE DÉVELOPPEMENT EXAGÉRÉ DES ESCOMPTES ET LA DIMINUTION DES RÉSERVES MÉTALLIQUES PRÉCÈDENT LES CRISES, de même que la diminution des escomptes et l’abondance de l’encaisse en marquent la guérison. Les périodes croissantes et décroissantes se suivent avec une grande régularité dans les divers tableaux annexés au mémoire numéro 2, et l’auteur, sans en tirer une loi nouvelle, y voit plus qu’une coïncidence. »

    Source : fichier pdf libre de droits, scanné par Google : http://books.google.fr/books?id=O45JAAAAIAAJ&printsec=frontcover&dq=juglar&cd=1#v=onepage&q=&f=false (cliquez sur le lien « PDF » en haut à droite de l’écran Google Books)

    Livre également disponible sur papier, pour une lecture plus agréable qu’à l’écran et la possibilité de surligner :-) aux éditions Elibron Classics : http://www.amazon.fr/crises-commerciales-p%C3%A9riodique-Angleterre-%C3%A9tats-Unis/dp/1421237326/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1261995183&sr=8-1

    Un peu plus loin, dans les premières pages du mémoire proprement dit de Juglar, on trouve ces perles :

    « Étudier et rechercher la nature et l’origine des causes de tout ce qui nous entoure et nous touche le plus directement présente toujours les plus grandes difficultés, parce que solidaires, liés comme nous le sommes à tant d’accidents, dépendants ou indépendants de notre volonté, nous subissons les influences les plus contraires et les plus variées, et quand nous essayons de préciser les causes déterminantes, une foule de causes occasionnelles nous assiègent, troublent la vue et nous donnent le change, nous faisant souvent prendre l’accident pour le principe même du mal.

    Le véritable critérium des causes, c’est de les voir, dans des circonstances semblables, reproduire les mêmes effets, particularité malheureusement assez rare dans les phénomènes sociaux et dans tout ce qui touche à la vie.

    Dans cette incertitude, on invoque tour à tour les causes les plus contraires pour se rendre compte des mêmes effets. On est surpris de la légèreté, de la facilité, avec laquelle l’esprit humain accepte tout ce qu’on lui propose ; tellement il est avide de savoir, de se rendre compte, et, quand il ne trouve rien de mieux, combien facilement il se paye de mots.

    La multiplicité même des causes que l’on invoque le plus souvent suffit, il nous semble, pour prouver leur peu d’efficacité, puisque, alors qu’une seule devrait suffire, on en accumule un grand nombre, de sorte que, comme elles ne sont pas toujours réunies pour produire le même effet, on peut aussi rigoureusement conclure, en les éliminant une à une, qu’aucune n’est cause déterminante, pas même secondaire, puisque sa présence n’est pas indispensable pour produire le résultat attendu.

    Il y a donc un ÉTAT ANTÉRIEUR qu’il faut étudier avec soin, et en l’absence duquel les causes que l’on croirait les plus puissantes sont sans action. C’est ce qu’en médecine on appelle la PRÉDISPOSITION : le froid, par exemple, est la cause de beaucoup de maladies ; chez l’un d’un rhumatisme, chez l’autre, d’une pneumonie, chez un troisième d’une pleurésie. La cause restant la même, le résultat est tout différent. C’est la prédisposition locale qui fait pencher la balance dans un sens ou dans un autre, et la preuve, c’est qu’en son absence, le froid ne produit aucune maladie sur le même individu.

    II en sera de même pour les crises ; nous nous attacherons à déterminer quelles sont les circonstances dans lesquelles elles se développent, et les causes à la suite desquelles elles éclatent. Mais nous insisterons surtout sur les conditions indispensables à leur existence, sur les phénomènes constants que l’on observe alors en dehors des causes si diverses, si variées, que l’on invoque selon le besoin du moment.

    Quand on examine les comptes rendus officiels de la situation des banques de France, d’Angleterre, des États-Unis, on ne tarde pas à reconnaître, au milieu des divisions nombreuses de leur actif et de leur passif, quelques chapitres dignes de la plus grande attention.

    Ce sont :

    1° Le développement des escomptes et des avances ;
    2° La réserve métallique ;
    3° La circulation ;
    4° Les dépôts et comptes courants.

    Les deux premiers surtout présentent une marche tellement identique et régulière dans les périodes de crise et de prospérité, qu’ils devront nous servir de guide pour les reconnaître et les distinguer, et avant même que l’on signale les causes traditionnelles, nous indiquer si le danger est proche ou éloigné. Les deux derniers chapitres, la circulation et les dépôts, ne présentent pas la même régularité, leurs oscillations n’ont pas le même caractère ; leurs écarts, beaucoup moins considérables, peuvent se manifester en l’absence des crises, par suite de quelques besoins particuliers et locaux, sans influer sur la marche générale des affaires. Ainsi, en 1857, les dépôts augmentent à la banque d’Angleterre au même moment où ils baissent en Amérique.

    Pour donner toute la rigueur possible à notre démonstration, nous tâcherons de prouver que pour les escomptes et la réserve métallique, les mêmes phénomènes s’observent en France, en Angleterre, à Hambourg, aux États-Unis, en Europe et en Amérique. Ce sera là pour nous la pierre de touche, le véritable critérium des crises.

    (…)

    Causes des crises

    Les symptômes qui précèdent les crises sont les signes d’une grande prospérité ; nous signalerons les entreprises et les spéculations de tous genres ; la hausse des prix de tous les produits, des terres, des maisons ; la demande des ouvriers, la hausse des salaires, la baisse de l’intérêt, la crédulité du public, qui, à la vue d’un premier succès, ne met plus rien en doute ; le goût du jeu en présence d’une hausse continue s’empare des imaginations avec le désir de devenir riche en peu de temps, comme dans une loterie. Un luxe croissant entraîne des dépenses excessives, basées non sur les revenus, mais sur l’estimation nominale du capital d’après les cours cotés.

    Les crises ne paraissent que chez les peuples dont le commerce est très développé. Là où il n’y a pas de division du travail, pas de commerce extérieur, le commerce intérieur est plus sûr ; PLUS LE CRÉDIT EST PETIT, MOINS ON DOIT LES REDOUTER.

    Causes diverses

    Les guerres, les révolutions, les changements de tarif, les emprunts, les variations de la mode, de nouvelles voies ouvertes au commerce. Nous avons dit plus haut ce que nous pensions de ces causes, dont nous ne méconnaissons pas l’importance, et combien souvent elles produisaient des effets différents. Nous trouvons quelque chose de plus constant, de plus régulier dans l’examen des escomptes et de la réserve métallique des banques.

    Le développement exagéré des escomptes et la diminution de la réserve métallique des banques, de même que la diminution des escomptes et l’abondance de l’encaisse, paraissent, depuis 1800 du moins, présenter une concordance tellement parfaite, qu’il serait difficile de ne pas remarquer cette solidarité. »

    Source : fichier pdf libre de droits, scanné par Google : http://books.google.fr/books?id=O45JAAAAIAAJ&printsec=frontcover&dq=juglar&cd=1#v=onepage&q=&f=false (cliquez sur le lien « PDF » en haut à droite de l’écran Google Books)

    Livre également disponible sur papier, pour une lecture plus agréable qu’à l’écran et la possibilité de surligner :-) aux éditions Elibron Classics : http://www.amazon.fr/crises-commerciales-p%C3%A9riodique-Angleterre-%C3%A9tats-Unis/dp/1421237326/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1261995183&sr=8-1

    La suite est littéralement passionnante et, si le travail de « correction-re-saisie-à-la-main » d’un document original de trop mauvaise qualité pour être bien OCRisé n’était pas si long et si fastidieux, je me ferais un plaisir de le reproduire en intégralité sous forme numérisée (pour permettre les recherches de mots et les copier-coller pédagogiques).

    __________________

    Remarques du père Chouard sur ces extraits de l’ouvrage de Clément Juglar :

    J’observe que l’abandon de la référence métallique pour la monnaie achevé en 1971 a profondément changé les limites de la création monétaire et devrait sans doute nous conduire à chercher, d’une part ce qui a changé, depuis l’analyse passionnante de Juglar, et d’autre part ce qui n’a PAS changé.

    Et du point de vue de la pertinence des thèses de Maurice Allais, je constate deux fortes similitudes entre Allais et Juglar :

    1. ESCOMPTE excessif (et liquidité excessive subséquente) de Clément Juglar = CRÉDIT excessif (et liquidité excessive subséquente) de Maurice Allais

    Il me semble que l’escompte excessif accordé par les banques, que Juglar repère comme une cause fondamentale des crises récurrentes, correspond parfaitement à ce qu’on appelle aujourd’hui le crédit bancaire, par lequel une banque privée crée et délivre de la liquidité immédiate en contrepartie de titres ou de créances payables plus tard.

    On a bien affaire ici à la création monétaire des banques privées, dont l’excès, encore et toujours, est la source d’une prospérité artificielle exagérée et, in fine, des effondrements qui s’ensuivent.

    N’est-ce pas ?

    2. RÉSERVES métalliques insuffisantes (imprudence systémique) de Juglar = COUVERTURE insuffisante (imprudence systémique) d’Allais

    Par ailleurs, la deuxième cause repérée par Juglar comme centrale pour expliquer les crises du capitalisme, —la réserve métallique de plus en plus insuffisante au fur et à mesure que les escomptes s’amoncèlent—, cette réserve-métallique-garantie-de-crédibilité-des-signes-monétaires n’existe plus aujourd’hui (depuis l’abandon de l’étalon or), mais je trouve que les réserves fractionnaires et autres réserves obligatoires en tiennent lieu (ou plutôt devraient en tenir lieu) désormais : la diminution des contraintes de sécurité imposées au banques en matière de crédit, autrement dit la presque disparition des limites à la création monétaire des banques privées (pourvu qu’elles trouvent des emprunteurs, fussent-ils quasi-clochards), me paraît être l’héritière de l’imprudence éhontée dénoncée par Juglar, LA source des escomptes excessifs, et donc de la prospérité artificielle, et donc des crises subséquentes.

    À mon sens, Maurice Allais est donc parfaitement fondé à s’appuyer sur les travaux de Juglar pour défendre ses thèses et, loin de semer la confusion, Allais éclaire ainsi la réalité moderne avec une grande lumière (et depuis longtemps, bien avant que la crise ne soit imminente).

    Et en lisant « Argent mode d’emploi », je ne trouve ni la moindre référence explicite à Juglar —et donc pas d’ »identité parfaite » évidente avec lui (il faudrait nous dire précisément quels passages des livres sont si proches)—, ni la clarté de Juglar : notamment, quand Paul explique ce qu’est l’argent, je suis (comme depuis deux ans) complètement perdu et je ne retrouve aucun repère connu qui rendrait ses explications crédibles : par exemple, à lire Paul (p. 28 et s.), les seuls objets qui méritent le nom d’argent devraient être les billets de banque et les pièces métalliques dans mon portefeuille, à l’exclusion de mon solde de compte en banque qui ne serait pas de l’argent (parce que pas exactement aussi disponible) ; ce qui n’a, me semble-t-il, rien à voir avec la réalité de l’argent moderne, détaché de toute référence métallique : l’argent sur mon compte à vue est parfaitement disponible (même en situation de crise violente comme aujourd’hui) et constitue donc un équivalent pratique évident à la monnaie fiduciaire (la distinction entre les DAV et les billets défendue par Paul, qui ne peut prendre sens que lors de crises à la fois les plus extrêmes et les plus improbables, continue à me paraître à la fois artificielle et inutile pour comprendre ce qui est en jeu dans la genèse des crises ordinaires).

    De mon point de vue, en relisant nos échanges depuis deux ans (c’est passionnant) et en lisant le livre de Paul, « Argent mode d’emploi », le débat sur la définition de la monnaie et sur les acteurs légitimes pour créer cette monnaie est loin d’être terminé.

    D’ailleurs, au lieu de la synthèse promise dans le livre « L’argent, mode d’emploi », je ne retrouve qu’un seul des points de vue en présence, comme si aucun débat n’avait eu lieu depuis deux ans, c’est très frappant.

    Je trouve ça plutôt dommage. Mais bon, ce n’est pas grave. L’important est de pouvoir continuer à échanger tranquillement.

    On va bien finir par se comprendre et unir nos forces… pour éliminer toute fausse monnaie préjudiciable à l’intérêt général.

    ________________

    Si quelqu’un a chez lui (ou compose) le texte intégral de Juglar en numérique, il rendra un grand service aux autres en le publiant rapidement. J’ai commencé ce travail http://etienne.chouard.free.fr/Europe/messages_recus/Clement_Juglar_Des_crises_commerciales_et_de_leur_retour_1862.rtfet on peut le corriger librement (envoyez-moi le résultat et je publierai la mise à jour).

    Amicalement.

    Étienne.

    _________________

    Les mêmes qui leur ont ôté les yeux reprochent au peuple d’être aveugle.

    John Milton.

    Répondre
    • Moi dit :
      28 décembre 2009 à 23:28

      « Il me semble que l’escompte excessif accordé par les banques, que Juglar repère comme une cause fondamentale des crises récurrentes, correspond parfaitement à ce qu’on appelle aujourd’hui le crédit bancaire, par lequel une banque privée crée et délivre de la liquidité immédiate en contrepartie de titres ou de créances payables plus tard. »

      Où voyez-vous que Juglar dise que la banque privée crée la liquidité immédiate lors de l’escompte? A quoi lui sert le réescompte si elle crée de la liquidité? (le réescompte lui sert évidemment à se fournir à nouveau en liquidité auprès de la banque centrale après l’opération d’escompte)

      « l’argent sur mon compte à vue est parfaitement disponible (même en situation de crise violente comme aujourd’hui) et constitue donc un équivalent pratique évident à la monnaie fiduciaire »

      Vous pensez pouvoir acheter quelque chose avec votre compte à vue sans passer par de la monnaie banque centrale? Par quelle magie? Lorsque vous utilisez votre compte à vue en payant par carte bleue ou par chèque, les banques s’échangent ensuite entre-elles de la monnaie banque centrale. Il n’y a jamais paiement réel par une supposée « monnaie compte à vue ».

      La preuve ici, lors des paiements internationaux une caution est bloquée sur le compte à vue du client en attendant que le fournisseur reçoive son argent : http://www.actu24.be/article/societe/votre_compte_bloque_a_cause_dun_plein/374984.aspx

    • NingúnOtro dit :
      29 décembre 2009 à 01:13

      Google donne accès au texte numérique en OCR (assez bon, mais pas parfait).

    • cdanslair2010 dit :
      29 décembre 2009 à 06:23

      Moi

      Votre raisonnement est erroné parce que tous les clients ayant bénéficié de « l’escompte » se servent de l’argent scriptural de la banque pour effectuer leurs paiements, et cet argent va circuler de banque en banque (on le verrait bien si chaque unité était numérotée). Seul une petite partie aura besoin (ou envie) de disposer de monnaie centrale (billets de banque aujourd’hui, ou or du temps de Juglar), ce qui imposera à la banque de réescompter une petite partie seulement. De toute façon actuellement les banques centrales n’acceptent pas en réescompte des titres d’ntreprises privées.

    • Paul Jorion dit :
      29 décembre 2009 à 09:47

      Étienne,

      Tu n’as cité ce long passage que parce que tu pensais – une fois encore – trouver chez Juglar une allusion à la création monétaire ex nihilo par les banques commerciales.

      « Moi » t’as montré – une fois encore – que ce passage disait exactement le contraire de ce que tu pensais y lire (malgré les caractères gras ajoutés par toi). Je le répète, ces questions sont réglées et le débat sur ce sujet est clos dans le blog ici présent.

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53 – Richesse et rareté

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2867

Par Charles M. A. Clark, juin 2000 – (extrait)

De Platon jusqu’à Adam Smith, la richesse a principalement été envisagée en tant que prospérité matérielle de la société dans son ensemble. Lorsque Smith parle de « la richesse réelle », il précise rapidement sa définition : « le produit annuel des terres et du travail de la société ». L’un des thèmes centraux de la « Richesse des Nations » est celui du combat contre la conception mercantiliste affirmant que la richesse tient à la possession d’or et d’argent. Selon Smith, les erreurs des mercantilistes provenaient de leur confusion entre les moyens les fins.

L’objectif immédiat d’un commerçant peut effectivement consister à accumuler de l’or et de l’argent, mais pour la société dans son ensemble ce ne sont simplement que des moyens d’atteindre à ses fins, qui sont la production de biens et de services. Puisque la richesse est le produit annuel des terres et du travail, Smith consacre l’essentiel de ses travaux à examiner comment ce produit annuel peut être augmenté. Les principales méthodes pour ce faire sont l’augmentation des apports de la terre et du travail, en premier lieu grâce à la division du travail (qui conduit aux avancées technologiques).

Lire la suite

Publié dans Croissance, Propositions | Commentaires fermés sur 53 – Richesse et rareté

52 – Bernard Maris : antimanuel d’économie

« Création et destruction monétaires

C’est le principe fondamental de l’émission monétaire : si je fais un crédit papier de 100 et si je sais qu’une grande partie de ce crédit reviendra chez moi, banquier, je peux multiplier le crédit bien au-delà du stock d’or dont je dispose. Dans le cas n° 1, mon « multiplicateur de crédit » est de 5; dans le cas n° 2, de 2; dans le cas n° 3, de 10. Le mécanisme est décrit dans l’adage: « Les prêts font les dépôts. » Le crédit fait les dépôts, il fait l’argent. Et non l’inverse ! Avis à ceux qui croient que l’épargne fait l’argent. Quel contresens économique ! Retenons que la création monétaire est une mise en branle de forces économiques, du travail, des matières premières, des inventions, de la technique, de la production, de la consommation, une anticipation de l’activité économique.

Cette création monétaire était en principe garantie par de la marchandise, du métal, de l’or et de l’argent : une assurance métallique. Mais la vraie garantie de la création monétaire, c’est l’anticipation de l’activité économique, du cycle production-consommation. Encore faut-il que cette anticipation soit saine : toute création monétaire saine débouche sur une destruction monétaire équivalente. Par exemple, je prête de l’argent à un constructeur de voitures, je lui fais un crédit. Avec ce crédit, il embauche des ouvriers qui construisent les voitures et il les paye. Avec leur salaire, les ouvriers achètent les voitures. L’argent revient chez le constructeur, et le constructeur rembourse son banquier. Argent créé, argent détruit égalent opération saine. Crédit, remboursement.

Prenons un second exemple. Je suis banquier, j’anticipe sur la nouvelle économie, sur des téléphones portables avec Internet, et je facilite la création d’entreprises qui en fabriquent, mais personne ne veut de cette nouvelle génération de téléphones. J’ai payé des gens, en tant que fabricant, mais ceux-ci ne veulent pas de ma marchandise. Je suis donc incapable de rembourser et ma dette ne s’éteint pas. La création monétaire n’est pas suivie d’une destruction. Je traîne mes dettes, comme le Japon traîne des dettes suite à une immense spéculation immobilière, comme France Telecom traîne des dettes suite à une mauvaise anticipation de l’activité économique, comme Vivendi traîne des dettes suite à des investissements dans des portails sans clients sur Internet, comme l’Argentine traîne des dettes vis-à-vis du FMI parce qu’elle a été incapable de faire fructifier l’argent qu’il lui a prêté, à tort.

Nous percevons mieux la nature de la monnaie : des dettes (des créances sur la banque émettrice) qui circulent. Des dettes, qui, si elles sont saines, doivent, par l’activité économique, provoquer leur remboursement.

Aujourd’hui, la monnaie est détachée de tout support matériel, on peut en créer à l’infini. Pourquoi, pendant très longtemps, les économistes se sont-ils opposés à ce que la monnaie n’ait pas de couverture métallique ? Comme Ricardo par exemple, à l’origine de l’Acte de Peel (1844), acte qui inspira longtemps la politique de la Banque d’Angleterre, établissant que tout billet devait avoir une stricte couverture en or (9). La raison en est que les économistes n’avaient pas confiance dans la capacité des banquiers à anticiper l’activité économique. En France, la faillite de la banque créée par Law détruisit pour un siècle la confiance des Français dans le papier monnaie. Law était un banquier écossais qui émettait des billets garantis par le développement du commerce de la France avec les premiers comptoirs, notamment la Louisiane. Quand on a commencé à se méfier de la réussite des entreprises vers cet État et ailleurs, le système de crédit créé par Law s’est écroulé. Tout le monde a voulu se débarrasser de ses billets estampillés « Banque Law » et réclamer de l’or. Faillite généralisée, ruine des petits épargnants, qui, comme toujours, comme pour France Telecom ou Enron, sont les derniers attirés par l’aubaine et les premiers roulés. Troubles publics, enrichissement scandaleux de spéculateurs qui avaient flairé la faillite du système. »

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51 – Le commerce des promesses

(Petit traité sur la finance moderne)

PIERRE-NOËL GIRAUD

Né en 1949, il est professeur économie à l’École des Mines de Paris, où il a fondé et dirige le CERNA (Centre de recherche en économie industrielle), et à l’université de Paris-Dauphine. Il est notamment l’auteur de L’Inégalité du monde (Gallimard, 1996) et de Économie : le grand saton ? (Textuel, 1998).

Editions du Seuil – Janvier 2001

Extraits du chapitre 5


Le retour du grand Chaman : finance et monnaie

En première analyse, il est possible de séparer monnaie et finance pour définir les fonctions et le modus operandi de cette dernière. Nous l’avons fait en supposant une monnaie unique et stable. Stable signifie que son pouvoir d’achat en biens de consommation est constant dans le temps. Cette hypothèse nous dispensait de nous interroger sur les conditions d’une telle stabilité, ainsi que sur les modalités de production de la monnaie.

Il faut maintenant lever cette hypothèse, car monnaie et finance sont intimement liées pour deux raisons. La première est fondamentale : tous les contrats financiers sont exprimés en monnaie. Acheter un bon du Trésor de 1 000 F à 10 ans à 5 %, c’est payer aujourd’hui 1 000 F et recevoir la promesse que le Trésor public vous remettra la somme de 1551F 10 ans plus tard jour pour jour, Si, en 10 ans, le pouvoir d’achat du franc a été divisé par deux (il suffit pour cela que l’inflation ait été en moyenne de 7 % par an), vous ne disposez en réalité que de 775 F. Cela ne peut certes vous laisser indifférent, puisque votre intention était justement de transférer dans le temps du pouvoir d’achat. La seconde est institutionnelle et a priori contingente (il n’y a pas de raison théorique qu’il en soit toujours ainsi) : aujourd’hui, ce sont les banques qui créent de la monnaie. Or elles sont également des acteurs majeurs sur tous les marchés financiers. Les banques sont donc au cœur de l’articulation entre finance et monnaie.

Nous exposerons d’abord les mécanismes de la création monétaire, le rôle qu’y jouent les banques et les raisons de l’évolution du pouvoir d’achat de la monnaie dans le temps : l’inflation et la déflation. Ensuite, nous définirons la politique monétaire, c’est-à-dire les moyens par lesquels les États peuvent contrôler la création moné­taire. Enfin, nous analyserons les rapports entre finance et monnaie.

Qu’est-ce que la monnaie ?

Qu’est-ce que la monnaie ? La monnaie est le seul objet économique qui puisse être échangé instantanément contre n’importe quel autre. La monnaie est avant tout un moyen de paiement. Cette première fonction lui en confère une seconde : celle d’unité de compte.

Le prix d’un objet, sa valeur d’échange, pourrait en théorie être exprimé par une interminable liste des quantités de tous les autres objets contre lesquels il peut être échangé. Il s’exprime plus simplement en unité monétaire. Pour pouvoir remplir ces deux fonctions, la monnaie doit en assurer une troisième : être une réserve de valeur. Le pouvoir d’achat d’une monnaie, pour qu’elle soit utilisée comme moyen de paiement, doit en effet être relativement stable dans le temps. Pour accepter de la monnaie en échange d’un bien dont on se sépare, il faut que, pendant le temps où l’on conserve cette monnaie, par exemple pour prendre le temps de rechercher et de trouver un objet qu’on désire acquérir, elle n’ait pas perdu une bonne partie de sa valeur. Sinon, on préférerait le troc, malgré son immense inconvénient qui est de ne pas séparer l’achat de la vente, ce que permet la monnaie si elle est réserve de valeur. Une monnaie n’a généralement ces trois fonctions constitutives (moyen de paiement, unité de compte, réserve de valeur) que dans un espace géographique donné.

Il résulte de ce qui précède que tous les objets économiques, hormis la monnaie, présentent un degré non nul d’«illiquidité». L’illiquidité est définie comme l’existence d’une différence entre le prix de vente et le prix d’achat. Son degré est mesuré par le rapport de cette différence au prix moyen. Si un objet quelconque pouvait toujours se vendre et s’acheter, au même prix, en n’importe quelle quantité, il serait équivalent à la monnaie, puisque cette échangeabilité sans coût avec la monnaie lui en conférerait toutes les fonctions. Il serait l’une des formes de la monnaie.

Pour ce qui va nous intéresser dans la suite, notons donc qu’aucun actif financier n’est parfaitement liquide. C’est ce qui le différencie de la monnaie. Certains sont plus liquides que d’autres, mais aucun ne l’est parfaitement. Un bon du Trésor est très liquide, mais il existe une petite différence entre prix de vente et prix d’achat, de même pour les actions des grandes sociétés cotées, autre actif très liquide. Même ce qui peut paraître le plus proche d’une monnaie ayant cours dans une zone donnée, le franc par exemple, à savoir une autre monnaie convertible en francs et largement utilisée dans le monde, le dollar par exemple, est, pour un résident en France, un actif financier et non une monnaie. Il ne peut payer son café en dollars à Paris, sauf si le garçon de café accepte les dollars parce qu’il va les changer au bureau de change d’à côté. Mais, dans ce cas, le garçon, même parfaitement honnête et ne prenant pas de commission, le changera à un cours inférieur à celui auquel son client l’a acheté, car, au bureau de change, le dollar à l’achat est plus cher qu’à la vente. Non seulement en raison de la marge (confortable) que prend le bureau de change, mais aussi parce que les banques, qui achètent et vendent les monnaies « en gros » sur le marché des changes, subissent aussi un bid-ask spread.

Dans les économies modernes, la monnaie au sens strict a deux formes : les billets de banque et les dépôts bancaires à vue. Les systèmes bancaires y sont des systèmes hiérarchisés à deux niveaux : la banque centrale et les banques de second rang, dites commerciales. Si vous avez 1000 F sur votre compte courant au Crédit lyonnais, c’est un «dépôt». Quelqu’un, vous-même, votre employeur, les a en effet déposés sur votre compte.

C’est un dépôt « à vue » car vous pouvez l’utiliser à tout instant en tirant des chèques ou en donnant des ordres de virement. Vous pouvez régler par chèque n’importe quel achat : c’est de la monnaie. Par contre, si vous avez 1000 F sur un compte à terme rémunéré, vous ne pourrez les retirer avant le terme prévu qu’au prix d’une légère pénalité. Vous avez prêté 1000 F à la banque, vous lui avez donc acheté une créance (Il faut s’habituer à cette équivalence. Un prêt de monnaie est toujours un achat de titre de dette : créance, obligation, etc. Un emprunt de monnaie est une vente d’un titre de dette) Quand vous empruntez à votre banque, vous lui vendez une créance (le contrat de prêt que vous avez signé). , vous pouvez la lui revendre avant l’échéance, mais à un prix inférieur (en raison de la pénalité). Ce n’est pas de la monnaie au sens strict, même si c’est un actif financier très liquide et donc facile à transformer en monnaie. Facile signifiant à coût faible.

Qui produit la monnaie ?

Comment la monnaie est-elle créée ? Dans les systèmes monétaires contemporains, ce sont les banques commerciales qui ont l’initiative de la création monétaire. Une banque crée de la monnaie en faisant crédit à ses clients. En accordant un crédit de 100000 F à l’un de ses clients, Monsieur X, le Crédit lyonnais, par exemple, crée un dépôt à vue de 100000 F à la disposition de Monsieur X. Dans son bilan, ce dépôt s’inscrit à son passif. En face, à son actif, s’inscrit la créance qu’il détient désormais sur Monsieur X. Le Crédit lyonnais a donc prêté à Monsieur X, c’est-à-dire a acheté une créance portant intérêt à Monsieur X, avec de la monnaie qu’il a créée ex nihilo pour l’occasion, par simple inscription d’un dépôt de 100000 F sur le compte courant de Monsieur X. La monnaie ainsi créée, dont l’unité est le franc, est en réalité de la monnaie « Crédit lyonnais », comme on va s’en rendre compte dans la suite. Monsieur X signe en effet un chèque de 100000 F à un concessionnaire Renault pour acheter une voiture. Si le concessionnaire a son compte au Crédit lyonnais, il y dépose le chèque. Cette banque débite alors le compte de Monsieur X de 100000 F et crédite celui du concessionnaire de 100 000 F. La monnaie que le Crédit lyonnais a créée, après avoir circulé entre deux agents économiques, est revenue en dépôt chez lui. Elle reste à son passif : il n’y a pas eu « fuite » de cette monnaie hors de sa sphère.

Si le concessionnaire porte son chèque à la BNP, celle-ci le conserve jusqu’au soir. Chaque soir, toutes les banques se retrouvent dans le cadre d’un « organisme de compensation ». Le compte de tous les chèques détenus par une banque sur toutes les autres est fait, et on effectue la compensation : les chèques de la BNP détenus par le Crédit lyonnais sont échangés contre les chèques du Crédit lyonnais détenus par la BNP, franc pour franc. Reste généralement un solde. Supposons qu’après compensation la BNP détienne finalement toujours le chèque de 100000 F émis par Monsieur X, client du Crédit lyonnais. Le Crédit lyonnais pourrait proposer à la BNP de la payer dans sa propre monnaie : il proposerait à la BNP de lui ouvrir un compte à vue où elle déposerait ce chèque. Ainsi, comme dans le cas précédent, le Crédit lyonnais virerait 100000 F du compte de Monsieur X au compte de la BNP, et son passif n’aurait pas varié. Mais cela ne présente aucun intérêt pour la BNP, car ce dépôt à vue n’est pas rémunéré. La BNP demande donc au Crédit lyonnais de lui échanger le chèque contre un titre portant intérêt. Cette vente de titre est un emprunt : le Crédit lyonnais a dû emprunter à la BNP la monnaie qu’il avait créée et qui était sortie de sa sphère. Le marché où les banques se prêtent entre elles en s’achetant des titres est le « marché interbancaire ». Une banque qui a dû emprunter aux autres un jour peut parfaitement se trouver dans la situation d’avoir à leur prêter le lendemain et donc de racheter des titres. On comprend que les titres échangés sur ce marché doivent être très liquides (hid-ask spread minimum).

Quittons le niveau des opérations élémentaires de crédit pour prendre une vue plus générale du bilan des banques, de l’origine de leurs profits et de leur comportement. L’opération simple de crédit que nous venons de présenter peut laisser croire que le métier de banquier est très agréable. Il consiste en effet à créer sa propre monnaie ad libitum et sans coût pour la prêter avec intérêt. Laissons ad libitum de côté pour l’instant et examinons le problème du coût des ressources bancaires. Si ces ressources sont exclusivement des dépôts à vue créés par elles en faisant crédit, elles sont gratuites. Ainsi, si une banque crée un dépôt de 100 000 F en faisant un prêt de 100 000 F à un an à 10 %, elle fait un bénéfice de 10 000 F dans l’année. Mais nous avons déjà vu que si ce dépôt fuit, elle doit se refinancer en empruntant auprès d’autres banques (ou de la banque centrale). Si elle se refinance au taux de 5 %, elle paiera 5 000 F d’intérêt. Enfin, pour des raisons que nous verrons ci-dessous, les autorités réglementant les banques leur imposent des obligations dites « prudentielles » en matière de structure de leur bilan. En particulier, le « ratio Cooke » exige que les banques aient un capital proportionnel à leurs actifs (dont les crédits), pondérés par leur risque. Augmenter son volume de crédit exige donc d’augmenter son capital, qui doit être rémunéré. Cela a donc un coût. Bref, le coût des ressources des banques n’est pas nul. Il doit bien évidemment être inférieur aux intérêts reçus des crédits.

La différence s’appelle « marge brute ». Elle doit au moins couvrir les frais de fonctionnement bancaires, en particulier la fonction de règlement (celle-ci est généralement gratuite quand les dépôts à vue ne sont pas rémunérés, donc en vérité les dépôts à vue sont rémunérés par la gratuité de cette fonction), ainsi que les pertes des crédits non performants. Le solde est le profit de la banque. On voit donc qu’il y a nécessairement un lien entre le coût des ressources bancaires et le taux d’intérêt des crédits bancaires. Si le premier augmente, les banques doivent répercuter cette augmentation sur le second, pour conserver leurs marges brutes, donc leurs profits.

C’est par ce lien que cherchent à agir les banques centrales.

Lorsqu’une économie est en sous-emploi de ses moyens de production (chômage et sous-utilisation des capacités physiques de production), c’est que la demande est insuffisante pour engendrer une production qui sature les capacités existantes. Une augmenta­tion de l’activité de crédit des banques, qu’il s’agisse de crédits à la consommation octroyés à des particuliers ou de crédits consentis à des entreprises pour réaliser des projets d’augmentation de leur production, crée une demande supplémentaire. Si l’économie est en sous-emploi, cette demande peut être immédiatement satisfaite par une augmentation de la production, égale à la demande supplémentaire. L’augmentation de la production engendre une augmentation équivalente des revenus. En effet, les entreprises qui ont augmenté leur production ont ipso facto distribué sous forme de salaires et de profits la valeur de la production supplémentaire. En créant ex nihilo de la monnaie par une augmentation de leurs crédits, les banques créent des droits supplémentaires sur la production. Les bénéficiaires des crédits disposent en effet de quantités supplémentaires de monnaie immédiatement échangeables en biens et services réels. Mais, lorsque l’économie est en sous-emploi, cela a pour effet d’augmenter d’autant la production et les revenus. Ces droits sont donc immédiatement « validés », c’est-à-dire peuvent être satisfaits sans que d’autres droits déjà créés sur la production aient à être réduits.

Il n’en serait pas de même si l’économie, très proche de la saturation des capacités de production, n’était pas capable de répondre par une augmentation de la production à une augmentation de la demande engendrée par la création monétaire. Dans ce cas, les entreprises à qui s’adresse la demande supplémentaire, ne pouvant augmenter leur production, augmentent leur prix. Par propagation, l’ensemble des prix est modifié, à des degrés divers. Le niveau général des prix augmente, donc la monnaie se déprécie, tandis que les prix relatifs se modifient. C’est l’inflation.

Dans ce cas, les droits supplémentaires sur la production, créés par la monnaie «injectée» dans l’économie par les banques, ne peuvent être satisfaits, s’ils le sont, qu’au détriment d’autres droits puisque la production n’a pas augmenté assez pour valider la création monétaire. C’est l’inflation qui opère cette redistribution des droits, en modifiant les prix relatifs. Qui gagne et qui perd dans l’inflation est une question empirique. Cela dépend de la manière dont les droits des uns et des autres sur la richesse produite sont protégés contre l’évolution des prix. Il est certain par exemple que, si les dépôts à vue ne sont pas rémunérés, tous les détenteurs de monnaie sont perdants. Si les salaires sont indexés sur le niveau général des prix à la consommation, mais avec retard, les salariés sont perdants dans une accélération de l’inflation, mais pas dans un régime d’inflation stabilisée. Tous ceux qui ont emprunté à taux fixe sont gagnants, puisqu’ils rembourseront dans une monnaie dévaluée. Tous ceux qui ont prêté à taux fixe sont perdants.

En réalité, les choses ne sont pas aussi tranchées. Même en situation de sous-emploi, la demande issue de la création moné­taire, en se diffusant dans l’économie, rencontre inévitablement des capacités de production qui, localement ou dans un secteur donné, sont plus « tendues ». La création monétaire se partage donc toujours en « effet volume » (augmentation de la production) et « effet prix » (inflation). Cependant, plus on approche d’une situation de plein emploi des capacités, plus l’effet prix a tendance à l’emporter.

La monnaie est créée par les banques commerciales, des institutions financières privées, dont lactivité est essentiellement orientée par la recherche du profit, et qui sont en compétition entre elles. En période de bonne conjoncture économique, quand on s’approche du plein emploi et que la croissance est forte, elles n’ont aucune raison de ralentir spontanément leur offre de crédit. Réciproquement, en période de récession, quand l’économie s’éloigne du plein emploi, que la croissance est faible, la fréquence des faillites chez leurs clients augmente. Les banques deviennent prudentes, presque inévitablement trop prudentes : elles refusent des crédits à des consommateurs solvables et à des entreprises qui présentent des projets rentables. La création monétaire est ralentie, ce qui aggrave la récession. Les banques n’ont donc aucune raison de créer spontanément exactement la quantité de monnaie qui maintiendrait l’économie en plein emploi sans accélération de l’inflation.

C’est donc à l’État, en l’occurrence par l’intermédiaire de la banque centrale, d’intervenir pour tenter de « réguler » la création monétaire. Naturellement, l’État doit d’abord se fixer un objectif : le plein emploi, cela va sans dire, mais avec un niveau d’inflation « acceptable ». Mais quel est le niveau d’inflation acceptable ? Est-il de 2 %, ce qui est le dogme actuel dans les pays de la zone euro, ou peut-il être plus élevé, et surtout plus variable, comme on semblait s’en accommoder très bien avant les années 80 ? Car l’inflation a des vertus. Elle permet d’opérer des transferts de droits sur la production progressifs et faiblement conflictuels car diffus, non annoncés, non négociés, simplement constatables a posteriori. Mais ce n’est pas encore le moment de discuter de cette importante question. Admettons que les États aient un objectif : s’approcher du plein emploi tout en maintenant l’inflation en dessous d’un certain chiffre. Comment peuvent-ils y parvenir? Schématiquement, on distingue des moyens directs et indirects, parmi lesquels on peut encore distinguer les moyens mécaniques et ceux que je qualifierais de chamaniques. Ces moyens constituent la politique monétaire.

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50 – Conclusion de « les fondements de la théorie bancaire »

A-J Holbecq nous a envoyé l’extrait qui suit,  conclusion du livre de Sylvie Diatkine « LES FONDEMENTS DE LA THÉORIE BANCAIRE, des textes classiques aux débats contemporains » (Dunod 2002), que vous trouvez donc ci dessous

Postjorion

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CONCLUSION GÉNÉRALE

La méthode que nous avons utilisée et qui consiste à commenter les textes originaux des auteurs anciens en référence aux développements de la théorie contemporaine, à faire dialoguer les auteurs « anciens » et les auteurs « modernes », nous a permis de dégager comment se mettent en place les fondements de la théorie bancaire aux XVIIIe, XIXe et début du XXe siècles.

Il est apparu tout d’abord que, dès le XVIIIe siècle, dans les contributions de ces auteurs (dont celle de A. Smith est exemplaire), bien qu’elles se situent encore en régime d’étalon métallique, la monnaie bancaire est considérée comme la véritable monnaie, émise en contrepartie de crédit, principalement à l’aide des techniques de l’escompte (billets), ou parallèlement de découverts bancaires donnant lieu à l’inscription de provisions dans les livres des banques (les comptes courants). Le métal n’est vu que comme une « ancre » en référence à quoi est stabilisée la valeur de l’unité de compte monétaire. Un coefficient de réserves variable et fractionnaire est tout à fait envisagé pour les banques, ce qui leur permet d’émettre de la monnaie à l’occasion de leurs prêts. Certes, ces premières réflexions, se situant dans le contexte du système bancaire britannique (composé principalement de banques d’escompte), n’envisagent que l’activité de prêt à court terme. Ce n’est que plus tard que cette fonction sera étendue explicitement à celle de financement des investissements par le prêt à long terme, dont la théorie sera fournie par J.A. Schumpeter.

La monnaie a la fonction d’unité de compte des prix des biens mais aussi, et surtout, des créances et des dettes des agents, chez des auteurs du XIXe siècle (Thornton) comme du XXe siècle (Hawtrey). Elle est aussi un moyen de paie­ment ou de règlement des dettes nécessairement issues des échanges. Elle n’apparaît pas comme une réserve de valeur. Il s’opère ainsi une introduction «logique» de la circulation monétaire à partir d’une circulation d’instru­ments de crédit ; une certaine catégorie de dettes va être sélectionnée comme instruments de règlement (Thornton, Tooke, Schumpeter, Hawtrey). Les banques seront les agents les plus à même d’émettre ce type de dettes. La confiance est indispensable au fonctionnement du crédit puisque les agents doivent être sûrs, pour accepter de recevoir, en échange de la vente, une reconnaissance de dette, qu’elle sera remboursée à l’échéance (risque de contrepartie ou de crédit) ou qu’ils pourront la liquider rapidement en cas de besoin, pour faire face à leurs propres engagements en matière de dettes (risque de liquidité). Ainsi, il est nécessaire que les agents puissent disposer, à tout moment, de suffisamment de liquidités, immédiatement acceptés dans les paiements, avec lesquels ils peuvent se décharger de leurs dettes et qui leur sont fournies par les banques, par monétisation du crédit.

Cependant, si les auteurs que nous venons de citer mettent en évidence l’acti­vité conjointe de fourniture de crédit et de gestion des paiements opérée par les banques, d’autres, dès le XIXe siècle, envisagent de les séparer. L’émission de monnaie ne doit pas se faire à l’occasion des prêts des banques mais stric­tement en proportion de leurs réserves en monnaie de base. Un débat s’instaure donc très tôt, tout d’abord entre partisans de l’Act de 1844 (École de la circulation), en Angleterre, qui sépare l’activité de crédit de celle d’émission de billets de la Banque d’Angleterre, couverts à 100 % par le métal, et opposants à cet Act (École de la banque, parmi lesquels Tooke) qui voient dans les instruments monétaires des instruments de crédit. Ce débat se prolonge et se renouvelle, en 1935, dans les propositions de I. Fisher, qui reprenant l’argumentation de l’École de la circulation, considère que l’émis­sion de monnaie bancaire doit être couverte à 100 % par des réserves, afin que la « monnaie ne soit plus à la merci des prêts ». Ces projets sont dictés, dans les deux cas, bien qu’à presque cent ans de différence, par la volonté de mettre la monnaie à l’abri des fluctuations du crédit, des risques liés l’activité de crédit, considérée comme la cause des crises bancaires.

Car la question des risques bancaires est une question ancienne dans l’histoire de la pensée économique, principalement analysée par les auteurs des xvme et XIXe siècles. Les banques supportent les risques des instruments de crédit. Elles ont un savoir faire particulier dans l’évaluation du risque de solvabilité de l’emprunteur face aux asymétries d’information sur le marché du crédit dont le rôle est important chez Smith, Thornton, et Schumpeter. Dans la théorie contemporaine le terrain de l’application de la théorie de l’agence au marché du crédit est vaste. En effet, on peut supposer que l’emprunteur connaît mieux ses propres caractéristiques (en termes de renta­bilité et de risque) que le prêteur, de même il sait que l’utilisation qu’il compte faire des fonds qu’il emprunte n’est pas observable par le prêteur. Il peut donc être amené à un comportement opportuniste (ou de tricherie) qui modifie ses caractéristiques à l’insu du prêteur après la signature des condi­tions du contrat de prêt (risque moral).

Les banques peuvent ainsi compléter le marché et éviter une insuffisance de fonds pour le financement des firmes. Elles procèdent à la sélection des emprunteurs (Smith, Thornton) et à la surveillance et l’acquisition d’information grâce à une relation de clientèle et d’engagement de long terme avec les firmes (Schumpeter). On peut ainsi rapprocher les développements de ce dernier auteur sur ce thème des modèles contemporains de surveillance déléguée (Diamond, 1984) ou d’analyse multipériodique, avec effets de répu­tation, de la relation banque-emprunteur (Sharpe, 1990). Ces derniers montrent comment la banque acquiert une connaissance de façon continue, transformant cette relation en une relation « hors marché », bilatérale et non anonyme, et le crédit bancaire en un actif spécifique qui incorpore une infor­mation privée. C’est la raison pour laquelle il est difficilement cessible. Ce contenu informationnel est détruit lors des crises bancaires. Ces dernières n’ont donc pas seulement une influence sur le secteur réel du fait de la dimi­nution de la quantité de monnaie mais aussi du fait de la destruction des rela­tions de clientèle des banques et du capital informationnel qui y est lié.

Cette question est reliée à celle de savoir quel est le meilleur système bancaire pour financer la croissance. La aussi, la question est ancienne. La réponse de Smith est de limiter les prêts bancaires au court terme tout en les refusant à ce qu’il appelle les « spéculateurs » dont les projets sont catastro­phiques, mais qui peuvent les « tromper » et qui peuvent ralentir le processus de croissance. Le rôle des banques à ce niveau est donc déterminant, bien que difficile du fait des asymétries d’information ; elles sont au centre du mécanisme qui permet à la fois la régulation de la quantité de monnaie et l’allocation efficace du capital au niveau macroéconomique. Ce rôle peut être comparé aux analyses de l’antisélection à la base des modèles de rationne­ment du crédit. La réponse de Schumpeter, quant à lui, est de dégager le rôle unique des banques dans le financement des investissements en innovation qui est un facteur déterminant dans la croissance. Les analyses contemporai­nes sur la contribution des systèmes financiers (particulièrement de ceux « basés sur les banques ») au développement se situent dans cette probléma­tique. Le débat est donc toujours d’actualité sur le meilleur système financier et bancaire de ce point de vue.

Les banques ont aussi une fonction spécifique au niveau du risque de liqui­dité. Les dettes qu’elles émettent à leur passif sont liquides et peuvent garan­tir les agents contre tout besoin imprévu de liquidité (un choc de liquidité). Là aussi intervient l’incertitude ou l’asymétrie d’information. Cette caracté­ristique, pour la première fois mise en évidence par Thornton, trouve un prolongement dans les analyses contemporaines des fondements microé­conomiques de l’« assurance de liquidité » fournie par les banques. Thornton montre que la banque permet de concilier illiquidité des investissements et liquidité des dépôts, et en tire les conséquences au niveau des mécanismes de la crise de liquidité. Il s’agit d’abord des runs bancaires liés au risque de transformation qui définit l’activité des banques et déclenchés par une perte de confiance de certains déposants ou par la modification de leurs anticipations ; les modèles contemporains développent l’étude des crises bancaires en termes d’asymétries d’information et d’interactions stratégiques entre déposants (Diamond et Dybvig, 1983), mais on trouve la question posée dans le texte même de Thornton.

Ainsi la prise de risque par les banques est considérée, dans l’histoire de la pensée économique, comme bénéfique et favorable à la croissance mais aussi comme dangereuse car génératrice d’instabilité. Le risque systémique, qui n’est envisagé par Smith qu’au niveau du risque de solvabilité, sera développé par Thornton. Les runs bancaires qui aboutissent à une demande exception­nelle de liquidité ultime par les banques, du fait de phénomènes de contagion des anticipations entre déposants ou entre déposants de banques différentes, comme la crise de confiance, se transforment donc en crise de liquidité généra­lisée. On peut citer, à ce sujet, les modélisations actuelles des phénomènes de contagion de ce type. Selon Thornton, en effet, on ne peut attribuer la faute de l’existence de la crise au comportement imprudent d’un agent en particulier mais elle est due à la défaillance de l’ensemble du système bancaire. Ces crises bancaires ont pour conséquences des ruptures de la circulation monétaire.

La nécessité d’une intervention extérieure, le prêteur ultime, en est le seul remède. Ces analyses sont à rapprocher de celles des échecs du marché inter­bancaire à fournir la liquidité demandée dans le cadre de la théorie contempo­raine. Même chez des auteurs anciens, considérés comme favorables au laissez-faire, en matière bancaire au contraire, il est proposé une réglementation (prudentielle et du taux d’intérêt par Smith, par exemple, face aux conséquences du risque de solvabilité). La politique bancaire prend le pas sur la politique monétaire chez Tooke du fait de l’importance qu’il accorde à l’offre de crédit par les banques comme variable causale de l’émission de monnaie. Au contraire, chez Thornton, on trouve une théorie complète des diverses fonctions de la banque centrale ; elle est à la fois chargée de veiller sur la valeur de la monnaie et d’être le prêteur ultime car elle émet la liquidité ultime. Seul il distingue et articule les deux niveaux de la régulation du système bancaire : la politique monétaire et la politique bancaire. La première est fondée sur celle du taux d’intérêt et la seconde sur l’intervention du prêteur ultime. Ainsi, se met en place la préoccupation de se prémunir contre le risque de déstabilisation de l’ensemble du système bancaire et de crédit.

Les mécanismes des crises bancaires ne peuvent être confondus avec ceux des crises monétaires. Car si les problèmes de stabilisation de la valeur de la monnaie, à la suite de sa dépréciation durant les guerres napoléoniennes en Angleterre, étaient aigus, ceux liés à la crise de liquidité, aux conséquences des runs bancaires, étaient aussi apparus avec la suspension de la convertibilité de la livre en 1797. Ils se sont prolongés avec la succession des crises bancaires au début du xixc siècle car ils n’ont pas cessé avec le retour à la convertibilité en 1821 et la mise en œuvre de la politique monétaire dans le cadre de l’Act de 1844. La théorie bancaire devait donc fournir sa contribution à côté de la théo­rie monétaire et la politique bancaire se coordonner avec la politique monétaire.

Le débat s’est ouvert avec l’École de la circulation qui ne reconnaît de rôle qu’à la politique monétaire de stabilisation de la valeur de la monnaie et de contrôle quantitatif de l’émission de monnaie bancaire ; puis il s’est poursuivi avec ses héritiers, notamment les partisans de règles de politique monétaire de l’École de Chicago et de réformes bancaires comme celle de I. Fisher en 1934. Ce dernier, en effet, s’il se préoccupe des crises bancaires, voulant éviter les conséquences du risque de transformation et de liquidité pris par les banques sur la monnaie, n’envisage de les réguler que par le moyen de la politique monétaire et la variation de la quantité de monnaie de base et non par une action au niveau des risques bancaires et de la régulation du crédit. Ici la politique bancaire et la fonction de prêteur ultime disparaît. À l’inverse, selon l’École de la banque et T. Tooke, il semble ne pas y avoir de place pour la politique monétaire.

Un des buts de ce livre était de mettre en évidence un ou des liens, d’une part entre les auteurs « anciens » et, d’autre part, entre ces auteurs anciens et des auteurs modernes. En effet, apparaît une récurrence dans les débats. Une continuité a été établie de Thornton à Tooke, mais qui a son origine chez Smith, pour certains aspects. Au-delà d’une conception large de ce qu’ils appellent moyens de circulation et qui est généralement reconnue par les commentateurs, ils construisent le rôle des banques en fonction de leurs risques de solvabilité et de liquidité, en même temps que de l’analyse du lieu d’émission de la monnaie, le marché du crédit bancaire et de ses liens avec celui des dépôts. L’établissement de ces fondements de la théorie bancaire, initié au xvme siècle, parcourt tout le xixe siècle (Thornton, École de la banque), et se prolonge avec des auteurs comme Wicksell, Hawtrey, Schum-peter et Keynes. Une tradition ancienne s’est donc établie. Il en est de même du rôle du taux d’intérêt, dont l’action sur la demande de crédit est dégagée par Thornton et par Tooke, et reprise par Schumpeter.

Ces filiations sont cependant parfois complexes. Ainsi nous avons vu que celle de Smith à Tooke, en passant par Thornton, était problématique. Bien qu’il fonde son analyse sur celle des risques bancaires et qu’il ait conscience des liens entre crédit et monnaie, Tooke ne voit que la nécessité d’une politi­que bancaire et une politique du crédit. Thornton seul semble avoir pris en compte toutes les complexités de la théorie bancaire. Il serait donc l’auteur central de cette période ainsi qu’une figure à part.

D’autre part, on a pu montrer que des auteurs comme Torrens, appartenant à l’École de la circulation, ont mis en évidence l’ensemble des causes des crises bancaires au niveau notamment du risque de solvabilité, et non seulement du fait du niveau insuffisant des réserves. Torrens occupe donc une place à part au sein du courant dont il se réclame. Il apparaît donc que, contrairement à l’interprétation habituellement fournie, l’ensemble des participants aux controverses des années 1840 en Angleterre et notamment à propos de la réforme de 1844, quel que soit le courant auquel ils appartiennent, met en avant le problème des crises du crédit bancaire ; ainsi les partisans de l’École de la circulation ne se limitent pas à l’étude de la politique monétaire et font autant preuve d’une volonté d’intervention discrétionnaire à ce niveau.

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49 – Billet invité : A-J Holbecq sur « L’erreur de Creutz et de Jorion »

Toute la partie « monnaie » (ou disons « argent ») du livre de Jorion est argumenté à partir de l’ idée  suivante qu’il exprime ainsi page 50

Jorion

Eusèbe touche sa paie qui est de l’argent. Il dépose 900 € de cet argent à la banque et laisse 100 € de cet argent au fond de sa poche. La banque Tirelire donne à Eusèbe, en échange de son argent, une reconnaissance de dette de 900 €, conserve comme réserve 90 € de cet argent et donne à Casimir 810 € de cet argent.

Casimir donne en échange à la banque Tirelire une reconnaissance de dette de 810 €. Il y avait 1 000 € en argent au moment où Eusèbe a reçu sa paie. Au bout de l’opération, 100 € de cet argent sont dans la poche d’Eusèbe, 90 € dans la poche de la banque, et 810 € dans la poche de Casimir. Rien ne s’est perdu, rien ne s’est créé de cet argent : le total est toujours de 1 000 €. Vargent respecte ce qu’on pourrait appeler un « principe de conservation des quantités ».

Commentaire A-J Holbecq:

Cette mauvaise compréhension a sans doute pour origine le livre de Creutz « le syndrome de la monnaie » dont les pages 169 à 172 (quotées) sont les suivantes (j’y intercalerai mes observations en quelques endroits ) :

livre de Creutz

Comment fonctionne la « surmultiplication de la création monétaire » ?

La plupart des livres d’enseignement affirment que les possibilités de création monétaire des banques sont en principe illimitées. Elles ne sont restreintes que par des ratios d’encaisse ou de réserves bancaires qu’elles doivent entretenir auprès des banques cen­trales ou d’émission, soit de plein gré, soit parce qu’elles y sont obligées. Et cette relation entre le montant des réserves et l’accroissement monétaire est même calculée par les théoriciens de la surmultiplication de la création monétaire avec une grande exacti­tude mathématique. Si les réserves se montent en tout à 5 % du portefeuille des dépôts, les banques peuvent, à partir de chaque dépôt bancaire effectué, créer un montant de crédit dix-neuf fois supérieur, neuf fois supérieur en cas de réserves de 10 % et quatre fois supérieur en cas d’une réserve de 20 %. Le résultat de la création monétaire est donc inversement proportionnel au montant des réserves retenues.

Commentaire AJH:

Il faut déjà souligner que Creutz ne cite que les réserves obligatoires mais oublie les fuites dues aux demandes de billets; cependant, globalement le résultat est sensiblement le même si on remplace le terme « réserves » par celui de fuites en intégrant dans la capacité de création monétaire des banques l’ensemble des fuites (demande de billets + réserves obligatoires, étant donné que pour l’ensemble du système bancaire les compensations – qui représentent un besoin supplémentaire de monnaie centrale – n’ont pas à être pris en compte)

En définitive les livres d’enseignements soutiennent que la capacité de création de monnaie de crédit des banques commerciales se calcule selon la formule: 1 / [X + Z (1 – X)] (avec X le coefficient de préférence pour les billets et Z celui des réserves obligatoires). Ce qui donne, par exemple, une capacité de création de monnaie de crédit de ~ 6,8 fois des disponibilités de monnaie centrale existantes ou accessibles pour X = 13% et Z = 2% (ce qui corresponds grosso modo à la réalité dans la zone euro.

Livre Creutz

Ces possibilités de dépôts et d’octrois de crédit qui se répètent, dont on déduit qu’il y a création monétaire, sont, par dessus le marché, le plus souvent illustrées par des graphiques dans les ouvrages spécialisés. La figure 31 ci-dessous reproduit le schéma d’un tel cycle, qui reprend l’exemple plus simple donné dans le livre de Bernhard Lietaer, Das Geld der Zukunft (L’argent de l’avenir). On y explique qu’à partir de 100 millions provenant d’une banque d’émission, on crée des « fonds de crédit » de 900 millions.

En additionnant les crédits accordés en chaîne dans ce schéma, on arrive dès la troisième étape à un montant de 244 millions. En continuant ainsi la série infinie où les valeurs diminuent d’étape en étape, effectivement on arrive arithmétiquement à une somme de 900 millions, soit neuf fois plus que l’apport initial de 100 mil­lions.

creutz figure 31

Commentaire AJH:

Je n’ai pas lu le livre de Bernard Lietard, mais je suis prêt à parier qu’il parle d’une « possibilité »

Néanmoins en regardant  le schéma de la figure 31 on voit tout de suite où est l’erreur d’interprétation de Creutz qui est la même qu’a faite P. Jorion en écrivant dans son livre « l’argent mode d’emploi

Livre de P.Jorion (L’argent mode d’emploi)

« Voici comment le système fonctionne : Eusèbe dépose 100 € sur son compte à la banque. La banque est obligée de constituer sur cette somme des réserves fractionnaires de 10 % sur un compte en banque centrale. Le reste, elle a le droit de le prêter. Ce qu’elle fait : Casimir avait besoin de 90 €, et elle les lui accorde. On se retrouve dans la situation décrite par Maurice Allais : deux clients de la banque qui « considèrent » qu’ils possèdent le même argent. Eusèbe « considère » qu’il possède toujours ses 100 €, alors que 90 d’entre eux sont désormais dans la poche de Casimir, qui « considère » lui aussi – et à plus juste titre – qu’il possède cet argent. La somme disponible n’a pas changé : il n’y a toujours que 100 € entre Eusèbe et Casimir, mais, si l’on tient compte maintenant des « considérations » des uns et des autres, la somme de ces « considérations » est de 190 €. Cette somme est très théorique, puisque les 190 € ne peuvent pas être mobilisés simultanément, mais il y a néanmoins, dans les représentations, multiplication de la somme initiale par un facteur 1,9, même s’il n’y a pas eu création de 90 € supplémentaires.

Du fait que les 190 € sont d’une certaine manière présents dans le mini-système économique que constituent ensemble Eusèbe et Casimir, les économistes se sont intéressés à cette « masse monétaire » que sont les 190 € potentiels (mais fictifs) par rapport aux 100 € effectifs. Ils appellent les 100 € la «masse monétaire M„ », et les 190€, la «masse monétaire M,». Nous verrons qu’il existe encore des masses monétaires M2 et M3

Une explication des réserves fractionnaires pourrait en rester là et prétendre que le principe autorise qu’une somme effective de montant X déposée sur un compte courant permet que l’économie fonctionne « comme si » une somme de près du double existait. Mais les illustrateurs des réserves fractionnaires ne s’arrêtent pas en si bon chemin : ils imaginent que Casimir, ayant obtenu de la banque un prêt de 90 €, oublie soudain pourquoi il avait besoin de cette somme et la laisse dormir sur son compte en banque. Laquelle, profitant de l’aubaine, prête alors, à partir du dépôt de Casimir, la somme à laquelle le mécanisme des réserves fractionnaires lui donne accès et accorde cette fois 81 € à Oscar (90 % de 90 €). Pour la banque, l’aubaine est bien entendu double, puisque cet abruti de Casimir verse pendant ce temps-là des intérêts sur la somme qu’il a empruntée. Quoi qu’il en soit, supposons qu’Oscar ait lui aussi perdu souvenir de la raison pour laquelle il a emprunté à sa banque, ce qui permet à celle-ci de prêter cette fois 72,9 € à un quatrième larron (90 % de 81 €), et ainsi de suite. Dans ce cas de figure, la multiplication des petits pains devient beaucoup plus dramatique, et le coefficient multiplicateur est de 9 : les 100 € permettent au total de disposer de 900 €. Et les dénonciateurs du « scandale de la création monétaire par les banques commerciales » ont loisir de s’indigner du fait que celles-ci puissent percevoir des intérêts sur une somme 9 fois plus élevée que celle du dépôt initial  L’illustration est alors la suivante : avec des réserves fractionnaires de 10 %, le « multiplicateur » de la masse monétaire par sa circulation est de 10, soit un gain de 900 % (avec un dépôt de 100 €, on obtient 1 000 €, soit un gain de 900 %). »

Commentaire AJH:

L’erreur de Creutz et de Jorion est de considérer que la banque prête  90% des dépôts successifs . Lorsque l’on dit cela, il semble effectivement tout à fait logique que les sommes créées ne peuvent être mobilisées simultanément.

Mais ce n’est pas du tout ainsi qu’il faut comprendre le système des réserves fractionnaires et les crédits en cascade. La banque A qui reçoit 100 en dépôt peut prêter (faire crédit en monétisant une créance) 90% du montant du dépôt initial,  sans détruire son bilan. Ces 90 de nouveaux crédits s’ajoutent au dépôt initial de 100 pour un moment  (avant d’êtres utilisés et de « fuir » vers d’autres banques). Avant que cela ne se produise, la banque A aura bien un total de dépôts à vue de 190.

Dans le schéma de Creutz, ces 90 aboutissent sur un compte dans une banque B. Celle ci va pouvoir à son tour émettre un nouveau crédit  de 81 qui  partira vers une banque C. Mais ces montant s’jouteront effectivement les uns aux autres car aucun dépôt à vue n’a été ponctionné pour le prêter à un autre client. C’est simplement parce que ces auteurs considèrent que, contrairement à ce que les « créationnistes  » (comme ils nous appellent)  expliquent, les banques ne peuvent monétiser des créances (créer « leur » monnaie sous forme de reconnaissance de dette du bénéficiaire) et n’ont qu’un rôle d’intermédiaire  d’une monnaie toujours prééxistante.

A partir de prémisses fausses, les conclusions de Creutz ne peuvent être que fausses dans presque toutes leurs expressions

Livre de Creutz

Mais si l’on reprend les opérations, pas à pas, en laissant la théorie de côté, on constate :

1°) que lors de chaque réutilisation du premier dépôt supposé de 100 millions, suite au crédit qu’il a permis d’accorder, il se produit à chaque fois un nouveau dépôt d’un quelconque client de la banque, dépôt qui, bien entendu, peut être de nouveau prêté ;

2°) que l’enchaînement des octrois de crédits et des constitu­tions de réserves par les banques tel qu’il est décrit ne peut se faire qu’aussi longtemps qu’aucun des déposants ne dispose de son avoir en effectuant un retrait ou un virement ;

3°) qu’en réalité, au fil du processus, on n’assiste nullement à un accroissement de la masse monétaire mise en circulation, de quelque manière que ce soit, mais toujours à une réutilisation tandis que, à chaque étape, la masse monétaire réellement exis­tante, est irrémédiablement le résultat de l’addition des réserves constituées jusque-là et du crédit accordé en dernier, et équivaut au montant initial de 100 millions ;

4°) que non seulement il ne se produit pas d’accroissement de la masse monétaire mais, qu’en fait, en ce qui concerne la masse monétaire active et axée sur la demande, elle diminue même constamment, étant donné que sur les 100 millions initiaux, des montants de plus en plus élevés disparaissent dans les réserves des banques où ils sont finalement complètement absorbés ;

5°) que l’utilisation répétée de la monnaie, que ce soit pour procéder à des achats, la prêter ou en faire cadeau, n’accroît jamais sa masse mais uniquement les opérations d’achats, de prêts ou de dons ainsi effectuées, qui, bien entendu, additionnées, donnent des montants de plus en plus élevés (cf. l’exemple inverse du clown dans le chapitre 3).

Les faits énumérés ci-dessus sont encore plus clairs, lorsqu’on se représente cet enchaînement, non pas au niveau des banques, mais au niveau des opérations commerciales, et qu’il s’agit non plus de prêts répétés mais de ventes répétées. Là aussi, on peut supposer que chaque commerçant met dix pour cent de sa recette de côté et qu’il dépense le reste directement ou indirectement dans un autre magasin pour faire des achats. Là encore, l’addition des opérations d’achat donnerait le même résultat que celle des opéra­tions de crédit dans le cas de la « surmultiplication de la création monétaire ». Et pourtant personne n’irait dire que la masse moné­taire a été multipliée par neuf ou que les commerçants ont créé 900 millions.

Commentaire AJH :

Maintenant, pour entrer un peu plus dans les détails si le sujet vous intéresse, n’hésitez pas à lire (et à relire) l’article  » la création monétaire pour les nuls  » que certains auraient mieux fait de lire et d’essayer de comprendre avant d’écrire sur le sujet.

A-J Holbecq

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48 – Billet invité : A-J Holbecq sur « l’argent mode d’emploi »

J’avais envoyé à Paul Jorion une proposition de « billet invité ». Il l’a refusé et c’est tout à fait son droit. J’espérais qu’ayant lu ce billet, le point de vue de Paul Jorion sur la création « monétaire » pourrait évoluer. J’ai hélas beaucoup de doute : il est manifestement, comme quelques autres, bloqué dans son système de raisonnement, et puis, il ne lui plairait sûrement pas de se dire qu’il lui faut réécrire son livre

Je le modifie très légèrement pour l’éditer ici, à l’invitation de « Postjorion » que je remercie.

———————

J’ai terminé la lecture de « l’argent mode d’emploi »

Il est indéniable que beaucoup de points me rapprochent de Paul Jorion, par exemple, pour ne prendre qu’eux, nos analyses sur la spéculation, l’intérêt et les paradis fiscaux.

Néanmoins, deux points importants nous séparent encore et je vais tenter de m’expliquer sur les deux : nous mettre d’accord sur ceux-ci permettrait d’effacer beaucoup d’incompréhensions mutuelles, mais surtout de mieux œuvrer pour le bien commun.

1 – Sur la monnaie (ou l’argent), appelons-les comme nous voulons, nos définitions sont évidemment différentes

Le « système bancaire » considère la monnaie fiduciaire et la monnaie scripturale (peut-on les appeler argent fiduciaire ou argent scriptural?), ainsi que les masses monétaires de la plus liquide (M1 ; monnaie fiduciaire + dépôts à vue) à la moins liquide (M3), « placée » jusqu’à 24 mois

Mais on peut se demander « pourquoi pas à 2 ans et 1 jour ? »

Simplement parce qu’il faut bien une limite. Au dessus de cette limite, et également en ce qui concerne d’autres actifs, les placements  ne sont plus considérés comme de la monnaie mais comme de l’épargne.

Pour ma part et bien que n’étant globalement pas d’accord avec ces actuelles définitions de ce qu’est la monnaie, je pense que pour se comprendre il est nécessaire de parler la même langue et donc j’accepte, faute de mieux, leurs définitions et leurs classements : mais nous pourrons en débattre.

Je rajoute, pour être tout à fait clair, que toute la monnaie des banques commerciales (plus de 92% de M3), que Paul Jorion appelle « reconnaissances de dettes », est à mon sens de la « fausse monnaie » qui devrait être interdite à la fabrication privée et remplacée par de la monnaie centrale scripturale.

2 – Sur la création monétaire ou plutôt la création de « reconnaissances de dettes » par le système bancaire privé.

Là il me semble que Paul Jorion et d’autres ont mal compris le fonctionnement du système. Il est possible que les explications n’aient pas été assez claires, il est possible que certains se soient un peu « mélangés les pinceaux ». Et à partir de ces prémisses fausses qui ont été retenues dans la critique, se gausser de ceux qui défendent l’existence d’une possibilité « boule de neige » lors de la création de « monnaie dette » (monétisation de créances)  par les banques commerciales devient évidemment facile.

Pour Paul Jorion (si j’ai réussi à suivre son raisonnement qui n’est évidemment pas le mien), si Casimir dépose 100 de monnaie scripturale sur son compte à sa banque (dépôt à vue), le système de réserves fractionnaires (disons de 10%) permettrait à sa banque de prêter 90 à Oscar en les retirant (sans le lui dire) des 100 de Casimir, qui, les déposant à sa propre banque pourrait ainsi prêter à Auguste 81 en les retirant du compte d’Oscar (toujours sans le dire), etc… (p.142 et suivantes)

Chacun pense donc qu’il détient une certaine somme correspondante à ce que lui indique son relevé bancaire, alors qu’elle ne serait que de 10%, si l’on suit ce raisonnement.

J’ignore d’où vient cette mauvaise compréhension qui part sur l’idée que les banquiers prêtent une partie des dépôts à vue de leurs clients et gardent 10% (ou tout autre montant) en « réserves fractionnaires »; ne serai ce pas de la réflexion des banquiers qui considèrent que pour prêter il leur faut des ressources ?

Plutôt que de répéter la démonstration qu’on trouve habituellement dans tous les livres d’économie, à savoir l’explication par étape en considérant d’abord que tout le système n’existe qu’au sein d’une seule  banque, puis en introduisant deux banques avec des parts de marché différentes, puis pour finir en introduisant une banque centrale dans la démonstration, (banque centrale qui seule peut satisfaire à la demande de monnaie centrale, la plus connue étant la monnaie dite « fiduciaire »), essayons de nous mettre à la place du « petit » banquier, simple directeur d’agence.

Dans son activité, ce banquier, trésorier d’agence, ne s’inquiète pas de savoir s’il crée de la monnaie ou pas : le banquier-trésorier va uniquement chercher à équilibrer ses comptes à la Banque Centrale (la « banque des banques ») , par rapport aux autres banques. Si sa banque prête trop par rapport aux autres, c’est le système qui va la rappeler à l’ordre, car il faudra soit qu’il s’endette auprès des autres banques (et les lignes de crédit ne sont pas illimitées), soit qu’il mobilise des actifs sur le marché monétaire (et là non plus son bilan n’est pas inépuisable….)

1 – Au niveau d’une banque prise isolément, les deux positions suivantes correspondent à l’expérience du banquier:

a)  il crée des dépôts en achetant (monétisant) une créance (reconnaissance de dette) et en payant cet achat de créance par une inscription immédiate du montant au crédit du compte à vue du client, lequel pourra utiliser ce compte pour régler ses dépenses.
b) il a besoin de dépôts pour le financer car il va devoir financer son déficit de trésorerie vis à vis des autres banques.

Donc le banquier n’a pas le sentiment qu’il peut créer de la monnaie avec son stylo, parce qu’il faudra bien qu’il « finance » le prêt qu’il a accordé.

2 – Au niveau du système bancaire dans son ensemble, toutes les banques prêtent, font (1a),  et vont implicitement se refinancer les unes les autres.

Prenons un cas très simple où la monnaie n’est composée que de dépôts bancaires (pas de réserves obligatoires ni de demande de billets de la part de sa clientèle, la seule nécessité restant la compensation interbancaire) et où l’ensemble des dépôts des clients dans tout le réseau bancaire est de 100 000

Supposons une toute petite banque A qui fait 1% de part de marché de l’ensemble des dépôts toutes banques confondues.  Les dépôts de ses clients sont donc de 1 000 et la part de marché des autres banques prises dans leur ensemble est donc de 99% de l’ensemble des dépôts, ce qui représente un total de 99 000

Supposons que cette banque A augmente ses crédits (et donc – instantanément – ses dépôts à vue) de 100 (10%). Elle va devoir financer 99 (la quasi totalité) qui part vers les autres banques (les fuites), puisque 99% des comptes à vue sont détenus par des clients dans les autres banques (toutes choses égales par ailleurs).

Mais, heureusement, les autres banques vont aussi prêter (si elles ne le faisaient pas elles perdrait une partie de leur clientèle qui irait vers la banque prêteuse et donc des dépôts), c’est à dire créer des dépôts et subir des sorties qui vont aller vers les autres banques.

Supposons donc que les autres banques augmentent leurs crédits/dépôts à vue de 10% également, c’est à dire de 9 900. Elles vont subir globalement  une fuite de 1% de 9 900 vers la banque A soit  99.

La banque A reçoit donc ces 99 sous forme de dépôts, lesquels vont « financer » le crédit qu’elle a consenti mais on comprends bien que le crédit qu’elle a fait  précède les dépôts.

Donc  le système bancaire dans son ensemble aura créé 10 000 de monnaie de crédit, mais chaque banquier-trésorier  aura eu le sentiment qu’il les a financés par des dépôts venant des autres banques et qu’il a ainsi mobilisé de l’épargne préexistante. Ainsi, le témoin extérieur de cette opération aura l’impression que ce sont les dépôts à vue qui sont prêtés, alors qu’il s’agit de création monétaire par le crédit, créant ces dépôts.

Dans ce qui précède la simplification est patente. Un réseau  bancaire (« une banque »), lorsqu’il monétise des créances, est tenu de disposer :

a)      Dans son bilan, de sensiblement 8% (qui peut descendre à 4%) des crédits en cours sous forme de capitaux propres pondérés formant une « base de capital » (ratio Mac Donough dans le cadre des règles de Bâle II). Il n’y a évidemment pas de dépôt de ces 8% en banque centrale, mais ce sont ces besoins de 8% de fonds propres qui expliquent l’idée que les banques peuvent créer 12,5 fois la monnaie qu’elles détiennent.

b)      d’une certaine quantité de monnaie centrale correspondant à ce que l’on nomme « fuites », et qui corresponds 1) à la demande de monnaie fiduciaire par le secteur non bancaire, 2) aux réserves obligatoires – montant bloqué en Banque Centrale – et correspondant à 2% des dépôts (dépôts à vue, dépôts à terme d’une durée inférieure ou égale à deux ans,  dépôts remboursables avec un préavis inférieur ou égal à deux ans, titres de créances d’une durée initiale inférieure ou égale à deux ans), 3) aux besoins de compensation qui se produisent dans les cas montrés ci-dessus.

S’il est connu que l’ensemble des réseaux bancaires (puisque les compensations entre les banques s’annulent), peut émettre une quantité limitée de monnaie scripturale (reconnaissances de dettes), à partir d’une quantité donnée de monnaie centrale qu’il détient ou qu’il peut se procurer. Ce coefficient multiplicateur est connu de tous les économistes et il est égal à 1 / [X + Z (1 – X)] (avec X le coefficient de préférence pour les billets et Z celui des réserves obligatoire).

Un exemple avec X=13% des dépôts et Z=2% des crédits donne ce multiplicateur théorique (encore faut-il la demande ou la faiblesse d’une épargne préalable proposée sur le marché) à 6,7842

Néanmoins, dans un document récent (6 mai 2009), Patrick Artus  a confirmé que les banques n’utilisaient pas totalement ce pouvoir de création monétaire (« Une porosité entre base monétaire et masse monétaire est le multiplicateur monétaire. Or, il s’est effondré. Alors que les banques européennes génèrent habituellement 4800 euros à partir de 1000 euros de monnaie banque centrale, leur capacité de création monétaire est tombée à 3500 euros depuis Lehman »).

Pour finir n’oublions pas de préciser que lorsqu’un emprunteur rembourse, à sa banque, le capital emprunté (et dépensé), sa banque efface sa reconnaissance de dette : la monnaie est ainsi détruite (nous ne parlons pas ici des intérêts). En effet la création de monnaie scripturale par un réseau bancaire est stricto sensu l’inscription simultanée du montant du crédit sur le compte de l’emprunteur qui va ainsi pouvoir payer ses fournisseurs, parallèlement à l’inscription de la dette (je préfère dire « la garantie »), à l’actif du bilan de la banque. Inversement, le remboursement du prêt équivaut à la suppression simultanée de l’inscription à l’actif et du montant équivalent sur le compte de l’emprunteur (qui avait donc du le rendre créditeur du même montant) : il n’y a pas de transfert du capital remboursé de la part de l’emprunteur vers la banque.

Je précise bien que nous avons parlé ici de la création de « monnaie » bancaire privée scripturale et non du second rôle des banques, celui de « circulateur d’épargne », comme l’écrit André Chaîneau :  «L’étonnant est que pendant très longtemps – et peut-être même encore ! – la création monétaire a été ignorée comme élément des moyens de financement de l’économie ! En effet, la théorie limitait l’offre de fonds prêtables à n’être qu’une offre de ressources épargnées par les agents du secteur non bancaire, une offre qui ne débordait pas du cadre de ce secteur non bancaire. En conséquence, le secteur bancaire était ignoré! Mais le problème que les banques vont maintenant poser n’est évidemment pas celui de leur existence, mais celui de leur double fonction. Elles ne sont pas seulement les institutions créatrices de monnaie étudiées jusqu’à maintenant; elles sont également des institutions collectrices d’épargne. Aussi participent-elles au financement de l’économie non seulement en y injectant de la monnaie, mais également en y faisant circuler l’épargne.»

Mais, d’où vient cette épargne préalable, qui l’a « fabriquée » à l’origine? Je vous laisse y réfléchir

Il faut aussi répondre à deux questions souvent posées.

a) – « pourquoi les banques devraient se prêter de l’argent entre elles, ou, à défaut, se refinancer à la banque centrale si elles peuvent créer de la monnaie! »

La réponse est simple : si elles peuvent (sous certaines conditions) créer leur propre monnaie, leurs concurrentes n’acceptent, elles, que de la monnaie banque centrale, qu’aucune banque commerciale ne peut créer. On se retrouve dans le cas explicité précédemment  à savoir que les « fuites » vers d’autres réseaux sont proportionnelles à la part de marché des dépôts. Créer de la monnaie pour elles mêmes aurait comme conséquence que cette monnaie va fuir vers d’autres banques au prorata des parts de marché de ces dernières.

b)- « pourquoi les banques, si elles peuvent créer la monnaie, peuvent-elles faire faillite » ?

La réponse est quasiment la même que celle de la question précédente. Néanmoins nous avons tenté de préciser et les réponses, un peu trop longues pour que cet article reste digest,  sont visibles sur la page http://monnaie.wikispaces.com/F.A.Q.

Il reste que, aussi bien Paul que moi-même, appelons de nos vœux un système bancaire plus sain dans lequel les banques commerciales ne puissent plus demander des intérêts sur ces « reconnaissances de dette » communément nommées « monnaie scripturale » ni spéculer en prenant des risques inconsidérés. Tiens, c’est justement ce que propose Maurice Allais depuis des lustres !

A-J Holbecq

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47 – La monnaie et nous (dépliant BdF)

Il s’agit d’extraits d’un dépliant distribué actuellement dans les lycées par la Banque de France

Vous pouvez le télécharger en entier sur cette adresse:

http://etienne.chouard.free.fr/Europe/messages_recus/BDF_2009_La_monnaie_et_nous.pdf

La monnaie prend diverses formes et remplit des fonctions essentielles.

Depuis que les hommes travaillent, ils ont besoin d’échanger les richesses qu’ils produisent.

En l’absence de monnaie, le vendeur el l’acheteur doivent chacun disposer d’un bien que l’autre désire acquérir au même moment. La comparaison des valeurs est difficile. L’un des biens échangés peut être périssable et difficile à conserver comme monnaie d’échange pour une transaction future.

Utiliser un instrument d’échange intermédiaire devient nécessaire à la fois pour évaluer les biens par rapport à un étalon unique et pour conserver leur valeur pendant un certain temps.

Le troc pur et simple ne semble jamais avoir existé La monnaie joue un rôle d’intermédiaire indispensable dans les échanges. Chaque civilisation a inventé des formes de monnaie (le bétail, l’épi d’orge…) mais peu à peu les métaux précieux ont constitué leur support dominant.

Sous leur forme brute, un pesage était nécessaire à chaque transaction. Pour éviter cet inconvénient, les pouvoirs publics se mirent à frapper des pièces dont ils garantissaient le poids el la contenance en métal précieux : la monnaie métallique était née.

Le développement des échanges commerciaux entraîna l’apparition de banquiers qui délivraient à leurs clients des reçus en échange de leurs pièces métalliques.

Ces reçus étaient d’une utilisation beaucoup plus pratique, et ils prirent la forme de billets de banque, libellés pour des sommes rondes.

Progressivement, les gouvernements ont réservé le privilège de l’émission des billets à une seule banque : l’institut d’émission, ou banque centrale. La Banque de France a été créée le 18 janvier 1800 par le premier consul Napoléon Bonaparte. Elle bénéficiait d’un privilège d’émission étendu progressivement à tout le territoire.

La valeur de ces billets reposait sur la confiance du public, les billets pouvant à tout moment être échangés contre des pièces d’or. Il s’agissait là d’une monnaie fiduciaire (du latin fiducia : confiance). Le franc Germinal est défini en 1803 par rapport à un poids d’or et d’argent; cette référence restera inchangée pendant cent vingt-cinq ans*

Par la suite, les banques centrales* ne furent plus contraintes d’échanger les billets : ceux-ci étaient devenus la principale forme de la monnaie, en remplacement des espèces » d’or et d’argent,

Plus récemment, les règlements par jeu d’écritures entre comptes bancaires se sont bien plus développés que les paiements par pièces et billets. Le dépôt bancaire, simple écriture sur un compte, constitue la monnaie scripturale; il représente un droit à recevoir des billets de banque, tout comme les billets représentaient auparavant un droit à recevoir des espèces en métal précieux. Ce droit a pour contrepartie l’obligation pour la banque de pouvoir à tout moment rembourser le montant de son dépôt à son client sous forme de billets.

Enfin, au cours des dernières années, l’innovation technologique a conduit à l’apparition d’une nouvelle forme de monnaie : la monnaie électronique. Il s’agit principalement aujourd’hui d’unités électroniques stockées sur une carte à puce, appelée porte-monnaie électronique et alimentée à partir d’un compte bancaire

LES FONCTIONS DE LA MONNAIE.

Depuis Aristote, on la définit  par trois fonctions.

Unité de compte, elle sert d’étalon des valeurs des biens et services, et permet les calculs nécessaires à leur échange: elle permet de fixer un prix des biens et services.

Moyen de règlement, la monnaie est l’instrument des échanges, et permet d’éviter les inconvénients du troc.

Réserve de valeur, la monnaie établit un pont entre le présent et le futur puisqu’elle peut être conservée (on dit thésaurisée) en vue d’une utilisation ultérieure. Cette fonction de réserve de valeur est bien assurée aujourd’hui dans la plupart des pays occidentaux, grâce à la vigilance des banques centrales, gardiennes de la valeur de la monnaie.

La masse monétaire est composée de l’ensemble des billets, des comptes de dépôt et de tous les placements que l’on peut facilement transformer en argent liquide comme les livrets d’épargne, les comptes à terme ou les OPCVM monétaires. Par définition, on exclut de la masse monétaire les placements à long terme {plans d’épargne logement, placements en obligations) el les placements risqués (actions).

Lorsqu’ils s’intéressent à l’évolution de la quantité de monnaie présente dans l’économie, les économistes ont l’habitude de regrouper ces différentes composantes de la masse monétaire en sous-ensembles emboîtés, appelés « agrégats monétaires » Ml, M2 et M3.

L’agrégat le plus petit, Ml, contient uniquement l’ensemble des pièces et des billets en circulation ainsi que des dépôts à vue auprès des banques, soit ce qui correspond à la vision la plus intuitive de la « monnaie » et aux avoirs les plus liquides.

Le plus grand agrégat, M3, comprend jusqu’aux titres de dette à court terme (d’une durée inférieure à deux ans) émis par les banques et échangés sur les marchés financiers et aux parts d’OPCVM monétaires. Ces derniers placements sont en effet les moins « liquides » de la masse monétaire, c’est-à-dire les plus difficile à convertir sans délai et sans coût en moyen de paiement. Ils sont moins liquides, par exemple, qu’un livret d’épargne et bien sûr qu’un compte de dépôt que l’on peut débiter simplement avec son chéquier.

Le tableau ci-après détaille la composition de la masse monétaire dans la zone euro, les encours de crédits et leurs taux de croissance à fin 2008.

encours Taux de
à fin 2008 croissance 2008
en milliards € en%
Agrégats monétaires
(zone euro)
Billets et pièces en circulation 711 13,4
+ Dépôts à vue 3 267 1,4
= Ml 3 978 3,3
+ Autres dépôts monétaires 4 028 13,6
= M2 8 006 8,2
+ Instruments négociables 1 380 3,7
= M3 9 386 7,5
Crédits au secteur privé
(zone euro) 10 779 5,7
dont:    —
Crédits aux entreprises 4 829 5,7
Crédits à la consommation
des ménages 632 1,7
Crédits à l’habitat des ménages          3 492 1,5

Cette masse monétaire n’est pas figée, et elle n’est pas liée à une base physique de métal précieux. Elle évolue avec les besoins et les résultats de l’activité économique, et cela grâce aux banques. Si l’on ne faisait qu’échanger des pièces, des billets et des dépôts inscrits sur des comptes, il n’y aurait pas de variation de la masse monétaire. Mais ce n’est pas ce qui se passe en réalité.

Prenons le cas d’une entreprise »: pour fonctionner, elle a souvent besoin d’argent frais. Car il lui faut du temps pour fabriquer ses  produits,  les vendre et être payée, et en attendant, elle doit payer ses fournisseurs, acheter du matériel et rémunérer ses salariés.

Elle s’adresse donc à sa banque, qui va pouvoir lui accorder un crédit, moyennant intérêt* bien entendu. La banque inscrit le montant du crédit au compte de l’entreprise : la banque a créé de la monnaie.

C’est ainsi que la banque augmente par le crédit le montant des dépôts et crée de la monnaie. De son côté, l’entrepreneur s’engage à rembourser le crédit et les intérêts correspondants, grâce aux profits qu’il compte retirer de son activité.

L’entrepreneur a maintenant les moyens de produire, puis de vendre sa production. Il peut alors rembourser son banquier, et ses recettes lui permettent de payer les intérêts de son emprunt, qui sont la rémunération de la banque. Quand elle a reçu le remboursement, la banque annule le crédit accordé et la quantité de monnaie diminue.

Au total, la masse monétaire ne cesse de varier au rythme des créations et des destructions continuelles de monnaie.

LA NOTION DE MONNAIE CENTRALE

La création monétaire par les banques commerciales, par le biais du crédit, n’est pas indépendante de la quantité de monnaie que la banque centrale est elle-même prête à offrir aux banques commerciales. Cette « monnaie centrale», ou base monétaire, est composée de deux éléments qui apparaissent au passif du bilan de la banque : les billets en circulation dans l’économie d’une part, les comptes de dépôt des banques commerciales auprès de !a banque centrale d’autre part. Ces dépôts des banques commerciales auprès de la banque centrale, analogues au compte courant d’un particulier auprès de sa banque, sont appelés les réserves.

Les banques commerciales ont besoin de monnaie de banque centrale sous forme scripturale (réserves) pour deux raisons :

  • tout d’abord, pour régler à la banque centrale les billets qu’elles détiennent pour faire face aux retraits du public, Ainsi, les retraits de billets aux guichets des banques commerciales par le public imposent aux banques commerciales de se tourner vers la banque centrale pour obtenir de nouveaux billets, en contrepartie d’une diminution équivalente du montant de leur compte à la banque centrale ;
  • ensuite, pour régler chaque jour le solde de leurs opérations interbancaires ; la monnaie de la banque centrale est le moyen ultime de règlement entre banques, ce qui revient à dire que la banque centrale est la banque des banques.

Pour être sûres de pouvoir faire face à leurs obligations quotidiennes vis-à-vis des autres banques, les banques doivent  donc  veiller  à  maintenir  une  somme  minimale sur leur compte à la banque centrale, pour effectuer un règlement si besoin est.

Pour maintenir sa situation de trésorerie en équilibre, chaque banque doit donc faire appel quotidiennement au marché interbancaire* où elle emprunte ou prête chaque jour de la monnaie à d’autres banques commerciales, ou à la banque centrale. Ces emprunts entre banques ayant un coût (le taux de l’intérêt au jour le jour sur le marché inter­bancaire), les banques sont naturellement incitées à surveiller le solde de leur compte auprès de la banque centrale

Enfin, dans la zone euro comme dans de nombreux pays ou zones monétaires, les banques commerciales sont obligées de conserver un certain montant de réserves, indépendamment de ce qu’elles auraient voulu conserver spontanément auprès de la banque centrale : ce sont les réserves obligatoires dont le montant, fluctuant, dépend en particulier de l’encours des dépôts collectés par chaque banque commerciale. Dans la zone euro, les réserves sont rémunérées. Cette obligation de constitution de réserves contribue à créer une demande permanente de monnaie de banque centrale de la part des banques commerciales.

Dans la zone euro, le montant des réserves obligatoires pour l’ensemble du système bancaire s’est élevé en moyenne à 211 milliards d’euros en 2008. Le montant total des réserves détenues par les banques commerciales auprès du Système européen de banques centrales était, comme c’est généralement le cas, légèrement supérieur

Les banques centrales, comme !a Banque de France, ne se contentent pas de fournir des billets aux banques commer­ciales. Elles peuvent leur accorder des crédits » pour leur fournir la monnaie de banque centrale’ dont elles ont besoin.

La banque centrale étant par définition la seule a pouvoir fournir la monnaie centrale, ce moyen de règlement ultime dont les autres banques ont constamment besoin, elle est entièrement libre d’en fixer le prix. Ce prix est le taux d’intérêt directeur. Aujourd’hui, dans les économies développées, le taux d’intérêt directeur est le principal instrument dont disposent les banques centrales pour agir sur l’économie et en particulier pour œuvrer en faveur de la stabilité des prix. On dit que les banques centrales modernes conduisent une politique de taux d’intérêt

Le taux directeur détermine très largement le taux d’intérêt à très court terme des prêts entre banques sur le marché interbancaire. Dans la zone euro, la Banque centrale européenne (BCE) a fixé son principal taux directeur à 1 % en mai 2009. La BCE fixe également, pour des raisons techniques, deux autres taux directeurs qui encadrent le premier dans une sorte de «corridor». En pratique, le taux d’intérêt à très court terme sur le marché interbancaire reste à l’intérieur de ce corridor de taux

Le taux directeur conditionne le taux auquel les banques se refinancent sur le marché interbancaire. Lorsque ce taux augmente, une banque donnée voit donc ses coûts augmenter et elle va chercher à répercuter cette hausse en augmentant à son tour les taux des prêts qu’elle consent.

Parallèlement, le taux à très court terme servant de référence pour le calcul des taux de marché à plus long terme (taux des prêts à un mois, trois mois, un an etc.), une hausse du taux directeur tend à se répercuter sur tous les autres taux de marché.

Par cascade, les taux directeurs vont ainsi toucher l’ensemble des taux d’intérêt* dans l’économie. Une modifi­cation des taux auxquels les ménages et les entreprises peuvent s’endetter a un impact sur l’activité économique et sur le rythme de l’inflation*,

Concrètement, une hausse du taux directeur aura plutôt tendance, toutes choses égales par ailleurs, à ralentir l’inflation. On parle alors de resserrement de la politique monétaire. Inversement, une baisse du taux directeur correspond à un assouplissement de la politique monétaire.

Cet effet d’une hausse du taux directeur sur l’inflation via une hausse induite des taux d’intérêt à plus ou moins long terme constitue ce que l’on appelle un « canal de trans-mission » de la politique monétaire : dans le cas présent, il s’agit plus particulièrement du «canal du taux d’intérêt». Les canaux de transmission de la politique monétaire sont nombreux et leur efficacité varie selon les caractéristiques des économies et dans le temps.

La politique monétaire affecte, en modifiant le taux directeur, un certain nombre de variables économiques qui agissent à leur tour soit directement sur les coûts et les prix, soit indirectement sur le niveau de la demande des agents économiques puis sur l’inflation.

Ces variables économiques sont notamment le taux de change*, le cours des actions, le volume total des prêts que les banques vont consentir aux agents économiques etc. En outre, une modification du niveau des taux directeurs envoie un signal aux ménages et aux entreprises’.

Ce signal est intégré dans les calculs des agents et influe donc sur leurs anticipations de prix et d’activité, anticipa­tions qui elles-mêmes déterminent en retour le comportement des agents aujourd’hui. Par exemple, lorsque la politique monétaire se resserre, les ménages qui prévoient d’acheter un logement peuvent anticiper que le coût des prêts immobi­liers va augmenter et changer leurs projets en conséquence

Publié dans Banques, Débat monétaire | Un commentaire

46(2) – suite des commentaires de 46(1)

Suite des commentaires  46 (1) – Schumpeter et « les crédits qui créent les dépôts »

BiClown dit : 3 juillet 2009 à 00:36
à l’adresse du vent du désert :
[1] La Monnaie dynamique du Cycle Annuel des Encours d’Actifs Bancaires Zone Euro (monnaie circulante à photo périodique sur Bilan-Actif) n’a pas baissé si le Sigma des Actifs Bancaires à moins d’un an n’a pas baissé (cF. définition current assets à 16:56 et 17:43]
[2] La Monnaie dynamique du Cycle Annuel des Dettes des Banques Zone Euro (monnaie circulante à photo périodique sur Bilan-Passif) n’a pas baissé si le Sigma des Passifs Bancaires à moins d’un an n’a pas baissé (cF. défintion current liabilities à 17:43]
[3] La Monnaie Neuve issue des Flux Monétaires des Banques_ZoneEuro n’a pas baissé si le Sigma des « Cash flows from Operations » (compte d’exploitation) — fondés avec justesse et éthique ou pompés abusivement d’une manière ou d’une autre, tels qu’ils résultent des conditions bancaires associées aux transactions des Tableaux « Sources et Emplois de Fonds » .
Pour une banque c’est cette troisième partie qui est L ‘ E N J E U   V I T A L : l
les spreads quotidiens aux deiverses échéances ( 1J, 3J, 7J, 3M, 6M, etc.) en chacune des devises
cf. 29 juin à 23:24
30 juin à 16:12

Anne.J dit :
3 juillet 2009 à 12:49
Un article qui ne pourra manquer d’intéresser Paul Jorion:
QU’EST-CE QUE LA MONNAIE ?
LES COURANTS CONTEMPORAINS ET MAURICE ALLAIS
Par Christian GOMEZ
Anne.J dit :

3 juillet 2009 à 14:03… Un tout petit extrait du lien précédent…

  1. L’augmentation des moyens de paiement dans l’économie : les deux formes
    historiques et la confusion monnaie-crédit

    Du point de vue de la création monétaire et de la génération de pouvoir d’achat ex nihilo
    dans l’économie, la présentation d’Allais s’articule autour de deux axes.
    D’abord, une réflexion sur les formes qu’a prise la création monétaire dans l’histoire
    afin de cerner l’essence même de ce processus. C’est ainsi qu’il montre que
    l’augmentation des moyens de paiement a pris deux formes depuis l’origine des
    banques, qui n’ont pu se développer que grâce à une caractéristique essentielle des
    systèmes bancaires : statistiquement, il y a compensation entre les entrées et les sorties
    d’espèces (ou de monnaie banque centrale) et une partie seulement de la monnaie en
    circulation donne lieu à des paiements interbancaires dans une monnaie que les banques
    commerciales « classiques » ne peuvent pas créer (les espèces métalliques à une certaine
    époque, la monnaie « banque centrale » dans les systèmes monétaires modernes):
    Première forme : le prêt de sommes que la banque ne possède pas car résultant de
    dépôts d’espèces (pour des raisons de sécurité et de commodité) considérés par
    leurs détenteurs comme immédiatement disponibles.
    C’est ainsi que les premières
    banques, comme la Banque d’Amsterdam par exemple, ont effectué leurs
    opérations de prêts à l’insu de leurs clients et donc dans le plus grand secret, de
    crainte que tout ébruitement de cette « malversation » ne conduise à des retraits
    intempestifs auxquels la banque ne pourrait faire face en raison de l’immobilisation
    de son actif. Dans ce cas, l’augmentation des moyens de paiement résulte du fait
    qu’il y a duplication car, au même moment, deux agents économiques considèrent
    les mêmes sommes comme immédiatement disponibles et établissent leurs projets
    de dépenses en conséquence.
    Deuxième forme : La création de monnaie ex nihilo par simple jeu d’écritures, la
    banque prêteuse se reconnaissant débitrice vis-à-vis de l’agent emprunteur des
    sommes prêtées contre la promesse de rembourser à terme de la part de ce dernier.

    Comme l’emprunteur a besoin de ces sommes pour dépenser et que celles-ci vont
    se retrouver à l’actif d’autres agents économiques, l’augmentation de la dépense
    globale est évidente et immédiate ceteris paribus.
    Ces deux formes fournissent une grille de lecture incomparable du processus de
    génération du pouvoir d’achat par le crédit bancaire, quelles que soient les époques, y
    compris celle d’aujourd’hui.
    La deuxième idée directrice est que l’évolution monétaire et la génération du pouvoir
    d’achat dans l’économie dépendent essentiellement du mécanisme du crédit bancaire.
    Elles vont donc être soumises à deux aléas : Le désir des Banques de prêter et l’envie des
    agents économiques non bancaires d’emprunter. Or, ces deux propensions vont dépendre
    de l’appréciation de la conjoncture par les uns et par les autres. Quand l’ambiance
    générale tourne à l’optimisme, les banques vont chercher à prêter autant que possible à
    des emprunteurs avides de « nouvelle monnaie » pour investir, consommer,…spéculer.
    Au contraire, quand l’atmosphère générale de l’économie devient plus lourde, les
    banques peuvent devenir plus réticentes à prêter face à des emprunteurs eux-mêmes
    devenus plus timorés, voire totalement inhibés. Ce système crée donc une instabilité
    potentielle du système économique et c’est cette confusion de la monnaie et du crédit qui
    en est la seule cause.

Paul Jorion dit :
3 juillet 2009 à 14:23

@ Anne.J

Je viens de lire l’article que vous recommandez : QU’EST-CE QUE LA MONNAIE ? LES COURANTS CONTEMPORAINS ET MAURICE ALLAIS par Christian GOMEZ.

Les moments forts en sont à mon avis ces deux-ci, respectivement de Friedman et Allais.

La Monnaie « est une quantité à laquelle nous choisissons d’accoler un nombre dans le cadre d’une opération spécifiée ; ce n’est pas quelque chose existant en soi qu’il conviendrait de découvrir comme, par exemple, le continent américain ; c’est, dans le domaine financier, une mesure toujours provisoire à inventer, comme la longueur, la température ou la force en physique » (Friedman et Schwartz, 1970)

« A mon avis, du point de vue économique, la quantité de monnaie dont dispose un opérateur est la part de son actif qu’il considère (à tort ou à raison) comme susceptible de lui permettre d’effectuer ses paiements sans délai et sans restriction. Si on adopte cette définition, la masse monétaire qu’il y a lieu de considérer pour l’analyse des phénomènes monétaires est la somme des actifs qui sont considérés comme susceptibles d’être utilisés pour effectuer des paiements sans délai et sans restriction » (Allais, 1975, p. 120).

Je retourne personnellement à la rédaction de mon propre livre sur la monnaie : « L’argent mode d’emploi », mais si vous voulez comprendre pourquoi les économistes n’ont rien à dire ni sur le pourquoi de la crise ni sur la manière de la résoudre, l’article en question vous en donnera un excellent aperçu.

Anne.J dit :

3 juillet 2009 à 14:38

  1. P.J
    » Je retourne personnellement à la rédaction de mon propre livre sur la monnaie : « L’argent mode d’emploi », mais si vous voulez comprendre pourquoi les économistes n’ont rien à dire ni sur le pourquoi de la crise ni sur la manière de la résoudre, l’article en question vous en donnera un excellent aperçu.
    Vous avez tout à fait raison, sauf que « le pourquoi de la crise ou la manière de la résoudre  » n’était pas du tout le sujet du colloque qui était « Contributions de Maurice Allais à la Science Économique » ( http://www.oeconomia.net/colloques.htm )
    Lequel Allais a plusieurs fois attiré l’attention bien avant 2007 sur les risques de crises dues au système monétaire … je vous ai déjà signalé un résumé de son livre  » La crise mondiale d’aujourd’hui » , d’où j’extrais

    Cependant, autant la mobilisation d’« épargnes vraies » par les banques pour leur permettre de financer des investissements productifs est fondamentalement utile, autant la création de « faux droits » par la création monétaire est fondamentalement nocive, tant du point de vue de l’efficacité économique qu’elle compromet par les distorsions de prix qu’elle suscite que du point de vue de la distribution des revenus qu’elle altère et rend inéquitable.
    Le financement d’investissements à long terme avec des fonds empruntés

    Ceci dit, je suppose que vous avez lu les 11 contributions de ce colloque avant d’être aussi affirmatif ?
  2. LeClownBlanc+Auguste dit :
  3. 3 juillet 2009 à 17:58
    En sollicitant votre main de médecin, j’aimerais vous faire « palper » (sentir au delà de la peau superficielle et du gras)
    cette sorte d’arète dorsale qui, au sens du zoologue ou de l’ingénieur en béton armé,
    « arme » (… précède, présoutient) l’activité des banques commerciales.
    Pour cela, il me faut vous inviter à les faire — un instant et pour de vrai, les faire disparaitre,
    ces banques commerciales
    privées ou publiques, peu importe … les faire, avec raison, disparaitre.
    Vous conviendrez que je ne peux pas le faire :
    – si des milliers d’inventeurs impécunieux exposent des projets d’innovation absolument enthousiasmants,
    – si la population grimpe à toute vitesse parce que les femmes ont en moyenne 8 enfants dans l’OCDE,
    – s’il n’existe pas de moyens courants pour exécuter les activités essentielles et les entretenir.
    – si les opportunités de spéculation à grande échelle sont ominiprésentes, variées, nombreuses, et
    ne peuvent que susciter les plus folles passions sous réserve de recevoir les avances nécessaires.
    Aussi, pour ma petite démonstration j’ai besoin de vous faire accepter
    un contexte théorique précis,
    naturellement excessif et erroné, comme presque tout contexte sélectionné pour effectuer une démonstration
    Ce contexte précis se fonde sur les hypothèses ci-après :
    1/ la population est constante et ses besoins pour l’année N+1 sont comparables à ceux de l’année N
    2/ Les moyens en place sont bien adaptés à ses besoins
    3/ C’est ainsi depuis quelques décennies et cette polution est en régime de croisière.
    4/ L’offshore opaque et inconnu n’existe pas
    5/ Les marchés LIBOR n’existent pas
    6/ L’hydre jpMorgan+BRi+Fed+Bce+BoE+Fmi n’existe pas
    7/ La BCE n’a pas à chercher une capitalisation impossible qu’elle n’a pas
    agoravox.fr/actualites/economie/article/analyse-de-l-euro-dollar-juste-sur-58349
    8/ Les majorités parlementaires ne sont pas arrosées par « 6″; en conséquence il existe une loi qui empêche l’Association Professionnelle de Banques de chaque capitale européenne
    de s’organiser un « taux-de-base-bancaire-singulier » à la convenance des topBanquiers de la place, les petits ayant deviner à quel jeu jouent les plus grands.
    9/ Vu l’inexistence de « 6″ et la situation « 7″, les taux-de-base bancaires sont à zéro ( taux BCE = 0% )
    10/ Vu la situation « 4 à 8″, les taux des prêts bancaires se limitent
    (a) aux justifications fondées de la réalité des affaires à risque
    (couverture du risque, frais de gestion, marge d’entrepreneur justifiée par le « courage de mouiller sa chemise »)
    (b) aux magouilles résiduelles (moins nombreuses et infiniment moins importantes) que l’on peut deviner,
    dès qu’il y a des flux d’argent avec des enjeux si untel pouvait faire ceci ou cela selon que … (etc.)
    11/ Les soldes bancaires « current assets zone euro » (cf. definition supra) sont en régime de croisiere
    Vu l’absence d’inflation induite par les taux de base bancaires ( § 5 à 9), ces soldes sont parfaitement stables (ni croissance, ni décroissance)
    aussi longtemps que des « current liabilities zone euro » (cf. definition supra) viennent dans l’année
    assurer la contrepartie aux investissements d’entretien-renouvellement qui sont nécessaires à cette société.
    12/ Les soldes bancaires « current liabilities zone euro » sont en régime de croisiere
    Vu l’absence d’inflation induite par les taux de base bancaires ( § 5 à 9), ces soldes sont parfaitement stables (ni croissance, ni décroissance)
    aussi longtemps que des « current assets zone euro » (cf. definition supra) viennent dans l’année
    assurer la contrepartie à l’épargne nécessaire à l’exécution de l’operating cycle de l’année considérée.
    13/ La fantaisie de la population n’est ni plus ni moins tourbillonnante, craintive ou excitée que les décennies précédentes.
    Elle aussi, franchement ludique certains jours, est (disons le tout de même comme ça) « en régime de croisière »
    14/ Vu la situation précédemment décrite (§ 1 à 12)
    les investissements d’entretien-renouvellement des équipements s’effectuent, sans spéculation,
    sans grande surprise, sans folle excitaion, dans le calme …
    pour le dire brièvement le risque bancaire est nul
    Le risque étant nul
    les marges des banques commerciales se limitent à leurs seuls frais de gestion
    (frais de personnel, amortissement des ordinateurs et des locaux).
    Le risque étant nul
    l’idée d’un « profit bancaire » serait infondé. Aussi, ces banques sont plutôt des « gestionnaires de caisses » (sans risque),
    c’est-à-dire des prestataires de services, un peu comme des « centres agréés de comptabilité déléguée ».
    Le risque étant nul
    le vocable « banques commerciales » n’a plus guère de justification.
    Par cette démonstration,
    pensez-vous que tout un chacun peut saisir ce que disait BiClown le 3 juillet à 00:36
    [1] La Monnaie dynamique du Cycle Annuel des Encours d’Actifs Bancaires Zone Euro (monnaie circulante à photo périodique sur Bilan-Actif) n’a pas baissé si le Sigma des Actifs
    Bancaires à moins d’un an n’a pas baissé (cF. définition current assets à 16:56 et 17:43]
    [2] La Monnaie dynamique du Cycle Annuel des Dettes des Banques Zone Euro (monnaie circulante à photo périodique sur Bilan-Passif) n’a pas baissé si le Sigma des Passifs
    Bancaires à moins d’un an n’a pas baissé (cF. défintion current liabilities à 17:43]
    [3] La Monnaie Neuve issue des Flux Monétaires des Banques_ZoneEuro n’a pas baissé si le Sigma des “Cash flows from Operations” (compte d’exploitation) — fondés avec justesse
    et éthique ou pompés abusivement d’une manière ou d’une autre, tels qu’ils résultent des conditions bancaires associées aux transactions des Tableaux “Sources et Emplois de
    Fonds” .
    Pour une banque c’est cette troisième partie qui est L ‘ E N J E U V I T A L : l
    les spreads quotidiens aux diverses échéances ( 1J, 3J, 7J, 3M, 6M, etc.) en chacune des devises
    – – – – – – – – – – – – – –
    à Paul [14:23]
    Vous retenez deux phrases : (a) Friedman et Schwartz, 1970, et (b) Allais 1975 (pg 120).
    J’y vois une profonde contradiction :
    Pour les deux premiers, leur « monnaie » serait
    quelquechose de singulier, très momentané et surtout sans existence en soi.
    Pour le troisième, Allais, sa « monnaie à lui » la part des actifs bien concrets de « P » qui trouve preneur auprès de quelqu’un autre « R » parfaitement au clair sur le degré de liquidité qui lui est présenté (billet, or, titre du cac40 très aisément négociable au cours du jour, etc.).
    NuageBlanc dit :
  4. 3 juillet 2009 à 19:33
    Définitivement,
    – La « Monnaie de Consommation des Particuliers et TPE de moins de 10 p »
    (prof. libérales, artisans, petits commerçants, etc. — hors investissements lourds amortissables (maisons, machines, etc.)
    n’est pas du tout de même essence que
    – La « Monnaie d’Epargne-Investissement » telle qu’elle est précisément caractérisée et spécifiée par BiClown le 3/7 à 17:58 (supra)
    Aucune observation ou solution pour la première catégorie n’est pertinente pour la seconde.
    Si jamais, une époque doit venir où il faudrait mettre une franche simplification (clarté, pertinence et plus) dans tout ça,
    il faudra commencer par bien séparer :
    – les établissements de gestion qui s’occuperont des Opérations en Monnaie_CP, et
    – les établissements + ou – venturistes qui évalueront les Risques des flux en Monnaie_EI
    Ensuite, j’ai énormément à dire sur ces deux catégories bien distinctes.
    Oppossùm dit :
  5. 3 juillet 2009 à 20:04
    @ By Clown , Auguste bavard
    Vous dites :  »
    à Paul [14:23]
    Vous retenez deux phrases : (a) Friedman et Schwartz, 1970, et (b) Allais 1975 (pg 120).
    J’y vois une profonde contradiction  »
    Non pas de contradiction
    a) Une généralité un peu philosophico-ontologique que je trouve très pertinente dès lors qu’on en comprend les conséquences , et qui peu éviter des confusions, mais sans donner aucune direction précise.
    b) Une définition pratique , pragmatique et concrète de la masse monétaire , qui tente d’introduire un comportement subjectif (oui la monnaie peut-être également, pour partie , la considération qu’on s’en fait) . Un truc qui me gêne est le mot « actif », trop large :
    -> j’aurais tout de même dit « actif d’essence monétaire forte » (même si c’est un peu tautologique) … bon c’est ce qu’il traduit par « sans délai ni restriction » , c’est à dire qu’il ne doit pas s’agir d’une valeur qui suppose une transaction/traduction pour être d’une nature monétaire acceptable … sinon il ne s’agit que d’un container de valeur.
    Non ?
    ROppossùm dit :
  6. 3 juillet 2009 à 22:38
    @ Anne J
    Je trouve vos citation d’Allais d’autant plus excellente que c’est un peu comme ça que je me suis conçu les choses (à l’aide des contributions de tous !) , à savoir comment la masse monétaire varie !
    Néanmoins ça ne me parait pas entièrement net. Revoyons les deux système d’ Allais
    A) – (Allais dit :) » Première forme : le prêt de sommes que la banque ne possède pas car résultant de dépôts d’espèces (pour des raisons de sécurité et de commodité) considérés parleurs détenteurs comme immédiatement disponibles….
    … Dans ce cas, l’augmentation des moyens de paiement résulte du fait qu’il y a duplication car, au même moment, deux agents économiques considèrent les mêmes sommes comme immédiatement disponibles et établissent leurs projets de dépenses en conséquence. »
    Disons que le raisonnement d’ Allais mérite d’être décortiqué :
    Il y a toujours , sur l’ENSEMBLE des dépôts , une sorte de « fond de caisse » qui ne bouge pas , qui ne sort jamais : ce « fond » est d’ailleurs important puisqu’il s’agit précisemment de dépôt. Cette partie n’est pas utilisée et il serait ‘utile’, ‘logique’ qu’elle soit … prêtée à quelqu’un d’autre … non PAS ‘PRETEE’ … mais « utilisée » . Les conséquences juridiques sont bien différentes , suivant les circonstances !
    Mais comment , pour un emprunteur , demander un somme dont l’essence serait une jouissance tronquée de monnaie ? « On ne vous le prête pas, on peut pas ! On vous autorise à l’utiliser ! … si tout va bien, ça reviendra au même !!! »
    La banque fait, en fait, un crédit qui , du côté de l’emprunteur exactement les mêmes caractéristiques qu’un prêt réel (D’ailleurs il s’en fiche , l’emprunteur de savoir d’où ça vient)
    Bon , à partir de là , la banque a-t-elle prêté … ou bien créé ? où est l’argent ?
    Peut-on parler de ‘duplication’ comme Allais ?
    Il y a bien , à ce moment, 2 agents économiques qui considèrent la même encaisse disponible , d’un point de vue micro. Mais du point de vue macro, EN TEMPS NORMAL, on peut considérer que ce n’est pas tout à fait le cas.
    En tout cas il y a décorrelation , et une incohérence juridique.
    Mais , vu sous un autre angle, en temps normal , on pourrait presque dire que les dépôts sont là , entièrement , et que la banque a fait du ex-nihilo de l’autre côté .
    Bon « presque » … parce que je ne crois pas au ex-nihilo pur du système bancaire : un crédit implique des fuites, des compensations , des billets, et peut exiger concrêtement , à un instant T, un presque-financement quasi-réel (Si le prêt est intégralement retiré en monnaie fiduciaire ) , et que là donc globalement , sera sollicitée la part fixe de l’ensemble de ses dépôts (qu’on me corrige éventuellement) …
    On peut donc presque dire qu’il s’agit d’une sorte de faux ex-nihilo !!!
    Toutefois, pour serrer mon raisonnement à fond, une partie de ce crédit ne fuira pas puisqu’il se retrouvera dans d’autres comptes de cette même banque : la banque n’aura donc jamais à assurer une base de quasi-financement à cette partie du prêt ! On pourrait considérer qu’il s’agit là de la partie du VERITABLE EX-NIHILO du crédit.
    MAIS … (Suivez moi bien !) …
    On peut presque logiquement considerer que même là , il n’y a pas pur ex-nihilo, en établissement une correspondance logique duplicative entre cette partie du crédit qui ne sort pas de la banque ET la partie des dépôts sur DAV qui ont été fait dans sa propre monnaie !!!
    Ca serait comme du presque faux ex-nihilo … et d’ailleurs cet ex nihilo n’entraîne pas une augmentation de la masse monétaire (En temps normal !!!, ce qui n’est pas toujours le cas)!!!
    DAMNED !, dans ce cas j’arrive presque à la même conclusion que johannes finckh !!!
    SAUF QUE : le lien entre dépôt et crédit est de l’ordre de la correspondance , de la duplication souple, de l’équivalence mystérieuse , même si dans la pratique c’est avec les billets entrés qu’on a réalisé les sorties .
    Il n’y a pas de LIEN CONTRAIGNANT REEL entre les Dépôts et le Crédit !
    DONC, le Crédit peut DEPASSER les Dépôts : bien sûr, j’imagine que les finances de la banque seront alors en tension , il faudra être rapide et imaginatif .
    Et, suivant que la banque a été profitable ou pas, que le surplus crée va se renicher dans du dépôt , que la conjoncture soit bonne, et enfin qu’ une partie du surplus monétaire se retrouve dans des bulles de valeur donnant l’illusion de la prostérité … ce VERITABLE EX-NIHILO fonctionnera sans correspondance et augmentera la masse monétaire.
    Mais allons plus loin pour examiner le (pour moi) curieux raisonnement d’Allais
    B) (Allais dit :) « – Deuxième forme : La création de monnaie ex nihilo par simple jeu d’écritures, la banque prêteuse se reconnaissant débitrice vis-à-vis de l’agent emprunteur des sommes prêtées contre la promesse de rembourser à terme de la part de ce dernier. Comme l’emprunteur a besoin de ces sommes pour dépenser et que celles-ci vont se retrouver à l’actif d’autres agents économiques, l’augmentation de la dépense globale est évidente et immédiate ceteris paribus »
    J’avoue ne pas comprendre , où est la différence avec la « Première forme » … au fond ???
    La banque accorde un crédit … Allais rajoute comme si c’était une spécificité : « contre la promesse de rembourser à terme de la part de ce dernier » … puis plus loin que « ces sommes … vont se retrouver à l’actif d’autres agents économiques » …
    … MAIS enfin rien de bien nouveau par rapport à la première forme : là aussi l’emprunteur DOIT rembourser , là aussi les sommes prêtées se retrouvent à « l’actif d’autres agents économiques » !!!
    … et la aussi l’ ex-nihilo est en réalité « assis » , par un lien mystérieusement clair, avec des munitions en dépôt à la banque … et éventuellement, assis aussi, sur de la vraie création monétaire : bref donc, du presque faux ‘ex-nihilo + (éventuellement) du vrai ex-nihilo
    Bien sûr , lorsque le banquier ouvre une ligne de crédit : il ne sait pas ce qu’il fait !!! (ce qui en découlera spécifiquement)
    Bref pour moi, il n’y a qu’une seule forme en réalité, qu’ Allais décrit un peu sommairement mais où il voit bien la réalité du ex-nihilo , et d’autre part la spécificité de cette ‘duplication’ qui n’est pas un prêt, à l’origine du ex-nihilo. (Mais , en intellectuel d’action pragmatique , il sent les bonnes pistes !)
    ET si le crédit était assis sur du vrai prêt , plus de ex-nihilo possible !!! C’est le système de jf ! , où le seul ex-nihilo serait celui de la BC !!!
    Conclusion : des banques privés, oui, 100% monney !
    Bon je suis d’accord que je ne vois pas comment introduire du dynamisme dans ce système à banque « pleine » , mais compte tenu de la frénésie de production/consommation inutile et destructrice vers lequel le système nous avait emmené (malgré d’énormes avancées inutilisées et mal réparties) , une pause fera du bien à tout le monde.
    Bon , sur ce coup je suis épuisé de ma contribution dadaïste à l’hôte de ces lieux ! (Je ne dis plus son prénom sinon on se retrouve en purgatoire de modération)
    Auguste dit :
  7. 3 juillet 2009 à 23:21
    à Oppossùm, bavard (désolé, c’est donnant-donnant)
    – – – – – — – – – – – –
    Erreur de traduction à l’origine ? Erreur de frappe ? Erreur des auteurs Friedman et Schwartz ?
    Je ne sais pas. Cette phrase ne me fait pas progresser d’un millimètre; elle me fait perdre mon temps.
    Considérons la 2e hypothèse, une erreur de frappe
    En physique terrienne perceptible par nos corps,
    la longueur, la température ou la force en physique (F = M x Γ)
    sont nullement, à moins d’avoir un esprit vraiment tordu et pinailleur,
    sont nullement « des mesures toujours provisoires à inventer ».
    Demandez à un maçon ou à un fabricant de lunettes.
    Cas concret : Le Consortium AIRBUS sait qu’il va recevoir 3 milliards de $ dans 3 ans.
    A cette date, sa Trésorerie en euros sera déficitaire. Il est décidé à anticiper le cours de conversion.
    Allez dans la salle de Money Markets (Euro Treasury & Foreign currencies) sollicitée et dites :
    « La Monnaie est une quantité à laquelle vous choisissez d’accoler un nombre dans le cadre d’une opération spécifiée ;
    ce n’est pas quelque chose existant en soi qu’il conviendrait de découvrir comme, par exemple, le continent américain; c’est une mesure toujours provisoire à inventer »
    Rien de moins innovant et créatif qu’une salle-de-marché. Vous êtes dans le terre-à-terre le plus primaire qui soit,
    même si les transactions apparaissent parfois étrangement compliquées aux personnes qui ne font pas cela tous les jours ouvrables;
    Dès la décision du trader prise « les jeux sont faits ». La valeur entrera en comptabilité.
    Pour la banque c’est clair. Pour AIRBUS aussi.
    Dans trois ans, le taux de conversion entre le $ et le € sera assurément différent.
    Bien sûr, mais alors pourquoi commencer la phrase par un singulier : « La Monnaie … lalala  » ?
    Vous évoquez des « conséquences » qui serait dégageable de cette « généralité un peu philosophico-ontologique ».
    Serais-je insuffisamment poète ? Je ne vois aucune « conséquence » ni même intuition en pointillée qui pourrait m’éveiller l’esprit.
    Alors, maintenant Monsieur Allais :
    « la part de son actif qu’il considère (à tort ou à raison) comme susceptible de lui permettre d’effectuer ses paiements sans délai et sans restriction ».
    qu’il considère à tort.
    L’expert-comptable ou le cabinet d’audit voit une valeur comptable inscrite à tort :
    elle n’est pas du tout conforme aux normes spécifiées par la loi pour garantir sa capacité à effectuer un paiement dans le délai qui correspond à la rubrique comptable en question.
    C’est un maquillage de comptes, une erreur, voire un faux en écriture. ce n’est pas l’essence de cette forme spécifique de caractérisation de la monnaie. Et pourquoi précise t-il « sans délai et sans restriction ».
    Il y a toujours un délai même pour un simple virement ou pour la vente d’un titre obligataire au prix de cession sans aucune surprise, surtout s’il y a un week-end ou des jours fériés entre les deux.
    Et il y a souvent des restrictions : un jour et une heure de compensation, d’éventuels jours de valeur en intérêt (variables selon le jour dans la semaine), une possible delocalisation du titre physique extrait du lieu où il est « conservé », etc.
    Vous donnez l’ordre
    – « A » : Virer de 1 million €
    – « B » : Vendre 1 million € de chacune des obligations ci-après
    – XS0426032289 BANQUE PEUGEOT 8.50% éch. mai 2012
    – PERNOD RICARD 4.625% éch. 06/12/13
    – MICHELIN 8.625% éch. avril 2014
    – AIR FRANCE 4.75% éch. 01/2014
    – CAAM CREDIT 1-3ANS
    – CENTRALE CONVERTIBLE 2011
    – « C » : Retirer la conservation de X milliers de titres SUEZ
    du Centre de Conservation des titres de BNP_Paribas à Dinan
    pour les porter ailleurs, par exemplaire les mettre en garantie en un autre lieu.
    Je vois nullement le « comportement subjectif ». Quant à l’expression « Actif d’essence monétaire forte »
    vous n’en trouverez pas la trace dans un quelconque débat
    entre Senior Certified Public Accountants intervenant dans les « Opinions and Statements of the Accounting Principles Board ».
    Des pages entières de débats sont consacrés aux différenciations subtiles entre les formes de monnaies des « current assets » et « current liabilities ».
    Peut-être n’imaginez-vous pas la finesse de ces discussions qui sont présentes dans les recommandations de comptabilisation elles-mêmes.
    Il y entre un « esprit de finesse » que l’homme de la rue pense inexistante chez les experts-comptables.
    Enfin, il n’y a aucun vice pour un actif liquide à se trouver en un « container de valeur ». Ce dernier est indispensable pour pouvoir assurer la transaction visant à transférer la valeur à un autre « container » (solde inscrit sur un livre comptable, avec ou sans déplacement d’un support physique représentatif de cette valeur).
    Répondre
  8. Oppossùm dit :
    4 juillet 2009 à 00:18
    Auguste
    C’est peut-être que vous avez déjà digéré ce que recouvre la phrase de Friedman !!!
    Moi ça m’ouvre des perspectives sur l’effrayant vide de la puissance relative subjective et sociale de la VALEUR.
    Or la monnaie , en position statique, n’est qu’un horrible container de cette notion là, et ne peut rien être d’autre : aucune valeur d’usage immédiat qui vienne adoucir cette secheresse !
    Bref dans la monnaie : Valeur / Pouvoir / Rapport de force / subjectivité sociale (Bon je ne pédante pas , je vous livre ça à l’intuition)
    Pour le « “sans délai et sans restriction” d’ Allais , je crois que c’est pour preciser , puisqu’il a dit considerer que la monnaie était , pour un particulier, la « somme des actifs qui sont considérés [par lui] comme susceptibles d’être utilisés pour effectuer des paiements » … que par actif il exclue , par exemple un actif comme un maison , éventuellement acheté dans une optique spéculative, parce que cet actif container de valeur, n’est liquide qu’après « délai » et avec « restriction » … puisqu’il faut l’échanger contre de la monnaie … pour avoir de la monnaie …
    Bref une maison n’est pas de la monnaie . (Vous allez me dire que c’est évident, mais certains ici pensent soit que la monnaie est nativement une marchandise ou bien que toute marchandise peut être monnaie )
    Si dans l’obscure duplication de la monnaie par les banques , qui transforme du dépôt en prêt, si vous préférez n’y voir qu’une malversation … je serais prêt à vous suivre tellement je ne tiens pas ce secteur indispensable en estime, mais il y a alors un problème de fond : ce que tout le monde fait avec le consentement de tous, peut-il être quelque chose d’illégal ?
    Sinon ma fille se dirige vers l’expertise-comptable … et chante avec « finesse » au conservatoire ! Mais soyez sûr que je suis conscient que ma catégorie personnelle “Actif d’essence monétaire forte” est un concept purement subjectif de ma cosmogonie personnelle, avec laquelle je mourrai -si vous ne m’en prêtez pas un autre qui fonctionne et que je comprenne! ;)
    Répondre
  9. Oppossùm dit :
    4 juillet 2009 à 00:51
    @ johannes finckh
    Dites , je ne suis donc pas du tout convaicu pas vous (Et ne parlons pas de Gesell ! ) : les banques font du véritable ex-nihilo qui augmente réellement le nombre de signes monétaires.
    Mais effectivement je comprends mieux votre point de vue face à certaines conceptions un peu rapides, simple et mécaniques du ex-nihilo simplifié, pour être mieux compris.
    Et l’idée que l’ensemble « des » masses monnétaire n’est appuyé que sur une petite base de ex-nihilo pur qui se régénère par divers phénomènes de « transmutation », m’aparaît mieux à présent .
    Jetez un coup d’oeil svp http://www.pauljorion.com/blog/?p=3506#comment-31373 et dites moi votre impression !
    Répondre
  10. Anne.J dit :
    4 juillet 2009 à 08:29
    renseignements pris, Christian Gomez ne serait pas seulement un économiste mais également un prof d’université, et surtout patron de la Société Générale en Helvétie…
    Répondre
  11. Auguste dit :
    4 juillet 2009 à 09:06
    à Oppossùm [00:18]
    Je vais commencer par la fin, par votre dernier paragraphe, c’est le plus facile (pour moi)
    La comptabilité offre des expressions, issues de longs débats pendant des décennies,
    qui sont intéressantes pour au moins trois raisons :
    1/ elles sont pratiques : elles existent; elles sont bien définies; elles sont critiquées
    2/ elles sont débattues, à la façon de concepts philosophiques (liberté, mensonge, autonomie, autrui, etc. etc.)
    3/ Nous avons les comptes-rendus des débats et les synthèses argumentées de ces débats
    Un exemple sur le point 1/ ci-dessus
    Pourquoi ai-je rappelé l’existence des deux définitions (vitales pour oubliées et apparemment oubliées sur les états bancaires actuels que je vois) … « current assets » et « current liabilities » ?
    Pourquoi ?
    Parce que la différence entre ces deux termes c’est le « net working capital« ,
    la valeur nette qui capital liquide qui est au travail
    On peut discuter du qualificatif liquide,
    surtout dans l’industrie. En effet, dans l’industrie, quand ça va mal, il arrive que « net working capital » ne soit pas aussi liquide qu’on l’aimerait : le stock récent des encours ne s’écoule plus à la vitesse habituelle, plus au même rythme, plus avec la même musique.
    Vous faites bien de souligner l’importance du TEMPS, en effet
    c’est lui, le Temps, qui donne de la valeur au « net working capital »,
    c’est la dynamique simultanée du Passif et de l’Actif qui donne de la valeur,
    c’est elle encore, cette dynamique débit+crédit qui génère les MARGES de la Banque
    qui crée de l’ARGENT EX-NIHILO.
    Cet item « current assets » (actif qui coule, courre,…) est plus ou moins (vu que je ne comprends pas du tout votre expression) ce que vous cherchez à nommer « Actif d’essence monétaire forte ».
    Il est bien clair que vous ne trouverez jamais une maison (votre exemple) dans « current assets ».
    Reference aux Opinions de l’American Institute of Certified Public Accoutants
    – Election to Receive – Indicator of Fair Value … ref. 1041.25
    Cash Flow — See Statements of Changes in Financial Position (1051)
    – Monetary Assets ……………. 1041.03; 1071.18; 1071B.02
    – Note Exchanged for Cash ………….. 4111 (§ 05, 06, 10)
    – Payment at Conversion …………. 20.11
    – Pooling of interests ……………….. 1091.**
    – Purchasing Power losses …………… 1071.15
    – Settlement, Stock Option/Award ….. 4062.11
    – Cash outflows ………………… 40.91
    – Cash Yield — see Yield, Cash
    Current assets
    – Carrying basis …………….. 2031.09
    – Definition ………………….. 1027.25; 2031.04
    Relation to Operating Cycle …… 2031.02 (dont marges et profit)
    – Resources Excluded ………….. 2031.06
    – Translation, Foreign Currencies …… 1081.14
    Idem pour « Current Liabilities »
    Ensuite vous avez, par exemple, « Current Operating Performance » etc.
    Please excuse me. On m’appelle pour petit-déjeuner et je dois d’abord filer pour aller chercher le pain
    Répondre
  12. fujisan dit :
    4 juillet 2009 à 09:55
    @Oppossùm
    Assez d’accord avec vous.
    Mais quand Friedman et Schwartz disent:
    La Monnaie « n’est pas quelque chose existant en soi qu’il conviendrait de découvrir comme, par exemple, le continent américain »
    Il faut croire qu’il n’ont jamais travaillé dans le monde réel. Ni dans une entreprise qui court après l’argent afin de rembourser ses emprunts, payer son personnel, ses fournisseurs, ses taxes… Ni le ménage moyen qui court après l’argent afin de boucler ses fins de mois. Ni dans une banque qui court après les liquidités.
    Friedman et Schwartz tout comme Allais sont des cartésiens de la monnaie. Tout comme Descartes avec son dualisme cartésien nie toute influence du corps sur l’âme/substance pensante, à croire qu’il n’a jamais été malade ni eu jamais de migraine. Ils nient, ou plutôt ignorent toute infuence de la réalité économique et ses incertitudes sur la monnaie qu’ils considèrent comme une vulgaire quantité, à croire qu’ils n’ont jamais travaillé ni observé le monde réel.
    Certains, dont Allais, abordent aussi la liquidité. Mais ils ignorent les autres qualités de la monnaie. Ils parlent surtout d’actifs, ignorant la contrepartie dette, la solvabilité des emprunteurs. Ils utilisent des aggrégats qui ne sont que la somme des parties, mais ne décrivent en rien leur distribution/répartition. Ils ignorent ainsi l’écart pauvre/riches, la machine du crédit qui creuse implacablement cet écart. De plus, le méchanisme du crédit rend la monnaie artificiellement rare car à tout moment seul le principal est présent dans le système, jamais les intérêts sur les prêts. Il faut donc effictivement courrir après l’argent, se battre pour en obtenir assez afin de rembourser capital et intérêts.
    Répondre
  13. BiClown dit :
    4 juillet 2009 à 11:23
    A 9:26 je fournissais un éclairage additionnel sur
    net current working capital = current assets   less   current liabilities
    Passons maintenant à d’autres choses également sérieuses,
    à d’autres floats (retenez bien ce terme, « float ») plus excitants ( de mon point de vue)
    En effet, la banque crée ex-nihilo beaucoup d’argent en dehors du « net working capital » précité.
    Vous êtes, avec beaucoup d’autres, très focalisés (pour ne pas dire obnubilés)
    par le caractère liquide — ultraliquide, franchement assez liquide —
    de ce qui serait selon vous (et selon eux) La Monnaie, au singulier, à tort !!!! … et avec une majuscule,
    !! Pour faire plaisir aux retardataires sur la compréhension du réel !!
    !! Pour aller un peu vers eux !!
    Je dis bien « pour faire plaisir », … pour être un brin lu vraiment et au moins vaguement sasi un peu
    Que fit NuageBlanc le 1er juillet à 12:06
    Il commença par poser une première question :
    Q1 – Pourquoi l’argent n’a t-il pas le même sens pour un banquier et pour un client non bancaire
    (entrepreneur, particulier, socioassociation,…) ?
    Pourquoi l’esprit singulier d’un CEO de banque est si peu accessible à un non banquier ?
    Personne ne répondit,
    pas plus à cette question qu’aux trois suivantes.
    Alors ?…
    Auguste répondit à Mathieu à 18:17
    Manifestement, il avait encore l’histoire stupide Lokistan dans la tête ! [ 30 juin à 21:36]
    … et toujours cette rengaine rengaine de cette prétendue Monnaie Anticrise qui Resoudrait Tout !
    Alors ?…
    Le lendemain,
    Que fit LeClownBlanc le 2 juillet à 16:56, LeucoCoopératif, LeCo, co-op !
    Il introduisuit les deux définitions « current assets » et « current liabilities »
    l’argent qui courre et se crée à partir de valeurs comptabilisées qui, s’agissant des prêts, auront disparues à moins d’un an.
    [Nota : ce n’est pas le cas des valeurs mobilières cotées en Bourse, cessibles à tout moment, mais ayant en général toujours de la valeur à la fin de l’exercice fiscal : 31 décembre,
    30 juin ou autre].
    Vous ne l’avez surement pas remarqué, mais plus tôt
    Que disait Auguste le 30 juillet à 16:12
    je ne m’étais pas du tout servi de ces deux définitions « C.A. » et « C.L. »
    Pourquoi ?
    Contrairement, à l’industrie, une banque crée de l’argent avec toutes ses valeurs d’Actif et de Passif !
    La Banque
    1/ crée de l’argent à toutes les échéances : court terme moins d’un an, moyen terme, long terme
    2/ crée de l’argent pas seulement au moyen du « net current working capital » (cette expression ajustée avec ‘current’ est de moi), c’est-à-dire pas seulement avec les
    instruments dont la maturité est à moins d’un an
    3/ crée de l’argent avec les « non current assets » le plus souvent corrélés aux « non current liabilities ». C’est son « net noncurrent working capital »
    (cette expression est de moi)
    4/ crée de l’argent en jouant entre « net current working capital » et « net noncurrent working capital » : ce sont les « forwards »
    Et pourquoi les topTopBanques peuvent-elles gagner beaucoup plus d’argent que les autres dans le noncurrent ( flôts 3/ et 4/ supra) ?
    Pourquoi ?
    Parce qu’elles peuvent manipuler, spéculer, jouer avec le « vrai bon gras » (sans risque économique, industriel et commercial)
    le gras des taux de base bancaire. Greespan est l’un de ces champions de l’argent volé ainsi.
    TrichetValet aussi à moindre échelle.
    A Fednewyork, 33 Liberty Street NY, ce sont des nonimpatients-violents
    Ils savent voir très loin et frapper forts.
    Il est alors intéressant d’établir un lien avec deux phrases très différentes du propos de Fujisan [9:55]

    Le mécanisme du crédit rend la monnaie artificiellement rare car à tout moment seul le principal est présent dans le système, jamais les intérêts sur les prêts.
    Il faut donc effectivement courrir après l’argent, se battre pour en obtenir assez afin de rembourser capital et intérêts

    Cette phrase est la dernière. En réalité :
    1/ Le mécanisme du crédit couplé à des taux-de-base-bancaires abusifs et incontrôlés rend la monnaie abondante,
    de plus en plus abondante … E X P O N E N T I E L L E M E N T !
    Il suffit de constater l’inflation induite par ces taux entre 1975 et 2008. Le taux multiplicateur est 20.
    (J’ai mis les chiffres il y a une semaine ou deux, en réponse à Samuel qui trouvait bizarre que je n’avais pas reçu de commission en préconisant un pack élevé de prêts au profit de
    la stratégie conquérante de TheWashingtonPostCompany)
    2/ Les intérêts sur les prêts sont plus que présent dans le système bancaire. Ils sont d’abord enregistrés sur le compte d’exploitation en « Produits Financiers » ce sont les revenus
    comparables au chiffre d’affaires dans un groupe industriel ou commercial. Ensuite, allégés des charges d’exploitation, on les retrouve dans les fonds propres, en « Accrued Earnings » à
    la fois pour (a) Dividendes, (b) Réemploi pour de nouveaux prêts et opérations financières. Bien évidemment, l’effet de levier (coefficient 20, 30, 40) s’applique à ces « Accrued Earnings »
    (cf. ratio Bâle II). Pour mémoire, dans les années 1970-75 le degré d’endettement bancaire était grosso modo deux fois inférieur en moyenne : effet de levier limité à 10 ce qui était
    déjà pas mal !

    Allais et d’autres parlent surtout d’actifs, ignorant la contrepartie dette, la solvabilité des emprunteurs.
    Ils (…) ne décrivent en rien leur distribution/répartition.
    Ils ignorent ainsi l’écart pauvre/riches, la machine du crédit qui creuse implacablement cet écart.

    Alors là, DIABLE !, je vous renvoie par exemple à Auguste le 1 juillet à 18:17
    ou mieux, ci-dessus
    aux lignes 17 à 24 de Auguste+LeClownBlanc le 3 juillet, hier, à 17:58
    Cordialement
    BiClown
    Répondre
  14. Oppossùm dit :
    4 juillet 2009 à 17:38
    @ Fujisan (Et johannes finckh, toujours)
    Merci de votre lecture. Je crois que Friedman parle plutôt de la façon de ‘penser et définir’ la monnaie et pas de la difficulté à avoir des sous ! Qua Friedman soit un cartésien de la monnaie, c’est très possible.
    Mais pas Allais ! qui au contraire a bien ‘pensé’ tout ce que vous lui reprochez !
    Et vous pourriez en reprocher tout autant à Chris Martenson dont vous avez traduit le blog (http://jcbonsai.free.fr/cc/CH12.html) ,
    qui est interessant dans sa démarche mais pas mal rempli d’incohérence ou d’appoximations :
    A) « L’argent est une créance sur le travail humain » => très flou et incomplet même si cela a le mérite de rappeler qu’il n’y a de richesse que dans le travail et que l’argent ne crée pas de valeur (Ce qu’on sait … en l’oubliant)
    La monnaie est un droit à prendre dans la richesse disponible (et donc il y a automatiquement une correspondance entre le stock de richesse et la quantité de monnaie), ce n’est pas une créance car non seulement vous ne pouvez rien exiger qui n’existe pas , mais de plus vous ne pouvez pas imposer qu’on vous vende !
    La monnaie est un ‘avoir’ , mais c’est aussi la dette de quelqu’un , quelque part (pas forcément le titulaire de la monnaie) : cette manifestation d’une dette circule comme un avoir ! Donc la monnaie est un avoir basé sur une dette.
    B) Chris Martenson nous ressert la soupe de la multiplication des 1000 mis en dépôt initial qui, avec un coeff de réserve fractionnaire de 10% par expl pourrait nous générer 9 000 de masse monétaire , par prêts successifs (La banque ayant le ‘droit’ de reprêter 90% d’un dépôt)
    -> Bien sûr ce n’est pas faux , mais s’il s’agit de PRETS successifs , c’est que c’est la même somme de départ qui s’est démultiplié dans le TEMPS sur la base des 1000 de départ : rien de très magique
    C) Chris Martenson , pour bien insiste bien sur le caractère un peu irréel de cet argent crée ‘à la demande’ par le sytème bancaire , mais il nose pas parler de ex-nihilo (réservant ce terme à la BC) .
    Toutefois il écrit  » Inversement, lorsque les prêts sont remboursés, l’argent ‘disparaît’  » : c’est assez curieux puisqu’il postulait que le système bancaire ‘prêtait’ du dépôt…
    Ensuite cette notion d’argent qui « disparait » m’a toujours fait rire … vous voyez un banquier bruler des billets de banque d’un rembousement … ? bon mais ce n’est pas inexact si on se situe dans une logique ou les dépôts et les crédits se compensent , les « munitions » de l’un servant à l’autre et réciproquement.
    Neanmoins Chris Martenson pense nous etonner en soulignant que si tout le monde vient retirer ces 10 000, le système bancaire ne pourra pas assurer une conversion en monnaie fidiciaire (preuve de la ‘fausseté du système ?)
    -> La belle affaire ! D’abord si on raisonne en prêts successifs , c’est qu’on NE PEUT exiger logiquement un retrait massif ! ou bien alors …. c’est qu’on a pas vraiment prêté !!! mais qu’on a UTILISE des dépôts …
    MAIS si les dépôts ne peuvent pas être vraiment être prétés, alors , n’en parlons plus, de ces dépôts (qui feraient les prêts) et raisonnons autrement en disant directement que le système bancaire a crée ex-nihilo 9000 (et pas plus pour des raisons strictement reglementaires) et que ces 9000 sont utilisables (exigibles?) en même temps. (En fait moins car une partie est assise sur du véritable épargne)
    Il y a bien une augmentation de la masse monétaire dans sa pression sur l’offre mais cela est peut-être contrebalancée par du dépôt qui dort … en quantité égale … (avant ou après : car même si la banque invente ou prête plus qu’il n’y a en dépôt, ce ‘crédit’ ira aussitôt dormir dans une nouvelle niche de dépôt , s’équilibrant lui même alors)
    ET LA, effectivement on constate que la banque ne peut assurer un retrait massif , une conversion en monnaie fiduciaire !
    MAIS cela n’a rien à voir avec le ex-nihilo , c’est uniquement parce que l’OPERATION DE RETRAIT N’EXISTE PAS : en réalité on demande uniquement une CONVERSION d’une monnaie à une autre … et effectivement , à court terme , le système bancaire ne dispose pas de monnaie fiduciaire équivalent à ce qu’il a généré (que ce soit par le raisonnement du ex-nihilo ou par celui un peu incohérent des dépôt se tranmuttant en prêts )
    (Je note de plus l’imprécision de Chris Martenson , car dans les 9000 générés, une partie s’est investie en véritable prêts et non pas en dépôts, de sorte qu’il ne viendra pas à l’idée de quelqu’un qui a réellement prêté son argent d’exiger un retrait immédiat !)
    Bref Chris Martenson , raisonne vraiment de travers.
    D) Parlant de la création monétaire de la FED (ou de toute autre BC) , Chris Martenson écrit que son argent « ne vient de rien puisque la Banque Centrale crée de l’argent “ex nihilo” …  »
    Il ajoute
    « la Réserve Fédérale crée tout simplement autant d’argent qu’elle veut, quand elle le veut, et ensuite le prête à nous tous  » pour nous assener « Voilà un pouvoir extraordinaire »
    Que d’imprécisions !
    – La Fed ne crée pas autant d’argent qu’elle veut : il lui faut un tiers qui porte le remboursement de cette somme. Elle ne crée donc pas « quand elle veut » , et ne peut non plus imposer un prêt !!!
    – Je note que Chris Martenson réserve le ex-nihilo à la BC.
    La fed, effectivement, comme toute les BC , ne ‘tire’ ou ne cherche même pas à ‘justifier’ la monnaie crée d’un quelconque dépôt ! Il y a automatiquement du pur ex-nihilo -pas d’ambiguïté- et il gonfle nécéssairement la masse monétaire !
    Mais enfin rien de magique tout de même : normalement la monnaie crée doit être remboursée par des impôts ou de l’emprunt ou des entrées par emissions de Bonds !
    Il est vrai que la fed a probablement le pouvoir , via le gouvernement de rayer un remboursement en sa faveur : c’est contrevenir aux règles les plus élémentaires du système bancaire mais … bon, … c’est alors de la pure « planche à billet » où l’Etat a volé son peuple , mais comme l’Etat est – en principe- le peuple, disons qu’il s’agit d’un impôt déguisé au travers d’une probable inflation .
    Bref oui la FED a un pouvoir extraordinaire mais aucune Banque n’a jamais acheté le monde ou en tout cas pas par ce mécanisme là !!!
    D) et pour en finir avec Chris Martenson, le voici qui distingue 2 type d’argent :
    « – Le premier est le crédit bancaire, qui est de l’argent créé à la demande par des prêts …
    Le crédit bancaire est un type d’argent qui vient en contrepartie du montant de la dette qui lui est associée. La dette sur laquelle des intérêts doivent être payés.
    -Le second type d’argent est créé “ex nihilo” par les Banques Centrales tel que nous l’avons vu ici »
    Quelle confusion : tout type de crédit sans préjuger de son origine , prêts réel épargné , dépôts ‘déposés’, ex-nihilo pur, a TOUJOURS une contrepartie temporelle (avec des intérêts): son REMBOURSEMENT . C’est là sa véritable justification , son assise existentielle. Dans tous les cas, pour l’emprunteur tout est identique !
    -Si l’assise du crédit est une épargne réelle, il s’agit d’un prêt : l’emprunteur à un droit à prendre à la place d’un autre qui y renonce.
    -Si l’assise est plutôt du type dépôt ou bien s’équilibre avec , le scénario peut être identique au prêt issu de l’épargne réelle , mais il y a risque de distorsion amenant à une augmentation de la masse monétaire , donc à une concurrence de droits à prendre qui s’épuiseront en inflation si le système ne sait pas augmenter son ‘offre’ ! Et il y a même risque de crash en cas de conversion exigée en monnaie fiduciaire
    -Si l’assise est du ex-nihilo pur , il s’agit comme d’un prêt virtuel : on peut théoriser en disant que la communauté elle même autorise un prélèvement , un droit à prendre, sans que personne n’ai à renoncer au sien. Dans ce cas là , bien sûr, le remboursement opère clairement la destruction de la monnaie émise !
    Les billets de la banques centrales , n’ont, entre ses propres mains , aucune valeur , de même qu’une créance sur soi même n’a aucun sens.
    Bref au total, si les dépôts font les credits, ils ne les brident pas (dans notre système) et on n’est pas bien avancé. Et dire que les crédits font les dépôts (+ l’épargne + le fond de mon porte monnaie) est tout de même bien tautologique
    Répondre
  15. Tzecoatl dit :
    5 juillet 2009 à 12:50
    @Paul Jorion,
    Vous niez ce que les banques reconnaissent elles-même :
    « Alors que les banques
    européennes génèrent habituellement 4800 euros à partir de 1000
    euros de monnaie banque centrale, leur capacité de création
    monétaire est tombée à 3500 euros depuis Lehman. »
    Ne parlons pas des manuels d’économie des lycéens de cycle ES.
    Concernant votre analyse sur Schumpeter, plus personne ne fait la distinction entre monnaie fiduciaire (issu de la banque centrale) et monnaie scripturale (issu des crédits alloués par les banques commerciales), si ce n’est la forme, et encore, l’utilisateur lambda, s’il dépose 100 euros en pièces et billets à la banque, verra bien son compte bancaire crédité d’autant, la banque se chargeant de faire cette conversion dans un sens comme dans l’autre.
    Idem sur le marché des changes, ces deux formes monétaires ont strictement la même valeur.
    Autre source :
    « Agrégats monétaires de la zone euro
    Les agrégats monétaires recensent les moyens de paiement directement utilisables dans les transactions, détenus par les agents de la zone euro autres que les institutions financières monétaires (IFM) et les Administrations centrales, ainsi que ceux des placements financiers auprès des IFM qui en constituent de proches substituts. Les actifs retenus sont aisément mobilisables et ne comportent que peu ou pas de risque en capital.
    L’agrégat monétaire étroit M1 regroupe les moyens de paiement directement utilisables :
    * les pièces et billets en circulation ;
    * les dépôts à vue.
    L’agrégat intermédiaire M2 comprend, en plus de M1, les autres dépôts à court terme :
    * les dépôts remboursables avec un préavis inférieur ou égal à trois mois ;
    * les dépôts à terme d’une durée initiale inférieure ou égale à deux ans.
    La masse monétaire au sens large, M3, inclut, outre M2, les instruments négociables émis à court terme :
    * les titres d’Organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) monétaires ;
    * les titres de créance de durée initiale inférieure ou égale à deux ans émis par des IFM ;
    * les créances résultant de prises en pension sur des titres émis par des IFM.
    Les dépôts avec un préavis inférieur ou égal à trois mois sont les dépôts d’épargne à vue qui présentent, à la différence des dépôts à vue, un caractère incomplet de transférabilité. En France, il s’agit par exemple des livrets A et bleus, des Codevi, des livrets « jeune », des comptes d’épargne logement, des livrets d’épargne populaire et des livrets soumis à l’impôt.
    Les dépôts à terme sont les dépôts qui ne peuvent être convertis en espèces avant un terme fixe convenu ou qui ne peuvent être convertis en espèces avant ce terme que moyennant une réfection totale ou partielle de la rémunération convenue.
    Les pensions sont les espèces perçues en contrepartie de titres vendus à un prix donné dans le cadre d’un engagement de rachat desdits titres (ou de titres similaires) à un prix et une date déterminés. »
    On peut donc conclure aisément que votre analyse n’est pas très approprié.
    Répondre
  16. Tzecoatl dit :
    5 juillet 2009 à 12:51
    Pour l’autre source, c’est plutôt ce passage ci, toujours le même lien :
    « Contreparties de M3
    Les contreparties de M3 visent à mettre en évidence les principales sources de la création monétaire. Elles regroupent :
    * les créances sur les autres résidents (non-IFM) ;
    * les crédits accordés aux non-IFM ;
    * le portefeuille de titres émis par des non-IFM ;
    * les créances nettes sur l’extérieur ;
    * les ressources non monétaires des institutions financières monétaires (IFM) – à déduire ;
    * un poste « divers ».
    Les crédits incluent les crédits à l’habitat, à la consommation, à l’investissement, de trésorerie, les autres crédits, les créances douteuses brutes, le crédit-bail, les avoirs en titres non négociables et les dettes subordonnées constituées sous forme de dépôts ou prêts.
    La rubrique « créances nettes sur l’extérieur » retrace le solde des créances et des engagements nets sur les non-résidents.
    La rubrique « divers » inclut, entre autres, le solde des créances et des engagements inter-IFM et les acquisitions par des IFM d’actifs immobiliers pour compte propre auprès d’un agent non financier. »
    Répondre
  17. Anne.J dit :
    5 juillet 2009 à 14:13
    @Tzecoatl
    Mais non, c’est une « légende urbaine » :)
    http://www.pauljorion.com/blog/?p=3475#comment-31490
    Répondre
  18. Paul Jorion dit :
    5 juillet 2009 à 14:59
    @ Anne.J
    Oui, il faudra peut-être le dire un jour clairement. Même si ce mythe urbain a reçu le renfort de quelques Prix « à la mémoire d’Alfred » Nobel d’économie. Après tout, des banquiers peuvent se tromper… même s’ils sont Suédois… lol
    Répondre
  19. Oppossùm dit :
    5 juillet 2009 à 15:08
    @ Tzecoatl
    Oui mais vous ne risquez pas de convaincre ni Paul ni Jf avec une description de choses qu’ils connaissent déjà.
    L’argument du manuel de ES est également faible.
    Reste l’argument selon laquel les banquiers reconnaîtrait eux même faire du ex-nihilo ! : là c’est plus puissant .
    Neanmoins :
    – Le banquier peut ne pas comprendre tout à fait ce qu’il fait ou se le ‘représenter’ sous des formes explicatives médiatisées : la société est remplie d’inconscient (interne et externe)
    Mais un détail me parait interessant : effectivement les banquiers (et économiste) ayant théorisé leur pratique penchent , à présent, pour le ex-nihilo :
    – ça les arrange en ce sens que l’origine du crédit n’étant alors pas les dépôts, il n’y a pas de raison de verser l’interêt, aux dépositaires !!!
    – D’un autre côté , il est difficilement concevable de dire qu’alors , puisque cet argent ne sort de nulle part, il est gratuit : l’emprunteur n’ayant pas a en connaître la source exacte (on lui donne les sous, qu’il les rembourse avec intérêt, comme il aurait s’il avait effectué une opération de d’emprunt sur de la véritable épargne privé) , il doit payer l’intérêt point barre.
    – Mais à qui donner l’intérêt ?
    Là, la banque insiste moins sur le ex-nihilo, et laisse donc le bon peuple penser que l’argent crée est effectivement assis sur de la véritable épargne …. et donc laisse penser qu’il faut bien payer et dédommager celui ou ceux qui sont à l’origine de cette somme …
    La banque est une coquine.
    Cependant les choses sont obscures tout de même car une ligne de crédit ouverte, prise individuellement, sera assise sur de la monnaie fiduciaire, du dépôt et du ex-nihilo dans des proportions indétarminable à l’avance.
    Non ?
    Répondre
  20. Tzecoatl dit :
    5 juillet 2009 à 15:43
    Je vois que tout le monde est d’accord.
    Quel est le problème, alors. L’expression latine « ex-nihilo » ? C’est pourtant bel et bien le cas. Le fait qu’il y est contrepartie ? Oui, il y a bel et bien contrepartie à la création monétaire, systématiquement. Cependant, s’il y a bel et bien contrepartie au capital de l’emprunt via la valeur du bien échangé, il n’y a pas de contrepartie REELLE aux intérêts de ce même emprunt.
    Regardons les données au lien suivant, où l’on analyse la structure des contreparties COMPTABLES :
    http://monnaie.wikispaces.com/Contreparties+de+la+monnaie
    La monnaie créée directement par le système bancaire est donc de 57,4% du total des crédits accordés.
    Si la création ex-nihilo par les banques n’est pas un scandale en soi (bonne allocation des ressources monétaires à l’économie), le fait que les dettes de l’eurozone soit de 15071 milliards d’euros et la masse monétaire soit de 9400 milliards d’euros, cela permet de comprendre :
    – que par jeu d’écriture sur création monétaire, les banques s’octroient aujourd’hui via l’octroi des prêts 5600 milliards d’euros de biens dans l’eurozone ;
    -qu’en créant nettement plus de dettes que de monnaie, elles acculent les entreprises européennes à un endettement massif, à la faillite, à la délocalisation ;
    – que cet endettement se retrouvant in fine dans les états, seuls agents économiques insubmersibles devant la dette éternelle (et encore), cela provoque la ponction à hauteur de 50 milliards du bien commun, tel un impôt privé ;
    La création monétaire ex-nihilo est un faux scandale, elle se pratiquait bien à la Banque de France pendant les 30 glorieuses. Non, le vrai scandale, est le droit de seigneuriage acquis par les banques privés de par la non-monétisation des intérêts, qui très certainement asphyxient l’économie française puis européenne depuis 30 ans.
    Répondre
  21. Tzecoatl dit :
    5 juillet 2009 à 16:10
    @Oppossum :
    « L’argument du manuel de ES est également faible. »
    Il se doit d’être suffisant, sauf à remettre en doute tout l’enseignement de notre pays.
    Cette polémique autour de la création monétaire ex-nihilo par les banques privés est sans intérêt.
    Oublions le premier sentiment du grippe-sou qui apprend qu’elles créent de l’argent de nul part, scandale assuré dans sa petite tête.
    La banque de France pendant les 30 glorieuses ne créaient-elles pas également ses francs ex-nihilo ?
    La privatisation de la création monétaire (ex-nihilo ou pas, laissons ce débat strictement sans intérêt aux élucubrateurs) a le vif intérêt d’une bonne allocation des ressources à l’économie.
    Comme souligné sur ce blog, la création monétaire, ex nihilo évidemment, ne se fait pas sans contrepartie réelle, de valeur. Là où est le véritable scandale, c’est que le périmètre de la contrepartie est celui du capital de l’emprunt, et non pas également des intérêts.
    Comme l’indique le lien suivant : http://monnaie.wikispaces.com/Contreparties+de+la+monnaie , « La monnaie créée directement par le système bancaire est donc de 57,4% du total des crédits accordés »
    Soit, via l’émission d’emprunts, les banques s’approprient 6000 milliards environ de capitalisation réelle dans la zone euro, et autres douces conséquences indirectes dont il est inutile d’égréner la litanie.
    Comme nous sommes quelques uns à le défendre, un système monétaire se doit d’être à somme nulle (comprenez entre dettes et monnaie), n’en déplaise aux colmateurs de fuites dans les banques.
    Répondre
  22. fujisan dit :
    5 juillet 2009 à 18:07
    @BiClown 4 juillet 2009 à 11:23

    En réalité :
    1/ Le mécanisme du crédit couplé à des taux-de-base-bancaires abusifs et incontrôlés rend la monnaie abondante,
    de plus en plus abondante … E X P O N E N T I E L L E M E N T !
    Il suffit de constater l’inflation induite par ces taux entre 1975 et 2008. Le taux multiplicateur est 20.

    Oui, cette inflation est une volonté délibérée des autorités. Trichet le répète assez, il VEUT une inflation proche de 2%.
    Mais il ne suffit pas de vouloir. La monnaie étant conçue comme mécanisme de crédit/dette, encore faut-il que les personnes désirent et aient la capacité d’accorder un crédit d’une part et de s’endetter d’autre part. L’un ne va pas sans l’autre, il faut à la fois un prêteur et un emprunteur.

    2/ Les intérêts sur les prêts sont plus que présent dans le système bancaire. Ils sont d’abord enregistrés sur le compte d’exploitation en “Produits Financiers” ce sont les revenus comparables au chiffre d’affaires dans un groupe industriel ou commercial. Ensuite, allégés des charges d’exploitation, on les retrouve dans les fonds propres, en “Accrued Earnings” à la fois pour (a) Dividendes, (b) Réemploi pour de nouveaux prêts et opérations financières. Bien évidemment, l’effet de levier (coefficient 20, 30, 40) s’applique à ces “Accrued Earnings” (cf. ratio Bâle II). Pour mémoire, dans les années 1970-75 le degré d’endettement bancaire était grosso modo deux fois inférieur en moyenne : effet de levier limité à 10 ce qui était déjà pas mal !

    Non, je répète: à tout moment, il n’y a jamais que le principal dans le système, il manque toujours les intérêts sur les prêts à échoir qui restent à rembourser, qui sont encore dûs.
    Oui, une partie des intérêts des prêts échus, déjà remboursés sont recyclés, retournent dans l’économie. Comme toute entreprise, une banque a aussi des charges d’exploitation, des bénéfices, paie des dividendes, bonus et autres parachutes dorés. Il en est de même pour les BC dont les intérêts perçus servent à couvrir les charges d’exploitation et les bénéfices reviennent en grande partie au Trésor. C’est variable d’un pays à l’autre évidemment, selon les status des BC.
    En théorie, pour peu que tous les intérêts reviennent effectivement dans l’économie sans délai, le système pourrait tourner avec une masse monétaire, un encours stable. Mais en pratique, on constate la fuite en avant, l’inflation monétaire, l’endettement. Le système est incapable de s’adapter « sereinement » à une déflation monétaire, au désendettement, car cela rend la monnaie encore plus rare et donc encore plus difficile à trouver afin de rembourser les prêts. On le constate maintenant.
    Ce que je voulais dire, c’est que le mécanisme du crédit/dette divise grosso-modo la population en 2: les prêteurs et le emprunteurs, les fourmis et les cigales. Même si certains sont dans les deux catégories à la fois, comme par ex. un ménage qui cotise pour une assurance vie et contracte des prêts. Cette division est très inégalement répartie, pas nécessairement du fait du système bancaire, mais celui ci est un facteur aggravant qui creuse encore plus les inégalités. Si le système bancaire se contentait de prélever « honnêtement » son dû pour couvrir ses charges d’exploitation sans imposer des taux usuraires, il n’y aurait pas grand chose à redire. Mais quand les taux sur les découverts, crédit revolving, cartes de crédits… sont à ce point élevés, cela creuse implacablement les inégalités car se sont surtout les plus fragiles qui ont recours à ces formes de crédits.

    Répondre
  23. fujisan dit :
    5 juillet 2009 à 18:10
    @Oppossùm 4 juillet 2009 à 17:38
    Je n’ai aucune formation en économie, une chance peut-être? C’est assez nouveau pour moi et je n’ai pas étudié ces auteurs. Alors je n’ai jugé que sur les définitions données. Définitions qui ignorent la population pour qui la monnaie n’est pas un actif, mais une dette. Définitions qui mélangent tout dans un aggrégat, une masse monétaire indistincte. Définitions qui réduisent la monnaie à une quantité impersonelle, une unité de mesure alors qu’elle est avant tout un « objet » social, un moyen d’échange entre individus en chair et en os.
    J’ai traduit avec d’autres le Crash Course de Chris Martenson. Je me suis efforcé de ne pas trahir sa pensée, ce qui ne signifie pas que je partage nécessairement tout ce qu’il écrit. Chris Martenson fait un travail de vulgarition forcément simplificateur, pas un traité théorique.
    A) Chris Martenson ne décrit pas ici le système tel qu’il est. Il donne sa définition de la monnaie qui a au moins le mérite de recentrer sur l’humain. Mais comme toute définition simple elle est incomplète.
    Chris Martenson dit en Anglais « Money is a claim on human labor » que j’ai traduit par « L’argent est une créance sur le travail humain« . Mais « a claim » pourrait tout aussi bien être traduit par « un avoir » ou « un droit ». En tout cas, ce n’est pas créance dans le sens crédit/dette auquel cas il aurait utilisé « credit » ou « debt ».
    Ensuite il précise « With a very few minor exceptions, pretty much anything you can think of that you might spend your money on will involve human labor to bring it there. I say it’s a claim rather than a store, because the human labor in question might have happened in the past, or it might not have happened yet.
    The concept of money being a claim on human labor is important, and we’ll be building on it later, especially when we get to debt.
    » que j’ai traduit par « À quelques rares exceptions près, tout ce que vous pouvez acheter demande du travail humain pour le créer. Je dis que c’est une créance plutôt qu’une réserve parce que le travail humain en question aurait pu se produire dans le passé, ou pourrait ne pas encore être réalisé. La notion que l’argent est une créance sur le travail humain est importante et nous allons nous fonder sur cette notion, surtout quand on arrive à la dette. »
    Donc, il déconnecte la notion de monnaie du temps. Notion temporelle qu’il introduit dans la définition de dette: « la dette est une créance sur de l’argent futur« . Il regroupe les deux en « La dette est une créance sur le futur travail humain« .
    B) Travail de vulgarisation forcément simplificateur.
    C) CM dit pour les banques commerciales « money is loaned into existence » que j’ai traduit par « l’argent prêté est créé à la demande ». Pour les BC « Money comes out of thin air, as the Fed creates money when it ‘buys’ this debt » que j’ai traduit par « L’argent ne vient de rien puisque la Banque Centrale crée de l’argent “ex nihilo” quand elle “achète” cette dette ». J’ai employé « ex nihilo » pour rendre l’idée « out of thin air ».
    L’histoire du retrait massif est pour bien faire comprendre au commun des mortels que « son » argent qu’il dépose a pour contrepartie les prêts accordés par la banque.
    NB: Je ne suis pas d’accord avec CM quand il dit »Au minimum, chaque année, il faut créer suffisamment de nouvelle monnaie par des prêts pour couvrir le paiement des intérêts sur l’ensemble de l’encours des dettes du passé ».
    C’est faux car les intérêts sont recyclés dans l’économie, du moins en partie, via charges d’exploitation, impôts, dividendes…
    Répondre
  24. johannes finckh dit :
    5 juillet 2009 à 19:07
    merci à fujisan pour cette dernière prise de position en réponse à clown blanc.
    Vous avez raison , l’économie a du mal à s’adapter à une « déflation monétaire » que vous identifiez au niveau de la contraction du crédit.
    Ok, je n’ouvre pas les débat stérile pour distinguer monnaie et crédit, peu importe, au fond, tant que je suis ainsi « marginalisé ».
    Alors, pour étayer ce que vous écrivez, on peut dire que la dite « déflation monétaire par contraction du crédit » est, malgré tout, liée au fait que la monnaie est détenue en liquide, notamment par les banques elles-mêmes (leurs fonds propres reconstitués depuis octobre 2008) à la BC, mais aussi par certains particuliers ayant une préférence accrue pour la liquidité.
    C’est ce que l’on peut apeler aussi la « trappe aux liquidités ».
    En appliquant même un effet multiplicateur, autre hypothèse à mon goût contestable, mais, soit, il est clair que la détention liquide de plus en plus marquée réduit d’autant les capacités de crédit des banques.
    Et cela reste vrai même quand la banque centrale propose des refinancements gratuits ou très bon marché qui permettraient cependant aux banques de réaliser des marges confortables entre les coûts du refinancement central (intérêts à payer) et les taux des crédits (intérêts à recevopir des emprunteurs).
    Malgré cette situation, en théorie confortable pour les banques, des crédits ne sont pas accordés en volume suffisant, et même demandés insuffisamment car trop chers pour les emprunteurs éventuels, et c’est désormais au niveau même du capital prêté, dans un contexte où les actifs ne montent plus guère en valeur (par exemple l’immobilier, mais aussi des actions et des obligation, t-bonds, etc…) que le mécanisme semble se gripper.
    C’est pourquoi les autorités monétaires seront amenées à réfléchir à un moyen de remettre en circulation de la monnae plus directement, afin de soutenir la demande, afin de créer du pouvoir d’achat!
    Autrement dit, il faudrait que les BC puissent, enfin, s’attaquer à la « préférence pour la liquidité », la cause même de la non disponiblité de crédits bon marché.
    Pour ce faire, il faudrait, pour bien faire, que la détention de liquide comporte davantage de risques!
    Pour rendre plus risqué la détention liquide, il faudra bien venir à des coûts facturés à ceux qui retiennent ces liquidités.
    La BC pourrait, par exemple, appliquer un taux négatif aux comptes tenus auprès d’elle par les banques:
    Cette mesure les inciterait à placer des liquidités à nouveau sur le marché des crédits, au besoin en baissant les taux de prêt. Cela serait toujours plus avantageux pour les banques que de devoir supporter des « frais de garde » à la BC.
    Une telle mesure ne suffirait sans doute pas, car la fuite dans des liquidités en billets de banque resterait possible et même favorisée par cette msure.
    Et c’est bien pourquoi il faudrait appliquer des taux négatifs à la monnaie liquide elle-même dès qu’elle serait émise.
    Un taux négatif, même faible, limiterait sensiblement les thésaurisations et rendrait le crédit à nouveau actif pour stabiliser la conjoncture et pour atténuer des évolutions déflationnistes.
    Historiquement, ce n’est pas pour rien que la BCE visait 2% d’inflation, car c’est ce aux d’inflation qui devait jouer, dans le passé, le rôle de dépréciation du liquide dans le temps, moyennant quoi il restait disponible pour les crédits.
    Nous voyons bien que les BC ont actuellement de plus en plus de difficultés d’atteindre les 2% d’inflation, malgré des créations de monnaie centrale extrêment importantes.
    La raison de cette difficulté, comme le remarquait DSK, est que les liquidités sont « gelées », autrement dit qu’elles sont extraites du circuit encore plus vite que ne peut contrebalancer la création centrale. D’où, notamment au Japon, la déflation actuelle, risque à ne pas exclure en Europe, malgré des émissions liquides quasi sans limites!
    La monnaie anticrise proposée jadis par Silvio Gesell sous le nom de monnaie franche (ou monnaie « fondante » selon ses détracteurs), résoudrait assz simpleent le dilemme des banques centrales.
    Au niveau technique, il faudra bien, si on veut éviter des crises systémiques autrement certaines, que les billets soient limitées par des dates d’émission et d’éxpiration, et qu’ils soient remplacés périodiquement par de nouveaux billets, moyennant une « intérêt négatif » dû par le détenteur des billets, sans quoi, cette monnaie ne remplira que mal sa mission: celle de circuler en toute circonstance.
    jf
    Répondre
  25. johannes finckh dit :
    5 juillet 2009 à 19:14
    à logiquelogique qui écrit ceci:
    2 juillet 2009 à 22:21
    @johannes finckh,
    « M’enfin, soit se sont les banques qui abusent et les BC sont obligées d’intervenir, soit les BC laissent faire les banques afin d’avoir l’obligation d’émettre et indirectement le devoir d’emettre. Dans le second cas les BC se servent des banques poue arriver a leur fin. Ca laisse le choix! »
    jf: vous voyez parfaitement juste, c’est cela le dilemme actuel!
    Répondre
  26. Anne. J dit :
    5 juillet 2009 à 19:30
    @fujisan
    Chris Martenson ne serait-il pas, lui aussi, victime de la légende urbaine ?
    Répondre
  27. johannes finckh dit :
    5 juillet 2009 à 19:35
    @ tous:
    je contesterai toujours ce genre d’affirmations faites par gomez ou par qui que e soit!
    « … Dans ce cas, l’augmentation des moyens de paiement résulte du fait qu’il y a duplication car, au même moment, deux agents économiques considèrent les mêmes sommes comme immédiatement disponibles et établissent leurs projets de dépenses en conséquence.”
    Des projets, on toujours en faire, mais la monnaie, tout comme un avoir monétaire, n’est jamais en deux lieux à la fois!
    Une question à ANNe.J:
    Vous affirmiez et affirmez encore répétitivement que les banques auraient le « droit légal » de « créer ex nihilo » de la monnaie vie le crédit bancaire.
    Je souhaite que vous me citiez l’article du code bancaire ou du code civil qui dit cela. Ou une autre disposition légale précise à ce sujet!
    merci, j f
    Répondre
  28. johannes finckh dit :
    5 juillet 2009 à 19:57
    à oppossum: j’ai parcouru votre exposé adressé à anneJ. Vou semblez bl et bien de plus en plus douter du « ex nihilo » des banques! Bonne nouvelle!
    Bien entendu, je répète que les BC créent de la monnaie en fonction de ce dont les banques ont besoins pour décaisser, en général, contre des garanties, sauf en cas de crise systémique!
    Pour le reste, tant que, ni vous ni anneJ. ne me montrez pas les dispositions lgislatives (source à l’appui!) je ne m’inclinerai certainement pas!
    jf
    Répondre
  29. johannes finckh dit :
    5 juillet 2009 à 20:10
    @fujisan:
    merci d’avoir traduit chris martensen, c’est un texte fort instructif, je ne partage pas tous ses points de vue, mais l’essentiel y est, me esmble-t-il
    jf
    Répondre
  30. fujisan dit :
    5 juillet 2009 à 22:27
    @jf
    Concernant le nécessaire désendettement et donc la nécessaire déflation monétaire voyez cette interview de Nassim Taleb sur CNBC Oui, même CNBC se met à inviter des Nassim Taleb, c’est dire!

    Le système financier s’effondre et des mesures doivent être prises par le gouvernement américain pour convertir la dette en fonds propres pour produire un environnement plus stable, a déclaré jeudi sur CNBC Nassim Taleb, auteur de « The Black Swan ».
    « Vous pouvez avoir des jeunes pousses, quelque soit le nom que vous leur donnez, vous pouvez avoir un répis temporaire, mais vous êtes toujours dans un monde qui s’effondre », a déclaré Taleb sur « Squawk Box ».
    Tout ce qui est fragile, comme le système financier s’effondrera, a-t-il dit.
    «Nous sommes au milieu d’un krack», dit Taleb. « Donc, si je vais prévoir quelque chose, c’est que cela va empirer, pas s’améliorer. »
    Le gouvernement doit déengager la dette et ne pas chercher des plans de relance qui vont augmenter les actifs, a-t-il dit.
    « Ce qui me rend très pessimiste que je n’ai vu aucune direction ou prise de consience du gouvernement sur ce qui doit être fait, qui est désendetter $ 40- à-$ 70 trillion», dit Taleb.
    « Le singe sur notre dos est la dette », a-t-il ajouté.
    A titre d’exemple, a déclaré Taleb les banques ne doivent pas réclamer des sommes de plus en plus importantes aux propriétaires en retard sur leur prêt hypothécaire. Au contraire la banque devrait proposer d’abaisser les mensualités, en contrepartie d’une co-propriété de l’immeuble.
    «Les gens seront en mesure de repartir à zéro sur une base saine. Vous ne voulez pas attendre l’éviction », a-t-il dit.

    Concernant la vélocité, l’absurdité des plans de relance et autres quantitative easing, voyez par ex. l’article que j’ai renseigné le 2 juillet 2009 à 23:27

    Citation:
    « L’action est une conduite intentionnelle. Ce n’est pas un simple comportement, mais un comportement suscité par des jugements de valeur, poursuivant une fin donnée et guidé par des idées sur le fait que des moyens conviennent ou non. Il est impossible de traiter de l’action sans les concepts de causalité et de finalité. C’est un comportement conscient. Agir, c’est choisir. C’est vouloir : l’action est une manifestation de la volonté. »
    Ludwig von Mises
    La question à 18 100 000 000 dollars
    Les chiffres sont renversants … vraiment incompréhensible … c’est le genre de choses que si vous l’avez fait jusqu’à personne ne pense que vous … Je parle de la somme d’argent engagé à la fois par les États-Unis et l’Union européenne dans cette crise:
    • Le gouvernement américain et la Fed a dépensé ou prêté ou garanti 12,8 trillions de dollars, un montant qui s’approche de la valeur de tout ce qui est produit dans le pays l’année dernière.
    • Les gouvernements européens ont approuvé $ 5,3 trillions d’aide, plus que le produit intérieur brut annuel de l’Allemagne ($ 3,3 trillions).
    Si nous divisons les dépenses américaines par le nombre d’habitants aux États-Unis, on obtient:
    12 800 000 000 000 $ divisé par près de 304 000 000 = $ 42 105 par personne
    Maintenant, je sais ce que vous pensez, si notre gouvernement, dans son infinie sagesse avait simplement donné cet argent directement à chaque femme, homme et enfant, vous pouvez parier notre crise serait résolue. Diantre, dans la famille Crooks seulement, quatre enfants, ma femme et moi aurions accumulé $ 252 630 tous frais! Certes, les enfants ne veulent que leur kilo de chair, étant donné que c’est de leur âge, mais encore, nous aurions remboursé un très grand nombre de dettes et acheté des jouets assez cool avec cela, désendettement et stimulus en prime. Et je vous parie un dollar que je pouvais mieux dépenser cet argent que certains organismes gouvernementaux qui tentent seulement de « m’aider » en sauvant différentes institutions financières mastodontes et les entreprises partout dans notre pays.
    Avant que je prenne la tangente, j’allais dire que ce qui est vraiment étonnant, c’est qu’avec un total de ….
    18 100 000 000 000 $
    … engagé par les États-Unis et l’Europe, on s’interroge sur un certain nombre de choses:
    • Comment diable se peut-il que les banques se plantent de manière si catastrophique? La question reste ouverte.
    • Pourquoi diable n’avons-nous pas d’inflation galopante maintenant ? La question reste ouverte.
    Quand vous considérez que d’autres gouvernements en dehors des États-Unis et de l’Union européenne (la Chine a été très occupée avec le Japon, le Brésil et la Russie) jouent la pompe à fric, et qu’on n’a pas vu grand résultat dans le redressement de la demande mondiale, et , plus surprenant encore, nous n’avons pas vu de l’inflation en soi de la « croissance » des pays, cela doit rendre très nerveux.
    En fait, comme John Ross a indiqué hier, nous continuons à voir la déflation. Aujourd’hui encore, comme l’a souligné dans la clé de news ci-dessus, les prix de gros allemands ont diminué de 9% à partir de Mai, il y a un an! Que dire? Yikes!
    Et personne n’a remarqué que les prix à la consommation des États-Unis ont chuté par rapport à l’année pour la première fois depuis 1954! Yikes!
    Taux d’inflation annuel de décembre 1914 à décembre 2008:

    Et le Japon est de nouveau embourbé dans la déflation malgré qu’ils sont les champions de la relance. Yikes!
    C’est un sujet qui est sur le grill depuis un certain temps et on arrive au point qu’il reste encore d’énormes quantités de créances douteuses dans le bilan de beaucoup d’institutions partout dans le monde, sans oublier les bilans privé aussi. On arrive au point de s’interroger pourquoi ce montant de relance incroyable n’a pas encore d’effet, en dépit des signes d’espoir et de réjouissance qui arrivent de certains des marchés émergents, ce que nous ne nions pas. Mais pour une reprise mondiale, nous continuons de penser que des endroits comme les États-Unis, l’Europe et le Japon devraient se redresser, n’est-ce pas?
    Quand vous regardez les chiffres, il est facile de comprendre pourquoi de nombreuses personnes s’attendaient à une hyperinflation dès qu’il a même un peu de reprise.
    L’inflation est, depuis toujours, le moyen préféré des gouvernements pour sortir des difficultés d’un endettement trop important c’est-à-dire provoquer l’inflation afin de rembourser la dette en monnaie encore plus dévaluée. C’est la raison pour laquelle vous avez peut-être entendu que les bons sont parfois dénommés Certificats de confiscation.
    La partie effrayante de ce qui se passe maintenant est que les gouvernements sont actuellement à court d’arbres à abattre afin qu’ils puissent imprimer plus de papier dans leurs vaines tentatives pour produire un peu d’inflation; ce qui les rend très inefficaces par rapport à leurs expérience inflationniste du passé. C’est en effet une performance pathétique. M. Summers, mis au Coka Diet et ses copains! Nous avons encore beaucoup d’arbres dans notre coin, et j’ai même vu un peu autour de Washington. Pas d’excuses! En fait, si l’on se soucie vraiment de notre pays, nous pourrions faire don d’un arbre pour aider le Trésor. C’est le moins que l’on pourrait faire pour tout ce qu’ils font pour nous.
    Quoi qu’il en soit, revenons à un semblant de ce que cette missive est censé être. Quelques graphiques et un petit questionnaire:

    Avez-vous remarqué quel graphique indique la raison pour laquelle notre gouvernement est d’avoir tant de mal à atteindre leur objectif d’inflation?
    Si vous avez dit vitesse de circulation, ce serait correct! Félicitations! Pour ceux d’entre vous qui n’est pas versé dans ce jargon obscur, et être très reconnaissants que vous ne le sont pas, permettez-moi de la dire de cette façon:
    Vous pouvez mener un cheval à l’abreuvoir, mais vous ne pouvez pas le forcer à boire!
    Si vous et moi-même sommes très inquiets à propos de la disparition de nos revenus futurs, car nos entreprises ne vont pas si bien car il y a peu de demande pour ses produits ou de services, ce qui représente la plupart des gens que je connais, nous ne sommes pas prédisposés à aller au magasin pour chercher la dernière nouveauté à acheter pour nous ou nos proches. Multipliez cette action humaine – qui d’ailleurs est le titre du meilleur livre jamais écrit sur l’économie, de Ludwig von Mises – encore et encore dans toute la population américaine qui ne travaille pas, ou ne fait pas d’affaire directement avec le gouvernement fédéral américain, le seul endroit en plein croissance explosive, et vous pouvez voir pourquoi la vitesse de circulation de l’argent est en baisse, en chute libre.
    Et on en arrive à l’un des problèmes majeurs, je pense, qu’on tous les économistes néo-keynésiens qui descendent de leur tour d’ivoire pour nous dire nous devons dépenser plus:
    Les modèles économétriques ont encore un petit problème avec l’action humaine. Ils ont un peu de mal à mesurer, ce qu’ils appellent « un comportement irrationnel ». Mais ceux d’entre nous qui vivonts dans le monde réel, l’appelons un comportement tout à fait rationnel. Lorsque nous sommes inquiets de l’avenir, nous prenons la décision logique de changer la manière dont nous agissons avec cette chose appelée l’argent. Nous retirons vicieusement le gaspillage de notre budget. Nous changeons nos habitudes d’achat de façon spectaculaire. Notre système d’incitation s’adapte en conséquence.
    Et quand on regarde notre gouvernement engager $ 42 105 pour chaque homme, femme et enfant afin de nous «aider», et ronger les richesses produites par le dur labeur des Américains du passé, cela nous rend encore plus nerveux. Ainsi, ce que les néo-keynésiens considèrent comme une réaction rationnelle, nous la considérons comme extrêmement irrationnelle. Et donc, nous décidons qu’il est temps à nouveau de réduire la vitesse de circulation de notre argent.
    Ainsi, nous nous engagons dans un cerlcle vicieux créé par des gens qui croyaient vraiment tout ce qu’a dit Keynes dans la Théorie générale, au lieu de passer à l’Action humaine de von Mises et de faire les bons choix. Et ainsi de suite.

    Répondre
  31. Oppossùm dit :
    6 juillet 2009 à 00:57
    @ johannes finckh
    Vous m’écrivez  »
    Oppossum: j’ai parcouru votre exposé adressé à anneJ. Vou semblez bl et bien de plus en plus douter du “ex nihilo” des banques! Bonne nouvelle! »
    Je me suis donc relu, effrayé , mais j’ai constaté qu’il n’en était rien !
    Je dit simplement que si A dépose 1000 € à la banque B, sans y toucher pendant 1 ans (Bien qu’il soit convenu qu’il aurait pu le faire à tout moment) et que dans le même temps cette banque B ouvre une ligne de crédit de 1000 € à C , pendant 1 ans, tout revient à un prêt … entre A et C !!! Mais après coup, s’il n’y a pas de cygne noir
    Sauf que C n’a pas touché les intérêts : c’est une perte qu’il a accepté en compensation d’une disponibilité totale de ses 1000€ . Et la Banque encaisse …
    Vous rajoutez « Pour le reste, tant que, ni vous ni anneJ. ne me montrez pas les dispositions lgislatives (source à l’appui!) je ne m’inclinerai certainement pas! »
    Je vous réponds : prouvez moi que le crédit ouvert à C a fait l’objet d’un débit au dépôt de A
    @ Jujisan
    Pas de problème : ce n’est parce qu’il m’a semblé trouver des incohérences dans le texte de Chris Martenson que je vous attaquais !!! Au contraire bravo pour le boulot.
    J’ai réfléchi à partir d’un texte , c’est tout.
    Bravo aussi pour votre texte de Nassim Taleb et ce qui suit :
    C’est ce que je pense (m’enfin, comme dirais logique, je ne suis pas spécialiste) : à ce point d’endettement généralisé , ce n’est pas que l’eau est gelé et qu’elle ne passe pas, mais qu’elle est absorbée dans le désendettement ou le financement de futures pertes.
    Seule une mise à plat ou une sorte de moratoire pour certaines dettes ou leur annulation pourraient débloquer les choses. Rude coup de couteau dans la notion de contrat. Mais après tout une faillite c’est bien ça ?
    C’est pas qu’on soit mal parti, c’est qu’on rentre dans le mur.
    Et ce n’est que le début. Ni V, ni U, ni L, ni W : une lettre encore inconnue
    Bon mais ça repartira un jour, mais plus comme avant pour des raisons exogènes.
    Répondre
  32. johannes finckh dit :
    6 juillet 2009 à 08:37
    @fujisan: merci de m’avoir fait lire ce texte, il rejoint assez ma façon d’analyser.
    cela confirme que la déflation et la circulation monétaire ralentie correspond à une attitude d’attente assez poussée, où les fonds susceptibles d’agir comme des prêts ne trouvent pas preneur, car les débiteurs semblent insolvables, et il est visiblement difficile de trouver de nouveaux.
    On peut simplement « spéculer » sur ce qui se passera quand les gouvernements,souvent les emprunteurs en dernier ressort, susciteront la défiance encore plus marquée, par exemple quand ils auront du mal à trouver, à côté du service de la dette, les moyens de payer les fonctionnaires, les transferts sociaux et les investissements publics, les routes, les hôpitaux, etc…
    Le service de la dette est la rente du capital, de celui généré par l’endettement public.
    Dès que les gouvernements devront choisir drastiquement entre le paiement de cette rente et les autres engagements courants, ce jour n’est pas loin, le service de la dette est déjà le premier poste budgetaire malgré les taux bas, ce jour-là sans doute, nous irons au devant de sérieux troubles sociaux.
    Sans doute, ensuite, pour payer les frais générés par la guerre civile qui se prépare, à savoir la répression, les gouvernements et même les créanciers de ces gouvernements seront prêts à payer ce qu’il faut en salaires aux soldats et aux policiers antiémeute, aux services de renseignement et aux services pénitenciers pour organiser l’oppression « antiterroriste » d’une population devenue « terroriste » qui se prépare!
    Au fond, quelle différence cela fait-il, pour les rentiers du capital, que d’organiser et de « gagner » (ou de « perdre »?) une guerre civile plutôt qu’une grande guerre mondiale (devenue sans doute ingérable)?
    Au fond, ce qui « compte » pour la rente du capital, c’est trouver un moyen de détruire un maximum de richesses et de prospérité en un minimum de temps, la « victoire » de telle ou telle partie, on s’en fout à un point que l’on n’a pas idée!
    Alors, en économie de guerre, il est certain que ce climat sera suffisamment instable pour déclencehr l’hyperinflation, traduction monétaire de l’orage tant attendu dans le ciel lourd des fonds actuellement amoncelés dans d’énormes « cumulonimbus » emmagasinés et qui ne génèrent guère de transactions (d’irrigation) avant de déclencher des inondations catastrophiques.
    Car au fond, pour vritablement restaurer ensuite la rente du capital, rien detel qu’un « bonne » reconstruction » après des guerres civiles destructrices!
    Le choix est entre un tel scénario ou l’instauration d’une monnaie anticrise!
    jf
    Répondre
  33. Anne.J dit :
    6 juillet 2009 à 10:07
    » Vous pouvez mener un cheval à l’abreuvoir, mais vous ne pouvez pas le forcer à boire!  »
    effectivement: les banques ont toute latitude pour abreuver la société de (bons) crédits nouveaux (et nul besoin évidemment qu’il y ait la moindre épargne préalable qui veuille bien se prêter… l’idée de cette « monnaie gelée » est une ineptie) … mais la bulle de crédit a faite que les consommateurs sont saturés et craignent pour leur avenir. Comme les consommateurs ne sont pas actuellement disposés à consommer, les entreprises n’investiront pas et ne demanderont donc pas de crédit.
    Même une monnaie anticrise n’aurait aucun effet :) … mais nous aurons quand même bientôt le même effet (réjouissez vous J.F.), par l’inflation qui suivra cette déflation! Seuls les actifs réels (i.e. : immobilier, terrain, art) protègeront l’épargne: il ne fera pas très bon se retrouver avec des liquidités…
    Répondre
  34. Anne.J dit :
    6 juillet 2009 à 11:25
    @J.F.
    Quelles différences faites vous entre « crédit » et « prêt » ?
    Répondre
  35. NuageBlanc dit :
    6 juillet 2009 à 13:20
    Je réponds en anticipation de votre interlocuteur
    Aucune différence : Analyste de risques de crédit = (égal) Analyste en risques de prêt (long terme, moyen terme, …)
    Passons aux choses sérieuses.
    Capture d’une conversation entre ogres.
    Gold&DerivCreditor_1 (sharing views with three other BRI topCreditors)
    Cette Anne J a 100 fois fois raison
    Gold&DerivCreditor_2 (answering, videoconferencing)
    Eh bien ! On va voir ça s’ils n’ont pas soif   !!!
    On va voir de quel bois je me chauffe ! .. où je vais chercher l’eau !
    Gold&DerivCreditor_1 (sharing views with three other BRI topCreditors)
    Les grands groupes d’ingénierie générale n’ont plus les talents des Trente Glorieuses. Ceux-ci ont été ou licenciés ou écoeurés, ou mis en traites anticipés ou happés comme larbins aux retro-commissions. Les nouveaux n’ont connu que le stress permanent et l’yperspécialisation dans des cases, le contrôle démentiel au jour-le-jour, le fliquage. Nous sommes responsables de ce qui nous arrive. Les nouveaux n’ont pas assez la capacité à bâtir des projets pertinents et factibles hors des sentiers battus; ils manquent d’imagination, d’ouverture aux autres, etc. Résultat : Trop de projets sans capacité de remboursement, sans garantie de succès
    Gold&DerivCreditor_3
    Des marges ! des marges ! Je veux des marges !
    Alors débrouillez-vous comme vous voulez, mais
    Je veux des volumes parallèles « emprunts et prêts » et des marges élevées.
    Presto !
    Gold&DerivCreditor_2
    Bien dit Damie ! Que Shark’ô serve de modèle à LaBrochette !
    Peu importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse !
    Le Grand Paris, par exemple, c’est débile !
    mais ça fait rien ! finançons le ! … ça se démerdera bien ensuite.
    Les dindons paieront !
    ça dure depuis deux siècles, alors …
    Des tas trucs seront à louer tout le long !
    On trouvera bien le moyen de remettre davantage de monde dans les rangs et de faire cracher
    Lokistan ! un bel article ! … et Quentin Ruyant, des nôtres, se défend très bien, je trouve.
    Lokistan en anneau ! en serres … en tenailles autour de la megalopole déboussolée.
    La location forcée ou le remboursement forcé. Pour moi c’est pareil.
    Ce que je veux : d’abord 5% à 6% de différentiel entre BRi-BCE et n’importe quoi à 6%
    Les projets intelligents on verra ça plus tard. Ensuite nous aurons encore l’éternité devant nous !
    Répondre
  36. LeClownBlanc dit :
    6 juillet 2009 à 13:37
    Vous n’avez pas à discuter. C’est ainsi. Circulez !
    29.99 €/mois ou on vous coupe ! C’est compris !
    Rente garantie pour l’éternité ! …….. AAAAAAAAAAAAAhhhhhhhhh ! Le REVE ORANGE !
    [Nota: Juste pour info. Et il coûte combien ce boîtier en millions d’exemplaires ? ]
    LOKISTAN – 5 juillet même heure
    Lire Marc Peltier qui précède
    Répondre
  37. Anne.J dit :
    6 juillet 2009 à 18:55
    Je repose ma question à J.F. en précisant
    Quelle(s) différence(s) sémantique(s) faites vous entre “crédit” et “prêt” ?
    Répondre
  38. johannes finckh dit :
    6 juillet 2009 à 22:23
    @anne J.:
    il faut que je comprenne la question et ce qu’elle vient faire ici!
    Une banque me fait crédit ou me prête, où est le piège à utiliser l’un ou l’autre terme?
    inversement, je prête ou fais crédit à la banque en épargnant!
    J’emprunte quand on me prête ou fait crédit, il me semble que je n’y suis toujours pas!
    par contre, vous ne m’avez toujours pas répondu: quelle disposition « légale » autoriserait qui que ce soit, notamment les banques, à « créer de la monnaie via le crédit (ou le prêt) bancaire!!!???
    J’attends! Citez-moi donc la loi qui dirait cela!
    Seules les banques centrales, en émettant de la monnaie (centrale) supplémentaire, ont le pouvoir REGALIEN (par délégation de la part du gouvernement, lui-mêm légitime, du peuple!) de créer de la monnaie, avec, néanmoins, le souci (en principe!) de préserver le pouvoir d’achat!
    Ceci dit, vous avez peut-être raison pour l’hyperinflation qui pourrait suivre la déflation!
    Maintenant, la monnaie anticrise, en empêchant la préférence pour la liquidité, nous évitera notamment la case « déflation », et partant l’hyperinflation ensuite. Encore une fois, elle stabilisera l’ensemble!
    Quant à la consommation, elle serait, du même coup, aussi stabilisée avec la monnaie anticrise, c’est même là l’effet le plus incontesté de cette monnaie!
    En stabilisant la consommation, la production et l’investissement seraient, du coup, aussi stabilisés.
    Ce qui fondrait, par contre, ce seraient les revenus d’intérêt du capital, et ces revenus reviendraient aux autres sous forme de meilleurs salaires, moyennant quoi, la consommation se maintiendrait, quelle que soit la situation désastreuse de certaines banques!
    jf
    Répondre
  39. Anne.J dit :
    7 juillet 2009 à 09:04
    @J.F.
    Justement, pour répondre à votre question, ( par contre, vous ne m’avez toujours pas répondu: quelle disposition “légale” autoriserait qui que ce soit, notamment les banques, à “créer de la monnaie via le crédit (ou le prêt) bancaire!!!???) j’ai besoin de savoir si vous ne mélangez pas (sémantiquement) les mots prêt et crédit
    Et vous Paul Jorion, quelles définitions donneriez-vous ?
    J.F: vos relations de cause à effet (évidemment impossibles à démontrer) me font toujours sourire et me rendent joyeuses de bon matin car elles dénotent une vrai foi.
    Ce qui fondrait, par contre, ce seraient les revenus d’intérêt du capital, DONC ces revenus reviendraient aux autres sous forme de meilleurs salaires, DONC la consommation se maintiendrait, quelle que soit la situation désastreuse de certaines banques!
    Qui plus est, quelle différence avec l’(hyper)inflation ?
    Ne comprenez vous pas que dans nos systèmes actuels la quantité de monnaie n’est pas limitée et que c’est juste la demande suivie de l’accord du banquier (qui trouve assez de garanties) qui permets à la monnaie d’exister ?
    Répondre
  40. Auguste dit :
    7 juillet 2009 à 09:10
    à Monsieur Johannes Finckh,
    Monsieur,
    On ne « stabilise pas l’investissement » avec une monnaie fondante,
    alors que, de surcroît, on ne sait même pas trop dans quoi investir de pertinent.
    Nous venons de dépasser le 200e commentaire sans pouvoir aborder les vraies questions sérieuses qui importent,
    essentiellement du fait de vos interruptions perpétuelles infondées, erronées et intempestives.
    Vu tous les efforts déjà déployés pour tenter de vous faire bouger d’un millimètre,
    Vu votre prégnance dans l’échange,
    Vu les mois et semaines antérieures
    Vu les journées perdues par tout le monde
    Vu l’imposibilité de pouvoir, par ailleurs, mener un débat sérieux,
    il n’y a malheureusement pas d’autre moyen d’être clair.
    D’autres cherchent à voir clair.
    Il y a ex-nihilo pour de multiples raisons notamment les six ci-après :
    1/ Le pétrole et le gaz par centaines de milliards en permanence et
    son couplage au LIBOR et aux spéculateurs de la BBA
    2/ Le couplage des spéculations LIBOR ($, ¤, €, Y…) avec
    les spéculations sur les taux-de-base bancaires (TBB) des autres marchés
    3/ Les Taux Banques Centrales laissés aux turpitudes et fantaisies des topBanquiers privés
    [En outre, il serait malsain que les taux BCE soient totalement découplés des taux fednewyork]
    4/ La prédation perpétuelle Fednewyork+Bri+Bce+aNatioFurtifsGovGouv
    5/ L’effet de levier qui est accordé aux banques. Il était en moyenne de 10 il y a 30 ans.
    En 2008 il était à 20, 30, 40 voire même parfois 50. Regardez la compta de HSBC France sur le présent billet !
    5 milliards € de fonds propres et 212 milliards de dettes (Passif) et autant de prêts (Actif)
    6/ L’essence même de l’activité de crédit, caractérisée par la Charte de l’Association Professionnelle des Banques
    7/ L’absence de loi pour réglementer le taux-de-base-bancaire sur notre territoire
    – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –
    Point 5
    – – – – –
    Plus haut, il est écrit et démontré que HSBC France, en une année (celle des états financiers choisis par Florence)
    a créé 7 milliards EX NIHILO à partir de son existence fondée sur 5 milliards de fonds propres, dans l’exercice normal de son activité, conformément aux textes légaux en vigueur en France.
    Auguste le 30 juin à 16:12
    Déjà sur ce seul et unique motif, le 5e, il y a ex-nihilo !
    Alors SVP ne nous parlez plus de votre banque centrale.
    Celle-ci n’est pas bonne qu’à être supprimée et
    remplacée par une banale officine de 200 m2 :
    Une équipe pour suivre les commandes adressées aux usines fabriquant les billets venant en remplacement des billets usagés
    Une équipe pour suivre les commandes adressées aux usines fabriquant les pièces qui pourraient être en nombre insuffisant quand tous les affamés de la Terre viendront en Europe, dans l’hypothèse où nous serions nous mêmes condamnés à la famine pour avoir introduire votre concept délétère de monnaie fondante.
    LA BCE, dans sa forme actuelle, SERA SUPPRIMEE. Je vous l’affirme.
    – – – – – – – – – – –
    Vous exigez un texte de loi ! Il y en a déjà; cf. supra
    Il devrait y en avoir d’autres. Je vous l’accorde,
    mais pour de toutes autres raisons que les vôtres !
    Parmi les six formes d’ EX-NIHILO précitées,
    il y a en une qui me chagrine d’autant plus qu’elle est enfantine à supprimer !!!
    Point 6
    – – – – –
    Les MAJORITES PARLEMENTAIRES N’ECRIVENT PAS LES LOIS APTES A REDUIRE cet EX-NIHILO là
    Qu’écrit la Banque de France ? Lisez

    Ce taux n’est défini par aucun texte légal ou réglementaire mais son usage s’est dégagé des pratiques de la profession. Chaque banque fixe elle-même librement le taux de base qu’elle entend retenir pour ses opérations. Ce taux, même s’il a perdu de son actualité, sert encore de référence à la tarification d’environ un tiers des crédits à court et moyen terme consentis aux entreprises, notamment aux PME.

    Nous pourrions parler des TAUX d’USURE également
    Si ce n’est pas de la création EX-NIHILO alors je ne sais pas ce que c’est
    Merci d’être plus attentif et je serai moins incisif.
    Ceci dit, bonne et heureuse journée.
    Je comprends fort bien votre souci de faire baisser les accumulations folles d’argent
    Elles sont dans la dimension 5, dans les jeux 100% bancaires et les échanges interbancaires en tourbillon entre-banques
    pauljorion.com/blog …La Dimensionalité le 6 juillet à 18:30
    Les accumulations folles d’argent sont infiniment moins
    dans la monnaie qui passe entre les mains de 99,99% des gens.
    Ce même document démontre que le mot Monnaie au singulier — monnaie anticrise ou monnaie crise — est une voie en impasse. Ce singulier interdit toute réflexion fondée.
    Ma préconisation ?
    Soutenez Paul Jorion dans sa recherche des dimensions qui importent
    1°/ pour découper le système bancaire en rondelles, découper les Ogres-à-tout-faire
    2°/ pour que nous ne soyons plus sous la semelle d’ogres monstrueux
    Répondre
  41. johannes finckh dit :
    7 juillet 2009 à 10:40
    @oppossum:
    je confirme que vous devez être effrayé, car vous me donner raison tout simplement et malgré votre croyance tenace!
    En psychanalyse, on appelle cela une « dénégation » (Verneinung) qui dit exactement ce qu’elle ne veut pas dire! Et confirme donc ce contre quoi on résiste!
    Est-ce l’autorité du savoir établi qui fait obstacle à du nouveau?
    Je suis dans la position de Galilée sur le bucher, si vous me menacez d’une mauvaise note à la fac, je me rétracte tout en sachant que j’ai raison! « epurre se muove! ».
    Mais je m’en fous de la fac personnellement, évidemment!
    Je souhaite cependant une capitulation générale des économistes sur ce point, car il est intenable en toute rigueur!
    Pour vous répondre selon votre exemple:
    La « disponibilité des 1000 euros pour A » dans sa banque n’implique pas qu’il les utilise! En fait, il les laisse en dépôt, peu ou pas rémunérés, comme vous le remarquez vous-même! Cela confirme que la banque n’a pas besoin d’autre chose pour prêter à C!
    Les banques SAVENT d’expérience qu’une proportion non négligeable des DAV n’est pas entièrement utilisée par les déposants plus aisés, alors, on peut dire que ces déposants aisés prêtent, via les banques de dépôt (les DAV), « à l’insu de leur plein gré », ces dépôts aux emprunteurs, par exemple pour les découverts autorisés ou les prêts à la consommation!
    En tout cas, cela prouve, à mon sens, qu’il n’y a pas d’ »ex nihilo » qui tienne! Et vous esquivez toujours, tout comme anneJ., de me citer une « disposition légale » qu’anneJ. affirme pourtant (vous aussi?) qui établirait un quelconque « ex nihilo »!
    J’attends!
    jf
    Répondre
  42. johannes finckh dit :
    7 juillet 2009 à 10:58
    @auguste:
    J’aime votre ton incisif!
    En tout cas, votre sommation de me faire taie ou de me « faire bouger » frise le comique!
    Vous même êtes contraints d’admettre qu’il n’y pas d’ex nihilo pour le crédit bancaire!
    Ce que vous citez de HSBC me donne totalement raison! Somme des dépôts = somme des crédits accordés!
    Pour le LIBOR émis pour des matières premières, il est vrai qu’il s’agit d’une création sans doute, mais elle semble justement correlée, si je comprends bien, aux volumes de ces matières premières. Et une telle création équivaut à une création centrale,à mon avis. Mais j’avoue que je ne me suis pas trop penché sur ces questions.
    Ce que vous avancez des banques centrales, elles peuvent bien disparaître, mais il n’empêche qu’une autre disposition REGALIENNE inteviendra nécessairement pour réguler la monnaie circulante! Cela ne changera pas le fonddu problème!
    Ce qui importe, cependant, c’est votre affirmation que la monnaie anticrise ne serait pas efficace!
    Cela démontre votre désir de ne pas vouloir savoir, cela démontre votre ignor
    Répondre
  43. johannes finckh dit :
    7 juillet 2009 à 11:34
    @auguste (suite)
    cela démontre votre ignorance quant au fonctionnement même dela monnaie!
    Pour fonctionner, la monnaie doit se déplacer constamment, elle doit passer de main en main et rester constamment en circulation!
    Or, seule une monae anticrise est susceptible de circuler en toute circonstance, aussi bien dans la consommation directe que dans l’accession aux crédits!
    Cette monnaie ne se dérobera jamais!
    Elle n’est en aucune façon un obstacle à l’épargne! n à l’investissement, évidemment!
    Sans doute assisterions-nous à une baisse sensible des taux d’intérêts, mais cela pourra se faire sans ouvrir la trappe aux liquidités, moyennant quoi, la circulation monétaire restera pleinement efficace!
    L’investissment sera stabilisé et garanti avec la monnaie anticrise, bien mieux que maintenant, tout simplement parce que ce sera le seul moyen de se prémunir contre des frais engendrés pour la détention liquide!
    Pour vous donner une chance de vous rattraper et de comprendre, méditez à la différence entre thésaurisation et épargne bancaire!
    E tout cas, en fustigeant la monnaie anticrise, vous vous faites le complice du grand capital!
    Je soutiens Paul Jorion parfaitement quand il démontre, mieux que moi sans doute, que les banques doivent toujours se refinancer et qu’il y a bien un gros souci quand les débiteurs défaillent, tout simplement parce que les banques ne pourront plus faire face aux engagements vis-à-vis de leurs prêteurs (nous tous, les déposants!). Et, justement, il n’y a pas d’ex nihilo qui tienne!
    Où serait le risque systémique?
    Quant aux théories autour de la « dimensionnalité », je sens que c’est important, mais j’avoue que cela est un peu complexe pour moi! J’avance des choses simples et les démontre amplement!
    Le fait que cela ne soit pas (encore) bien reçu, je le regrette certainement, mais il en va ainsi, hélàs, souvent, quand on expose des choses auxquelles la majorité n’a pas encore bien réfléchi!
    Je récuse aussi que l’on « tape » toujours sur les « méchantes » banques et que l’on voudrait résoudre le problème en « moralisant » tout cela! Cette façon de voir est plutôt « démoralisante » et doit bien faire rire les vrais affairistes!
    Il me semble qu’en touchant au fonctionnement même de l’émission monétaire par un dispositif anticrise qui fermerait définitivement la trappe aux liquidités atteindrait bien plus efficacement le capitalisme en son coeur!
    Sans moralisme aucun, il me semble VAIN de croire que l’on puisse changer la nature de l’être humain!
    Par contre, instaurer un fonctionnement plus équilibre d’une institution aussi essentielle que la monnaie elle-même me semble pleinement efficace! Et une nécessité pour maintenir l’ordre public et la paix civile!
    Il faut quand même se représenter ce que cela veut dire que d’émettre une monnaie (comme actuellement!) qui peut constamment être rétirée et détournée de son usage via les thésaurisations de plus en plus massives! Pour devenir valeur refuge!
    C’est comme construire des routes interdites à la circulation! Et ouvertes, ensuite, moyennant péage, alors qu’elles sont duement financées pour tous!
    C’est bien cela qui se passe pour la monnaie actuelle. Si ce que j’expose est gênant pour les routes, cela est carrément mortel et porteur de crises systémiques à répétition s’agissant de la monnaie elle-même! Porteur de crises sociales et une menace pour la paix civile!
    C’est bien ce mécanisme, en générant les intérêts et les intérêts composés s’ajoutant aux capitaux existants, qui fait que les avoirs monétaires se concentrent toujours davantage en peu de mains, au point de finir par bloquer tout le système! C’est comme au monopoly quand le gagnant a tout! Le jeu s’arrête!
    Comment comprendre autrement que 1% des américains détenaient, en 2005, 35% des avoirs américains et que ces mêmes 1% détiennent maintenant 38%?
    La croissance des avoirs monétaires, tout comme celle des dettes est bien exponentielle! Et cela est en train d’aller dans le mur! Nous y assistons en direct!
    Peut-être êtes-vous milliardaire vous-même? Dans ce cas, et dans ce cas seulement, je peux comprenre votre opposition à la monnaie anticrise!
    jf
    Répondre
  44. Oppossùm dit :
    7 juillet 2009 à 12:19
    @ JF , vous dites
    « mais il n’empêche qu’une autre disposition REGALIENNE inteviendra nécessairement pour réguler la monnaie circulante! »
    Mais enfin jf, la monnaie a largement pré-existé à la BC. Sa création est spontanée dans les sociétés dites primitives.
    En système à monnaie pleine , la monnaie peut-être émise par des banques dites libres .
    Dans ce système, pas de ex-nihilo, c’est un fait :et c’était , quelque part, bien plus sain.
    La aussi de façon spontanée, la gestion de la monnaie s’est toujours développé de façon autonome sans le support de la fonction étatique.
    Et la fonction régalienne n’a concernée , que le rôle de frappe, de battre la monnaie : c’est tout ! Et si le roi/seigneur a-t-il a récuperé cette fonction c’est uniquement afin de garantir la teneur en or , c’est tout !!!
    Bref, le système bancaire se développe historiquement en dehors de l’institution étatique même si , bien sûr, les Etats, toujours aussi peut respectueux des équilibres budgétaires ont bien vu déjà l’avantage qu’il pourrait tirer de cette possibilité de battre monnaie , porte ouverte à des dérives …
    La meilleure preuve est que (malgré le pouvoir de battre), c’est à genoux que les Etats ruinés allait frapper aux portes des banquiers pour être financés.
    Et la découverte du système du ex-nihilo ou si vous voulez de la décorrelation possible entre l’ouverture d’un crédit (qui sera remboursé -donc qui s’annulera lui même-, mais là n’est pas la question) ET un débit clairement identifiable , système foireux , mais qui fonctionne , a été une aubaine pour les banques mais aussi pour les Etats qui se sont empressés d’accorder législativement le système des réserves fractionnaires , puisque cela leur permettait d’emprunter plus facilement.
    Répondre
  45. Auguste dit :
    7 juillet 2009 à 13:49
    à Johannes Finckh
    Bien. Je vais essayer de me situer ailleurs
    sur un autre terrain, sur un espace qui est sans doute ( peut-être; j’en fais l’hypothèse )
    plus proche de la logique particulère et fondée que vous avez en tête.
    Ce terrain m’apparait être celui de particuliers, pas nécessairement lambdas d’ailleurs,
    qui se trouvent confrontés aux vicissitudes de l’époque.
    Ils craignent de ne pas pouvoir faire face (alimentation, loyers, charges, etc.)
    Ils craignent que leur épargne s’efface; ils craignent pour leur retraite
    Or, ils ont le BESOIN VITAL du maximum de sécurité (monétaire) qui peut leur rester.
    Des « partenaires Edf ou GdfSuez » me téléphonent régulièrement pour que je casse ma tirelire
    pour acheter, pour l’un, une pompe-à-chaleur ou, pour l’autre, des capteurs photovoltaïques
    Je ferais des économies si … Oui, peut-être, au bout de combien d’années et si … et si…
    Admettons que le calcul soit concluant, positif
    … que je devrais
    … que je suis idiot de ne pas le faire
    En attendant j’ai toujours besoin de la sécurité qui me fait défaut
    [Je vous rappelle que je n’ai pas d’autre revenu que celui de me séparer de mon épargne]
    Connaissez-vous le nombre de précaires en France ? plus de 8 millions
    Et pas tous avec une épargne à liquider !
    Vous introduisez votre monnaie fondante. OK. Imaginez qu’elle soit en vigueur.
    On me ponctionne en plus du taux de votre monnaie fondante (je ne sais quel taux vous avez choisi)
    Où est le gain ? Et qui gagne ?
    Vais-je pour autant acheter la pompe à chaleur avec ses trucflecteurs ou les capteurs photovoltaiques ?
    Non !
    Plus on va me ponctionner plus basse encore sera ma consommation !
    De même qu’il est absurde de laisser faire librement ces taux-de-base-bancaires (TBB) qui conduisent à l’inflation des soldes bancaires (multiplication par 20 aux Usa entre 1975 et 2008),
    il est PRESQU’aussi absurde de vouloir la même chose dans le sens négatif.
    absurbe, parce que si ce n’était pas une mesure temporaire, on tendrait VERS ZERO au lieu de tendre vers l’INFINI.
    Bien.
    Toutefois, j’ai ajouté PRESQUE
    Pourquoi ?
    Parce que je vous comprends malgré tout … vous pensez bien faire
    Vous voyez l’ASPECT PSYCHOLOGIQUE des CHOSES … POUR un CERTAIN NOMBRE de PERSONNES
    qui sont probablement dans votre situation.
    Celles-ci ne sont pas le cas général.
    Elles auraient, selon vous, juste besoin qu’on leur pique un peu les fesses pour consommer davantage.
    Il est probable que même dans les familles aisées (très, moyennenment, etc.) ont doit beaucoup s’inquiéter pour l’avenir des enfants, cousin(e)s, petits-enfants, etc.
    A 10:58, à propos d’HSBC, vous affirmez à tort que je verse de l’eau à votre moulin. Rien n’est plus faux. Dans cet exemple ce ne sont pas les soldes qui créent quoi que soit. Ce sont les « spreads » sur les mouvements qui ont lieu 24h/24 entre les prêts à l’Actif et les dettes au Passif. Le résultat des « floats » : la CREATION EX-NIHILO de 7 milliards € avec des fonds propres de 5 ! Rendement 140%. Je ne l’invente pas ! C’est la comptabilité officielle de la banque déposée aux autorités fiscales du pays. Alors dites … c’est étonnant, c’est excessif … ce que vous voulez mais pas qu’il n’y a pas de création de valeur monétaire !
    Vous dites

    Quant aux théories autour de la “dimensionnalité”, je sens que c’est important, mais j’avoue que cela est un peu complexe pour moi! J’avance des choses simples et les démontre amplement!

    Rappelons cet URL du 6 juin La Dimentionnalité
    Eh bien, il est essentiel que vous penchiez sur cette question
    car elle est centrale, incontournable, capitale, VITALE !Avant 1870, le père de mon grand-père paternel était, localement, dans la Marne, banquier de l’époque
    Toujours au XIXe s., le père de mon grand-père maternel (médecin, « doctorifié » par l’Institut Pasteur (F. Tricaud) pour lutter contre la tubercose; il en est mort; je ne l’ai pas connu; je porte son prénom … en (… souvenir ?…) il était dépensier lui ) était également, localement, dans la Bresse, banquier de l’époque
    J’ai conseillé et vendu des réseaux télématiques à plusieurs grandes banques majeures [Honeywell Bull]
    J’ai travaillé pour la plus puissante banque de la planète [ JP Morgan]
    Je suis nullement-nullement (c’est vous qui parlez) « contre les méchantes banques »
    Enfin, je vais revenir sur le mot TERRAIN que j’avais volontairement introduit tout au début.
    Vous êtes sur un terrain très précis, important il est vrai, mais très partiel par rapport aux trillions ( $, £, €, Y,…)
    qui circulent à toute vitesse à travers la planète et CREENT EGALEMENT du EX-NIHILO
    Vous êtes dans la seule dimension 6, CONSOMMATION.
    Dimension 6, vers la fin de la contribution [6 juillet 18:30]
    Elle est précédée par trois autres : la 3, la 4 et la 5.
    Votre indignation quant au gonflement incontrôlé des centaines de milliards
    devrait prioritairement se porter sur la DIMENSION 5, car là il y a vraiment du ménage à faire.

    Répondre
  46. johannes finckh dit :
    7 juillet 2009 à 22:18
    bon, je capitule provisoirement!
    Répondre
  47. johannes finckh dit :
    8 juillet 2009 à 06:30
    @auguste: la nuit porte conseil:
    malheureusement, vous ne répondez pas réellement aux problèmes posés!
    Visiblement, vous ne comprenez toujours pas la distinction entre thésaurisation et épargne!
    d’autre part, la monnaie anticrise (que vous appelez fondante) n’est pas un obstacle à l’épargne, ni grande, ni petite, au contraire, elle la favorise!
    Alors votre touchant souci pour des gens modestes est mal placé si vous fustigez, comme vous faites, la monnaie anticrise.
    La stabilité économique qui va avec une telle monnaie procure une sécurité économique jamais atteinte avec la monnaie actuelle! Je vous invite d’y réfléchir mieux! Je sais bien que beacucoup de gens « bien intentionnés » ne veulent pas comprendre, c’est désolant, mais c’est ainsi!
    Quant aux bilans comptables des banques, tant que actifs=passifs, cela confirmera toujours que la banque prête ce que l’on lui prête, les interprétations qui y voient des « créations monétaires via le crédit bancaire », de plus « ex nihilo » sont toujours fantaisistes et intenables!
    J’ai effectivement un préjugé assez robuste sur ce point, toute autre position défie l’entendement, et nous entrons dans le domaine de la pensée « magique » ou, au choix, la physique « quantique »! Alors, si vous souhaitez soutenir ce délire, libre à vous, après tout, je m’en fous en ce qui vous concerne! Il me suffit de savoir que cela est impossible pour des raison de comptabilité émémentaire et non truquée.
    Cela ne marchera que si on confond irrémédiablement monnaie et crédit!
    Ainsi, de confusion en confusion, vous n’expliquez rien!
    1ère confusion: épargne et thésaurisation
    2ème confusion: monnaie et crédit
    3ème confusion: la monnaie anticrise n’est pas destinée à faire consommer davantage, mais elle veut, en évitant les thésaurisains excessives, obtenir que toute la monnaie non utilisée directement par le particulier revienne dans les circuits bancaires pour devenir disponible aux crédits, moyennant quoi, le circuit de la monnaie et, partant, celui du crédit, serait à tout moment stable.
    4ème confusion: la « fonte » monétaire préconisée (le taux négatif!) est faible, son impact sera marginal pour tous ceux qui font un usage « normal de la monnaie, qui vivent de leurs revenus et qui veulent épargner normalement! Son objctif est juste la fermeture définitive de la trappe aux liquidités (la thésaurisation)
    5)De plus, étant donné que la monnaie anticrise circule entièrement et rapidement, la masse circulante sera relativement faible, ce qui revient à indiquer que la « fonte » (entre 3 et 5% annuels) est également faible si on la rapporte aux nombre de transactions réalisées
    6)Aucun gain particulier ne doit résulter de ce taux négatif, et il est évident que les sommes perdues via la fonte devront et seront restituées en haut via l’émission monétaire qui pourra la verser au budget de l’état par exemple ou alors allouer une prime de naissance de bienvenu au nouveau citoyen.
    7)la monnaie anticrise est aussi une réponse raisonnable aux problèmes écologiques osés, car elle animera l’économie sans aucune contrainte à la croissance, elle obtiendra une distribution plus homogène des richesses et contribuera à maintenir un régime de plein-emploi sans croissance! La planète ne s’en trouvera que mieux!
    Une dernière chose: si vous consentez à faire l’effort de lire l’ouvrage de Gesell « l’ordre économique naturel » (traduction française), vous comprendriez sans doute mieux l’enjeu de la chose, alors, je me ferai un plaisir de vous envoyer un exemplaire à mes frais et gratis! Mon mail:Johannes.finckh@wanadoo.fr; faites-moi savoir.
    Répondre
  48. Oppossùm dit :
    8 juillet 2009 à 14:44
    @ JF
    Sans rapport avec nos nombreux désaccords fructueux, et sans préjuger des nombreux autres que je sens venir …
    je voudrais bien savoir quelle(s) différence(s) vous faites, très concrètement entre épargne et thésaurisation.
    Auriez vous des exemples de thésaurisation, mis à part le fond de roulement de nos porte-monnaie … ?
    C’est quoi la » thésaurisation excessive » qui serait à l’extérieur des tuyaux du circuits bancaire, et donc non disponible aux crédits ? (Je reprends vos termes) ?
    Répondre
  49. johannes finckh dit :
    9 juillet 2009 à 08:22
    @oppossùm
    Voilà une bonne question!
    En toute simplicité, la « thésaurisation excessive » est le fait qu’une fraction non négligeable de la monnaie centrale, pièces et billets, ne circule pas!
    Cela est largement prouvé pour les grosses coupures de 500 et de 200 euros qui ne circulent effectivement pas et qui sont accumulés dans des coffres un peu partout!
    On peut ainsi affimer qu’elles ne servent à rien, car elle n’achètent rien!
    Il s’agit là de montants importants! En valeur, c’est au moins 25 ou 30% de la monnaie supposée circulante et émise par la BCE.
    En clair, la masse monétaire réellement circulante pourrait être aisément évaluée en ne comptant pas le montant représenté par les grosses coupures.
    Ceci est un premier indice pour dire à que la BCE peut bien émettre de la monnaie mais qu’elle est impuissante quant à un maintien satisfaisant de la monnaie en circulation.
    Rien n’indique quelle est la part thésaurisée des coupures plus petites.
    Mais cet aspect n’est pas tout!
    L’essentiel de ce qui provoque un « effet de thésaurisation », ce sont cependant les avoirs monétaires tenus par les banques à la banque centrale, sommes qui ne sont pas, comme nous le constatons tous les jours, disponibles pour des prêts! Autrement dit, elles sont « gelées » comme disait DSK, ou encore thésaurisées!
    Car seule l’épargne, rémunérée par les banques pour éviter que ces sommes restent hors des circuits, est réellement disponible pour l’économie. (et il n’y a pas de « ex nihilo » pour les banques, selon moi!)
    Alors, la thésaurisation opère comme une soustraction de volume circulant, pas l’épargne!
    Si vous comparez au corps humain: une thésaurisation serait le retrait d’eun certain volume de sang circulant, et comme le corps humain, l’économie se trouve « anémiée » dans ce cas! L’épargne est juste une irrigation modifiée pour un volume resté identique!
    Vous me direz, et c’est vrai, si la proportion thésaurisée était toujours la même dans le temps, on pourrait s’en foutre totalement!
    Mais, précisément, cela n’est pas le cas!
    J’ai évoqué les refinancements d’octobre 2008 par les BC, et ces sommes ont d’emblée été thésaurisées! Cela me semble à coup sûr une « thésaurisation excessive ».
    De même, la préférence actuelle des agents pour la liquidité n’est pas une légende, et ces comptes liquides (à court terme) ne sont guère disponibles pour des prêts longs.
    Le ralentissement de la vitesse de circulation monétaire actuellement observé via une consommation « atone » et un fléchissement des marchés financiers est un autre « effet thésaurisation », en ce sens que la monnaie, même non réellement thésaurisée, est moins facilement offerte.
    La monnaie anticrise veut surtout agir sur les thésaurisations pour les réduire et les stabiliser à un niveau bas, moyennant quoi, on arrêterait l’ »hémorragie » responsable des crises systémiques actuelles! Définitivement!
    Bonne journée,jf
    Répondre
  50. Oppossùm dit :
    9 juillet 2009 à 12:25
    Le gel ne vient pas de la thésaurisation mais des comportements économiques que génère psychologiquement et juridiquement un état d’ endettement .
    La thésaurisation n’est pas Le problème. Surtout quand l’âne n’a pas soif.
    Je me demande même si c’est seulement un problème car , lorsque besoin se fait sentir, notre système n’a , en temps normal, AUCUN MAL à créer de la monnaie. (Même si actuellement, les banques rechignent un peu à se prêter entre elle ou bien à prêter à certain secteurs de l’économie : mais c’est relatif et aucune entreprise n’a réellement fermé pour de stricte raison d’illiquidité.)
    Mon idée est que la masse monétaire, en elle même, M1,2,3 etc … n’a pas de sens en elle -même.
    A environnement constant, sa variation fait probablement sens
    MAIS, lorsque , soit la réalité réelle du stock de richesses , soit l’accumulation des obligations juridiques que les déplacements de monnaie entraînent, modifient directement , impérativement , inéluctablement de façon consciente ou inconsciente , LES COMPORTEMENTS des agents économiques , alors là, les notions de masse monétaires n’expliquent plus rien.
    Et donc, la stratégie de l’hélicoptère est inefficace , et celle des ‘relances’, limitée : la force psychologique de la monnaie se heurte à autre chose .
    Mais lorsqu’un jour, un début de reprise se fera sentir, les signes monétaires accumulés çà et là seront disponibles et donc prêtes à ‘financer’ d’énormes bulles sur les matière premières, le ‘vert’, et l’énergie , et/ou (?) à nourrir en même temps une belle inflation en mode super.
    Et il est probable que les détenteurs de richesses oeuvrent déjà pour se positionner sur le meilleur créneau de conservation et acquisition de ‘valeur’
    Répondre
  51. Louise dit :
    9 juillet 2009 à 13:15
    A johannes finckh
    Je vous donne 200 sur 20.
    Lorsque j’ai lu « La dimensionnalité de la monnaie Etape suivante » j’ai immédiatement réagi à « les intérêts qui bouffent l’argent » en postant hier à 9.36 « On ne s’en était pas aperçu ? » M. Jorion m’a répondu de ne pas grommeler, j’ai répondu que je ne grommelais pas mais que j’étais atterrée, sans vraiment donner plus d’explication.
    En fait je suis sidérée que l’on puisse penser que le crédit corresponde à une création d’argent, enfin je ne sais pas comment ils expliquent çà avec leur « ex nihilo » .
    Il est tellement évident que si l’argent du capital prété peut éventuellement exister (oui parce que au point où on est rendu aujourd’hui je commence à en douter) l’argent des intérêts lui doit être pris dans la poche du voisin!!! C’est cela qui bouffe l’argent!!
    Plus la thésaurisation de la monnaie où je suis aussi d’accord avec vous.
    Répondre
  52. Oppossùm dit :
    9 juillet 2009 à 13:39
    Vous avez raison Louise, la question des intérêts est cruciale car pour moi, il s’agit là d’un procédé essentiel de concentration de la richesse ou de son mauvais partage . L’autre étant celui qui mène au « prix » des choses.
    Mais dans la crise actuelle ce n’est pas cet aspect là de l’ « intérêt » qui explique quoi que ce soit . D’alleurs, au contraire une des origines de la crise ou un facteurs aggravant et déclenchant très important est la BAISSE des taux d’intérêt … dont nous avons tous bénéficié : les intérêts « bouffaient » moins notre argent !
    Répondre
  53. Louise dit :
    9 juillet 2009 à 13:40
    A johannes finckh
    Pour votre exemple sur épargne et thésaurisation prenez plutôt mon petit exemple de la fontaine en circuit fermé (7/07/09 12.18 Sortie de crise prématurée)
    Donc une fontaine en circuit fermé, une pompe fait circuler l’eau ‘argent disponible)
    en bas un grand bassin avec plantes, poissons, etc….
    un peu plus haut un petit bassin de rétention que l’on peut ouvrir ou fermer plus ou moins : c’est l’épargne
    encore plus haut un autre bassin de rétention que l’on ne peut pas ouvrir pour relâcher l’eau mais que l’on peut agrandir : là ce sont les intérêts qui s’accumulent ainsi que la thésaurisation.
    Maintenant, mettez en eau votre fontaine avec toute l’eau nécessaire pour faire vivre votre grand bassin et admirez vos poissons rouges et amusez vous à réguler l’eau avec le bassin « épargne » et à accumuler l’eau avec votre bassin « intérêts et thésaurisation » et voyez ce qui se passe.
    Evidement on peut toujours rajouter de l’eau, mais si au fur et à mesure des rajouts, vous agrandissez le bassin « int. et thés. » cela ne sert à rien.
    Question subsidiaire : à quel moment la moquette sera-t-elle inondée ?
    Répondre
  54. Oppossùm dit :
    9 juillet 2009 à 14:27
    La monnaie n’est pas un liquide.
    Répondre
  55. Oppossùm dit :
    9 juillet 2009 à 14:30
    Pas de liquide : pas de bassins ; pas de glaçons.
    Répondre
  56. Zoko dit :
    9 juillet 2009 à 14:58
    A la demande générale…
    Prenons le cas suivant: aucune monnaie ne pré-existe, Monsieur A prend un crédit de 100 sur 10 ans auprès de la banque B à qui il doit payer 10% d’intérêts au total. Supposons 10 mensualités identiques, de 10+1. Comme il vient de récupérer 100 sur son compte en banque, il peut, pendant quelques années, rembourser une partie du principal et une partie des intérêts, avec l’argent ainsi créé. Au bout de 9 ans, il a remboursé 99 (9*10 + 9*1), il lui en reste donc 1 dans la poche. La banque B a détruit 90 (le principal) et réinjecté 9 (les intérêts) et supposons que A a pu récupérer TOUTE la monnaie ainsi réinjectée. Il reste donc 10 en circulation (9+1), or, le dernier remboursement ferait 11 ! D’où viendra la monnaie 1 qui manque ?
    C’est impossible, donc les hypothèses de départ sont fausses (ça s’appelle raisonnement par l’absurde). Soit il existait de la monnaie initialement, soit de le monnaie a du être créé pendant la durée du crédit. Il n’y a que 2 moyens pour A de rembourser la monnaie 1 qui manque: soit la ponctionner dans une masse monétaire « autre », soit de prendre un autre crédit. Mais dans tous les cas, le système décrit ne peut fonctionner.
    Supposons que la monnaie 1 qui manque soit prise dans une masse monétaire « autre » : A peut alors rembourser la dernière échéance de 11, dont 10 seront détruits et 1 réinjectés qui peut retourner dans la masse « autre »: l’équilibre est retrouvé. On voit alors au passage qu’aucune monnaie n’a été créé, la masse monétaire est resté stable. Dans ce cas, il faut non seulement une masse monétaire « autre » que celle créée par les crédits, MAIS AUSSI des intérêts faibles pour qu’il puissent être ponctionnés dans cette masse monétaire « autre » qui doit aussi servir ce à quoi elle était destinée. Dans ce cas, la masse monétaire créée par ce mécanisme ne peut que être faible par rapport à la masse monétaire « autre » : c’est finalement le ratio réserve/crédit. Si ce ratio était à 90%, le système pourrait peut-être marcher, mais avec un ratio à 10% (10 fois plus d’encours que de réserve, donc des intérêts du même ordre de grandeur que la réserve) c’est clairement au delà de la limite.
    Si A n’a pas accès a une masse monétaire « autre », que peut-il faire ? Il peut prendre un autre crédit pour s’approvisionner en monnaie manquante, et il pourra alors rembourser sa dette y compris les intérêts. Dans ce cas, il y eut augmentation de masse monétaire. Mais il n’y a aucune différence entre la monnaie « autre » et la monnaie « dette », donc il n’y a aucun moyen de savoir quelle solution A a choisi (en fait, A ne peut vraiment choisir que si il est tout seul dans le système, dans la pratique, même A ne sait pas d’où vient la monnaie manquante), et donc aucun moyen simple pour la société de contrôler que la quantité d’argent reste stable ou non. Même le contrôle par les taux d’intérêts est incertain, puisque des taux élevés rendent le besoin en monnaie plus importante, donc favorise le recours à des emprunts pour rembourser les intérêts des emprunts.
    CONCLUSION
    En conclusion, on voit que le système actuel de création de monnaie avec réserve fractionnaire et intérêts sur l’argent créé est mathématiquement possible seulement dans le cas de réserves importantes. Mais même dans ce cas, de l’argent stable doit être créé pour remplir les réserves, et l’argent « dette » ne peut servir que de « tampon temporaire » (buffer pour les informaticiens) en quantité faible. Comme il faut de toutes façons un mécanisme qui crée la majorité de la monnaie, il n’est pas très clair ce que la complexité de la création monétaire par la dette apporte à la société.
    L’intérêt perçu sur de l’argent « dette » est donc à la fois injuste, très dangereux, et finalement sans avantage évident pour la société.
    Répondre
  57. Louise dit :
    9 juillet 2009 à 15:16
    A Zoko
    De quelque façon dont on prenne le problème on en revient toujours à cette même conclusion.
    Répondre
  58. Oppossùm dit :
    9 juillet 2009 à 16:39
    @ ZOKO
    A) L’intérêt est un déplacement d’un bloc de richesse d’un individu A à un autre B.
    Le surplus de monnaie nécessaire à payer l’intérêt est à prendre sur ses revenus personnels.
    Le système amène une concentration des richesses.
    Néanmoins la concentration des richesses est contrebalancée par d’autres mécanismes inverses divers plus ou moins légaux ou moraux (de la formation du prix à la révolution en passant par le vol) qui font que ce système tient … la meilleure preuve étant que l’intérêt existait même lorsque l’or était l’étalon fixe (et fini) suprême !!! (Quoiqu’une grande méfiance entourait ce procédé)
    Donc pas besoin de ré-emprunter dans une spirale infernale théorique pour rembourser l’intérêt.
    Bien entendu , aujourd’hui, l’inflation des signes monétaires (quelle qu’en soit l’origine) , ‘finance’ et rend possible techniquement l’intérêt (en l’adoucissant d’ailleurs)
    B) Vous écrivez :
    « L’intérêt perçu sur de l’argent “dette” est donc à la fois injuste, très dangereux, et finalement sans avantage évident pour la société »
    Pourquoi introduire la notion d’argent « dette » , comme si c’était un attribut particulier (et négatif) à cette situation ?
    L’intérêt perçu sur une épargne préalablement constitué et que l’on vous prête fera l’objet des même remboursements et du même intérêt que l’argent « dette » issu de la fameuse opération bancaire du « crédit » de votre banque !
    Quand on vous prête de l’argent c’est toujours une dette ! C’est votre dette puisqu’on vous l’ a prêté.
    Quand vous possédez de l’argent sans qu’on vous l’ai prêté , c’est votre argent … mais c’est la dette d’un autre …
    La monnaie est un droit à prendre donc la dette de quelqu’un : toujours et nativement.
    La monnaie peut-être prêté : on vous prête la dette de quelqu’un (le droit à prendre) , mais en plus il y a votre dette envers celui qui vous à prêté … la dette d’un autre.
    Répondre
  59. Zolko dit :
    9 juillet 2009 à 17:37
    @ Oppossùm:
    « Pourquoi introduire la notion d’argent “dette” (…) ? »
    Il y a 2 types de monnaie, qui ont pourtant le même nom: argent (€uro, dollars..). Si vous êtes sur ce blog, vous devez bien savoir qu’il y a 2 types de monnaie, non ?
    – L’une est éternelle, créée par un organisme public (en Europe !), et sans remboursements attachés : ce sont, par exemple les billets de banque (il doit y en avoir d’autres, peut-être).
    – l’autre est temporelle, créée par des banques privées, et qui s’accompagne (pour le moment !) d’intérêts à rembourser en même temps que l’argent en question a été créé.
    L’argent « dette » désigne cette deuxième catégorie. Le VRAI problème vient, je pense, d’ici: on a 2 types de « machins » qui sont différents en tous points de vue et qui, pourtant, ont le même nom, et ne sont pas discernables une fois créés. Si « on » (la société) ne demandait rien d’autre que l’argent « dette » (créé lors d’un crédit) ait une autre désignation que l’argent « Banque Centrale » (en obligeant son existence physique par exemple), tous les problèmes d’exubérance financière s’évaporeraient. Le fait que l’Etat autorise et même défende dans la justice les faux-monnayeurs que sont les banquiers est LE problème.
    Répondre
  60. Oppossùm dit :
    9 juillet 2009 à 18:41
    Hummm, Zolko pas de problème , je suis receptif et cool.
    Mais je ne vois qu’un type de monnaie : que ce soit le système bancaire (par le crédit ex-nihilo ou le recyclage de l’épargne-dépôt) ou la BC par du pur ex-nihilo, la monnaie crée n’est jamais gratuite et doit être rendu.
    Donc il n’ y a pas de monnaie éternelle . Ni de la BC ni d’aucune autre instance. Le billet fabriqué, même par la BC n’est pas gratuit et celui à qui il est alloué doit le rendre.
    Maintenant il est vrai que l’introduction de monnaie fiduciaire peut se faire par monétisation d’actif. La BC achète des actifs ayant une certaine valeur et introduit donc des billets : il n’y a pas à rendre le signe monétaire puisqu’un actif de même valeur a été cédé .
    Elle peut aussi acheter de la merde et du pourri très cher en le payant une fortune aux banques.
    Corrigez moi si je me trompe. Mais je suis bien sûr que la notion de monnaie éternelle n’existe pas dans notre système (Elle peut ‘exister’ dans un système à monnaie pleine par expl : là , le signe monétaire est introduit selon une autre logique)
    Répondre
  61. johannes finckh dit :
    9 juillet 2009 à 19:07
    @oppossum:disons que vous progressez, mais je dois encore répéter, je le sens! je vous ai fait une distinction entre épargne et thésaurisation, et vous me répondez ceci:
    Oppossùm dit :
    9 juillet 2009 à 12:25
    « Le gel ne vient pas de la thésaurisation mais des comportements économiques que génère psychologiquement et juridiquement un état d’ endettement .
    La thésaurisation n’est pas Le problème. Surtout quand l’âne n’a pas soif. »
    jf:
    Ce ces comprortements, appelés aussi la préférence pour la  liquidité, qui sont bien des thésaurisations, selon moi!
    L’absence de « soif » de l’âne en est la conséquence, car les investisseurs (entrepreneurs) aussi développent une certaine prudence avant de s’endetter davantage. Devant les défaillances qui de multiplient (subprimes! et aussi GM, etc..), inutile de prendre des risques supplémentaires! je maintiens que les liquidités ne sont donc plus disponibles pour des prêts nouveaux!
    oppossum:
    « Je me demande même si c’est seulement un problème car , lorsque besoin se fait sentir, notre système n’a , en temps normal, AUCUN MAL à créer de la monnaie. (Même si actuellement, les banques rechignent un peu à se prêter entre elle ou bien à prêter à certain secteurs de l’économie : mais c’est relatif et aucune entreprise n’a réellement fermé pour de stricte raison d’illiquidité.) »
    jf:
    « en temps normal »??? qu’est-ce que cela veut dire maintenant? Comment appelez-vous les faillites liées aux surendettement si ce n’est une illiquidité?
    oppossum:
    « Mon idée est que la masse monétaire, en elle même, M1,2,3 etc … n’a pas de sens en elle -même. »
    jf: tout à fait ecact, car les économistes additionnent pommes, paoires et pêches pour faire une salade de fruits!
    oppossum:
    « A environnement constant, sa variation fait probablement sens »
    jf: pour moi cela n’en a aucun!
    oppossum:
    « MAIS, lorsque , soit la réalité réelle du stock de richesses , soit l’accumulation des obligations juridiques que les déplacements de monnaie entraînent, modifient directement , impérativement , inéluctablement de façon consciente ou inconsciente , LES COMPORTEMENTS des agents économiques , alors là, les notions de masse monétaires n’expliquent plus rien. »
    jf: relisez ce que j’ai écrit: en substance, quand les « réalisations », c’est-à-dire les propositions de ventes d’actifs dépassent sensiblement les propositions d’achats d’actifs, nous assistons à une baisse des prix et de la valeur de ces actifs. S’agissant d’ »actifs toxiques », ils ne valent même plus rien! Il s’agit là, d’une appréciation concomittante de l’unité monétaire.
    Quant aux « masses monétaires », je maintiens qu’une part non negligeable de cette dite « masse » n’est plus proposée pour racheter et pour ainsi maintenir les prix des actifs. C’est bien la sensaion de richesse qui change quand une maison ne « vaut » plus que 500 000 et pas 1 Million!
    La monnaie ainsi retirée est en position d’attente, toujours disponible « théoriquement » mais pas en pratique!
    oppossum:
    « Et donc, la stratégie de l’hélicoptère est inefficace , et celle des ‘relances’, limitée : la force psychologique de la monnaie se heurte à autre chose. »
    jf: expliquez-moi votre image!
    J’ai exposé justement que la détention liquide, si elle coûtait au détenteur ne serait-ce qu’un peu, les actifs ne se déprécieraient pas autant!
    oppossum:
    « Mais lorsqu’un jour, un début de reprise se fera sentir, les signes monétaires accumulés çà et là seront disponibles et donc prêtes à ‘financer’ d’énormes bulles sur les matière premières, le ‘vert’, et l’énergie , et/ou (?) à nourrir en même temps une belle inflation en mode super. »
    jf: c’est surement exact, mais « le début de reprise » n’est pas un événement abstrait ou aléatoire du moment que la monnaie reste en circulation sans pouvoir se retirer si massivement!
    oppossum:
    « Et il est probable que les détenteurs de richesses oeuvrent déjà pour se positionner sur le meilleur créneau de conservation et acquisition de ‘valeur’ »
    jf: c’est surement exact! Ce qui les intéresse, c’est revenir acheteurs a plus bas prix, afin de générer des gains spéculatifs via un nouveau retrait ultérieur « au pls haut »!
    jf
    Répondre
  62. johannes finckh dit :
    9 juillet 2009 à 19:14
    @Louise:
    Merci beaucoup pour vos encouragements, j’ai enfin trouvée une personne qui partage mes analyses?
    Si vous le souhaitez, je vous adresse un prix:
    Un exemplaire de Silvio Gesell: « l’ordre économique naturel », traduction française de 1948 (il me reste quelques exemplaires) Je vopus l’enverrai gratis et à mes frais! Envoyezmoi un mail: johannes.finckh@wanadoo.fr
    Répondre
  63. johannes finckh dit :
    9 juillet 2009 à 19:23
    @oppossum qui écrit ceci:
    Oppossùm dit :
    9 juillet 2009 à 13:39
    Vous avez raison Louise, la question des intérêts est cruciale car pour moi, il s’agit là d’un procédé essentiel de concentration de la richesse ou de son mauvais partage . L’autre étant celui qui mène au “prix” des choses.
    Mais dans la crise actuelle ce n’est pas cet aspect là de l’ “intérêt” qui explique quoi que ce soit . D’alleurs, au contraire une des origines de la crise ou un facteurs aggravant et déclenchant très important est la BAISSE des taux d’intérêt … dont nous avons tous bénéficié : les intérêts “bouffaient” moins notre argent ! »
    jf: l’intérêt de la monnaie est bien, comme disait Keynes, en ‘inspirant de Wicksell et de Gesell, la « prime de (renonciation à) la liquidité!
    Dire que les intérêts ainsi définis, cause même des écarts croissants entre fortunes monétaires d’un côté et surendettement de l’autre (croissance exponentielle!) ne seraent pour rien dans le problème actuel, c’est cautionner toujours et encore sa mécanique diabolique, cause même de la crise systémique:
    Je rappelle que l’insolvabilité des débiteurs a tout fait bascuer dans la crise actuelle!
    Reprenez-vous, je ne peux pas croire ce que vous avancez-là, cela ne vous ressemble pas!
    Ou alors, ête-vous milliardaire ou leur fidèle chien de garde?
    Répondre
  64. johannes finckh dit :
    9 juillet 2009 à 19:26
    @ oppossum:
    la monnaie est liquide au sens où elle « irrigue » l’économie! Vous pinaillez!
    Répondre
  65. logique dit :
    9 juillet 2009 à 19:26
    @johannes finckh dit :
    jf: c’est surement exact! Ce qui les intéresse, c’est revenir acheteurs a plus bas prix, afin de générer des gains spéculatifs via un nouveau retrait ultérieur “au pls haut”!
    C’est exactement cela qui se passe a l’heure actuel. Les prét massif ont eu comme effet de faire monter les prix, puisque la demande de ses bien a augmenté. Maintenant que la capacité de crédit a été grandement utilisé et mal utilisé. La baisse de la demande devrait faire chuter les prix des biens ayant crée la bulle est réduire la consommation a crédit. Ceux qui ont des liquidité les gardes et les banques elle courent aprés. Parce qu’aux momment de la baisse il faudra se repositionner a l’achat pour ensuite revendre dans quelleques années a la hausse et empoché les cher bénéfices. Sur les marché action c’est exactement le même principe tu fait monté ensuite tu vends, c’est pas vraiment plus compliqué que cela. Mais le vrai problème, c’est surtout l’ignorance des acheteurs, car il faut aussi apprendre a prendre ses bénéfices et ne pas laissé sur argent,ses placement sans surveillance et surtout ne pas faire confiance lorsqu’il s’agit d’argent. Car une fois que les prix redescendent ont se retrouve dans deux cas de figure ont encaisse les pertes ou ont doit attendre que cela remonte. Et c’est aprés se genre de période que ceux qui ont récupéré leur liquidité se repositionne. Et comme nt n’est plus en 1929 et que la compta est tenu au jour le jour il y a moins de chance que le système tombe. Par contre il y a des chances qu’il deviennent encore plus puissants surtout avec le travail de réfléxion que nous faisont.
    Répondre
  66. johannes finckh dit :
    9 juillet 2009 à 19:32
    merci à Zolko pour vos prises de position éclairantes: vous avez droit aussi à un prix: un exemplaire de l’ordre économique naturel de Silvio Gesell : gratis et à mes frais (et sans intérêts!)
    Envoyez-moi un mail: johannes.finckh@wanadoo.fr
    Répondre
  67. Louise dit :
    9 juillet 2009 à 20:00
    A johannes finckh
    Lorsque mes parents ont acheté leur maison au début des années 1970, les taux d’intérêts étaient élevés certes, mais parallèlement l’inflation augmentait les prix mais aussi et surtout les SALAIRES, ce qui fait qu’au bout du compte leurs mensualités (à taux fixe à l’époque !!!) devenaient ridicules et ils conservaient un bon pouvoir d’achat.
    Mais les phynanciers ne s’y retrouvaient pas!
    Ils ont donc mis en place un système drastique pour que leurs avoirs ne se déprécient pas et au contraire augmentent de plus en plus :
    -le moins d’inflation possible
    -une monnaie forte
    -des salaires tirés de plus en plus vers le bas
    -un chômage assez conséquent pour contenir les velléités contestataires des salariés
    -une captation de plus en plus importante de la masse monétaire « liquide » en inventant la carte de paiement, maintenant le porte feuille électronique, en France l’interdiction de payer en liquide au delà d’une certaine somme (d’où la faible circulation des grosses coupures) donc obligation d’avoir un compte en banque même pour toucher le rmi ou les allocs etc, etc
    D’accord les taux d’intérêts ont baissé, mais il a fallu de plus en plus recourir au crédit pour continuer à consommer, alors ils ont encore inventé :
    -les taux d’intérêts variables
    -et le pire de tout : le crédit révolving toujours ajusté juste en dessous du taux de l’usure soit le plus haut taux d’intérêt légal
    -les frais bancaires que j’allais oublier
    Voilà pourquoi la question des intérêts n’est pas anodine dans la crise actuelle.
    Mais je suis aussi d’accord avec vous pour « le prix des choses » il y a là matière à discussions, car souvent des aberrations sont constatées sur la « valeur » de telle ou telle chose. Et cela participe aussi à la crise actuelle.
    Merci de me soutenir vous aussi, je pense qu’Oppossum voulait blaguer, qu’il me dise plutôt quand la moquette sera inondée.
    Répondre
  68. logique dit :
    9 juillet 2009 à 20:14
    Zolko a certes raison mais cela a deja été dis a maintes reprise, qu’il y avait deux sorte de monnaie. Et que les crédit créé de la monnaie aujourd’hui qui sera remboursé demain, surtout si ont se base sur les ratios des banques. Donc le petit film de l’école autrichienne tient la route. Surtout que cette école a été la plus solide monnaitairement pendant quelsques siècles. Ils connaisse bien le sujet.
    Répondre
  69. Oppossùm dit :
    9 juillet 2009 à 22:44
    Oui JF, merci de vos remarques :
    a) Vous dites « ces comprortements, appelés aussi la préférence pour laliquidité, qui sont bien des thésaurisations, selon moi! … je maintiens que les liquidités ne sont donc plus disponibles pour des prêts nouveaux! »
    Soit. Je voulais simplement vous dire que ne vois pas de différence entre un avoir monétaire et la thésaurisation : l’argent est bien logé sur un compte, il est bien déposé quelque part en dépot, ou en épargne quasi-liquide pour avoir un petit rendement !
    Et , puisque vous ne croyez pas au ex-nihilo, donc selon votre propre conception, il est bien DISPONIBLE , dans les tuyaux, pour d’ éventuels prêts !
    Bref c’est l’état d’endettement dans la perception qu’on en a subitement qui bloque tout.
    la Monnaie n’est pas un probleme en elle même (Et le vrai problème c’est justement ça !) -évidemment je ne dis pas qu’il ne faille pas jongler et courir après pour y arriver , mais honnêtement celui qui, sur ces 30 dernières années, arrive en banque avec un projet générant du cash et donc des remboursements béton, même si cette valeur est purement fictive et assise sur une belle bulle, celui là aura son pognon.
    b) Vous dites « La monnaie ainsi retirée est en position d’attente » …
    – Nous sommes bien d’accord qu’à présent, la monnaie est immobile . Cette monnaie a subitement été mobilisée par un désengagement massif des actifs économiques dont la valeur n’était que bulle : c’est comme une aspiration des signes monétaires qui conserveraient mieux la valeur. Gelé si vous voulez, mais le mot n’explique rien de très précis.
    – Quant au secteur bancaire lui-même son état d’endettement , non pas qu’il ait trop emprunté, mais parce qu’il a trop prêté et n’importe comment, l’amène également à une politique d’absoption maximale de cash, en prévision des futurs temps durs et des découvertes des pertes liées à ses actifs pourris et disséminés.
    – Les Etats occidentaux sont également dans des déficits abyssaux qui préfigurent des impôts futurs insensés … qui ne seront jamais réalisables et préfigurent donc des pertes auprès des institutions finançant ces déficits ….
    – Enfin le pékin moyen du monde occidental est également fort endetté …
    C’est bien la dette qui bloque tout (je ne parle pas de l’argent-Dette mais de somme des engagements que nous nous sommes promis les autres , et où certains sont tellement plus débiteurs que d’autres , que plus rien n’est équilibrable)
    d) Autre chose jf :
    Je ne suis vraiment pas sûr que l’intérêt soit « la “prime de (renonciation à) la liquidité » . Cette éternelle justification de l’intérêt qu’on trouve aussi comme une prime à la non consommation , me parait toujours foireuse.
    Vous me citez Keynes mais en général , je le trouve assez nocif dans l’inspiration qu’il a eu dans les politiques monétaro- »keynesiennes » de ces dernière années . Et son erreur d’appréciation sur la relique barbare qu’est l’or (Pas mal de choses commencent à déconner depuis que Nixon deconnecte le dollar de l’étalon-or) me confirme dans mon impression.
    Sans parler de sa magnifique formule « A long terme , nous seront tous morts » dont l’application pratique consiste à repousser dans l’avenir pas mal de problème !!!!
    Mais revenons à l’intérêt qu’ à la fois vous justifiez avec Keynes , puis que vous condamnez comme étant la source de la crise : Je maintiens que , à mon avis, sur la crise qui s’est préparée ces 30 dernières années , la concentration de richesse ne s’est pas faite là dessus !
    d) Pas miliardaire . Ni chien de garde . Les riches ne me gênent pas à condition qu’il n’y ait pas concentration de richesse, tout en sachant que cette richesse est en partie fictive : elle n’existe que dans la mise en place d’un rapport d’exploitation ou plutôt de domination : c’est à dire que la richesse ne se stocke pas ! Il n’y donc pas énormément à aller chercher de concret chez les détenteurs de la richesse
    @ LOUISE
    Assez d’accord avec votre inventaire à la Prévert
    * « le moins d’inflation possible » :
    –> en effet mais est-ce ce « moins d’inflation possible » qui a été mauvaise ou n’est-ce pas la politique du franc ou de l’Euro fort , avec nos taux d’intérêt européen toujours au dessus de ceux des autres ?
    –> Par ailleurs l’inflation est également un phénomène générant pas mal d’inégalités : le rentier est mort mais le spéculateur est bien actif …
    * « une monnaie forte »
    –> Effectivement .Quoiqu’une monnaie perpétuellement dévaluée soit un constat d’appauvrissement , mais ça a le mérite d’être plus visible et mieux réparti.
    * « des salaires tirés de plus en plus vers le bas »
    –> Il semblerait qu’en France , statistiquement il n’y ait pas eu de basse de revenu , ou bien moindre qu’ailleurs. Mais effectivement lorsque je compare le prix du pain ces dernière années , je sens une perte de mon pouvoir d’achat. Sans parler de cette flambée de l’immobilier qui nous etouffe tout en créant une illusion mortifère de richesse
    * « un chômage assez conséquent pour contenir les velléités contestataires des salariés »
    –> Alors là, ça me surprendrait qu’il y ait une intention quelconque de qui que ce soit : Les riches savent ponctionner même avec le plein emploi. Ensuite le chomage est également une conséquence de nombreux blocages divers qu’on nous fait miroiter comme des avantages et des conquêtes superbes : les acquis des uns alimentant la précarisations des autres qui prépare ensuite la destruction de ces acquis
    Mais vous ne pouvez être d’accord avec moi là dessus . Normal. Passons
    » une captation de plus en plus importante de la masse monétaire “liquide” »
    –> Rien à voir.
    « les taux d’intérêts variables »
    –> Rien à voir à priori : c’est un pari , c’est vous qui choisissez. C’est néanmoins criminel de le proposer, surtout au USA. En France il est mieux encadré : un ami m’a dit avoir, ces derniers temps , gagné ainsi plusieurs années de remboursement de son prêt immobilier : Il va le basculer en fixe à présent.
    * « Le recourt au crédit pour continuer à consommer »
    –> Très vrai . Une baisse du pouvoir d’achat joint à un grand mouvement démagogique où l’idéal devient d’avoir droit à tout, vite et gratuitement, et surtout des saloperies sans lequelles le bonheur ne saurait être atteint , a , en tout cas fait le bonheur des institutions spécialisées dans le prêt à la consommation.
    * « le crédit révolving »
    –> Ca devrait être interdit
    Globalement le crédit à la consommation devrait être interdit. C’est un anesthésiant.
    Le conflit social est plus sain économiquement , à long terme
    * « frais bancaires »
    –> C’est , semble-t-il, une source profit très importante pour les banques. Et je suis un gros contributeur.
    Ca devrait être entièrement revu. C’est un profond non-sens.
    Ceci dit, les gens sont vraiment cons (moi aussi d’ailleurs). Le bonheur n’est plus dans le pré mais dans la télé à écran plat.
    Répondre
  70. Louise dit :
    10 juillet 2009 à 00:50
    A Oppossum
    Vous allez voir que nous allons finir par être d’accord, du moins sur certains points.
    La monnaie n’est pas un problème en elle même, oui, c’est l’usage qu’on en fait qui peut poser problème.
    Inflation, monnaie forte, chômage, tout cela est plus ou moins intriqué-corrélé
    Actuellement et au-delà des statistiques c’est le ressenti des gens qui importe, vous le dites vous même, statistiquement on vous serine que le pouvoir d’achat n’a pas baissé, alors que quand vous achetez votre pain vous ressentez la baisse de votre pouvoir d’achat, et encore quand vous dites « Une baisse du pouvoir d’achat joint à un grand mouvement démagogique …. » donc ce pouvoir d’achat a bel et bien baissé quoiqu’on en dise;
    oui aussi parce que « l’idéal devient d’avoir tout, vite et gratuitement…. » ou je vous rejoins tout à fait.
    Hé oui les gens sont c…. mais on les encourage bien et même on n’hésite pas à les piéger ou carrément à les escroquer ! Les prêts à taux variables les crédits révolving et autres fantaisies inventées par nos chers banquiers (les cartes à débit différé p ex) ont été et sont encore vendus comme la « panacée universelle » à des gens qui n’y comprennent rien et qui font confiance au Monsieur bien habillé et qui a une cravate !
    Le pouvoir d’achat a baissé mais que peut on faire dans une société où sans ordinateur ni téléphone portable on n’existe plus; même à Pôle emploi on vous demande votre mail et votre n° de portable.
    Ces dépenses n’existaient pas naguère, or, aujourd’hui elles sont quasiment imposées, vous même vous squattez l’ordinateur de qui là ?
    Votre salaire n’est pas plus tôt arrivé sur votre compte qu’il est immédiatement amputé par divers virements à EDF, abonnements internet portable(s), télé,etc,etc,etc…………….Votre argent vous ne le voyez plus!! A part quelque menue monnaie pour votre baguette.
    Le fait de recevoir sa paye dans une enveloppe (j’ai pas connu) de pouvoir compter ses billets et ses pièces, donnait une vraie valeur à cet argent, il était la!!
    Maintenant l’argent n’existe plus, il est quelque part à la banque, pour en avoir il suffit de mettre un bout de carton dans une machine qui vous crache des billets (attention vous n’avez pas le droit d’en disposer comme vous voulez! Pour retirer des montants importants il vous faut le commander!!!!)
    Plein de gens ne regardent même pas leur relevé de compte, et ne savent pas ce qui s’y passe!!
    L’anesthésie elle est là, c’est grâce à elle que l’on peut vous fourguer tous les crédits et offres bancaires possibles!!
    Comment feraient les banques si elles n’avaient pas pris en otage votre argent? Si vous aviez la possibilité de garder vos sous chez vous sans les faire passer par la case banque?
    Prise en otage obligatoire!!
    Lorsque la cagnotte était dans la boîte à sucre on s’apercevait quand le niveau baissait et on s’arrangeait pour finir le mois du mieux possible et reporter l’achat du canapé au mois prochain.
    Aujourd’hui le solde du compte a remplacé la boîte en plus il n’est même pas à jour, on ne sais pas très bien où on en est mais c’est pas grave le gentil banquier qui garde nos sous est là pour nous aider!!!!!!!!
    Bon, alors ce conflit social c’est pour quand.
    Répondre
  71. johannes finckh dit :
    10 juillet 2009 à 08:51
    @oppossùm:
    je sens que je me suis un peu « embrouillé » et que vous avez raison en partie. Aussi vai-je repréciser certains points. Vous écrivez ceci:
    Oppossùm dit :
    « 9 juillet 2009 à 22:44
    Oui JF, merci de vos remarques :
    a) Vous dites “ces comportements, appelés aussi la préférence pour laliquidité, qui sont bien des thésaurisations, selon moi! … je maintiens que les liquidités ne sont donc plus disponibles pour des prêts nouveaux!”
    Soit. Je voulais simplement vous dire que ne vois pas de différence entre un avoir monétaire et la thésaurisation : l’argent est bien logé sur un compte, il est bien déposé quelque part en dépot, ou en épargne quasi-liquide pour avoir un petit rendement ! »
    jf:
    je crois que la « confusion » est en partie de mon côté, je vais donc clarifier encore!
    La VRAIE thésaurisation, celle qui pose Le problème, à mon sens, c’est deux phénomènes:
    a1) c’est la détention liquide en billets de banque (dans les coffres forts) quand elle atteint un volume significatif! Ce qui est actuellement le cas si nous considérons le fait que tous les gros billets (les 500 et 200 euros notamment) ont bien disparu de la circulation monétaire, alors qu’ils représentent, en valeur, au moins 25% de toute la masse M0 émise, sans doute dans les 150 miliards d’euros. Et la constitution de tels trésors s’est bien faite par des rtraits de la part des particuliers! Ces sommes diminuent d’autant le comptes de dépôt et ne sont pas disponibles aux prêts.
    b1)le deuxième phénomène est encore plus important: les sommes que les banques centrales ont provisionnées sur les comptes des banques à la banque centrale en échange d’actifs ou sous forme de « fonds propres reconstitués » depuis octobre 2008. Plusieurs centaines de milliards dorment ainsi sans autre efficacité que d’être là! ET ces sommes ne sont pas prêtées à l’économie, car les banques préfèrent une rémunération proche de zéro plutôt que le « risque » des emprunteurs insolvables, au moins pour cette partie de leurs fonds.
    En attendant des jours meilleurs sans doute…
    oppossum écrit:
    « Et , puisque vous ne croyez pas au ex-nihilo, donc selon votre propre conception, il est bien DISPONIBLE , dans les tuyaux, pour d’ éventuels prêts ! »
    jf: ok, mais ces « éventuels prêts ne sont pas des prêts, la disponibilité de ces sommes est faible pour des prêts au jour le jour, elle est nulle pour des prêts longs! Jereconnais aussi que l’ »âne n’a pas soif »…
    oppossum:
    « Bref c’est l’état d’endettement dans la perception qu’on en a subitement qui bloque tout. »
    jf: nous sommes d’accord: la « perception subite » des l’insolvabilité croissante des débiteurs bloque tout! Les entreprises « saines » n’investissent pas assez, car les revenus distribués baissent (chômage!) et les perspectives sont mauvaises (l’âne n’a pas soif!)
    oppossum:
    « la Monnaie n’est pas un probleme en elle même (Et le vrai problème c’est justement ça !) -évidemment je ne dis pas qu’il ne faille pas jongler et courir après pour y arriver , mais honnêtement celui qui, sur ces 30 dernières années, arrive en banque avec un projet générant du cash et donc des remboursements béton, même si cette valeur est purement fictive et assise sur une belle bulle, celui là aura son pognon. »
    jf: cela est moins vrai depuis octobre 2008 que les trente années d’avant, vous en convenez, je suppose. Ceci dit, de nouvelles bulles se préparent sans aucun doute.
    En attendant (attendre, c’est jouer avec le temps, tout comme spéculer ou tout comme thésauriser=une forme extrême de spéculation à la baisse des actifs!), une bonne partie e la monnaie est bel et bien hors circuit du prêt et les revenus disponibles ont diminué d’autant!
    Cette situation fait que ceux qui disposent encore de revenus adoptent à leur tour une attitude plus prudente, réduisent leur consommation, et nous assistons ainsi, en plus, à un sensible ralentissement de la circulation monétaire parfaitement constaté dans la baisse des chiffres d’affaires du commerce national et international ainsi que dans la décroissance actuelle!
    Une logique de cercle vicieux opère:
    la monnaie se retire parce qu’elle se retire! Et parce qu’elle se retire, elle se retire!
    En attendant sans doute une débacle hyperinflationniste??? Qui surviendra dès que les faillites des grands gouvernements US, européens et japonais ne peuvent plus être différées: hausse de la charge des dettes et baisses de recettes fiscales plus ou moins massives en même temps!
    Le projet de monnaie anticrise doit viser cet aspect d la gesion monétaire en prenant le pari que cela retentira efficacement sur l’ensemble:
    en clair: les dépôts à la BCE de la part des banques devraient être affectés de frais de garde (intérêts négatifs!) au lieur d’être (même faiblement) rémunérés, afin de « forcer » les banques de les placer (prêter) ailleurs, car c’est leur raison d’être!
    En suivant, la BCE devrait cesser d’émettre des grosses coupures et remplacer cells qui reviennent dans ses caisses par des petites (5,10,20 et 50 euros).
    Ces petites coupures nouvelles devraient comporter aussi des « frais de garde », par exemple, en fonction de leurs dates d’émission, il s’girait de les remplacer un an après par exemple moyennant une « taxe de liquidité » de l’odre de 5%.
    A ce moment-là, la « préférence pour la liquidité » serait mise à égalité avec les autres risques que comporte la vie économique, et le thésaurisations seraient stabilisées, n’augmenteront plus, car cela serait « couteux »!
    Ces frais de garde seraient alors, via les banques, répercutés surles DAV, car les banques doivent bien se couvrir!
    Par contre, les frais de garde ne peuvent pas affecter les dépôts d’épargne pour la simple raison que ces crédits accordés aux emprunteurs imputent dès lors les frais de garde aux emprunteurs qui, eux, en utilisant les fonds pour leurs achats et investissement, ne gardent pas la monna en poche et irriguent le circuit économique.
    Nous assterons à des baisses générales des taux longs et courts et, évidemment aussi, à des baisses des taux d’épargne!
    Tout cela sans risque d’ouvrir la « trappe aux liquidités ».
    Une dernière chose: Le climat eventuellement « inflationniste » qui pourrait en résulter devra énergiquement être combattu par la BCE en opérant des réductions sensibles de la masse M0, via la vente des actifs en dépôt à la BCE, la vente des devises, l’or(pourquoi pas?), et surtout en utilisant la hausse du réfi comme la BCE sait faire. Son objectif doit rester le maintien de prix stables.
    On doit sans doute aussi s’occuper des trésors constitués: dès que les grosses coupures apparaissent aux guichets bancaires, elles devront être retirés de la circulation et crédités avec frais de garde sur les DAV ou sans frais sur les comptes d’épargne (au taux d’épargne en vigueur). Leur retour à la BCE s’organise ainsi tranquillement et sans « urgence ».
    Je reste convaincu qu’une telle réforme déployera une grande efficacité stabilisatrice sur la circultion monétaire!
    Je vous répondraie aux autres points plus tard,
    bien à vous jf
    Répondre
  72. johannes finckh dit :
    10 juillet 2009 à 10:04
    @oppossum,suite:
    « b) Vous dites “La monnaie ainsi retirée est en position d’attente” …
    – Nous sommes bien d’accord qu’à présent, la monnaie est immobile . Cette monnaie a subitement été mobilisée par un désengagement massif des actifs économiques dont la valeur n’était que bulle : c’est comme une aspiration des signes monétaires qui conserveraient mieux la valeur. Gelé si vous voulez, mais le mot n’explique rien de très précis. »
    jf: gardons votre trme: monnaie immobile! Sans doute vouliez-vous écrire « cette monnaie a subitement été IMmobilisée… » pour faire sens?
    oppossum:
    « – Quant au secteur bancaire lui-même, son état d’endettement , non pas qu’il ait trop emprunté, mais parce qu’il a trop prêté et n’importe comment, l’amène également à une politique d’absorption maximale de cash, en prévision des futurs temps durs et des découvertes des pertes liées à ses actifs pourris et disséminés.
    – Les Etats occidentaux sont également dans des déficits abyssaux qui préfigurent des impôts futurs insensés … qui ne seront jamais réalisables et préfigurent donc des pertes auprès des institutions finançant ces déficits ….
    – Enfin le pékin moyen du monde occidental est également fort endetté …
    C’est bien la dette qui bloque tout (je ne parle pas de l’argent-Dette mais de somme des engagements que nous nous sommes promis les autres , et où certains sont tellement plus débiteurs que d’autres , que plus rien n’est équilibrable)  »
    100% d’accord!(jf)
    Répondre
  73. johannes finckh dit :
    10 juillet 2009 à 10:46
    oppossum(suite):
    « d) Autre chose jf :
    Je ne suis vraiment pas sûr que l’intérêt soit “la “prime de (renonciation à) la liquidité” . Cette éternelle justification de l’intérêt qu’on trouve aussi comme une prime à la non consommation , me parait toujours foireuse. »
    jf: i ne me semble pas que Keynes veile « jstifier » ainsi l’intérêt, pas plus que Silvio Gesell!
    Il me semble que cela exprime plutôt un RAPPORT DE FORCE constaté comme le dit Paul Jorion aussi!
    Bien au contraire, il me semble bien que Keynes essaye d’entamer le statut de la domination de la préférence pour la liquidité! En n’allant pas aussi loin que Gesell, il n trouve cependant pas la solution!
    Sans un intérêt d’épargne poposé aux épargnants, il y a fort à parier que les retours versla banque de sommes importantes nese feraient pas, surtout en régime de baisse des taux! La prime de (renonciation) à la liquidité me semble être cela, et cela ne me semble certainement pas « foireux »!
    Du moment où on pose que la monnaie est ce qui est reçu en échange du travail d’autrui, il reste que la monnaie retenue a pour effet qu’une certaine quantité de travail (biens et services et biens d’équipement) ne trouve pas preneur et reste auprès de celui qui l’offre en attendant un acheteur!
    Donc, pour trouver un acheteur, le vendeur doit, via l’épargne bancaire et le crédit, « rémunérer » ou « gratifier » le détenteur de capitaux! pour qu’il accepte « gentiment » se séparer de ce qu’il ne consomme pas lui-même en le prêtant!
    C’est ce système de chantage permanent qui est, à mon sens, la racine même du sytème capitaliste! Il me semble foireux de dire que ce serait « foireux »!
    oppossum:
    « Vous me citez Keynes mais en général , je le trouve assez nocif dans l’inspiration qu’il a eu dans les politiques monétaro-”keynesiennes” de ces dernière années . Et son erreur d’appréciation sur la relique barbare qu’est l’or (Pas mal de choses commencent à déconner depuis que Nixon deconnecte le dollar de l’étalon-or) me confirme dans mon impression. »
    jf: là, il me sembl que notre désaccord subsiste! Tous les problèmes que j’essaye de mettre au centre et qui me semblent liés à la thésaurisation et le rapport de force qu’elle engendre sont, à mon goût, un héritage de la « relique barbare »!
    Comment vouloir nous réenchaîner à l’or, un beau métal éternel disponible en quantité limitée et susceptible de se retirer et de disparaître dans des trésors, moyennant quoi, l’économie monétaire s’effondrerait chaque fois que l’or se raréfie à nouveau! Les instabilités de l’économie en régime d’étalon or ou (pire) de monnaie or étaient considérables, et il est facilement prévisible que cela serait ainsi à nouveau si on commettait la folie de s’y remettre!
    Le geste de Nixon me semble juste, encore vu d’aujourd’hui, mais incomplet sans doute:
    Il aurait dû empêcher le dollar de devenir monnaie de réserve en imposant un dollar « anticrise », mais Nixon n’avait sans doute pas ce pouvoir-l, ni la volonté de faire cela!
    oppossum:
    « Sans parler de sa magnifique formule “A long terme , nous seront tous morts” dont l’application pratique consiste à repousser dans l’avenir pas mal de problèmes !!!!  »
    jf: vous n’aimez pas Keynes, pour ma part, il me semble que Keynes esquive certaines solutions qu’il avait pourtant à portée de main, et il est bien parfois de mauvaise foi! Notamment, les geselliens l’ont plusieurs fois alerté!
    Ceci dit, la citation « à long terme, nous seront tous morts », il me semble que vous devriez la laisser dans so contexte pour qu’elle fasse sens! Le contexte est la critique de la théorie quanttative de la monnaie des monétaristes qui affirme que P=M*V.
    Keynes expose assez bien pourquoi cette formule qui, de l’aveu même des monétaristes, n’est « vraie » que dans le long terme, la rend inapplicable telle qu’elle!
    Keynes expose les rigidités des salaires et des prix et théorise des équilibres de sous-emploi, etc…
    Gesell aussi expose (mais autrement), pourquoi la formule quantitative ne marche pas bien. Gesell indique que c’est la vitesse de circulation qui est trop instable en variant fortement entre +/-zéro et très élevée en cas d’inflation. Et il ajoute que sa réforme, en stabilisant V à un niveau élevé et en la rendant constant grâce à la monnaie anticrise, les prix déprendront effectivement très précisément de M.
    La réforme gesellienne seriat ainsi le moyen de « rendre vraie » la théorie quantitative y compris dans le court terme!
    oppossum:
    « Mais revenons à l’intérêt qu’ à la fois vous justifiez avec Keynes , puis que vous le condamnez comme étant la source de la crise : Je maintiens que , à mon avis, sur la crise qui s’est préparée ces 30 dernières années , la concentration de richesse ne s’est pas faite là dessus ! »
    jf: tout ce que je vous ai écrit du RAPPORT DE FORCE que traduit l’obtention de l’intérêt, une rente versé de la part des pauvres (débiteurs) dans les poches des riches (capitalistes prêteurs) ne serait donc pas?
    La production industrielle doit toujours dégager, en plus des profits productifs, la rente du capital (les « frais financiers! »).
    Dire que la concentration des richesses ne serait pas fait ainsi, vous ‘excuserez, là je ne peux vous suivre, et vous ne pourrez pas sérieusement penser cela! Je ne vous crois pas!
    jf
    Répondre
  74. johannes finckh dit :
    10 juillet 2009 à 11:06
    @louise:
    Vous analysez bien, je pense comme vous que les intérêts sont bien le problème central!
    Les remarques d’oppossum sont sympathiques mais me semblent un peu « faibles »!
    Vous soulignez, d’une façon assez pertinente, que la monnaie effectivement circulante, soit sous forme liquide soit via les virements entre DAV, sont clairemet fonction des revenus distribués.
    Davantage de revenus sans augmentation de la production, ou, plus prosaïquement, une augmentation de la production moins forte que l’augmentation des revenus distribués, aurait un effet inflationniste, je le pense aussi, et l’inflation (modérée) soulage les débiteurs qui achètent une maison par exemple!
    « l’insurrection » des riches opérées par les monétaristes en découplant les salires de l’inflation a donc bien « calmé » l’inflation et protégé les riches!
    Il n’empêche que l’inflation génère aussi des intérêts élevés, les maisons renchéries ne permettent pas une réelle amélioration, car une bonne vente d’une maison renchérie se fera sur un marché où les maisons à acheter ont augmenté d’autant!
    La réforme de la monnaie anticrise permettrait une amélioration de revenus dans un ambiane de prix stables et une amélioration du niveau de vie de la grande majorité, même sans aucune logique de croisance!
    Vous avez toujours droit à votre prix d’excellence: un exemplaire de l’ouvrage de Silvio Gesell ( »l’orde économique naturel »): contactez-moi par mail: johannes.finckh@wanadoo.fr (gratis et à mes frais et sans intérêts!)
    jf
    Répondre
  75. Zolko dit :
    10 juillet 2009 à 12:49
    Oppossùm dit :
    « la monnaie crée n’est jamais gratuite et doit être rendu. (…) Le billet fabriqué, même par la BC n’est pas gratuit et celui à qui il est alloué doit le rendre. »
    Vous avez vu ça où ? J’ai pleins de billets de 500€ chez moi (naaan, je rigole. Mais j’ai quelques billets de 50€ !) et j’en fais ce que je veux. Je peux les stocker 100 ans si je veux, et ils vaudront encore 50€ à ce moment là (ce qu’on pourra acheter avec 50€ dans 100 ans est une autre histoire, mais ils vaudront encore 50€. C’est comme un lingot d’or: dans 100 ans ce sera encore un lingot d’or, mais ce qu’on pourra acheter avec est inconnu). Je n’ai pas à les « rendre » à qui que ce soit. D’ailleurs, je ne saurais même pas à qui les rendre. La monnaie créé par les banques centrales est éternelle au même titre que les lingots d’or ou les Napoléons.
    Répondre
  76. Oppossùm dit :
    10 juillet 2009 à 12:52
    Oui JF,
    je ne nie pas l’importance du système de l’intérêt dans la concentration des richesses.
    Mais le taux d’intérêt, instrument de politique monétaire, obeit à d’autres logiques.
    Donc sa détermination ne se fait pas purement par un rapport de force visant forcément à prêter avec un taux le plus élevé possible . Le rapport de force est global .
    Bien entendu, le pressurage des populations aux travers de prêts existe bien et que certaines catégories du milieu bancaire s’en mettent dans les poches me parait patent. Et cela participe à la concentration des richesses .
    Mais la très grosse concentration de richesse me parait relever d’autres mécanismes : il faut également tondre ceux qui n’empruntent pas !!!
    @ Louise vous dites « alors ce conflit social c’est pour quand »
    … mais la négociation est également possible et le conflit social n’est pas une fin en lui même : l’important est que les contradictions s’expriment et que les ajustements se fassent
    Répondre
  77. Oppossùm dit :
    10 juillet 2009 à 14:39
    @ Zolko
    Oui vous avez raison pour les lingots d’or et pour les Napoléons. Sauf que ce n’est plus de la monnaie : vous ne pouvez exiger leur circulation, comme pour une pierre précieuse ou une oeuvre d’art, si grande soit la valeur contenue.
    Bref, vous parlez d’autre choses, même si effectivement , cela a été de la monnaie, autrefois.
    Mais on peut reprendre votre raisonnement en se situant dans le passé : et vous aurez raison … parce qu’ on était alors dans un système à monnaie pleine : c’est à dire dans un système où une marchandise réelle , ayant déjà une valeur, est DEVENUE Monnaie. Et c’est cette marchandise elle même qui circule ! La monnaie n’est donc pas introduit par une BC ou un système bancaire : elle existe déjà , il ne suffit plus que de la frapper ou la battre , opération qui fut , en général, confié au seigneur uniquement afin qu’il en garantisse la teneur en or correct. (On pouvait amener son or à frapper au Seigneur … ou à certaines banques réputées, dans certains pays)
    MAIS actuellement ce n’est plus ce système : le billet est une pure convention et personne ne vous garantie un poids en or par conversion.
    Et donc, la monnaie (prenons l’exemple du billet, c’est mentalement plus parlant même si la monnaie scripturale fonctionne de la même façon) , n’existant pas nativement dans l’économie, il faut l’y introduire à un moment selon des règles garantissant la sécurité de tous. J’en vois 2 essentielles :
    – L’instance qui introduit la billet ne dois pas pouvoir le faire à son profit
    – Celui à qui va être alloué, au départ , une certaine somme en billet (moyennant une garantie, une hypothèque …etc mais qui n’est pas une cession) , devra les rendre : sinon ce serait trop facile.
    Le but de ces règles étant étant qu’on ne puisse pas ‘prendre’ (c’est le pouvoir que donne la monnaie) de façon unilatérale, c’est à dire sans rendre : bref que cela ne soit pas le vol d’Un envers la Société.
    Partant de cela , tout billet qui circule est la dette initiale de quelqu’un , le billet est une dette qui circule .
    Mais effectivement (je m’était mal exprimé) ce n’est pas forcément la dette de son détenteur actuel : le billet de 50 € que vous avez gagné n’est pas une dette pour vous, son détenteur , il est une dette de quelqu’un d’autre et c’est précisément la raison pour laquelle vous avez le droit de ‘prendre’ !!!
    Maintenant, ce billet de 50, vous pouvez vous même l’avoir emprunté à votre voisin : on est alors à un autre niveau : ce droit à prendre (qui est la dette d’un autre) provient d’une autre dette qui n’a rien à voir avec le billet . Notez que lorsque vous vous serez débarrassé du billet en achetant un produit … votre dette subsistera … !!!
    Remarquez également que vous allez devoir rembourser votre voisin , ce qui signifie trouver un autre billet de 50 € pour le lui rendre …
    … et ma foi … c’est également ce que fera celui qui a introduit initialement le billet en le sollicitant auprès de la BC/ou Système Bancaire : après l’avoir utilisé il devra trouver un autre billet de 50€ (C’est à dire concrètement travailler) , pour le rendre à la la Banque …
    A ce moment là -magie inversée du ex-nihilo- la monnaie disparaîtra !!! car la banque a l’obligation de le faire au travers des règles comptables. Le billet est revenu a son point de départ et ne représente plus la créance de qui que ce soit et donc , il n’est plus un droit à prendre.
    Bref , il y a un fond de caisse de l’encours monétaire qui donne l’impression d’une monnaie éternelle , mais en fait tout se renouvelle.
    Bon ça c’est la théorie, l’idéal, les principes. En gros c’est comme ça.
    Après il y a les failles, la triche, et d’autres mécanismes plus ou moins perturbateurs.
    … et puis d’autres mécanismes se situant au dessus et donc sur-ajoutant d’autres logiques spécifiques … ainsi que le rapport de la monnaie à la Valeur et le fait que cette monnaie (qui n’est pas intrinsèquement une marchandise) va devenir une marchandise possible , désirée non plus pour sa valeur d’usage (l’échange) mais pour sa fonction de container de valeur.
    C’est vrai que c’est pas évident de penser tous ces niveaux d’abstraction !
    Répondre
  78. Louise dit :
    10 juillet 2009 à 16:13
    A Oppossum
    Continuons la négociation.
    Je suis tout à fait d’accord pour dire que les intérêts ne sont qu’une partie du problème, mais elle en fait partie et elle est importante dans le fait qu’elle touche des millions de gens.
    Ce qui en fait partie aussi et dont on ne s’était pas rendu compte jusqu’à ces derniers temps ce sont ces impressionnants mouvements d’argent vers une catégorie de personnes qui paraissent être toujours les mêmes car non identifiées ou identifiables pour le pékin moyen.
    On parle des « actionnaires », des « grands patrons ».
    Mais progressivement des noms apparaissent, des visages, associés à des chiffres faramineux et le p’tit gars de base commence à se dire mais qu’on-t-ils fait pour mériter de telles sommes.
    Et il commence à comparer sa situation de chômeur en devenir, avec un pouvoir d’achat toujours plus faible, avec celle de ces gens là, qui en plus lorsqu’ils sont virés touchent des sommes folles.
    Et il commence à se demander pourquoi son entreprise qui affiche une santé de fer et des supers bénéfices veut le licencier.
    Et il finit par se dire que quelque part il y a une bête immonde qui réclame sa pitance jour après jour et toujours plus, et qu’il fait partie des élus au sacrifice.
    Mais je m’égare.
    Bon alors qu’avons-nous?
    Les pékins à tondre ok
    Les tondeuses
    Les tondeuses officient dans les milieux financiers, industriels, commerciaux et politiques, liés par des ententes, échanges de bons procédés, depuis l’avènement de la presse people on sait que le pdg machin a été vu à la sauterie de M. Truc, on peut donc constater les liens qui unissent toutes ces personnes ainsi que l’entraide et les renvois d’ascenseur qu’elles pratiquent.
    leurs objectifs : préserver leur fortune et la faire grossir le plus possible et le plus vite possible en tondant les pékins.
    Comment? Par tous les moyens. Je dis bien tous.
    Nous avons en vrac et la liste n’est pas exhaustive : la publicité pour lui faire acheter n’importe quoi, les rendements à deux chiffres, les fusions acquisitions, la spéculation à tout va, les arrangements comptables, les bilans présentés sous leur meilleur jour, la réduction des coûts, les licenciements économiques, les marchés truqués, les commissions juteuses comme cela ne suffit pas à rassasier la bête les montages financiers deviennent de plus en plus complexes, la spéculation invente des processus informatiques de plus en plus sophistiqués et performants, des bulles se forment certaines aussitôt dégonflées, d’autres en passe de l’être pour se retrouver aujourd’hui face à un énorme « gribouillis », les petits chats ont joué avec la pelote et on n’en retrouve plus le bout. En bas de l’échelle les pékins ne jouent plus le jeu, ils sont à bout de souffle, répercutant leur anémie d’étage en étage, les chats empétrés dans la pelote ne peuvent plus en sortir et se débattent désespérément, embrouillant encore plus leur affaire! La crise nourrit la crise, le serpent se mord la queue.
    Comment repeloter la pelote? Faut-il en sortir les chats ?
    Ne vaut-il pas mieux en acheter une autre?
    Sera-elle mieux que l’ancienne?
    Comment se débarrasser de celle-ci?
    Parce que en fait on sait en gros comment on en est arrivé là, débattre des intérêts, du ex nihilo c’est bien joli, mais nous nous trouvons devant un embrouillamini economico-politico-financier tel que les chats eux même ne savent pas s’en dépétrer, d’autant plus qu’ils ne savent même pas eux mêmes comment ils en sont arrivé là.
    Pourquoi semble plus simple : fièvre de l’or, cupidité, soif de pouvoir.
    Comprendre un tel empilement de dettes, crédits, intérêts, thésaurisation, fonds de pensions, actions, obligations, rentes, titrisations, j’en passe et des meilleures peut éventuellement aider à trouver des solutions, mais je pense qu’on n’en est plus là. Il n’y a plus le temps, tout ce qu’on peut dire c’est que tout çà n’est pas bon du tout!
    La responsabilité de telle ou telle chose, de tel ou tel acteur, n’est plus à débattre.
    On peut déjà tirer quelques leçons : faire de l’argent avec l’argent n’est pas possible, l’argent est un procédé qui permet des échanges il doit donc circuler pour faciliter ces échanges, il ne devrait pas être possible d’accumuler des richesses au delà d’un certain niveau, je n’ai rien contre les riches, ni les très riches, ni les très très très riches, mais il me semble qu’il y a un certain moment où trop c’est trop.
    Bon, voilà, et on ne noiera pas les petits chats.
    Répondre
  79. Oppossùm dit :
    11 juillet 2009 à 00:18
    @ Louise
    A) Oui « Continuons la négociation » … mais ma foi ce ne serait peut-être pas désagréable de capituler auprès de vous ;)
    B) « Comment repeloter la pelote? Faut-il en sortir les chats ?
    Ne vaut-il pas mieux en acheter une autre?
    Sera-elle mieux que l’ancienne?
    Comment se débarrasser de celle-ci? »
    En fait tout se résume à cela
    (c’est nettement plus poétique que les postures A,B,C,D de Grenier, plus modeste et moins tautologique)
    En ce qui me concerne je n’ai aucune opinion, la réponse étant certainement déjà inscrite quelque part. Et probablement dans des ajustements géo-stratégiques par des guerres monétaires.
    C) « faire de l’argent avec l’argent n’est pas possible » : c’est exactement cela , là encore vous résumez tout
    Mais n’oubliez pas que le premier qui a 3 sous ne rêve que de les placer chez le banquier qui lui en promettra 4.
    Et qu’une interdiction pure et simple peut nous faire courir « le risque » d’avoir une économie un peu anémiée … mais c’est peut-être un nouveau modèle , face à la croissance démographique, les ressources naturelles finies, et la fin du monde annoncée par l’augmentation de quelques dixièmes de degré observés, en un siècle par la confrérie du GIEC (et qui semble se ralentir depuis une dizaines d’années – damned-)
    D) « trop c’est trop » : oui dans le mille. Mais on ne sait pas à qui le dire, ni trop comment.
    Mais comme dit Paul : « Ca n’empêche pas … »
    Répondre
  80. Louise dit :
    11 juillet 2009 à 00:55
    A Oppossum
    Ben voilà on y arrive.
    A) Je passe…………..
    B)Poétique et modeste, je veux bien
    C)Oui, mais seulement depuis que le banquier lui a fait miroiter la chose. Il fut un temps où lorsqu’on avait 3 sous on les mettait de côté, de temps en temps on en rajoutait jusqu’à obtenir l’économie nécessaire à l’achat du bien convoité.
    On donnait du temps au temps !
    Mais il serait peut-être possible de trouver un système pour « remercier » celui qui avancerait l’argent nécessaire à un achat ou à un investissement.
    Une sorte de troc, il faut creuser la question.
    D)Bé oui
    Répondre
  81. Oppossùm dit :
    11 juillet 2009 à 12:54
    @ Zolko, s’il repassait par là .
    … mais votre idée de monnaie ‘permanente’ est interessante
    Comme je vous l’ai expliqué plus haut , on peut considérer que la monnaie est entièrement créée par l’opération du crédit . Ce crédit a une contrepartie dans le futur : son remboursement, donc une dette.
    (Remarque : Actif et passif de la banque sont ouvementé de façon équilibrés . MAIS auncun compte n’est débité de la somme du crédit ouverts : il y a donc bien , dans la présentation comptable, du ex-nihilo . La question légitime de savoir si ce ex-nihilo ne serait pas illusion , puisque ‘basé’ en fait sur la part de l’argent des dépôts non utilisé ne m’interesse pas ici. Constatons que comptablement aucune correspondance n’est exigé et que donc, le crédit global accordé par les banques peut dépasser l’encours de ses dépôts non réclamé. Bien évidemment ce dépassement n’est pas sans risque pour le système bancaire soumis à la pression des compensations interbancaires, aux réserves fractionnaires , et au retrait en liquide des clients )
    Je reviens à mon fil ! Tout crédit doit être remboursé , et c’est pour cela que beaucoup parle d’argent-dette . L’obscurantiste et stupide vidéo de P. Grignon base son raisonnement là dessus (Et y ajoute la question des intérêts, vrai problème mais mal posé) , nous présentant comme éternellement condamné à emprunter le monnaie pour la rembourser ensuite … à la sueur de notre front …
    D’où l’idée d’un argent qui serait réellement PERMANENT : des ‘tickets’ (notre monnaie actuelle c’est bien cela) que nous n’aurions pas à emprunter à des organisme qui les créent à partir de rien d’un point de vue comptable et juridique (et qui en plus, nous en font payer un intérêt!)
    Bref , on crée un ensemble de tickets, on les distribue, et puis ça tourne en rond. Elle est belle la vie. Elle est gratuite. Plus de ex-nihilo, plus d’argent-dette.
    * Le 1er problème : comment distribue-t-on , de façon EQUITABLE , au départ, cette monnaie , peut être résolu soit par la distribution d’une somme égale à chacun … (un peu biscornu come système), soit -et c’est plus plausible- en confiant à l’Etat le rôle de monétisation initiale , par expl, en réalisant des travaux d’intérêt collectifs. Donc OK
    * Puis l’argent tourne : c’est à dire que sa ‘duplication’ va se faire exclusivement par le mécanisme du PRET.
    Donc, dans ce système , un agent ayant besoin d’argent va demander un crédit : ce crédit sera finacé par un prêt d’une épargne réelle appartenant à un autre agent économique …
    MAIS cet épargnant va réclamer un truc bizarre : d’abord qu’on le REMBOURSE !!! et en sus , un INTERET … de sorte que l’emprunteur se retrouvera exactement dans la même position , à savoir, devoir travailler pour rembourser .
    L’argent gratuit n’a donc fait qu’un seul tour ! et est aussitôt redevenu DETTE.
    Il n’y a pas de monnaie qui ne soit pas dette. Il ne peut pas en être autrement , ce n’est pas une drogue et un asservissement comme P. Grignon l’affirme de façon démagogique.
    Ceci dit, le système décrit est peut-être viable : c’est celui d’ ALLAIS et Fisher je crois . Et il serait probablement plus stable que le système actuelle en ce sens que les variations de la masse monétaire y serait enfermé dans un système d’épargne à 100% .
    Dans ce système , le ex-nihilo serait réservé à l’etat qui contrôlerait bien mieux la masse monétaire. Mais l’attibution des crédits-prêts et leur allocation serait bien le boulot des banques privés … plus efficace tout de même que des fonctionnaires (et ce n’est pas un reproche aux fonctionnaires, dont la vocation est le service public, la cohérence du système et sa souveraineté)
    Mais dans ce système , l’argent n’y est pas gratuit et ce qui est emprunté doit être remboursé : c’est la règle de base qui assure une EQUITE FONDAMENTALE sans laquelle chacun refuserait de travailler pour le compte d’un autre qui n’en glande pas une !
    Il est possible d’imaginer un système encore plus « idéal » , pour qui ne craint pas l’Etat et ses dérives : on nationalise les banques , et c’est donc l’état qui dirige l’économie directement puisqu’il décide où l’épargne doit aller.
    On peut aller encore plus loin : l’Etat gère donc l’épargne des particuliers et supprime l’intérêt de sorte que l’ emprunteur rembourse moins . Néanmoins il est toujours ‘asservi’ à l’obligation de rembourser !
    Les épargnants sont spoliés mais si on considère que le spoliateur est plus ou moins l’Etat, symbole de l’intérêt de tous … et que l’emprunteur est un investisseur qui réalise la politique économique de l’Etat symbole de la Grande Volonté Démocratique, et bien l’ épargnant peut alors concevoir de faire un petit sacrifice
    D’ailleurs celui qui épargne , c’est bien la preuve qu’il peut se passer de cette monnaie pour vivre non ? ;)
    Répondre
  82. Zolko dit :
    13 juillet 2009 à 15:31
    @ Oppossùm : je repassais par là…
    Je vous invite à lire un essai que j’avais rédigé: [url=http://www.front-plan-c.eu/Forum/viewtopic.php?f=17&t=55&sid=6d14ba946c1f4115a9d09e79f625bbbe#p381]fraude pyramidale[/url]
    Vous faites une erreur conceptuelle sur la monnaie, erreur que font beaucoup (tous ?) de gens: vous pensez, imaginez un système monétaire parfait, qui résoudrait tous les problèmes [b]en une fois[/b]. Et c’est là l’erreur: puisqu’il y a deux types de monnaies possibles (au moins), pourquoi se limiter à une seule monnaie pour les satisfaire tous les 2 ?
    la monnaie sert à (au moins) 3 choses:
    – pour l’Etat, payer ses fonctionnaires pour faire marcher la société (professeurs, pompiers, policiers, magistrats, policiers…) et récolter les impôts et taxes.
    – pour les particuliers, commercer avec d’autres particuliers et entreprises privées (acheter, vendre, produire, investir…)
    – au commerce international, où l’argent d’une système monétaire s’échange pour de l’argent d’un autre système monétaire.
    Aujourd’hui, ces 3 fonctions sont remplies par 1 seule monnaie. Mais rien ne l’oblige. On pourrait très bien imaginer [b](1)[/b] de l’argent éternel, émis par l’État, libre de toute dette, qui seul aurait cours légal sur un territoire. l’État payerait les fonctionnaires avec, et réclamerait tous taxes et impôts dans cette monnaie. [b](2)[/b] De l’argent commercial, émis par des commerçants pour leurs clients, qui aurait cours dans les commerces/industries qui l’acceptent. C’est l’équivalant des [i]bons d’achat[/i] ou autres [i]points de fidélité[/i], mais étendus entre plusieurs commerçants. Cet argent serait probablement créé par de la dette. Et enfin [b](3)[/b] une monnaie d’échange internationale, comme proposée par les Chinois ou les Russes, mais déjà pratiquée par les Travellers Cheques d’American Express.
    Tous les agents économiques auraient obligation d’afficher tous les prix dans la monnaie d’État, mais pourraient – en plus – accepter d’autres monnaies si ça leur chante. Libre à eux.
    Le niveau d’activité de l’État est assez facile à calculer, et il varie peu. Ainsi, l’État – la société – garanti une monnaie stable, mais laisse la possibilité à l’économie de se développer si la situation le permet. Mais, l’État ne se met pas en danger d’insolvabilité parce-que des malfrats ont abusé d’une situation.
    Répondre
  83. johannes finckh dit :
    14 juillet 2009 à 20:06
    à opposùm: vous avez adopté un point de vue plus réaliste maintenant, le débat peut donc reprendre. Vous écrivez:
    Oppossùm dit :
    10 juillet 2009 à 12:52
    « Oui JF,
    je ne nie pas l’importance du système de l’intérêt dans la concentration des richesses. »
    jf: heureusement, vous me rassurez!
    oppossùm:
    « Mais le taux d’intérêt, instrument de politique monétaire, obeit à d’autres logiques. »
    jf: Exact, cela me donne l’occasion d’attirer l’attention sur un autre fait!
    Les taux monétaires pratiqués par les banques centrales sont administratifs. Ils participent effectivement à la politique monétaire des banques centrales. leur efficacité atteint actuellement la limite du zéro pour le REFI, et les taux pratiqués, toujours positifs, pour les mises en réserve des avoirs bancaires, en constituent un autre frein d’une politiqu monétaire efficace! pour irriguer efficacement l’économie, il faudrait imputer aux banques des « frais de garde » pour les sommes qu’elles n’utilisent pas pour proposer des crédits meilleur marché! Cela impliquerait evidemment que l’on réfléchisse aussi aux modifications à appoerter au numéraire, car lui aussi devrait comporter des frais de garde (un intérêt négatif) pour agir contre l’ambiance de crise!
    En ce qui concerne le « taux monétaire net », corollaire de la monnaie telle qu’elle est émise, ce taux n’a, de nos jours, plus AUCUN LIEN avec les les taux centraux (instruments de la politique monétaire)!
    le fait d’utiliser le même vocabulaire dans les deux cas génère la confusion actuelle!
    En fait, les banques centrales n’ont pas les moyens de faire baisser les taux des crédits en-dessous de 3%! Jamais!
    Si ce cas devait se produire selon l’abondance des fonds bancaires proposés, nous assisterions à l’ouverture de la trappe aux liquidités, et des thésaurisations importantes commencent à se constituer, histoire de maintenir le taux du crédit toujours sensiblement au-dessus de 3%.
    oppossùm poursuit:
    « Donc sa détermination ne se fait pas purement par un rapport de force visant forcément à prêter avec un taux le plus élevé possible. Le rapport de force est global. »
    jf: en distinguant les événements du marché de ce qui se passe au niveau de la politiue monétaire, il est sensible que e que vous appelez « rapport de force global » et le rapport de force qu’exerce le détenteur de capitaux pour chercher toujours les placements les plus rémunérateurs el’emprunteur de rechercher les emprunts les moins coûteux! Ainsi, les banques rémunèrent l’épargne aussi peu que possible et empruntent à la banque centrale le moins cher possible. Et elles prêtent le plus cher possible, car elles vivent essentiellement de ces marges, et les commissions qu’elles touchet euvent s’intégrer dans ce jeu dans le même sens. Cela n’est pas choquant au sens où les banques sont des entreprises qui doivent faire de profits pour fonctionner.
    Il n’empêche que le rapport de force initial est engendré par le fait que la monnaie peut, en cas de menace de rémunération insuffisante pour le détenteur de capitaux, entrer dans la trappe aux liquidités (être thésaurisée), moyennant quoi, l’interêt monétaire net (encore appelé prime de (renonciation à) la liquidité par Keynes et que vous n’aimez pas ni comprenez) est toujours obtenu!
    Ce que vous appelez « raport de force global », c’est ça!
    oppossùm poursuit:
    « Bien entendu, le pressurage des populations aux travers de prêts existe bien et que certaines catégories du milieu bancaire s’en mettent dans les poches me parait patent. Et cela participe à la concentration des richesses .
    Mais la très grosse concentration de richesse me parait relever d’autres mécanismes : il faut également tondre ceux qui n’empruntent pas !!! »
    jf: Bien vu! Je suis bien de votre avis sur ce point!
    Il s’agit là, cependant, encore des intérêts du capital, de la rente du capital, qui opère! Le mécanisme est plus caché mais tout aussi diabolique, sinon plus!
    Par exemple, nous participons tous au service de la dette publique, devenu premier poste budgétaire dans la plupart des états et des collectivités territoriales! Ce sont bien les intérêts versés via les impôts et qui nourrissent les détenteurs d’obligations!
    Il y a aussi les frais financiers des entreprises que celles-ci doivent répercuter dans les prix des biens et services facturés aux consommateurs, tout cela pour pouvoir payer les intérêts des emprunts emprunts contractés auprès des prêteurs de capitaux via les banques!
    Il est donc exact de dire que nous payons de lourds intérêts même sans aucun endettement personnel.
    Pour y voir clair, il s’agirait, pour chacun, de faire son bilan entre ce qu’il encaisse en intérêts via son épargne et ses placements et ce qu’il paye via sa consommation et ses impôts.
    Helmut Creutz a sollicité les chiffres de la Bundesbank dont il disposait, au niveau de ce qui se passe entre les banques et les clients de ces banques.
    Ces chiffres disent (en 2000, actuellement, ils ont encore grossi selon une croissance exponntielle!) que les banques allemandes avaient versé environ 500 milliards d’intérêts à leurs clients en 2000 et qu’elles ont facturé un peu plus (550 milliards) aux emprunteurs. La différence représentant leur fonctionnement et leurs profits.
    Ces chiffres indiquent clairement un transfert annuel de richesses d’au moins 500 milliards allant des plus pauvres (débiteurs) vers les plus riches (prêteurs)!
    Tendance croissante!
    Nous avons atteints les limites de ce qui est supportable, et c’est bien pourquoi les défauts de paiement des débiteurs se multiplient et que le système touche à une limite absolue, car il n’y a plus guère de débiteurs nouveaux susceptibles d’être solvables pour financer la charge du capital!
    Et c’est bien ainsi que « sont tondus même ceux qui n’empruntent pas!  »
    Ils empruntent « à l’insu de leur plein gré » quand même!
    jf
    Répondre
  84. Oppossùm dit :
    14 juillet 2009 à 21:25
    @ Zolko
    Bien que notre débat soit en principe terminé (… et tout le monde en a raz la casquette!) , je vous réponds
    1) Je ne vois pas trop mon erreur conceptuelle , et de toute façon je ne pense pas un système parfait conceptuellement parlant, je penche plutôt pour un système robuste : c’est à dire qui résiste au maximum de déviations que les hommes ne manqueront pas de tenter !
    Notre société n’est pas prête pour pour une monnaie papier/scripturale/dématérialisée détaché d’un étalon/relique-barbare. Le système du ex-nihilo , sa logique sont dangereuse !!! Et peu importe que cette monnaie créée soit vraiment créée ou bien un envers des dépôts (puisque le lien entre cet endroit et cet envers est BRISE).
    2) J’ai lu l’article de votre lien : il y est question de l’intérêt et de son sens réel. Là aussi nous ne seront pas d’accord mais j’ai là la position de Paul.
    L’intérêt ne nécéssite pas forcément une quantité de monnaie supérieure à l’étage au dessus, ou à l’instant T2. En effet il peut fonctionner comme un déplacement de bloc de richesse.
    L’idée que les circuits de création monétaire sont condamnés par une contradiction à s’asphyxier et à obliger les populaces à éternellement solliciter des dettes pour payer cet intéret est une erreur de raisonnement , magnifiquement exposée par P.Grignon dans sa vidéo de propagande.
    Ceci dit
    – l’intéret est effectivement un mécanisme utilisé pour la concentration des richesses
    – l’intérêt est probablement une pression qui entraîne , parmi d’autres mécanisme le gonflement de la masse monétaire.
    3) L’idée qu’il puisse y avoir plusieurs monnaies cantonnées à des secteurs d’activité ne me choque pas mais est-elle viable ou n’y a pas une solution plus simple ?
    Répondre
  85. Oppossùm dit :
    14 juillet 2009 à 22:17
    @ jf
    Oui nous sommes assez d’accord pour ce coup là , toutefois 2 idées :
    1) … « par Keynes et que vous n’aimez pas ni comprenez  »
    A vrai dire mes connaissances limités en économie m’empêche d’émettre au fond un avis bien pertinent.
    Ce que je vois c’est que malgré une finesse d’esprit incontestable (à lire certains passages) alliée à un sens pratique , sa doctrine a dégénéré ou a été dévoyée , je ne sais pas , et est devenue la caution de tous les déséquilibres budgétaires incessants, du tripotage des taux d’intérêt , et des démagogies accrochées à la Sainte Relance vécue comme une distribution permanente. C’est ce que j’observe.
    ET dans la crise actuelle , je vois plus de responsabilité à Keynes qu’ à quelques libertariens ayant inspiré les brigands politico-financiers des USA, dans lesquelles les tenants du courant ‘Autrichien’ ne se reconnaissent absolument pas !! (Il suffit de consulter leur site) : c’est bien l’inutile et colossale (et jamais suffisant pour les néo-keynésien à la Krugman) relance keynésienne qui nous prépare une catastrophe largement supérieure au désastre déjà programmé.
    Mais je suis assez primitif : un sous est un sous, la valeur c’est d’abord le travail, un budget doit être équilibré , les maturités doivent cohérentes etc …
    Autre détail amusant : Keynes est plutôt présenté comme le penseur des solutions de la crise de 29. Mais Roosevelt ne connaissait pas ses idées en arrivant au pouvoir, ni Mussolini et Hitler, ces derniers étant , de son aveu, des exemple parfait d’une partie de sa pensée.
    Encore un détail : Keynes croyait non seulement au marché mais également à la bourse où il n’a pas manqué de … boursicoter !
    Bref : c’est un esprit néfaste (bon c’était peut-être un homme estimable, rien à voir là) , et dans ses débats (par publications) avec RUEFF (dans les années 30), inutile de vous dire où je penche
    2) Une dernière idée avant de partir (en vacances)
    L’idée d’une excessive concentration de richesse n’est pas contestable. Mais par certains côtés , il y a là quelque chose d’illusoire. Beaucoup de richesses réelles pourraient effectivement être bien mieux partagées , mais on se heurte bien vite à 3 choses incontournables (je force la trait, mais le fond est bon) :
    – une énorme partie de la richesse est dans l’outil global de production difficilement ‘réalisable’ et en changer le ‘possédant’ ne boulversera nos finances quotidiennes.
    – une autre partie de la richesse découle de la pression du système sur pas mal d’individu : que cette pression cesse et dans le même temps ce qu’on croyait saisir comme son dû s’évanouira …
    – Ensuite , quant bien même nous trouverions des trésors , un trésor n’est pas une véritable richesse . L’essentiel de la richesse c’est le travail.
    Néanmoins cela permettrait une chose incomparable : libérer la société de cet état d’endettement enchevêtré, déséquilibré, trop lours et trop long , bref stupide.
    Après quoi, on pourrait … retravailler correctement
    Cordialement, à bientôt, en septembre
    Répondre
  86. Louise dit :
    14 juillet 2009 à 22:19
    A Oppossum
    A propos de votre monnaie créée par le crédit.
    Une banque ne peut pas prêter l’argent qu’elle n’a pas, car cela reviendrai à inscrire dans son compte client la somme de 1000 (par ex) sans contrepartie dans un autre compte (si cet argent n’existe pas au départ il ne peut être inscrit nulle part).
    Or, la comptabilité a horreur du vide, si 1000 apparaissent dans un compte, il faut qu’ils viennent d’un autre compte.
    Répondre
  87. Louise dit :
    14 juillet 2009 à 22:21
    A Oppossum
    Et bonnes vacances!!
    Répondre
  88. Oppossùm dit :
    14 juillet 2009 à 22:31
    Merci Louise
    J’ai toujours eu du mal avec la compta !
    Toutefois …
    La banque crée 1000 (pour A) , et va illico l’inscrire à la fois dans ses colonnes Actif ET Passif !!! … il n’y a pas de vide.
    Mais les 1000 crédités sur le compte de A … ne sont débités … nulle part.
    Rectifiez moi chère Louise !
    Répondre
  89. Louise dit :
    14 juillet 2009 à 23:15
    A Oppossùm
    « La banque crée » elle ne peut pas, si c’était le cas qu’est ce qui m’empêche d’en faire autant ? Je n’ai qu’a dire « je crée 1000 sur mon compte, veuillez, Monsieur le banquier, inscrire cette somme dans vos livres, avec mes remerciements, je vous prie d’agréer mes meilleures salutations. »
    1000 doit venir de quelque part : soit d’un compte déjà existant, soit d’un compte créé ET alimenté par, par ex, un prêt d’une autre banque.
    Une somme n’est pas inscrite directement dans un bilan (actif-passif) elle est inscrite dans un compte.
    La banque emprunte 1000, le compte « fournisseurdargent » est débité, puis crédité pour pouvoir débiter celui du client qui a demandé les 1000.
    Attention en comptabilité c’est l’inverse de vos relevés de comptes bancaires!
    Répondre
  90. Oppossùm dit :
    14 juillet 2009 à 23:59
    Et bé non Louise … sinon il n’y aurait pas débat !
    Aucun compte d’un déposant n’est débité … (maintenant que cela soit inscrit quelque part, je n’en doute pas)
    Vous dites « La banque emprunte 1000, le compte “fournisseurdargent” est débité » MAIS A QUI A T-ELLE EMPRUNTE ?
    Si le compte débité était identifiable , Paul le saurait et n’aurait pas manqué de nous le faire savoir
    Ceci dit, si A exige ses 1000 en espèce, la banque sera obligé de les trouver , c’est certain et elle puisera dans son fond de monnaie fiduciaire par expl … mais sans savoir d’où ils proviennent particulièrement.
    Cette monnaie fiduciaire UTILISEE provient bien de quelque part, c’est sûr , mais , je vous le répète, aucun compte d’un quelconque déposant n’aura été débité de cette somme.
    Et ceci dit , le normal est effectivement de penser que la banque UTILISE bien l’encours dormant de tout ce qui est simplement déposé chez elle. Mais cette UTILISATION n’a pas de formalisation juridique claire, ni même comptable.
    Il n’y a plus de lien , plus de règle à cette équivalence, de sorte qu’elle n’a plus de sens : par temps clair et bon vent , le banquier peut prêter plus qu’il n’a . La règle qui le bride c’est les réserves fractionnaires et l’ensemble des fuites : il n’y a plus que cela qui le tienne, et qui freine cette expansion , source de son profit.
    De sorte qu’on ne peut plus dire qu’il prête quelque chose de déà existant , on ne peut même plus lui reprocher de prêter un argent (réellement existant) en dépôt d’un autre car cela ne se passe pas ainsi , et aucune trace de cette malversation n’apparaît !
    Je veux bien vous concéder que le ex-nihilo est la lessiveuse qui blanchit un prêt sans aucune trace et qu’elle n’est pas autorisé à faire. Mais ce faisant le ex-nihilo devient bien alors un moteur indépendant qui fonctionne selon sa logique propre : le dépôt il s’en fout ! il ne surveille plus que le cash en monnaie fiduciaire
    Le Dépôt et le Crédit s’ignorent : la Banque les bricole, les construit, les improvise -mais ça demande probablement une organisation d’acier- sur sa seule puissance , sa réputation, sa capacité à se demerder pour qu’au guichet ultime de compensation avec le monde extérieure (les autres monnaies), elle dispose du cash en monnaie fidiciaire : toute sa vérité est LA.
    PS/ « Attention en comptabilité c’est l’inverse de vos relevés de comptes bancaires! » merci de vos conseils … je comprends à présent pourquoi je paie régulièrement des aggios !!!
    Vous êtes aussi craquante que Nadine … qui déséspérée m’a déclaré « Oppossùm … je ne peux plus rien faire pour vous » !
    ? Si c’est à un déposant , trouvez le compte qui a été débité
    Répondre
  91. Oppossùm dit :
    15 juillet 2009 à 00:14
    Un complément Louise
    Vous écrivez « “La banque crée” elle ne peut pas, si c’était le cas qu’est ce qui m’empêche d’en faire autant ? Je n’ai qu’a dire “je crée 1000 sur mon compte, »
    Et bien précisemment, si l’honêteté régnait sans partage, on pourrait imaginer un système ou chacun s’inventerait sa monnaie. Vous avez à payer quelque chose ?
    Créditez vous de 1000 € et achetez ce qui vous plait !!!
    Bien entendu la règle est que VOUS VOUS DEVEZ ces 1000 € !
    Ca n’a pas grand sens actuellement car nous ne sommes pas nos propres banques et une créance ou une dette sur soi n’a logiquement aucun sens ni aucune valeur . Vous me suivez … ?
    Mais là, il vous faut imaginez que vous devez REELLEMENT vous les rembourser !
    (Vous ne pouvez pas vous les re-créer pour vous les redonner puisque vous vous re-créeriez aussitot une dette, bien sûr)
    Bref il vous faut les gagner … en travaillant (ou en volant) , pour vous les rendre réellement !!!
    Et là bien sûr, cette monnaie s’anéantira … comme lorsque vous remboursez un crédit ex-nihilo à la banque (Ah zut, c’est vrai vous n’y croyez pas !)
    Tout se passe donc comme si vous aviez épargné … après coup !
    Du point de vue de la société c est ok : vous avez pris (un bien/service) avec vos 1000, puis vous avez rendu (un bien/service) en travaillant.
    PS/ Elle serait pas belle la vie, ou chacun serait sa banque … et où chacun pourrait s’exploiter par le mécanisme de l’intérêt … ;) ? … Bon il est tard , allez au dodo.
    Répondre
  92. johannes finckh dit :
    15 juillet 2009 à 01:36
    à oppossum:
    abandonnez vos foutaises quant à la création monétaire via le crédit que vous n’y croyez pas vous-même!
    Un sou est un un sou, dites-vous, antikeynesien (à juste titre, je ne suis pas keynesien tout en reconnaissant quand son analyse est correcte! sa solution ne l’est pas, pas plus que celle de marx ou celle des monétaristes!)!
    Louise a bien raison, apprenez à lire les bilans comptables!
    les banqes ne se disent pas « créationnistes » et ne veulent pas l’être ni ne le peuvcent!
    >J’attends toujours que vous me citiez la moindre loi ou le moindre règlement de n’importe quel pays qui autoriserait un telle chose!
    C’est comme autoriser les pommes d « tomber vers le ciel »!
    bonnes vacances, jf
    Répondre
  93. Oppossùm dit :
    15 juillet 2009 à 10:13
    @ jf
    « apprenez à lire les bilans comptables! »
    –> Le problème jf est que la comptabilité (que je connais mal, c’est vrai) n’est qu’une modélisation !
    Cette modélisation ne montre rien de clair, sinon il n’y aurait pas débat, ni illusion (qu’elle soit de votre côté ou du mien)
    Mais vous pourriez également utiliser cet argument pour soutenir votre point de vue !
    « les banqes ne se disent pas “créationnistes” et ne veulent pas l’être ni ne le peuvcent! »
    –> Ce que les banques disent d’elles mêmes n’est pas forcément la bonne façon de présenter les choses. Je vous rapelle que les banques disent de nombreuses autres choses … dont vous savez pertinemment qu’elles sont quasi fausses … ne soyez pas naïf !
    Cessez également d’invoquer « la moindre règlement de n’importe quel pays qui autoriserait un telle chose! »
    –> Enfin , ne soyez pas formaliste à ce point ! Combien de choses existent et sont pratiquées sans qu’ un règlement les autorise de façon explicite . Il y a beaucoup de choses que vou allez ne pas voir, en adoptant une pareille position !
    @ Paul
    « Encore râtée!!! , caramba !  » Bon mais je n’avais pas cette prétention !
    Je note toutefois votre prudence de sioux ;) … en décodant les lignes suivantes … :
    « J’irriterai sans doute ceux qui considèrent comme un aspect crucial du problème une question qui m’apparaît essentiellement fondée sur un malentendu, et à laquelle je ne consacre qu’un minimum de pages »
    Ce n’est pas un malentendu , c’est le nœud de l’ambiguïté .
    Toute monnaie a deux faces : l’une est tournée vers le passé, l’autre vers l’avenir (Duplication et/ou Anticipation : qui mange l’autre ?)
    Répondre
  94. Louise dit :
    15 juillet 2009 à 11:11
    Le bilan est une photo de l’entreprise à un instant T.
    Il peut être « amélioré » de façon à faire paraître la dite entreprise en meilleure forme qu’elle n’est en réalité.
    Il est possible de minimiser les dettes supposées en limitant les provisions faites pour ces dettes (je provisionne peu parce que je crois que ces dettes sont faibles), et de maximiser les créances en surévaluant leur valeur.
    On pourrait croire alors à une création monétaire par « gonflement » des chiffres, mais cela ne se fait que sur le papier, virtuellement, dans la réalité la masse monétaire ne bouge pas d’un iota.
    Il serait intéressant, si cela était possible!, de comparer les bilans de toutes les entreprises au même moment, l’addition des chiffres serait surprenante je crois.
    Répondre
  95. Oppossùm dit :
    15 juillet 2009 à 11:43
    Vous posez une question énorme (et qui dépasse le fait social ‘monnaie’) en disant :
    « On pourrait croire alors à une création monétaire par “gonflement” des chiffres, mais cela ne se fait que sur le papier, virtuellement, dans la réalité la masse monétaire ne bouge pas d’un iota »
    … car pour les « choses » « virtuelles », leur réalité n’a pas d’autre essence que la représentation , sur papier, qu’on s’en fait.
    … et en sociologie, une chose n’existe que par le comportement qui la fait vivre (la représentation étant même souvent une médiatisation déformée des nécessités profondes) .
    PS/ De plus votre raisonnement tourne en rond : vous vous référez à la notion de masse monétaire … qui est précisément construite … sur du papier
    Répondre
  96. fujisan dit :
    15 juillet 2009 à 12:32
    @Louise écrit:
    « 1000 doit venir de quelque part : soit d’un compte déjà existant, soit d’un compte créé ET alimenté par, par ex, un prêt d’une autre banque. »
    Il n’y a pas transfer immédiat entre banques à chaque opération, mais compensation une fois par jour (à ma connaissance).
    Une grande banque universelle qui a une grande part de marché va normalement récupérer une partie des dépots en proportion de sa part de marché (ex les banques du CAC40, BEL20…). Cet argent reste dans la banque qui ne doit donc pas le « trouver » ailleurs.
    Imaginez par ex 4 grandes banques en tout et pour tout, chacune avec 25% de part de marché. Si chacune accorde des miliers de crédits par jour pour un total 1 000 000, chacune devrait garder dans ses comptes +- 1 000 000. Le bilan de chacune gonfle de 1 000 000. Un ridicule 2% sera mis en réserve à la BCE. Les banques devront peut-être augmenter leurs fonds propres (Bâle 1 & 2). Une petite partie sortira du système en billets, mais la très grande majorité restera sur un compte en banque. Si ce n’est pas de la création monétaire, je ne sais ce que c’est!
    Vous trouverez bien sûr des exceptions. Par ex les banques spécialisées dans les prêts immobilier qui n’ont pas une base de dépôts importante devront donc en effet « trouver » l’argent ailleurs. En face vous aurez par ex. des organismes de placement, fonds de pension, fonds souverains… Mais si vous fusionnez les 2, les dettes & créances interbancaires s’annulent, le bilan consolidé va reprendre à la fois la créance et le dépôt vis-à-vis de l’extérieur.
    « Il serait intéressant, si cela était possible!, de comparer les bilans de toutes les entreprises au même moment, l’addition des chiffres serait surprenante je crois. »
    Il faudrait pour cela établir un bilan consolidé: les dettes des uns étant les créances des autres, elles s’annulent. Si on y ajoute les particuliers et les banques… Que reste-t-il?
    @Oppossùm
    Ça fatigue à la longue ;-)
    Répondre
  97. Nadine dit :
    15 juillet 2009 à 15:17
    @fujisan
    Oui c’est vrai à la longue ça fatigue que vous ne compreniez pas qu’il ne s’agit pas de création monétaire.
    Regardez:
    Une banque accorde un crédit à un client et décide qu‘elle le financera en monnaie centrale le moment venu lorsque son client emprunteur dépensera son crédit, en effet peut être qu’il sera compensé ou reviendra en dépôt dans la même banque ce qui évitera le coût du refinancement si les dépôts de ses clients ne suffisent pas.
    Comptablement:
    Avant que ce crédit ne soit dépensé:
    Au passif on a le compte de l’emprunteur crédité de x euros
    A l’actif on a la créance de x euros de la banque sur son client emprunteur
    Le bilan a augmenté de x euros
    Première hypothèse:
    Le crédit est dépensé mais revient dans sa totalité vers la même banque
    Au passif le compte de l’emprunteur est à 0 mais un autre compte client-déposant ( bénéficiaire du crédit) est crédité de x euros
    A l’actif rien n’a changé (heureusement sinon le bilan ne serait plus équilibré)
    Deuxième hypothèse:
    Le crédit est dépensé mais est compensé dans sa totalité par le crédit d’une autre banque.
    Au passif le compte de l’emprunteur est à 0 mais un autre compte client-déposant ( bénéficiaire du crédit) est crédité de x euros toujours dans le passif.
    A l’actif rien n’a changé.
    Troisième hypothèse:
    Le crédit est dépensé mais n’est pas compensé et ne revient pas non plus à la même banque:
    Au passif le compte de l’emprunteur est à 0
    A l’actif
    Deux possibilités:
    -Soit la banque utilise les dépôts ou l’épargne de ses clients où son propre argent pour payer l’autre banque en utilisant la monnaie centrale correspondante qui se trouve sur son compte à la BCE, au final l’actif diminue de x euros
    -Soit l’argent (M0) n’est pas disponible et la banque emprunte x euros sur le marché monétaire ou à la BCE et apparaîtra au passif une fois le règlement effectué une dette qui vient équilibrer l’actif.
    Vous voyez que dans les deux premières hypothèses la banque n’ayant pas eu besoin de financer son crédit en monnaie centrale a en contre partie augmenté sa DETTE , il n’y a donc pas eu de création ex-nihilo.
    Répondre
  98. Oppossùm dit :
    15 juillet 2009 à 15:23
    Ho oui ;) , Fujisan !
    Le problème c’est que les tenants de la thèse de Paul adhèrent à sa conclusion d’office et bricolent des arguments , le plus souvent à côté du problème ou bien en partant de la conclusion . Comme ça c’est plus facile d’argumenter pour nous , mais on n’avance pas (De toute façon c’est fini!)
    Seul Paul voit probablement la complexité lumineuse du problème , mais il nous demande une sorte de super-preuve par l’absurde : tant que vous n’arriverez pas à me convaincre je vous oppose mon principe de conservation .
    Principe exact mais qui ne fonctionne et n’opère précisemment que juste après la création monétaire.
    Répondre
  99. Nadine dit :
    15 juillet 2009 à 18:25
    Oppossum j’ai fait un commentaire qui est encore en modération vous allez comprendre que c’est vous qui bricolez.(enlevez l’épargne dans le raisonnement) sinon allez voir chez le confrère…
    Répondre
  100. johannes finckh dit :
    15 juillet 2009 à 20:36
    Je maintiens ma position, quels que soient les bilans es créances et des dettes!
    Fujisan le dit d’ailleurs sans se rendre compte qu’il le dit! Les créances et les dettes s’annulent comptablement.
    Et il ne peut y avoir création monétairedu moment où le pouvoir d’achat disponible ne varie pas, ce qui est le cas quand le débiteur achète plus et le créancier moins, d’où, la masse monétaire reste identique et stable tant que les revenus disponibles sont stables.
    Je pinaille encore: citez-moi une quelconque LOI qui autorise la création monétaire via le crédit bancaire!
    Quant aux réserves fractionnaires, il s’agit, là encore, d’une fantaisie des économiste qui n’a aucune importance pratique!
    Répondre
  101. fujisan dit :
    15 juillet 2009 à 21:31
    J’essaye de faire comprendre que TOUT l’argent n’est que crédit/dette.
    Les masses monétaires ne sont que l’ensemble des dettes du système bancaire envers les déposants, épargants…
    JF me dira: mais les billets et pièces (monnaie fiduciaire) ?
    Je réponds: et si la BCE décidait de retirer tous les billets et pièces de la circulation, que dorénavant on est obligé d’utiliser uniquement les comptes en banques (monnaie scripturale)?
    JF, citez moi une quelconque loi ou règlement qui INTERDIT aux banques de faire ce qu’elles font tous les jours?
    Les 2% de réserves fractionnaires de la BCE ne sont que le reflet que 98% des DAV sont considérés par les banques comme une épargne à LT implicite, qui ne sort jamais du système en temps « normal ».
    Accorder un crédit, c’est accorder de l’argent et donc du pouvoir d’achat immédiat, (qu’on s’engage à rembourser à l’avenir avec intérêts). Une très grande partie de cet argent créé revient dans le système bancaire, il n’en sort pas. Il ne faut pas le « chercher » ailleurs puisqu’il y revient en majorité. (voir mon explication du 15 juillet 2009 à 12:32)
    PS: Quand je pose la question de ce qui reste d’un bilan consolidé, il faut considérer tous les « acteurs »: entreprises, particuliers, banques, banques centrtales, états… In fine, il ne reste rien, plus d’argent! Magique?
    Répondre
  102. guillaume dit :
    15 juillet 2009 à 22:29
    sur la question des réserves fractionnaires:
    A t-on 2% des dépôts mis en réserve et donc potentiellement 98% des dépôts en circulation (crédits) ou a t-on l’ensemble des dépôts (ou une partie signifiante) en réserve pour permettre d’avoir 2% des crédits « sécurisés »?
    dit autrement, a t-on pour 100 de dépôts 98 de crédits et 2 de réserves ou, disons 5000 de crédit « sécurisé » par 100 de dépôts?
    Répondre
  103. Paul Jorion dit :
    15 juillet 2009 à 23:05
    @ Guillaume
    La bonne réponse est pour des réserves fractionnaires de 10 % : « Pour 100 de dépôts, 90 de crédits et 10 de réserves ».
    On arrive a « Pour 100 de dépôts, 900 de (somme cumulée de) crédits » dans un seul cas de figure : si chaque emprunteur dépose lui-même l’entièreté de la somme empruntée sur un compte-courant et que la banque reprête cette somme dans son entièreté, à l’exception des réserves fractionnaires.
    Voir Money creation through the fractional reserve system
    Voir aussi mon illustration des réserves fractionnaires
    Répondre
  104. Louise dit :
    16 juillet 2009 à 00:00
    Essayons autrement.
    Le problème c’est qu’il y a plusieurs problèmes.
    L’un étant que l’argent n’étant plus « palpable » on a tendance à ne plus savoir où il est. On pense qu’il est là, alors qu’il est ailleurs et même parfois avant d’être arrivé là.
    Le salaire de M. A est viré tous les mois sur son compte à la banque BA. Que fait la BA de cet argent ? Elle le met de côté ?
    Non, il tombe dans la grande marmite des dépôts .
    La BA garantit à M.A la restitution du montant qu’il a déposé et ce à n’importe quel moment; M.A n’ayant pas besoin de la totalité immédiatement la BA peut disposer de ces sommes à sa guise.
    M.A peut régler ses dépenses courantes par chèque, carte ou virement, ces sommes qui « sortent » de la BA sont compensées en chambre de compensation par les sommes qui « entrent », c-à-d provenant de chèques, cartes ou virements émis par des clients d’autres banques vers des clients de la BA.
    Pour cet argent là, nul besoin de grosses réserves, la compensation peut se terminer en + ou en – les sommes sont relativement limitées.
    M. A peut également retirer de l’argent dit liquide à sa banque, mais là aussi les sommes sont faibles (surtout en France où le paiement en liquide est limité)
    Donc avec une réserve d’argent assez faible par rapport au montant des dépôts, la BA peut assurer sont « fond de roulement ».
    Pour avoir la possibilité d’accorder des crédits à ses clients la BA doit déposer à la BC une somme comme garantie, vous vous accordez pour dire 2% des dépôts.
    Donc là aussi réserve relativement faible par rapport aux dépôts.
    Les fonds ainsi immobilisés par la BA (fond de roulement+réserve à la BC) ne représentent donc qu’une petite partie des dépôts.
    Que fait-elle du reste ? Elle le prête à ses clients ? Non pas encore !!!!
    Elle l’envoie « travailler », il faut qu’il « rapporte » pour pouvoir :
    -payer les frais de fonctionnement de la banque (les frais bancaires que vous payez c’est pour éponger leurs pertes actuelles)
    -faire des bénéfices
    -rémunérer les actionnaires
    -accorder des crédits à ses clients ? possible mais pas nécessairement!!!
    Il y a 4 notions à prendre en compte avec l’argent, il y en a sans doute d’autres que je subodore sans encore les appréhender mais nous en resterons là pour le moment c’est bien assez compliqué.
    1) un axiome : TOUT doit être fait pour un profit maximum
    2) votre argent est prisonnier : voir les délais pour retirer une somme importante, les limitations de retrait par carte etc…
    3)l’espace votre argent voyage, il peut se retrouver à l’autre bout de la planète
    4)le temps : tous les mécanismes qui servent à faire de l’argent avec l’argent ne sont pas apparus du jour au lendemain, ils se sont mis en place progressivement et se sont enrichis de nouvelles façons de faire travailler l’argent et il est vrai que ces dernières décennies ont été particulièrement prolifiques en inventions financières de toutes sortes; d’autre part avec les nouvelles technologies le temps pour faire de l’argent paraît de plus en plus rapide!!!
    Car le salaire de M. A n’est pas plus tôt sur son compte qu’il a déjà pris un train en marche, nous ne sommes plus au temps des machines à vapeur mais dans celui du TGV et des ordinateurs, autant vous dire qu’il surfe actuellement sur la dernière vague en vogue chez les financiers, investissement, spéculation ou produit dérivé on ne sait.
    D’après le 1) si pour la BA, il est plus intéressant de faire travailler l’argent de M. A dans un programme financier plutôt que de le préter à son voisin elle va le laisser dans ce programme et partir à la recherche d’autre argent pour le voisin.
    Pourquoi existe-il un taux de crédit interbancaire ? (euribor 1 mois, 3 mois p. ex.)
    Parce que les banques se prètent de l’argent entre elles.
    Pourquoi font-elles cela ?
    Parce qu’elles y trouvent leur intérêt, sinon elles ne le feraient pas!!! Un banquier vous expliquerait la chose, moi je ne peux pas, mais toujours selon le 1) si elles le font c’est qu’il y a là du profit pour elles.
    E t en matière de finance je dirais : « pourquoi faire simple alors qu’on peut faire compliqué? parce que plus c’est compliqué plus ça rapporte!!! »
    D’où peut bien venir l’argent qu’elles se prêtent ?
    De leurs bénéfices, des produits de leurs programmes financiers dans lesquels circule votre argent, des intérêts des crédits déjà accordés qui peuvent être ainsi réinvestis en partie dans cette grande partie de dominos et toujours de la manière la plus productive possible.
    Ces emprunts peuvent être ainsi reprêtés provoquant un empilement d’intérêts qui sont un des moyens pour faire remonter l’argent de la base (les emprunteurs, nous) vers le sommet (les gros financiers qui prêtent et thésaurisent).
    Lorsque le crédit est remboursé, la ligne de crédit de l’emprunteur est éteinte et l’argent (qui n’a donc pas été créé ni détruit) repart dans le circuit des programmes financiers.
    Répondre
  105. fujisan dit :
    16 juillet 2009 à 00:11
    @Nadine dit:
    « Vous voyez que dans les deux premières hypothèses la banque n’ayant pas eu besoin de financer son crédit en monnaie centrale a en contre partie augmenté sa DETTE , il n’y a donc pas eu de création ex-nihilo. »
    Dans TOUS les cas, le bilan d’UNE banque a augmenté (actif = passif par définition):
    Hypothèse 1, 2, 3b : bilan de la banque qui a accordé la crédit.
    Hypothèse 3a : bilan de l’AUTRE banque (actif + monnaie centrale, passif + dépot)
    Dans TOUS les cas, UNE banque a augmenté sa propre dette (dépôt au passif). La monnaie n’est rien d’autre que du crédit/dette. Même la monnaie fiduciaire (billets et pièces) apparait au passif de la BC. On pourrait dire que c’est une « dette » de la BC, représentant l’ensemble de la zone monétaire, envers le détenteur.
    Pour moi, la BC ne sert que de médiateur entre les banques commerciales (avec le marché interbancaire, LIBOR…). Je ne fais pas de grande distinction entre monnaie centrale (M0) et les autres masses monétaires. C’est la popote interne au système bancaire. En Belgique, un particulier ou une entreprise NE peut PAS ouvrir de compte à la BNB, c’est réservé aux banques commerciales. Il doit en être de même ailleurs (Sauf en Chine, je crois). Dans ces conditions à quoi rime de dire que M0 serait de la « vraie » monnaie alors que M1 n’en serait pas?
    @guillaume
    Les 2% de réserve obligatoire sont un minimum réglementaire imposé par la BCE. En pratique, je crois que les banques se donnent un « matelas de sécurité »: les réserves dites « excédentaires ». Donc en effet, quand on dépose 100 à la banque, elle doit mettre au moins 2 en réserve à la BCE et peut en prêter jusqu’à 98.
    Voir: http://www.ecb.europa.eu/mopo/implement/mr/html/calc.en.html
    Ne pas oublier que les banques doivent aussi pourvoir leurs clients en billets et pièces à la demande. Je pense d’ailleurs que les banques et états seraient ravis s’il n’y avait que de la monnaie scripturale (comptes en banque) et plus aucune monnaie fiduciaire et divisionaire (billets et pièces). De leur point de vue billets et pièces sont juste des « reliques barbares » qui encombrent leurs coffres et tiroirs caisse, qu’ils doivent compter (erreurs possibles), dont ils doivent gérer le stock, vérifier la fausse monnaie, sans traçabilité (marché noir)… Mais vis à vis du public, il faut garder l’illusion que l’argent a de la valeur, est un semblant de bien matériel.
    Répondre
  106. Louise dit :
    16 juillet 2009 à 00:56
    Continuons.
    Depuis une bonne dizaine d’années la plupart d’entre nous constate que la fin du mois est de plus en plus difficile ( surtout les 30 derniers jours dirait Coluche) (excusez-moi on a les références qu’on peut!!)
    On a beau travailler plus pour gagner plus, il n’y a rien à faire, les 3 semaines de vacances à l’hôtel deviennent 15 jours puis une semaine pour finir au camping « Les flots bleus », les sorties se raréfient, etc, etc.
    Malgré les assurances des organismes de statistiques sur le panier de la ménagère (de plus ou moins 50 ans) celle ci se rend compte que le dit panier est de plus en plus léger et son porte monnaie aussi.
    Cela devient tellement évident que les instances dirigeantes n’osent plus en disconvenir : ya plus de sous!!!
    Pourquoi?
    Parce que nous sommes tondus de tous les côtés.
    Je ne sais plus qui, je ne sais plus où (l’auteur se reconnaîtra s’il lit ces lignes, qu’il m’excuse mais ça devient ardu de suivre ce blog!) disait que -l’état est responsable d’une partie de la tonte, il a une énorme dette sur le dos, il ponctionne donc à tout va augmentant les taxes, donnant d’un côté pour reprendre de l’autre, pour essayer de payer au moins les intérêts de la dette
    -les intérêt empilés au maximum on en a déjà parlé
    -le sommet (grands pontes de la finance, de l’industrie…………..) qui par le biais de « trafficotages » en tout genres s’arrangent pour amasser au « taquet » tout en se débrouillant pour payer le moins d’impôts possible et qui thésaurisent dans les paradis fiscaux
    -l’économie souterraine : trafics illicites en tous genres qui manipulent et confisquent des milliards d’argent liquide pour les transférer également dans les paradis fiscaux ou les blanchir dans les opérations douteuses mais oh combien profitables des financiers
    -sans parler de la spéculation sur les matières premières, pétrole p. ex. qui fait soudain grimper le prix de l’essence à la pompe et mécaniquement les taxes que nous payons à chaque plein.
    Donc moins d’argent=>moins de consommation=>moins de profits pour les entreprises (je n’ai pas abordé le sujet mais là aussi il y a matière)=>licenciements=>baisse de revenus=>moins de conso=>…………………………………….
    Or, comme je l’ai déjà dit dans le post précédent, nous ne sommes plus au temps des machines à vapeur!
    La spirale qui a été ainsi enclenchée a pris le TGV! Tout le monde essaie de ralentir le mouvement, ne parlons même pas de l’arrêter (n’y pense même pas comme dirait ma fille, on a les références je sais!!) d’autant plus que les principaux acteurs et responsables du désastre continuent à actionner la pompe à « phynance » à plein régime!!!
    Nous avons donc maintenant un maelström qui se nourrit de tout ce qu’il engloutit jusqu’à devenir incontrôlable.
    Que nous prépare-t-on pour remédier à cela????????????????
    Répondre
  107. Louise dit :
    16 juillet 2009 à 00:58
    Bon ça sera tout pour le moment.
    Répondre
  108. fujisan dit :
    16 juillet 2009 à 01:28
    Louise dit:
    « Nous avons donc maintenant un maelström qui se nourrit de tout ce qu’il engloutit jusqu’à devenir incontrôlable. »
    Edgar Alan Poe dans « Une descente dans le Maelstrom » (traduction Charles Baudelaire) dit:
    « Je fis aussi trois observations importantes : la première, que, – règle générale, – plus les corps étaient gros, plus leur descente était rapide; la seconde, que, deux masses étant données, d’une égale étendue, l’une sphérique et l’autre de n’importe quelle autre forme, la supériorité de vitesse dans la descente était pour la sphère; – la troisième, que, de deux masses d’un volume égal, l’une cylindrique, et l’autre de n’importe quelle autre forme, le cylindre était absorbé le plus tentement. »
    Ouf, je ne suis pas trop gros, ma masse monétaire est légère, serais-je absorbé à vitesse supérieure et déchiqueté? ;-)
    Répondre
  109. Louise dit :
    16 juillet 2009 à 01:39
    A fujisan
    Edgar Alan Poe, oui je me rappelle bien, alors soyez cylindrique! : )
    Répondre
  110. Nadine dit :
    16 juillet 2009 à 13:52
    @Fujisan
    Vous dites:
    « La monnaie n’est rien d’autre que du crédit/dette. Même la monnaie fiduciaire (billets et pièces) apparait au passif de la BC. On pourrait dire que c’est une “dette” de la BC, représentant l’ensemble de la zone monétaire, envers le détenteur. »
    Ne dites pas que tout l’argent c’est de la dette ça ne veut rien dire du tout.
    L’argent c’est l’argent.
    Une dette, c’est de l’argent qu’on doit à quelqu’un.
    L’argent, c’est la banque centrale qui le crée ex-nihilo mais là vous allez me dire que cet argent est au passif de la BCE et que c’est donc aussi une dette.
    Je vous répondrais que quand la BCE achète de l’or, cet or vient à l’actif du bilan et que la BCE crée ex-nihilo (car cette monnaie ne vient de nulle part) la monnaie qui va au passif car c’est elle qui a permis de financer l’achat de l’or. Cet argent dans les mains du bénéficiaire qui a vendu l’or mène ensuite sa propre vie autonome jusqu‘à retourner à la banque centrale et être détruit si l‘or est revendu par celle ci.
    Une banque privée ne peut pas faire ça il faut qu’elle trouve l’argent quelque part.
    Non, l’argent n’est pas une dette!
    Répondre
  111. johannes finckh dit :
    16 juillet 2009 à 19:37
    réponse à fujisan qui écrt ceci:
    fujisan dit : 15 juillet 2009 à 21:31
    « J’essaye de faire comprendre que TOUT l’argent n’est que crédit/dette.
    Les masses monétaires ne sont que l’ensemble des dettes du système bancaire envers les déposants, épargants…
    JF me dira: mais les billets et pièces (monnaie fiduciaire) ?
    Je réponds: et si la BCE décidait de retirer tous les billets et pièces de la circulation, que dorénavant on est obligé d’utiliser uniquement les comptes en banques (monnaie scripturale)? »
    jf vous répond ceci:
    L’argent dont je dispose représente une dette, pourquoi pas, que le marché des biens, services est d’équipements a envers moi, car je peux acheter ce que je veux avec, cela me va bien! Si tout l’argent était scriptural, cela ne serait absolment pas différent! Jusque là, nous sommes bien d’accord!
    fujisan écrit ceci ensuite:
    « JF, citez moi une quelconque loi ou règlement qui INTERDIT aux banques de faire ce qu’elles font tous les jours? »
    INTERDIRE quoi? Remettre en circulation les dépôts qu’utilsent les titutailres des dépôts ou les emprunteurs? Je dirai que c’est la raison d’être des banques d’agir de la sorte! Mais sachez que cela n’implique aucune création monétair via le crédit! Je maintiens que l’emprunteur achète ce que le prêteur n’achète pas. Ce qui change avec le temps, ce sont les créances et les dettes, les créances s’accumulent d’un côté et les dettes de l’autre, mais cela n’est en rien une création monétaire, évidemment, sauf si vous vous mettez à délirer en disant qu’une créance (un avoir monétaire) serait « monnaie »! Cela n’a tout simplement plus de sens! Ce qui achète, et est donc « monnaie », c’est le revenu des ménages, autrement dit, la monnaie qui leur revient périodiquement, c’est tout. Ce qui n’achète pas serait la part de la monnaie (scripturale ou fiduciaire, au fond, on s’en fout!) qui resterait in employée, moyennant quoi une par des biens et services et autres actifs ne trouvent pas preneurs et resteraient sur le marché comme invendus!
    Fujisan poursuit:
    « Les 2% de réserves fractionnaires de la BCE ne sont que le reflet que 98% des DAV sont considérés par les banques comme une épargne à LT implicite, qui ne sort jamais du système en temps “normal”. »
    jf: pourquoi pas, mais vous confirmez ici ce que j’affirme, à savoir que les DAV sont des dépôts que les banques font circuler obligatoirement: aucune « création » ici: car les DAV, comme le mot l’indique, sont des dépôts!
    fujisan poursuit:
    « Accorder un crédit, c’est accorder de l’argent et donc du pouvoir d’achat immédiat, (qu’on s’engage à rembourser à l’avenir avec intérêts). Une très grande partie de cet argent créé revient dans le système bancaire, il n’en sort pas. Il ne faut pas le “chercher” ailleurs puisqu’il y revient en majorité. (voir mon explication du 15 juillet 2009 à 12:32) »
    jf: sauf que cet « argent » n’et nullement « créé! ». Il s’agit de sommes en déplacement cnstant omme il se doit pour la monnaie. Il sort et il revient au système bancaire, se déplace de compte en compte, mais il est toujours, à tout moment, à un seul endroit à la fois! Soit sur le compte A, soit sur B, etc. Aucune création, réflechissez bien!
    fujisan conclut:
    « PS: Quand je pose la question de ce qui reste d’un bilan consolidé, il faut considérer tous les “acteurs”: entreprises, particuliers, banques, banques centrtales, états… In fine, il ne reste rien, plus d’argent! Magique? »
    jf: il n’y a rie à comprendre dans ce PS! Car vous ne pensez même pas le facteur temps qui passe! Vous ne pensez pas davantage le fait que chaque mouvement de compte correspond à une transaction bien réelle et la monnaie va ainsi de l’acheteur vers levendeur , toujours, ce qui implique qu’elle est toujours quelque part! Il n’y a pas de « plus rien » d’un coup, cela ne fait pas sens!
    Sérieusement, je suis las de débattre avec des gens qui confondent constamment monnaie et crédit, car on doit bien eur dire de recommencer l’école élémentaire, car on n’a encore jamais vu que je peux avoir l’argent en poche et (le même) à la banque en même emps! C’est l’un ou l’autre, et un gamin de 6 ans le omprend parfaitement, mais pas les professeurs d’université!
    jf
    Répondre
  112. johannes finckh dit :
    16 juillet 2009 à 19:46
    @ guillaume:
    les réservs fractionnaires, on s’en fout!
    Il s’agit de la monnaie stockée, non circulante, à la BC
    S’il n’y en avait pas, lesystème fonctonnerait de la même façon!
    Car, comme nous l’avons vu, la BC fournira toujours ce qu’il faut pour éviter une crise systémique!
    Et quand les banques ont de gros soucis, ce ne sont absolument pas les réserves fractionnaires qui changeraient quoi que ce soit!
    Eventuellement, et avant, cela était le cas, les réserves fractionnaires étaient un instrument de politique monétaire pour l’autorité monétaire, car cela pouvait obliger les banques de retirer une part de la masse circulante.
    Ce moyen est tombé en désuétude très largement, il avait été remplacé par le REFI qui, actuellement est également désuèt!
    Car le problème qui se pose est plutôt le fait qu’une part croissante des liquidités en banque retourne, sans faire crédit, à la BC, simplement parce que cela est moins risqué pour les banques!
    Le risque est déflationniste avant de se solder peut-être par une hyperinflation!
    jf
    Répondre
  113. fujisan dit :
    16 juillet 2009 à 21:26

    fujisan poursuit:
    “Accorder un crédit, c’est accorder de l’argent et donc du pouvoir d’achat immédiat, (qu’on s’engage à rembourser à l’avenir avec intérêts). Une très grande partie de cet argent créé revient dans le système bancaire, il n’en sort pas. Il ne faut pas le “chercher” ailleurs puisqu’il y revient en majorité. (voir mon explication du 15 juillet 2009 à 12:32)”
    jf: sauf que cet “argent” n’et nullement “créé!”. Il s’agit de sommes en déplacement cnstant omme il se doit pour la monnaie. Il sort et il revient au système bancaire, se déplace de compte en compte, mais il est toujours, à tout moment, à un seul endroit à la fois! Soit sur le compte A, soit sur B, etc. Aucune création, réflechissez bien!
    Non justement.
    Si vous, particulier, prêtez 100 euros à votre voisin, vous renoncez explicitement à dépenser vos 100 euros.
    Mais si votre banque prête 100 euros à votre voisin, personne ne renonce explicitement à ses dépôts. Aucun compte tiers n’est débité. Vous et votre voisin pouvez simutanément dépenser vos 100 euros. Il y a bien augmentation du pouvoir d’achat immédiat et donc création monétaire selon votre propre acceptation du terme.
    Dans les 2 cas, votre voisin devra rembourser (avec intérêts). Il devra renoncer à l’avenir à 100 et quelques euros de son futur pouvoir d’achat. Mais quand c’est une banque qui prête, vous pouvez dépenser avant qu’il n’ait remboursé.
    C’est toute la particularité des banques, que permet le système de réserves fractionnaires. Revoyez le système de réserves fractionnaires, car visiblement vous refusez de le comprendre et c’est le coeur de la question.
    Sérieusement, je suis las de débattre avec des gens qui n’ont pas dépassé le niveau de l’école élémentaire et qui s’imaginent qu’il faut avoir l’argent en poche pour payer! La très grande majorité des paiements se font par voie scripturale (transfert, chèque…) Quand vous payez une facture par chèque, est-ce que vous avez besoin de l’argent dans votre poche? Et votre fournisseur va-t-il prendre son argent dans sa poche?
    Répondre
  114. fujisan dit :
    16 juillet 2009 à 23:49
    @Nadine écrit:
    Ne dites pas que tout l’argent c’est de la dette ça ne veut rien dire du tout.
    Tout les masses monétaires représentent l’ensemble des dettes de tout le système bancaire envers le public. Ou si vous préferez l’ensemble des prêts du public faits au système bancaire. On peut pinailler sur les billets et pièces, mais je ne considère cela que comme une forme anachronique de monnaie à l’heure du presque tout électronique.
    L’argent c’est l’argent.
    Définition tautologique qui n’en est pas une!
    Pour une banque, c’est quoi l’argent?
    Un actif/créance/avoir/réserve… ?
    Ou une dette/dépôt/emprunt… ?
    C’est les 2 à la fois!
    Et pour les « acteurs » extérieurs au système bancaire, c’est aussi les 2 à la fois, mais inversé.
    C’est cela qu’il faut entendre quand on dit « les crédits font les dépôts ». C’est le mécanisme par lequel la monnaie scripturale est créée par le système bancaire. A savoir à la fois la créance de l’emprunteur à l’actif de sa banque (une dette au passif de l’emprenteur) et le dépôt du vendeur au passif de sa banque (une créance à l’actif du vendeur). C’est toutes ces opérations à la fois et aussi la popote interne au système bancaire et vis-à-vis de la BC…
    Une dette, c’est de l’argent qu’on doit à quelqu’un.
    En effet, les dépôts en banque sont une dette de la banque.
    L’argent, c’est la banque centrale qui le crée ex-nihilo mais là vous allez me dire que cet argent est au passif de la BCE et que c’est donc aussi une dette.
    Je vous répondrais que quand la BCE achète de l’or, cet or vient à l’actif du bilan et que la BCE crée ex-nihilo (car cette monnaie ne vient de nulle part) la monnaie qui va au passif car c’est elle qui a permis de financer l’achat de l’or. Cet argent dans les mains du bénéficiaire qui a vendu l’or mène ensuite sa propre vie autonome jusqu‘à retourner à la banque centrale et être détruit si l‘or est revendu par celle ci.
    Une banque privée ne peut pas faire ça il faut qu’elle trouve l’argent quelque part.
    Non, l’argent n’est pas une dette!
    A ma connaissance, c’est en effet interdit qu’une banque commerciale crée de la monnaie pour un achat d’or (ou autre bien) pour compte propre. A vérifier toutefois, je ne serais étonné de rien!
    Mais quand une banque accorde un crédit à un client, c’est le mécanisme par lequel le système bancaire augmente la masse monétaire: passif banque du vendeur + dépôts, actif banque de l’emprunteur + créance (pas nécessairement la même banque)
    Répondre
  115. Nadine dit :
    17 juillet 2009 à 12:18
    @Fujisan
    Derniere tentative.
    Vous écrivez:
    « Toutes les masses monétaires représentent l’ensemble des dettes de tout le système bancaire envers le public »
    La base monétaire en zone euro c’est très approximativement avant la crise 10% du montant que doivent les banques à leurs déposants.
    Ces 10% c’est la quantité d’argent créé par la BC et il faut que vous compreniez qu’en comptabilité tout ce qui est porté au passif ne constitue pas forcement une dette (Ex le montant des fonds propres inscrit au passif qui a servi à financer une partie de l’actif)
    L’argent créé par la BC bien qu’inscrit au passif ne correspond pas à une dette. Cet argent la BC ne l’a emprunté à personne, j’espère que vous comprenez cela.
    Une fois cet objet (l’argent) créé vous pouvez parler de dette et de créance en rapport avec cet objet et faire de la comptabilité mais vous ne devez surtout pas commettre l’erreur de les confondre l’un et l’autre.
    Vous me direz on achète bien des marchandises avec ses avoirs en banque, oui mais parce que ces créances permettent de déplacer l‘argent ou de se compenser avec d’autres créances.
    Mais contrairement à l’argent de part sa nature juridique, une créance est une chose vulnérable car elle peut se saisir, se prescrire, se bloquer, être exposée aux contentieux.
    Répondre
  116. logique dit :
    17 juillet 2009 à 12:49
    @fujisan,
    vous avez intièrement raison le crédit des achateur se transforme bien en avoir pour le vendeur. Et comme les banques ne fond pas de crédit avec leurs fonds propres, c’est fond doivent bien venir de quelleques part. Est c’est fond proviennent de l’autorisation d’emettre en fonction de leur avoir avec un ratio. C’est a dire qu’avec 100 ont peut 900 de credit. Hors les 800 sont bien un création pure est simple. car la banque n’est pas obligé d’avoir enprumter ailleurs l’argent preté. Elle crée les prêt un piont ces tout et du coup elle cré l’argent qui sera a l’actif du vendeur.
    Je vrai problème reste celui du language, car si qui est inscrit a l’actif du compte vendeur n’est pas argent tant qu’il n’est pas utilisé soit par chéque soit par un achat en espéce.
    @johannes finckh dit : « les réservs fractionnaires, on s’en fout! »
    je pense Mrs JF que c’est vous qui devriez retourner a l’école élémentaire. Car il n’y a qu’as l’école élémentaire que l’on peut encore omettre les choses importantes.
    Répondre
  117. Paul Jorion dit :
    17 juillet 2009 à 13:00
    @ logique

    C’est a dire qu’avec 100 ont peut 900 de credit.

    Je sais que c’est lassant de devoir répéter ces choses, mais pour ceux qui prendraient la discussion en route, ce serait peut-être intéressant que vous rappeliez le mécanisme qui permet de faire 900 de crédit avec 100 de dépôt.
    Répondre
  118. Nadine dit :
    17 juillet 2009 à 14:11
    @Logique
    M’enfin Logique pour quelqu’un qui se veut logique c’est assez décevant mais peut-être faut-il écrire en anglais?
    Répondre
  119. fujisan dit :
    17 juillet 2009 à 15:32
    L’un qui me parle de l’argent de poche d’un gamin de 6 ans pour s’acheter des sucettes; l’autre qui me parle droit, lois et décrets… Vais pas m’en sortir!
    @Nadine:
    Je ne suis pas juriste, mais je constate:
    Les états ont promulgué des lois ou décrets qui garantissent les dépôts à concurrence de 70 000€ en France (sauf erreur) et 100 000€ en Belgique … Garanties objectivement bien minces, mais garanties tout de même. Voir aussi la saga Kaupthing en Belgique.
    La BCE a fait face à la demande supplémentaire de liquidités en automne 2008. La BCE a aussi fait face à la demande supplémentaire d’espèces. Elle a créé cette monnaie à la demande. Donc la base monétaire augmente au besoin.
    La BCE peut décider de changer le taux de réserve obligatoire. Si elle décidait de porter les RO à 50% des dépôts, elle créerait la monnaie de banque centrale en conséquence.
    Le commun des mortels ne peut pas ouvrir un compte auprès de la BC. C’est en tous cas le cas pour la Banque Nationale de Belgique. J’ai été même voir sur le site de la Banque de France et il me semble que c’est pareil. Ce serait possible moyennant l’accord du Conseil de la BdF. Mais essayez d’y ouvrir un compte pour voir!
    Donc le commun des mortels ne peut pas déposer sa monnaie à la BC, on est obligé de passer par une banque commerciale. Si on veut des espèces en quantité, il faut les commander à sa banque. Ca peut se comprendre pour des raisons logistiques et fiscales.
    Dans ces conditions, c’est quoi de la « vraie » monnaie? Uniquement la monnaie de banque centrale? Auquel le commun des mortels n’a pas accès? Que la BCE peut décider de créer à la demande ou augmenter la proportion de RO.
    Comment peut-on prétendre que la même monnaie est prêtée ou déposée plusieurs fois, alors que c’est juste une inscription sur un compte et qu’on ne peut déterminer son origine, sa trace? Alors que l’on peut la retirer à tout moment et que la BCE la créera au besoin?
    Répondre
  120. logique dit :
    17 juillet 2009 à 16:21
    @paul jorion,
    vous le faites bien mieux que moi. D’ailleurs j’ais repris votre example aux dizaine près, tableau que vous avez posté en 2007, il me semble.
    M’enfin c’est encore un fois sont prends en compte que le crédit de l’un se retrouve sur le compte d’un autre. Et que la vrai question n’est pas y a t’il création ou emission de moyen de paiement grace aux crédits. Mais le question serait plutot de savoir sur quelles contrepartie physique c’est prèt son adossé. Est ce :
    1) sur l’évaluation des QUANTITES de biens matériels (ressource naturelle, immo, terrain, or, outils)
    2) sur la VALEUR des biens matériels.
    Dans le cas 1) : les quantités des biens sont a considérer de deux façon, biens durable et bien éphémère (le pétrole par example qui une fois consommer n’existe plus, sous le même forme)
    Dans le 2) : une augmentation des crédits imposent donc une augmentation des prix. Ce qui est en parfait accord avec la machinerie monnaitaire puisque les nouveaux crédit vont créer la nouvelle monnaie afin de pouvoir payer plus cher les biens durables.
    Le crédit est de se fait l’acteur principale de la création monnaitaire et de l’inflation qui en est induite. Croire que les banques est les BCE n’ont pas d’interet commun, c’est croire que le père noél n’as rien a voir avec les fètes de noél. D’ailleurs ont peux même se demander si le sacré de l’ère moderne n’est pas la consommation est a crédit de surcroit.
    Répondre
  121. johannes finckh dit :
    18 juillet 2009 à 16:05
    @fujisan:
    C’est bien, nous atteignons peut-être le fond du problème: je constate que vous êtes têtu (comme moi), mais si vous continuez à ignorer le facteur temps et les faits, il est vrai que moi aussi, je me lasse!
    vous écrivez:fujisan dit : 16 juillet 2009 à 21:26
    “Accorder un crédit, c’est accorder de l’argent et donc du pouvoir d’achat immédiat, (qu’on s’engage à rembourser à l’avenir avec intérêts). Une très grande partie de cet argent créé revient dans le système bancaire, il n’en sort pas. Il ne faut pas le “chercher” ailleurs puisqu’il y revient en majorité. (voir mon explication du 15 juillet 2009 à 12:32)”
    jf: sauf que cet “argent” n’et nullement “créé!”. Il s’agit de sommes en déplacement constant comme il se doit pour la monnaie. Il sort et il revient au système bancaire, se déplace de compte en compte, mais il est toujours, à tout moment, à un seul endroit à la fois! Soit sur le compte A, soit sur B, etc. Aucune création, réflechissez bien!
    Non justement.
    Si vous, particulier, prêtez 100 euros à votre voisin, vous renoncez explicitement à dépenser vos 100 euros.
    Mais si votre banque prête 100 euros à votre voisin, personne ne renonce explicitement à ses dépôts. Aucun compte tiers n’est débité. Vous et votre voisin pouvez simutanément dépenser vos 100 euros. Il y a bien augmentation du pouvoir d’achat immédiat et donc création monétaire selon votre propre acceptation du terme. »
    jf réplique:
    Encore un tout petit effort, et vous arriverez à comprendre, l’école élémentaire suffit pour cela! Il n’est pas interdit d’avoir fait un peu plus d’études cependant!
    Il est faux de dire que quand la banque prête 100 que perseonne ne renonce explicitement à ces dépôts! Si, justement, tant que j’ai ce dépôt sans le dépenser je renonce parfaitement à ce dépôt au sens où je le prête à la banque. Mon voisin et moi ne dépensons pas simultanément les mêms 100 euros, vous ne le croyez pas vous-même! Cela ne serait possible en adoptant une pensée magique! Soit, je les dépense moi-même, soit le voisin les dépense en me les empruntant! Le fait que cela se fait via le banque ne change rien à cette affaire! pourquoi oubliez-vous que tout achat implique un transfert monétaire?
    fujisan insiste:
    « Dans les 2 cas, votre voisin devra rembourser (avec intérêts). Il devra renoncer à l’avenir à 100 et quelques euros de son futur pouvoir d’achat. Mais quand c’est une banque qui prête, vous pouvez dépenser avant qu’il n’ait remboursé. »*
    jf: toujours parce que labanque s’est déjà refinancée ailleurs en faisant renoncer un tiers à sa dépense immédiate!
    Tant que vous confondez « monnaie » et « avoir monétaire » vous n’avancerez pas!
    fujisan glose:
    « C’est toute la particularité des banques, que permet le système de réserves fractionnaires. Revoyez le système de réserves fractionnaires, car visiblement vous refusez de le comprendre et c’est le coeur de la question. »
    jf: j ne refuse nullement de voir la question des réserves fractionnaires! Je rappelle simplement ce que c’est! En effet, il ne s’agit évidemment pas d’un moyen de « garantir » la solvabilité de banques, c’est complètement naïf de croire une ânerie pareille! Nous l’avons quand même tous constaté qu’au moment de l’insolvabilité des banques,ce ne sont absolument pas les fonds propres ou les réserves factionnaires des banques qui sauveraient quoi que ce soit!
    Autrement dit, les réserves fractionnaires ne servent à rien quand on on en aurait besoin!
    Je redis qu’il s’agissait d’un instrument de politique monétaire pour encadrer les crédits, afin d’éviter un excès de liquidités sur le marché. Il s’agit d’une dispositioin réglementaire actuellment désuèt, car les banques prêteraient bien plus de toute façon s’il y avait des emrpunteurs plus solvables à leurs yeux!
    Je précise qu’une réserve fractionnaire même nulle permettrait toujours au crédit de fonctionner, car les liquidités proviennent pour l’essentiel des dépôts et du marché financier! Le refinancement central intervient quand ces marchés s’assèchent du fait de la crise de confiance, et, à ce moment-là, la banque centrale agit en urgence et tout le monde s’en fout des réserves fractionnaires!
    En augmentant les réserves fractionnaires, on pouvait, dans le passé, limiter le crédit, mais ce temps est révolu pour des raisons techniques!
    Comme je l’ai rappelé en d’autres circonstances, les dépôts bancaires sont l’exact pendant de l’endettement d’autres, aussi, il est évident que ces dépôts sont tout à fait capables de tout refinancer en théorie, sans qu’il y à se soucier en rien des réserves fractionnaires!
    La limite est mintenant l’insolvabilité des emprunteurs!
    fujisan:
    « Sérieusement, je suis las de débattre avec des gens qui n’ont pas dépassé le niveau de l’école élémentaire et qui s’imaginent qu’il faut avoir l’argent en poche pour payer! La très grande majorité des paiements se font par voie scripturale (transfert, chèque…) Quand vous payez une facture par chèque, est-ce que vous avez besoin de l’argent dans votre poche? Et votre fournisseur va-t-il prendre son argent dans sa poche? »
    jf:
    votre lassitude rencontre la mienne! J’ai écrit qu’il faut avoir l’argent en poche ou en banque pour pouvoir payer! Un chèque ou un virement est un ordre à la banque de payer depuis mon compte en le débitant et en créditant un autre!
    Si mon compte n’est approvisionné, la banque ne payera pas! Et le vendeur n’est pas payé, je dois donc toujours en ayant réglé avec un chèque sans provision! Ceci prouve suffisamment que la’argent n’est JAMAIS en deux endroits à la fois, tout comme il n’est pas dans ma poche en même temps qu’en banque!
    Cela est tellement élémentaire mon cher fujisan!
    jf
    Répondre
  122. johannes finckh dit :
    18 juillet 2009 à 16:44
    réponse à logique: je corrige au passage ses fautes d’orthographe, une autre notion enseignée en école élémentaire:
    « logique » écrit:17 juillet 2009 à 12:49 @fujisan,
    « vous avez entièrement raison, le crédit des acheteurs se transforme bien en avoir pour le vendeur. Et comme les banques ne font pas de crédit avec leurs fonds propres, ces fonds doivent bien venir de quelque part. Est ces fonds proviennent de l’autorisation d’émettre en fonction de leur avoir avec un ratio. C’est a dire qu’avec 100 ont peut 900 de credit. Or les 800 sont bien un création pure est simple. car la banque n’est pas obligé d’avoir enprunté ailleurs l’argent preté. Elle crée les prêts un point c’est tout et du coup elle crée l’argent qui sera à l’actif du vendeur. »
    jf : vous réplique ceci:
    Vous avez entièrement tort de donner ainsi raison à fujisan! Les acheteurs ayant acheté à crédit sont toujours débiteurs, et le vendeur est créancier auprès de la banque tant qu’il laisse cette somme à la banque.
    En tute rigueur, le débiteur doit à la banque, et la banque doit au vendeur, logique élémentaire, non? Aucune création monétaire n’a à intervenir ici! Au cas où le vendeur retire son argent ou paye un tiers, la banque n’est plus débitrice du vendeur mais d’un tiers!
    Ctte histoire de « ratio » est encore une légende à dormir debout! Il s’agit plutôt d’une donnée d’expérience de la pratique bancaire qui a constaté que s décaissements liquides sont faibles, moyennant quoi, les encaisses liquides le sont aussi!
    Les 800 ne sont aucunement une « création pure et simple », car vous aussi, vous faites partie de ces superstitieux qui confondent « monnaie » et « avoir monétaire ». Une créance de 800 implique une dette de 800 en face!
    Je suis heureux que Nadine a assez de bon sens de rejoindre mon point de vue, tout comme Paul, évidemment!
    logique poursuit:
    « Le vrai problème reste celui du langage, car ce qui est inscrit à l’actif du compte vendeur n’est pas argent tant qu’il n’est pas utilisé soit par chéque soit par un achat en espéce. »
    jf: là, nous sommes d’accord, c’est un avoir monétaire! Finalement, comme tous ceux qui répètent jusqu’à la nausée ce délir autour de la création monétaire via le crédit bancaire, j’observe qu’autour de leurs exposés alambiqueés, il y a toujours un « moment de vérité » où échappe la nécessité de distinguer monnaie et avoir monétaire!
    C’est un peu la problématique du menteur exposée par les philosophes grecs et reprise par Lacan (entre autres): On ne peut mentir à jet continu sans que la vérité n’échappe quelque part au tournant!
    Autrement dit, en soutenant le point de vue créationniste (mensonger), la vérité que cela est insoutenable apparaît toujours quelque part dans de tels exposés, tout simplement parce qu’on ne voit pas pourquoi ce « nihil » (venant du « ex nihilo ») serait dû!
    @johannes finckh dit : “les réserves fractionnaires, on s’en fout!”
    je pense Mrs JF que c’est vous qui devriez retourner a l’école élémentaire. Car il n’y a qu’à l’école élémentaire que l’on peut encore omettre les choses importantes.
    jf: je ne dis pas seulement que l’on s’en fout des réserves fractionnaires, je dis aussi pourquoi!
    En tout cas ces réserves fractionnaires, instrument de la politique monétaire des BC, sont désuètes, et leurs montants, élevés ou faibles selon les moments et la nécessité d’encadrer plus ou moins le crédit, n’ont rien à voir avec la capacité d’une banque à accorder des crédits! Le refinancement du crédit provient de l’épargne (des dépôts) et du marché financier, c’est-à-dire encore des dépôts des particuliers dans les autres banques.
    Au moment de l’assèchement des crédits en raison de la crise de confiance, ce ne sont absolument pas les réserves fractionnaires qui seraient susceptibles d’y changer quoi que ce soit! Ce sont les BC, en intervenant en urgence, qui peuvent éventuellement (et pour un temps limité) y parer. Et, donc, aumoment où on aurait « besoin » des réserves fractionnaires, on s’aperçoit qu’elles ne servent à rien!
    Cela n’est pas enseigné à l’école élémentaire, mais cela est élémentaire et logique, mon cher logique!
    Répondre
  123. johannes finckh dit :
    18 juillet 2009 à 17:09
    @fujisan: nous avançons peut-être avec votre question sur la « vraie monnaie » posée à Nadine!
    Pour sortir de cette querelle byzantine autour de la monnaie fiduciaire ou scripturale, il me semble que la « vraie monnaie » devrait être définie être celle qui achète effectivement!
    Dans ce cas, il est évident que l’usage fait des DAV inclut bien une partie de la monnaie scripturale comme monnaie criculante et qui achète effectivement!
    Tous ces débats vifs m’ont quand même un peu enseigné et m’ont fait avancer.
    En clair, je definirais désormais comme monnaie vraie ou effective celle qui opère comme REVENU.
    Tous les revenus distribués, par exemple mensuellement (ou quotidiennement) sont destinés à acheter les biens et services et les équipements disponibles sur le marché. Autrement dit, c’est le chiffre de la consommation des ménages qui indique le plus précisément la monnaie effectivement circulante. Et il est clair que la part fiduciaire n’en est qu’une partie, et pour autant que les consommateurs utilisent les transferts scripturaux pour payer leurs achats que le « besoin économique » en billets recule et inversement.
    Mais, en aucune façon, l’usage de la monnaie scripturale n’augmente la masse circulante, car, à tout moment, on n’achète que ce que le marché vend!
    L’augmentaton de la masse circulante se constate quand les prix augmentent sérieusement, la diminution en serait une déflation.
    L’accélération de la vitesse de circulation se traduirait aussi par un mouvement inflationniste si la production de biens et services ne suit pas. Un ralentissement en aurait l’effet inverse.
    En fait, le ralentissement se traduit bien par un diminution de la consommation, et nous aurons alors un problème de stocks de biens et services excédentaires, ce qui aboutirait à une baisse des prix.
    Il suffirait alors d’augmenter les bas revenus pour rétablir une meilleure circulation monétaire. Mais cela n’est pas si fdacile à réaliser avec une monnaie qui peut fuir dans la thésaurisation.
    Et la monnaie thésaurisée n’est plus vraiement monnaie en tant qu’elle ferait demande ici et maintenant!
    jf
    Répondre
  124. logique dit :
    18 juillet 2009 à 19:57
    @ Monsieur J Finckh,
    Je veux bien vous laisser l’avantage pour l’orthpgraphe. Par contre vous n’avez jamais relevez ma remarque sur l’augmentation de la masse monnaitaire. Hors tant que l’augmentation de cette masses monnaitaire ne sera pas expliqué et pas comprise. Vous aurez les droits de continuer sur vos acquis.
    Donc, j’aimerais bien avoir votre piont de vue concernant les mécanismes qui permettre l’augmentation de la masse monnaitaire. Refuser de répondre sera considéré, par moi, comme « vous pouvez mentir à jet continu sans que la vérité n’échappe quelque part au tournant ». Est se sait que sur cette qustion vous serez obligé de revoir certaines de vos affirmations.
    M’enfin vous pouvez trés bien ignorer, ma requète, mais je prendrais cela n’ont pas comme un niveau élémentaire en économie. Mais tout simplement comme Lacan, dont je ne suis pas fan. Je préfere de loin André Green, qui a bien connu Lacan et a su éviter les piéges de l’égocentrisme et de l’argent facilement escroqué.
    Répondre
  125. johannes finckh dit :
    19 juillet 2009 à 02:50
    à logique:
    Excellente question! Enfin! Nous avançons!
    La masse monétaire, il me semble en avoir dit déjà beaucoup, mais je recommence!
    Tout d’abord, je récuse bien entendu les notions de M1,M2,M3…Mx
    qui n’ont pour moi aucun sens!
    Ensuite, je distingue monnaie et avoir monétaire! Et tant que vous confondez monnaie et crédit, vous n’aurez aucune chance d’avoir une idée sur ce qui peut être une masse monétaire efficace! Plus encore, un avoir monétaire en banque est bel et bien un crédit que j’accorde à la banque, évidemment! Car je lui fais plus confiance qu’à mes enfants pour me rendre l’argent sur simple demande!
    La monnaie est ce que j’ai réellement, l’avoir monétaire, je l’ai en banque, donc pas réellement!
    Jereconnais aussi parfaitement que la masse monétaire, initiée par la banque centrale, augment dans un espace économique en expansion, car c’est une nécessité!
    Et la création CENTRALE, je l’ai toujours dit, est en quelque sorte ex nihilo, bien sûr, à ceci près que son émission s’oriente à un certain maintien de son pouvoir d’achat pour ne pas risquer des événements inflationnstes (ou déflationnistes)!
    Mais, allons plus loin! Je vous mets le texte adressé à fujisan qui y répond assez bien:
    @fujisan: nous avançons peut-être avec votre question sur la “vraie monnaie” posée à Nadine!
    Pour sortir de cette querelle byzantine autour de la monnaie fiduciaire ou scripturale, il me semble que la “vraie monnaie” devrait être définie être celle qui achète effectivement!
    Dans ce cas, il est évident que l’usage fait des DAV inclut bien une partie de la monnaie scripturale comme monnaie criculante et qui achète effectivement!
    Tous ces débats vifs m’ont quand même un peu enseigné et m’ont fait avancer.
    En clair, je definirais désormais comme monnaie vraie ou effective celle qui opère comme REVENU. Un revenu est ce qui revient! Mais ce n’est pas un « revenant »!
    Tous les revenus distribués, par exemple mensuellement (ou quotidiennement) sont destinés à acheter les biens et services et les équipements disponibles sur le marché. Autrement dit, c’est le chiffre de la consommation des ménages qui indique le plus précisément la monnaie effectivement circulante (et sa masse!). Et il est clair que la part fiduciaire n’en est qu’une partie, et pour autant que les consommateurs utilisent les transferts scripturaux pour payer leurs achats que le “besoin économique” en billets recule et inversement.
    Mais, en aucune façon, l’usage de la monnaie scripturale n’augmente la masse circulante, car, à tout moment, on n’achète que ce que le marché vend!
    L’augmentaton de la masse circulante se constate quand les prix augmentent sérieusement, la diminution en serait une déflation.
    L’accélération de la vitesse de circulation se traduirait aussi par un mouvement inflationniste si la production de biens et services ne suit pas. Un ralentissement en aurait l’effet inverse.
    En fait, le ralentissement se traduit bien par une diminution de la consommation, et nous aurons alors un problème de stocks de biens et services excédentaires, ce qui aboutirait à une baisse des prix.
    Il suffirait alors d’augmenter les bas revenus pour rétablir une meilleure circulation monétaire. Mais cela n’est pas si facile à réaliser avec une monnaie qui peut fuir dans la thésaurisation.
    Et la monnaie thésaurisée n’est plus vraiement monnaie en tant qu’elle ferait demande ici et maintenant!
    Et plus on thésaurise, plus la »masse circulante » diminue!
    jf
    Répondre
  126. logique dit :
    19 juillet 2009 à 09:39
    @ J finckh,
    J’arréte la discussion, surtout lorsque j’enttends que la notion d’agrégat n’ont aucun sens. C’est comme si ont parlait d’autonomie sans prendre en compte les capacité du réservoir. C’est clair qu’en évitant tout se que l’on ne comprends pas ont arrive a se faire une idée simple des choses. Hors en évitant de prendre en compte cetains paramètres ont ne fait qu’ aboutir a des réflexions qui ne peuvent être que fausse.
    Mais je fini par me demander si votre histoire sur Lacan, n’est pas révélatrice de votre propres outils de fonctionnement. J’évite se qui me derange, donc je ne ment pas puisque je ne sais pas. Le menteur n’est pas que celui qui a l’intention de mentir, il peut être celui qui ne sait pas. C’est d’ailleurs toujours la même chose avec la seconde catagorie, il omette les paramètes et du coup il ne mente pas, il donne tout simplement l’illusion de savoir. C’est un peut le principe du gourou je ne sais pas mais comme je m’adresse a d’autres personne qui ne savent pas non plus je peut en insistant et en omettant les questions trop difficile passer pour un expert. Je simplifie tout et je reste dans cette ligne. C’est le principe de confusion, qui est alors mis en oeuvre principe dont l’objectif ne peut que servir a la désinformation et a l’assujetissement de l’audience. Lacan était un expert de cette technique, des séance de 5 minutes, des retards constants, et des patients qui ne comprennait rien a la psychanalyse. Est lacan qui pour toutes conclusion donnent aux mots la valeur d’ affects, encore un raccourci qui évite de parler des plusions ou qui tente a mélanger pulsion et affect. Un peut comme vous mélanger monaie papier, fiduciére scripturale et j’en passe. Beaucoup de mots pour cacher votre profonde méconnaissance des rouages. Ou dois je dire ont complique et ont divises les concepts simple en beaucoup de concept compliqué se qui a comme objectif de divisé la compréhension des choses.
    Continué a amalgamer et a confidérer que certains paramètres n’ont aucun sens. Vous ne les comprenner pas, c’est a cela qu’il faudra que vous puissiez un jour conclure. M’enfin si vous etes adpete de Lacan, je pense que cela sera trés difficile de sortir de vos refoulement, surtout du reffoulement des agrégats.
    M’enfin j’arrète, continuer a dire n’importe quoi et a analyser que la moitié des infos. Ca va finir en blog de la confusion.
    D’ailleurs je vous conseille un petit livre vraiment trés interessant, je suis sur q’uil va beaucoup vous plaire.
    « La Guérison par l’esprit de Stefan Zweig » si vous ne l’avez pas deja lu, il vous montrera a quel point un esprit convaincu de ses propres propos peut en convaincre beaucoup d’autres. C’est bien une méthode américaine de désinformation.
    Répondre
  127. fujisan dit :
    19 juillet 2009 à 22:14
    jf écrit:

    C’est bien, nous atteignons peut-être le fond du problème: je constate que vous êtes têtu (comme moi), mais si vous continuez à ignorer le facteur temps et les faits, il est vrai que moi aussi, je me lasse!

    Je n’ignore ni le facteur temps ni les faits, c’est vous qui refusez de voir les faits!
    Lisez au moins ce que j’ai écrit:

    Si vous, particulier, prêtez 100 euros à votre voisin, vous renoncez explicitement à dépenser vos 100 euros.
    Mais si votre banque prête 100 euros à votre voisin, personne ne renonce explicitement à ses dépôts. Aucun compte tiers n’est débité. Vous et votre voisin pouvez simutanément dépenser vos 100 euros. Il y a bien augmentation du pouvoir d’achat immédiat et donc création monétaire selon votre propre acceptation du terme.
    Dans les 2 cas, votre voisin devra rembourser (avec intérêts). Il devra renoncer à l’avenir à 100 et quelques euros de son futur pouvoir d’achat. Mais quand c’est une banque qui prête, vous pouvez dépenser avant qu’il n’ait remboursé.

    à quoi jf répond:

    Il est faux de dire que quand la banque prête 100 que perseonne ne renonce explicitement à ces dépôts! Si, justement, tant que j’ai ce dépôt sans le dépenser je renonce parfaitement à ce dépôt au sens où je le prête à la banque. Mon voisin et moi ne dépensons pas simultanément les mêms 100 euros, vous ne le croyez pas vous-même! Cela ne serait possible en adoptant une pensée magique! Soit, je les dépense moi-même, soit le voisin les dépense en me les empruntant! Le fait que cela se fait via le banque ne change rien à cette affaire! pourquoi oubliez-vous que tout achat implique un transfert monétaire?

    Vous croyez vraiment ce que vous dites?
    Quand votre banque prête 100 euros à votre voisin, elle vous débiterait de vos 100 euros à vous et vous recréditerait quand votre voisin a remboursé?
    C’est totalement ridicule!
    Je n’oublie pas que tout achat implique un transfert monétaire!
    N’isolez pas les opérations les unes des autres pour ce qui est des transferts monétaires et interbancaires. Cela ne correspond pas à la réalité bancaire. Chaque jour, il y a des miliers de prêts accordés par des banques et des milions de transferts bancaires. La très grande majorité des paiements (en volume) se font par transferts bancaires. A ma conaissance, il n’y a compensation entre banques qu’une fois par jour. Voilà la réalité, ne l’ignorez pas.
    Donc, quand une banque accorde un crédit, ce n’est qu’un seul parmi de miliers d’autres. Au moment de l’achat à crédit, le vendeur va lui-même déposer l’argent nouvellement prêté à sa propre banque, agrent qui ne sera compensé qu’une fois par jour si besoin est. Comme une banque couvre une certaine part de marché des dépôts, elle va normalement récupérer une partie des dépôts des miliers de vendeurs en proportion de sa part de marché. Voilà ce que je veux dire quand l’argent ne sort pas du système bancaire. Il y a augmentation du pouvoir d’achat immédiat des miliers emprunteurs et en même temps augmentation des dépôts des miliers de vendeurs.
    jf persiste:

    fujisan insiste:
    “Dans les 2 cas, votre voisin devra rembourser (avec intérêts). Il devra renoncer à l’avenir à 100 et quelques euros de son futur pouvoir d’achat. Mais quand c’est une banque qui prête, vous pouvez dépenser avant qu’il n’ait remboursé.”*-
    jf: toujours parce que labanque s’est déjà refinancée ailleurs en faisant renoncer un tiers à sa dépense immédiate!
    Tant que vous confondez “monnaie” et “avoir monétaire” vous n’avancerez pas!

    Mais non, elle n’a pas besoin nécessairement de se refinancer ailleurs, puis que la banque va récupérer l’argent dépensé en proportion de sa part de marché. L’argent en question ne sort pas du système bancaire, il y est créé au moment du prêt et y reste. (voir avant, je me fatigue).
    jf écrit:

    Comme je l’ai rappelé en d’autres circonstances, les dépôts bancaires sont l’exact pendant de l’endettement d’autres, aussi, il est évident que ces dépôts sont tout à fait capables de tout refinancer en théorie, sans qu’il y à se soucier en rien des réserves fractionnaires!

    Vous voyez quand vous voulez, vous pouvez réfléchir un peu plus loin que l’argent de poche d’un gamin de 6 ans! Vous devez admettre alors que ces nouveaux dépôts refinancent la majorité des nouveaux prêts accordés. Quand une banque accorde un crédit, il y a donc bel et bien augmentation du pouvoir d’achat immédiat sans en priver quiquonque.
    jf déforme mes écrits:

    J’ai écrit qu’il faut avoir l’argent en poche ou en banque pour pouvoir payer! Un chèque ou un virement est un ordre à la banque de payer depuis mon compte en le débitant et en créditant un autre!
    Si mon compte n’est approvisionné, la banque ne payera pas! Et le vendeur n’est pas payé, je dois donc toujours en ayant réglé avec un chèque sans provision! Ceci prouve suffisamment que la’argent n’est JAMAIS en deux endroits à la fois, tout comme il n’est pas dans ma poche en même temps qu’en banque!
    Cela est tellement élémentaire mon cher fujisan!

    Je n’ai jamais prétendu le contraire. Mais visiblement, en ce qui vous concerne, vous n’arrivez pas à faire la différence entre un simple paiement et un nouveau crédit accordé par une banque.
    Répondre
  128. johannes finckh dit :
    19 juillet 2009 à 22:49
    je continue, mais je sens que l’accord approche!
    fujisan dit : 19 juillet 2009 à 22:14
    jf écrit:
    C’est bien, nous atteignons peut-être le fond du problème: je constate que vous êtes têtu (comme moi), mais si vous continuez à ignorer le facteur temps et les faits, il est vrai que moi aussi, je me lasse!
    fujisan répond:
    « Je n’ignore ni le facteur temps ni les faits, c’est vous qui refusez de voir les faits!Lisez au moins ce que j’ai écrit:
    Si vous, particulier, prêtez 100 euros à votre voisin, vous renoncez explicitement à dépenser vos 100 euros.
    Mais si votre banque prête 100 euros à votre voisin, personne ne renonce explicitement à ses dépôts. Aucun compte tiers n’est débité. Vous et votre voisin pouvez simutanément dépenser vos 100 euros. Il y a bien augmentation du pouvoir d’achat immédiat et donc création monétaire selon votre propre acceptation du terme. »
    jf:
    vous écrivez à la fin du précédent mail que vous n’auriez jamais prétendu que la monnaie serait en deux endroits à la fois! Dans ce même mail vous l’écrivez cepzendant en écrivant: « Vous et votre voisin pouvez simultanément dépenser vos 100 euros. » Alors?
    pour ma part, quand il s’agit de chèques, la compensation se fait bien en fin de journée, souvent aussi pour les paiements par CB, je l’ai mille fois vérifié! Mais, dans ces cas, le vendeur ne dispose pas de la somme promise par chèque ou par CB tout de suite et ne peut acheter quoi que ce soit avant encaissement! Le vendeur ne peut disposer de cet argent qu’au moment où le banquier lui a crédité cette somme en venant du mien et de celui du voisin! Dans l’intervalle, l’argent reste enregistré sur mon compte, ensuite peut-être sur un compte intermédiaire du banquier, puis sur celui du vendeur! Quand je dis que vous ne comprenez pas le temps et que ces opérations sont successives dans le temps, c’est bien cela qui vous berce dans l’illusion de l’augmentation de masse monétaire!
    jf
    Répondre
  129. johannes finckh dit :
    19 juillet 2009 à 22:59
    je poursuis:
    vous écrivez:
    fujisan
    « Dans les 2 cas, votre voisin devra rembourser (avec intérêts). Il devra renoncer à l’avenir à 100 et quelques euros de son futur pouvoir d’achat. Mais quand c’est une banque qui prête, vous pouvez dépenser avant qu’il n’ait remboursé. »
    à quoi jf répond:
    Il est faux de dire que quand la banque prête 100 que perseonne ne renonce explicitement à ces dépôts! Si, justement, tant que j’ai ce dépôt sans le dépenser je renonce parfaitement à ce dépôt au sens où je le prête à la banque. Mon voisin et moi ne dépensons pas simultanément les mêms 100 euros, vous ne le croyez pas vous-même! Cela ne serait possible en adoptant une pensée magique! Soit, je les dépense moi-même, soit le voisin les dépense en me les empruntant! Le fait que cela se fait via le banque ne change rien à cette affaire! pourquoi oubliez-vous que tout achat implique un transfert monétaire?
    fujisan:
    « Vous croyez vraiment ce que vous dites?
    Quand votre banque prête 100 euros à votre voisin, elle vous débiterait de vos 100 euros à vous et vous recréditerait quand votre voisin a remboursé?
    C’est totalement ridicule! »
    jf: je crois ce que je dis, mais je ne dis pas que la banque me débiterait quoi que ce soit en prêtant au voisin, ce serait un comble! je garde ma créance sur la banque et le voisin sa dette, la banque a une créance sur le voisin et une dette vis-à-vis de moi! Si je devais utiliser ma créance, cela impliquerait que je ne l’aurais plus, et la banque devrait alors emprunter à un autre, par exemple le vendeur à qui j’ai fait un chèque de 100 euros et sera désormais le créancier de la banque et ainsi de suite! C’es simple, non?
    Vous lisez mes messages de travers car vous les croyez erronnés! Alors vous me prêtez un « ridicule » que vous pouvez réfuter plus aisément!
    jf
    Répondre
  130. johannes finckh dit :
    19 juillet 2009 à 23:19
    à fujisan (suite encre), vous écrivez:
    « Je n’oublie pas que tout achat implique un transfert monétaire!
    N’isolez pas les opérations les unes des autres pour ce qui est des transferts monétaires et interbancaires. Cela ne correspond pas à la réalité bancaire. Chaque jour, il y a des milliers de prêts accordés par des banques et des millions de transferts bancaires. La très grande majorité des paiements (en volume) se font par transferts bancaires. A ma conaissance, il n’y a compensation entre banques qu’une fois par jour. Voilà la réalité, ne l’ignorez pas.
    Donc, quand une banque accorde un crédit, ce n’est qu’un seul parmi de milliers d’autres. Au moment de l’achat à crédit, le vendeur va lui-même déposer l’argent nouvellement prêté à sa propre banque, argent qui ne sera compensé qu’une fois par jour si besoin est. Comme une banque couvre une certaine part de marché des dépôts, elle va normalement récupérer une partie des dépôts des milliers de vendeurs en proportion de sa part de marché. Voilà ce que je veux dire quand l’argent ne sort pas du système bancaire. Il y a augmentation du pouvoir d’achat immédiat des milliers emprunteurs et en même temps augmentation des dépôts des miliers de vendeurs. »
    jf vous réponds sur ce point:
    Il me semble que mon relevé de compte détaille toujours exactement toutes les opérations et virements. Que dites-vous de cela? Vous le savez bien!
    La banque n’accorde pas des « milliers de crédits » fantaisistes mais seulement ceux pour lesquels elle sait qu’ils seront compensés par autant de dépôts le jour même! Et les acheteurs qui « chauffent » un peu trop leur carte bleue se feront fermement rappeler à l’ordre, et cela leur coûte souvent très cher! En clair, c’est le pouvoir d’achat des acheteurs (leurs REVENUS!) qui limite les achats! Je n’ai pas plus en payant avec la CB qu’en payant en liquide que j’aurais préalablement retiré! Il y a maintenant des opérations en temps réel entre commerçants et banques, dans ce cas mon débit est immédiat et le crédit (sur son compte) pour le commerçant aussi! Le commerçant devient alors le « créancier » que j’étais jusqu’à l’achat. Pour des achats importants, le commerçant interroge ma banque avant d’accepter ma carte, cela prend quelques minutes!
    Pour les chèques, c’est plus risqué et plus compliqué.
    Mais je cris que nous pinaillons et voulons, en fait, dire la même chose! Je maintiens cependant que toutes ce transactions ne peuvent pas augmenter la masse monétaire achetant effectivement!
    pour les cartes de crédit, débitées en fin de mois, il est vrai que l’acheteur put « abuser » pendant quelques jours ou tout le mois, et la banque doit puiser dans les dépôts des autres pour couvrir, ce qu’elle fait évidemment! Mais, le mois suivant, l’acheteur en question aura un big problem!
    jf
    Répondre
  131. johannes finckh dit :
    19 juillet 2009 à 23:26
    je poursuis avec fujisan:
    (jf persiste:)
    fujisan insiste:
    “Dans les 2 cas, votre voisin devra rembourser (avec intérêts). Il devra renoncer à l’avenir à 100 et quelques euros de son futur pouvoir d’achat. Mais quand c’est une banque qui prête, vous pouvez dépenser avant qu’il n’ait remboursé.”-
    jf: toujours parce que la banque s’est déjà refinancée ailleurs en faisant renoncer un tiers à sa dépense immédiate!
    Tant que vous confondez “monnaie” et “avoir monétaire” vous n’avancerez pas!
    fujisan:
    « Mais non, elle n’a pas besoin nécessairement de se refinancer ailleurs, puis que la banque va récupérer l’argent dépensé en proportion de sa part de marché. L’argent en question ne sort pas du système bancaire, il y est créé au moment du prêt et y reste. (voir avant, je me fatigue). »
    jf: vous appelez « récupérer l’argent en proportion de sa part de marché » ce que j’appelle « refinancement »! Bien souvent, l’argent ne sort pas de son système bancaire (son réseau), c’est évident, mais je pens que ce que vous appeler « récupérer » peut me convenir même si je l’appelle « refinancer » en disant que d’autres utilisateurs de DAV de ce grand réseau n’utilisent pas tous leurs dépôts, notamment, comme rem
    jf écrit:
    Comme je l’ai rappelé en d’autres circonstances, les dépôts bancaires sont l’exact pendant de l’endettement d’autres, aussi, il est évident que ces dépôts sont tout à fait capables de tout refinancer en théorie, sans qu’il y à se soucier en rien des réserves fractionnaires!
    Vous voyez quand vous voulez, vous pouvez réfléchir un peu plus loin que l’argent de poche d’un gamin de 6 ans! Vous devez admettre alors que ces nouveaux dépôts refinancent la majorité des nouveaux prêts accordés. Quand une banque accorde un crédit, il y a donc bel et bien augmentation du pouvoir d’achat immédiat sans en priver quiquonque.
    jf déforme mes écrits:
    J’ai écrit qu’il faut avoir l’argent en poche ou en banque pour pouvoir payer! Un chèque ou un virement est un ordre à la banque de payer depuis mon compte en le débitant et en créditant un autre!
    Si mon compte n’est approvisionné, la banque ne payera pas! Et le vendeur n’est pas payé, je dois donc toujours en ayant réglé avec un chèque sans provision! Ceci prouve suffisamment que la’argent n’est JAMAIS en deux endroits à la fois, tout comme il n’est pas dans ma poche en même temps qu’en banque!
    Cela est tellement élémentaire mon cher fujisan!
    Je n’ai jamais prétendu le contraire. Mais visiblement, en ce qui vous concerne, vous n’arrivez pas à faire la différence entre un simple paiement et un nouveau crédit accordé par une banque.
    Répondre
  132. fujisan dit :
    19 juillet 2009 à 23:28
    jf écrit:
    « vous écrivez à la fin du précédent mail que vous n’auriez jamais prétendu que la monnaie serait en deux endroits à la fois! Dans ce même mail vous l’écrivez cepzendant en écrivant: “Vous et votre voisin pouvez simultanément dépenser vos 100 euros.” Alors? »
    « vos 100 euros » = ceux à vous et ceux de votre voisin…
    Parfois je me demande si vous comprenez le Français à toujours vouloir déformer les propos comme bon vous semble.
    Répondre
  133. johannes finckh dit :
    19 juillet 2009 à 23:49
    (suite du précédent):
    jf:
    comme remarqué plus haut, il suffit que le commerçant ait son compt à la même banque pour éviter la « sortie » d’argent!
    Il n’émpêche, « récupération » ou « refinancement », où est la différence?
    (suite de l’échange):
    jf écrit:
    Comme je l’ai rappelé en d’autres circonstances, les dépôts bancaires sont l’exact pendant de l’endettement d’autres, aussi, il est évident que ces dépôts sont tout à fait capables de tout refinancer en théorie, sans qu’il y à se soucier en rien des réserves fractionnaires!
    fujisan:
    « Vous voyez quand vous voulez, vous pouvez réfléchir un peu plus loin que l’argent de poche d’un gamin de 6 ans! Vous devez admettre alors que ces nouveaux dépôts refinancent la majorité des nouveaux prêts accordés. Quand une banque accorde un crédit, il y a donc bel et bien augmentation du pouvoir d’achat immédiat sans en priver quiquonque. »
    jf: refinancement oui, pouvoir d’achat augmenté? Non, non et non!
    fujisan:
    « jf déforme mes écrits:
    J’ai écrit qu’il faut avoir l’argent en poche ou en banque pour pouvoir payer! Un chèque ou un virement est un ordre à la banque de payer depuis mon compte en le débitant et en créditant un autre!
    Si mon compte n’est approvisionné, la banque ne payera pas! Et le vendeur n’est pas payé, je dois donc toujours en ayant réglé avec un chèque sans provision! Ceci prouve suffisamment que la’argent n’est JAMAIS en deux endroits à la fois, tout comme il n’est pas dans ma poche en même temps qu’en banque!
    Cela est tellement élémentaire mon cher fujisan!
    fujisan:
    « Je n’ai jamais prétendu le contraire. Mais visiblement, en ce qui vous concerne, vous n’arrivez pas à faire la différence entre un simple paiement et un nouveau crédit accordé par une banque. »
    jf: je vous ai montré que vous aviez bien prétendu cela, mais on s’en fout, puisque nous sommes d’accord maintenant sur ce point!
    Quant au « nouveau crédit accordé par une banque » il me semble que nous tombons aussi d’accord pour constater que la la banque « récupère » comme vous le formulez quand j’écris qu’elle « se refinance »! En aucune façon, elle ne créé, cela est tout bonnement impossible!
    La confusion vient vraiment du fait que la « monnaie scripturale », en se substituant aux billets largement qui se retirent à mesure que la monnaie scripturale opère, et, inversement, les billets réapparaissent quand la monnaie scripturale est moins utilisée. La « masse » effective qui achète est plutôt stable.
    Pour des crédits nouveaux, importants et longs, pour l’achat d’une maison ou d’une voiture par exemple, la banque vérifie si elle a les dépôts longs en quantité suffisante pour accorder de tels crédits. Cela lui demande souvent quelques jours avant de réondre! Je sens que si vous pouviez abandonner cette superstition de la « création monétaire ex nihilo via le crédit bancaire », vous auriez tout bon, car cette thèse vientlà comme un corps étranger totalement inutile pour décrire très précisément ce qui se passe, et nous le faisons de plus en plus dans les mêmes termes!
    jf
    Répondre
  134. fujisan dit :
    20 juillet 2009 à 00:22
    jf écrit:
    « Il me semble que mon relevé de compte détaille toujours exactement toutes les opérations et virements. Que dites-vous de cela? Vous le savez bien! »
    Aucun rapport avec les compensations et transferts interbancaires.
    jf écrit:
    « La banque n’accorde pas des “milliers de crédits” fantaisistes mais seulement ceux pour lesquels elle sait qu’ils seront compensés par autant de dépôts le jour même! »
    Et les subprimes, c’était pas des crédits fantaisistes?
    D’après ce que j’ai compris de l’expérience de Paul Jorion, Il est vrai que les banques devaient aller à la pêche aux liquidités. Encore heureux qu’elles ne pouvaient pas faire des millions de crédits par jour!
    « Et les acheteurs qui “chauffent” un peu trop leur carte bleue se feront fermement rappeler à l’ordre, et cela leur coûte souvent très cher! En clair, c’est le pouvoir d’achat des acheteurs (leurs REVENUS!) qui limite les achats! »
    En principe une banque devrait prêter de façon responsable, mais on a vu des dérapages totalement irresponsables. Le stéréotype de l’américain qui déplie ses 20 cartes de crédit n’est pas loin de la réalité… Et quand la bulle immobilière se formait, ils pouvaient augmenter leur endettement, afin « d’extraire de la valeur de leur maison » pour leurs besoins divers et variés.
    « Je n’ai pas plus en payant avec la CB qu’en payant en liquide que j’aurais préalablement retiré! »
    Sauf quand vous ne les avez pas en compte et que vous vivez à crédit.
    « Il y a maintenant des opérations en temps réel entre commerçants et banques, dans ce cas mon débit est immédiat et le crédit (sur son compte) pour le commerçant aussi! Le commerçant devient alors le “créancier” que j’étais jusqu’à l’achat. Pour des achats importants, le commerçant interroge ma banque avant d’accepter ma carte, cela prend quelques minutes!
    Pour les chèques, c’est plus risqué et plus compliqué. »
    Pour votre info, en Belgique on utilise surtout des cartes de débit (que vous appelez « temps réel »). Et quasi aucun chèque (qui sont payants en Belgique), mais surtout des virements. Une autre « culture bancaire ». Ne croyez surtout pas que tout le monde a le même rapport à l’argent ou la banque que vous ou votre entourage. Certains, de plus en plus nombreux, vivent toujours à crédit et sont incapables de gérer leur budget. La multiplication des offres de crédit en témoigne.
    « Mais je cris que nous pinaillons et voulons, en fait, dire la même chose! Je maintiens cependant que toutes ce transactions ne peuvent pas augmenter la masse monétaire achetant effectivement!
    pour les cartes de crédit, débitées en fin de mois, il est vrai que l’acheteur put “abuser” pendant quelques jours ou tout le mois, et la banque doit puiser dans les dépôts des autres pour couvrir, ce qu’elle fait évidemment! Mais, le mois suivant, l’acheteur en question aura un big problem! »
    Et alors la banque vous propose un crédit revolving aux taux maximum. Les banques rafollent des gens qui vivent à crédit, ça leur fait des super bénéfices. N’oubliez jamais le dicton « l’argent qui dort ne rapporte rien ». Si une banque a trop de dépots, elle va chercher à les prêter, placer, faire fructifier.
    Répondre
  135. fujisan dit :
    20 juillet 2009 à 12:56
    jf écrit: « Je maintiens cependant que toutes ce transactions ne peuvent pas augmenter la masse monétaire achetant effectivement! »
    puis: « En clair, c’est le pouvoir d’achat des acheteurs (leurs REVENUS!) qui limite les achats! Je n’ai pas plus en payant avec la CB qu’en payant en liquide que j’aurais préalablement retiré! »
    Vous examinez surtout la situation au niveau micro, alors que je l’examine plus au niveau méso & macro.
    A long terme, nous sommes bien d’accord. Le surendettement est intenable à LT et amène inévitablement une correction. C’est bien l’origine de cette gigantesque bulle de crédit US qui éclate. Mais cette bulle de crédit a mis des décénies à se former, bulle après bulle, les autorités US, Greenspan en tête, ont refusé que les bulles éclatent et ont remis de l’huile sur le feu. Et cette folie continue encore, reportée maintenant au niveau des états.
    Alors, au niveau macro, quand il y a des décénies de décalage entre des « mal-investissements » insoutenables et non rentables formant des bulles à répétition et la « correction », l’éclatement final de cette bulle de crédit des décénies plus tard, peut-on encore dire que seuls les revenus du départ limitent le pouvoir d’achat du départ? Non, c’est leur capacité d’endettement qui repose sur la confiance qu’on leur accorde, l’estimation qu’on fait de leur future capacité de remboursement.
    C’est évident que face à des emprunts à LT, comme l’immobilier, vous allez trouver de l’épargne à LT. Que cette épargne soit explicite: fonds de pension, fonds souverains… Ou implicite: le système bancaire ayant remarqué qu’une majeure partie des dépôts CT ne sortent jamais du système, considère qu’il peut prêter à LT la majeure partie des dépôts à CT. C’est la justification même des réserves fractionnaires. On peut dire que c’est une « épargne » implicite au niveau méso (banque), mais au niveau micro (individu), cela reste des dépôts à CT.
    jf écrit: « comme remarqué plus haut, il suffit que le commerçant ait son compt à la même banque pour éviter la “sortie” d’argent!
    Il n’émpêche, “récupération” ou “refinancement”, où est la différence? »
    OK va pour refinancement. Mais placez vous au niveau du système bancaire dans son ensemble. Le refinancement n’a pas lieu uniquement pour une opération particulière, isolée du reste, ni à la seconde même où le crédit à été dépensé par l’emprunteur et déposé par le vendeur. Comme je l’ai dit, il y a des miliers de crédits accordés par jour. Que ceux ci soient « fantaisistes » ou non n’a ici aucune importance. En fin de journée, toutes les banques du système se « réunissent » et compensent leurs paiements. Si la banque A doit 1 000 000 à la banque B et que la banque B doit 1 000 000 à la banque A, il n’y a aucun transfert. Les deux banques compensent leurs paiements puisqu’elles se doivent mutuellement la même somme. Je reprends l’exemple que j’ai déjà donné le 15 juillet 2009 à 12:32:

    Imaginez par ex 4 grandes banques en tout et pour tout, chacune avec 25% de part de marché. Si chacune accorde des miliers de crédits par jour pour un total 1 000 000, chacune devrait garder dans ses comptes +- 1 000 000. Le bilan de chacune gonfle de 1 000 000. Un ridicule 2% sera mis en réserve à la BCE. Les banques devront peut-être augmenter leurs fonds propres (Bâle 1 & 2). Une petite partie sortira du système en billets, mais la très grande majorité restera sur un compte en banque.

    Donc chaque banque couvre 25% de part de marché des dépôts. Chacune devrait garder immédiatement environ 25% des dépôts des vendeurs qui sont à la même banque que l’emprunteur. Mais ce n’est pas tout, chacune des 4 banques doit les 75% restants à d’autres banques, soit 750 000 par banque et 3 000 000 au total. Comme chaque banque couvre 25% de part de marché, en chambre de compensation, elle devrait recevoir environ 25% du total du par les autres banques, soit 750 000 par banque. Il n’y aura aucun transfert effectif puisque toutes les sommes dues compensent exactement toutes les sommes reçues.
    En pratique, toutes les banques ne vont pas nécessairement prêter une somme totale correspondante à leur part de marché. Si une seule banque commence à prêter bien au delà ou en deça de sa part de marché, il y aura effectivement transfert de monnaie centrale ou prêts interbancaire ou… Mais il n’empèche que la majorité des prêts accordés par le système bancaire y reste, sans besoin de se refinancer. Le pouvoir d’achat immédiat augmente sans en priver explicitement personne.
    Répondre
  136. johannes finckh dit :
    20 juillet 2009 à 13:17
    @fujisan:
    ok, je sens que nous smmes d’accord!
    Mais ce que vous appelez « bulle » est en fait du refinancé quotidiennement malgré tout!
    Le fait est que les épargnants avaient été engagés vers des placements très risqués par l’attrait de taux élevés et par un comportement spéculatif des banquiers en informant mal les épargnants des risques!
    Mais le refinancement y est quand même de par la perte réalisée par les épargnants « à l’insu de leur plein gré »!
    C’est vrai que le fait de couvrir via la Banque centrale avait différé l’éclatement de la bulle, mais, comme je l’ai lu encoe ce matin dans les échos de l’économie, les liquidités pompées dans les réseaux bancaires depuis octobre 2008 ne circulent effectivement pas, et les actifs « toxiques » sont toujours aussi toxiques, ce qui revient à dire que l’épargne est perdue quand les débiteurs font défaut, à tout moment!
    Sommes-nous d’accord maintenant?
    Répondre
  137. johannes finckh dit :
    20 juillet 2009 à 21:32
    encore une fois!
    si je récuse toujours que les crédits bancaires augmentent la masse monétaire, il reste cependant que les detts excessives des ménages américains avaient pu nourrir une longue période de surconsommation au détriment du reste du mond, simplement parce qu’ailleurs, en Chine notamment, on sousconsommait – comment, d’ailleurs, consommer avec un salaire autour de 20 euros mensuels?
    Ainsi prenantles USA et la Chine ensemble, il convient de dire que la Chine produisait trop et que les USA consommaient trop!
    les chinois comme les esclaves des américains!
    Répondre
  138. Ipséité dit :
    20 juillet 2009 à 22:08
    @fujisan
    Avec votre hypothèse des 4 banques, les banques ont accordé des crédits et ne les ont pas financé en monnaie centrale.
    Est-ce pour vous de la création ex-nihilo?
    Répondre
  139. Daniel Dresse dit :
    22 juillet 2009 à 00:36
    POUR LOUISE, AVANT L’ATTAQUE…
    Il serait amusant de savoir qui va lire ce texte à part le portier (même pas sûr) et surtout qui aura l’idée de l’extraire de la base de données du « cerveau ». De toute façon, je n’ai rien d’autre à faire ce soir car j’ai attaqué la réfection du taudis et la première couche n’est pas encore sèche. Donc je fais comme si le public était là.
    C’est la relecture des propos de Dame Louise (Dame s’impose) qui m’a donné envie d’en rajouter sur cet épouvantable feuilleton monétaire qui courre maintenant depuis plus d’un an et que je m’étais pourtant juré d’ignorer (mais c’est la dernière fois hein! Comme d’hab.). Il y a d’abord le fait qu’elle nous a avoué ne posséder pour tout bagage qu’un CAP de comptabilité ou l’équivalent, ce qui peut paraître surprenant si l’on met en parallèle cette information et l’édifiante luminosité de ses propos.
    Cela m’a rappelé l’injonction faite à Paul Jorion par le Maître du blog soi-disant concurrent de décliner nonobstant son CV. C’est peut-être le même qui l’an dernier sur un autre blog comparait les contributeurs du débat chez le Grand Barbu Pop (gong !) à une bande d’électriciens d’EDF mettant en doute la relativité d’Einstein. Et pourquoi donc, Duchnoc, serait-il interdit à des électriciens de remettre en cause la relativité, si on la leur explique correctement et qu’en connaissance de cause ils puissent y trouver quelque chose à redire ? Cela d’autant plus que s’il y avait eu un Einstein chez les économistes, cela se saurait depuis longtemps. Que l’on me comprenne bien, mon but est moins de moucher les Duchnoc que de les inviter à bien peser ce qu’ils disent. Il n’y a rien qui ne puisse être ramené à des propositions simples, susceptibles d’être comprises par le plus grand nombre. Je sais qu’il faut beaucoup de patience pour cela (les moyens sont une autre histoire), et surtout beaucoup de talent. Mais les Duchnoc ignorent le talent, ils ne reconnaissent que les CV.
    Le public qui écrit sur le blog de Paul Jorion ne mérite pas non plus tant de mépris. Pour ma part, je reproche surtout à ces gens d’être souvent enfermés dans leur savoir, ou, au pire, dans les préjugés du système culturel qui les a produits. J’ai plutôt l’impression, en suivant les commentaires d’ici, d’avoir affaire à un équipage de gentils paumés instruits, qui s’agrippent comme ils peuvent au pont du navire dans la tempête. Du haut de sa vigie, le Grand Capitaine Barbu (gong !) hurle à chaude voix terre ! Terre ! L’air ravi. Il a cru apercevoir un tronc d’arbre en la personne d’un noyé mais cela n’est pas grave. Tout le monde sur le pont veut encore y croire et se rassure en le disant. En plus c’est l’équipage qui a payé le Capitaine, mais cela n’est que méchamment accessoire. Si Paul Jorion était vraiment vénal, il n’écrirait que des piges mortifiantes à « Investir » ou à « Capital » (d’ailleurs, si je ne lui verse plus un radis depuis des mois c’est d’abord parce que je suis raide, que 2 € représentent un paquet de pâtes, et que la sexualité de marché n’a pas encore été touché par la déflation).
    Mais c’est surtout l’échange suivant, datant déjà d’une semaine entre Dame Louise et l’aimable Oppossùm qui m’a amené à me creuser les méninges, et m’a donné envie de ramener moi-aussi ma fraise, avec mon bac littéraire et un certificat AFPA de niveau IV en comptabilité.

    Oppossùm dit :
    14 juillet 2009 à 22:31
    Merci Louise
    J’ai toujours eu du mal avec la compta !
    Toutefois …
    La banque crée 1000 (pour A) , et va illico l’inscrire à la fois dans ses colonnes Actif ET Passif !!! … il n’y a pas de vide.
    Mais les 1000 crédités sur le compte de A … ne sont débités … nulle part.
    Rectifiez moi chère Louise !
    1. Louise dit :
    14 juillet 2009 à 23:15
    A Oppossùm
    “La banque crée” elle ne peut pas, si c’était le cas qu’est ce qui m’empêche d’en faire autant ? Je n’ai qu’a dire “je crée 1000 sur mon compte, veuillez, Monsieur le banquier, inscrire cette somme dans vos livres, avec mes remerciements, je vous prie d’agréer mes meilleures salutations.”
    1000 doit venir de quelque part : soit d’un compte déjà existant, soit d’un compte créé ET alimenté par, par ex, un prêt d’une autre banque.
    Une somme n’est pas inscrite directement dans un bilan (actif-passif) elle est inscrite dans un compte.
    La banque emprunte 1000, le compte “fournisseurdargent” est débité, puis crédité pour pouvoir débiter celui du client qui a demandé les 1000.
    Attention en comptabilité c’est l’inverse de vos relevés de comptes bancaires!
    1. Louise dit :
    15 juillet 2009 à 11:11
    Le bilan est une photo de l’entreprise à un instant T.
    Il peut être “amélioré” de façon à faire paraître la dite entreprise en meilleure forme qu’elle n’est en réalité.
    Il est possible de minimiser les dettes supposées en limitant les provisions faites pour ces dettes (je provisionne peu parce que je crois que ces dettes sont faibles), et de maximiser les créances en surévaluant leur valeur.
    On pourrait croire alors à une création monétaire par “gonflement” des chiffres, mais cela ne se fait que sur le papier, virtuellement, dans la réalité la masse monétaire ne bouge pas d’un iota.
    Il serait intéressant, si cela était possible!, de comparer les bilans de toutes les entreprises au même moment, l’addition des chiffres serait surprenante je crois.
    Je crois qu’un rappel élémentaire des règles de la comptabilité ne ferait pas de mal pour recentrer les débats qui ont lieu ici sur la monnaie, et cela pour deux raisons. D’abord j’ai souvent constaté que les gens férus d’économie méprisaient la comptabilité, alors que j’estime au contraire que l’économie, privée de sa seule assise quantitative valable, devient instantanément une branche moderne de la philosophie. Et la pire de toute ! Parce qu’il s’agit aujourd’hui d’une branche pauvre qui n’a pas d’autre objet que d’être au service d’elle-même, soit la négation de tout objet qui puisse la dépasser. Au moins par la comptabilité, l’économie redevient-elle un simple outil au service de celui qui l’utilise.
    La deuxième raison est plus triviale. Il y a encore sans doute des personnes sur ce blog (pas beaucoup, le minimum requis étant bac + 15) qui n’ont aucune lumière sur la technique comptable et qui doivent probablement interpréter certains termes en faisant des gros contre-sens. Les « experts » s’emmêlant aussi parfois les crayons sur un sujet comme la monnaie, il était logique que l’affaire ait tourné rapidement à la querelle de philosophe. Et depuis, c’est la guerre de tranchée.
    Voici donc mon point de vue, adossé sur la B-A BA le plus basique de l’enseignement professionnel technique.
    L’activité d’une entreprise (et une banque est aussi une entreprise) est toujours appréciée principalement par deux documents, établis en fin d’une période officielle appelée « exercice », le BILAN et le COMPTE DE RESULTAT.
    Un bilan est un état des lieux et des stocks à un instant donné. A des fins didactiques et scolaires, il est de coutume de comparer le bilan à une « photographie », laquelle donne une idée précise de la situation d’une entreprise au moment où l’on réalise le cliché, sans pour autant nous informer du détail de l’activité qui a conduit à cette situation précise, figée sur l’instantané. Il comporte un ACTIF, soit l’inventaire du patrimoine incorporel et corporel de l’entreprise, classé par ordre dit de « liquidité croissante » (en gros les murs en haut et le pognon en bas) et un PASSIF, soit l’inventaire des ressources qui ont permis l’existence de l’actif, classées par ordre dit « d’exigibilité croissante » (en gros les fonds propres en haut et les dettes à court terme en bas).
    Un compte de résultat est un relevé de flux pendant une période donnée, celle-là interrompue précisément par la nécessité d’établir un bilan (généralement au terme d’un exercice d’un an), et qui intéresse spécifiquement l’activité de l’entreprise (ou son « exploitation »), soit son objet économique principal. Par exemple l’activité d’un hôtel est de vendre des chambres (et toute une série de prestations découlant directement de cette vente) et non à priori des boîtes de conserves. On met alors en parallèle les produits de l’activité, et les charges qu’il a fallu supporter pour pouvoir la mettre en œuvre. La différence entre ce pôle positif et ce pôle négatif représente le résultat de l’activité, bénéfice ou perte, suivant le déséquilibre en faveur de l’un ou l’autre pôle.
    Par ailleurs, la règle de la « partie double », inventée jadis au moyen âge par les lombards (et banquiers comme par hasard), établit d’une part qu’une écriture comptable ne peut jamais concerner un seul compte (démonstration par l’absurde : une sortie de caisse ne peut à la fois être une entrée) et que le crédit d’un compte doit toujours être compensé par le débit d’un autre compte et vice versa. L’avantage de cette règle est de permettre la double lecture permanente du compte de résultat et du bilan les premiers étant toujours compensés par les seconds, l’activité éclairant toujours l’état des lieux.
    Le rapport strictement comptable entre un bilan et un compte de résultat est donc très simple. Si un bilan est déséquilibré (actif supérieur au passif ou vice versa) c’est le résultat, bénéfice ou perte, qui doit venir rétablir l’équilibre en étant affecté au bilan comme la pièce manquante d’un puzzle. A un bilan équilibré avant détermination du résultat, doit donc en principe correspondre un résultat d’exploitation nul.
    Si j’osais une comparaison avec la médecine, je dirais que le bilan se rapporte à l’anatomie (le descriptif) alors que le compte de résultat rend compte de la physiologie (le fonctionnement), étant entendu de bon sens que les deux sont étroitement liés. Il apparaît donc absurde de spéculer sur l’activité d’une entreprise au vu de son seul bilan. Celui-ci ne peut guère plus nous dire que l’entreprise est viable ou non viable, équilibrée ou bancale, harmonieuse ou difforme. Seules les informations obtenues dans les comptes concernés nous renseigneront sur le mécanisme de son exploitation et le résultat de celle-ci (je sais qu’aujourd’hui cette distinction tend à s’estomper au-delà d’un certain volume d’affaires, à une époque où le seul profil financier de l’entreprise compte, qu’elle vende des chambres d’hôtel, des boîtes de conserves ou les deux en même temps. Il est loin le temps ou René Monory parlait de la comptabilité analytique comme de la « maladie honteuse des entreprises ». Il pourrait en dire autant aujourd’hui de la gestion financière, d’aspect tout aussi frénétiquement prolifèrent !).
    Je prends un exemple très simple, tiré de mon expérience personnelle. Je peux observer l’information suivante au cours du mois qui précède : la vente de chambre d’hôtel pour un montant de 100 000 €. Cette information sera enregistrée ainsi : 100 000 € au crédit du compte 706 000 ventes (compte de résultat) avec pour contre partie 100 000 € au débit du compte 411 clients (compte de bilan).
    L’écriture ainsi obtenue peut faire l’objet de deux types d’analyse :
    – Une analyse de bilan, soit une analyse de stock. Il importe alors de savoir que la clientèle (411) au cours de la période considérée a consommé pour 100 000 € de chiffre d’affaire. Ce chiffre d’affaire peut-être soit effectivement réalisé (pour ceux qui ont payé directement et par tout moyen au terme immédiat du séjour) et je retrouverai alors l’ensemble des paiements répartis ou « stockés » sur les débits des divers compte de trésorerie (avec leur contrepartie au crédit du compte 411 clients). Lorsque les paiements ne sont pas réalisés mais différés, les clients concernés resteront « stockés » au débit du compte 411 clients, et je les considérerai alors comme des « débiteurs », une information que je pointerai régulièrement pour effectuer des relances de paiement. Je peux par exemple aussi collecter une autre information de bilan, celle de la TVA collectée que je vais devoir reverser au fisc, et « stockée » à ce titre dans le compte 445, etc.
    – Une analyse de la formation du résultat d’activité, soit une analyse de flux. Il est utile alors de connaître quelle est la part des charges se rapportant au poste de vente « chambre » 706 et qui viendra en déduction du chiffre d’affaire de celui-ci. Il peut s’agir de charges fixes comme les frais de personnel ou les frais de maintenance réguliers, comme des charges variables tel que les consommations d’eau et d’énergie ou les interventions ponctuelles d’entretien (sur la plomberie, les installations électriques, l’entretien des murs et des sols principalement). Toutes ces information peuvent être collectées dans une multitude de comptes de charges de classe 6, lesquels, comme les comptes de produits de classe 7, n’existent, je le répète, que dans le compte général de résultat et jamais au bilan. Il découle au passage de cette restriction que les comptes du bilan sont toujours en gros de classe 1 (les capitaux ; ex : capitaux propres et emprunts) de classe 2 (les immobilisations incorporelles ex : droit au bail, ou les immobilisations corporelles ex : murs, matériels, mais aussi titres financiers) de classe 3 (les stocks ex : les matières premières, les marchandises) de classe 4 (les tiers, ex : clients, fournisseurs, fisc) de classe 5 (la trésorerie ex : banque et caisse).
    Le long détour qui précède ayant été à mon sens indispensable, vous allez vite comprendre pourquoi, j’en arrive à mes moutons. J’ai parlé des vendeurs de chambres d’hôtel, des vendeurs de boîtes de conserves, je pourrai donc parler d’un autre type de vendeur : les banques. Tout de suite le pont-levis du château fort s’abaisse, et surgit l’armée ombrageuse des chevaliers blancs de la création monétaire ex-nihilo : « holà faquin ! Avec ton ersatz de bac pro comptable sur ton pourpoint ! Que venons-nous d’entendre ? Apprenez, gueux, que les banquiers ne sont pas des vendeurs mais des CRE-A-TEURS ! Ils créent la monnaie comme Merlin notre maître nous a enseigné de le faire ». Et, en arrière-plan, le dit Merlin -une sorte de barbu vêtu comme Auguste le clown mais avec un peu la tête de Paul Jorion (gong !)- crache un gros paquet d’argent dette sur la chaussée en rotant comme un moine.
    Sur quoi se basent nos chevaliers pâles pour se prévaloir d’une telle thèse. Sur pas grand-chose au niveau des principes en fait, si ce n’est l’autorité de leur armure et la conviction qu’ils connaissent bien mieux les mécanismes comptables que les manants. « Les écritures ne mentent pas doctent-ils », instruits en cela par tous les papes et les évêques du temps, soit les experts en religion. Voici par exemple un extrait caractéristique de l’un des blogs (j’aurais pu en prendre un autre) qui fait autorité chez eux et qui traite de « la création monétaire par le crédit » :
    La forme la plus couramment admise de la création monétaire réside dans le crédit accordé par les banques aux agents non bancaires.
    Qui n’est allé trouver son banquier pour obtenir un prêt, soit pour acheter une nouvelle voiture, soit pour faire de gros travaux dans son habitation, soit encore pour acquérir un logement ou pour tout autre motif ? Comme notre compte se trouve dans une banque de dépôts, voici comment notre banquier procède pour mettre à notre disposition, par exemple, la somme de 10.000 Euros qu’il nous a accordée après étude de notre dossier. Il va tout simplement créditer notre compte du montant du prêt. Il ne faut pas croire qu’il va chercher à se procurer les fonds nécessaires (même s’il s’agit de dizaines ou de centaines de millions), il n’en a pas besoin, tout au moins dans un premier temps.
    Il crée la monnaie correspondante.
    Pour cela, il passe une écriture comptable complète, car en contrepartie du crédit porté à notre compte, celui-ci étant inscrit au passif de son bilan, il ouvre et débite un compte de créance à notre nom à l’actif de ce même bilan. Ce n’est pas plus difficile que cela !

    La principale fonction des banques serait donc bien de « faire de l’argent » au sens propre, puisque ce sont elles qui sont sensées la créer, et les deux doigts dans le nez nous dit-on ! J’observe moi que les comptes dont il est question ici sont deux seuls comptes de bilan, de classe deux, celle-là intitulée « comptes d’opérations avec la clientèle » dans la classification des comptes spécifiques aux banques, et que leur évocation n’est donc pas suffisante pour pouvoir déterminer ce qui justement entre fondamentalement en jeu dans le résultat d’une banque.
    En fait, quand Paul Jorion se plaint que certaines personnes ont tendance à « confondre une opération financière avec son enregistrement comptable », il n’a qu’à moitié raison, puisque l’enregistrement comptable en l’espèce est à moitié tronqué. Louise, en faisant intervenir à juste titre d’autres comptes de bilan pour expliquer que la contre partie d’un crédit octroyé ne sort jamais de nulle part, change déjà complètement la perspective du problème. Mais c’est encore sur un autre terrain comptable que je voudrai placer celui-ci.
    Voici une information qui vous éclairera mieux. Je l’ai tirée de la poussière de mes vieux cours de compta, quand j’étais en formation pour inadapté social à vie à l’AFPA de Lyon, en 1995 (les clowns rouge et blanc s’appelaient alors respectivement Jospin et Chirac). Il s’agit de la présentation schématique d’un compte de résultat bancaire. Au lieu d’opposer deux colonnes de charges et de produits, la forme est en cascade, chaque poste de charges succédant au poste de revenus correspondant. J’ai donc rajouté les mentions « étape x » et « fin d’étape x » pour isoler chaque rubrique de comptes. Je ne perds pas de vue en effet que je m’adresse aux rares égarés qui n’ont pas au moins le niveau bac plus trente sur ce blog, cela afin qu’il puisse demander l’heure sans honte à leurs frères par la suite.
    COMPTE DE RESULTAT BANQUE X
    Etape 1
    Revenus d’intérêt +
    Charges d’intérêt –
    = REVENUS NET D’INTERÊT
    Fin étape 1
    Etape 2
    Revenus net d’intérêt +
    Revenus nets autres que d’intérêt +
    (Frais et commissions à recevoir +)
    (Frais et commissions à payer -)
    (Profits ou pertes nets sur opérations financières +/-)
    (Autres revenus nets non liés à l’intérêt)
    = REVENUS NET D’INTERÊT ET REVENUS NON LIES A L’INTERET
    Fin étape 1 + 2
    Etape 3
    Revenus net d’intérêt et revenus non liés à l’intérêt +
    Frais d’exploitation –
    (Frais de personnel-)
    (Frais relatif aux locaux et matériel-)
    (Autres frais d’exploitation-)
    = REVENUS NETS AVANT PROVISIONS
    Fin étape (1 + 2) – 3
    Etape 4
    Revenus nets avant provisions +
    Provisions nettes –
    (Provisions sur prêts-)
    (Provisions sur titres-)
    (Autres provisions nettes-)
    = RESULTAT AVANT IMPOT
    Fin étape (1 + 2) – (3 + 4)
    Etape 5
    Résultat avant impôt +
    Impôt sur le résultat –
    = RESULTAT NET APRES IMPOT
    Fin étape 5
    Etape 6
    Résultat net après impôt +
    Bénéfices distribués –
    = BENEFICES NON DISTRIBUES
    Fin étape 6
    Que ressort-il d’un tel tableau, ou plutôt que saute-t-il aux yeux les moins décillés ? Que la raison d’être d’une banque privée, celle qui va lui permettre et de dégager un résultat et de distribuer des bénéfices, n’est pas de créer de la monnaie mais bien de percevoir des intérêts sur sa circulation, et les deux choses sont à mon avis complètement contradictoires.
    C’est flagrant d’un point de vue strictement comptable, puisque en aucun cas les intérêts et commissions perçues ne peuvent venir compenser au bilan le montant des crédits sur lesquels ils sont calculés !!! et enfin, sur le plan économique, si l’on considère le crédit octroyé par les banques comme de la monnaie, et sachant que l’inflation tend à déprécier la valeur de celle-ci (c’est Friedman, l’un des papes en personne des libéraux qui le dit), pourquoi contribuer à déprécier toujours plus une masse monétaire sur laquelle on entend prospérer en lui retranchant des intérêts ???
    La distribution de crédit n’est pas plus de « l’argent dette » que de la monnaie en bonne et due forme, mais bien un moyen d’aller débusquer cette dernière là ou elle se trouve logiquement nichée au préalable : dans la poche des gens, ou sur leur compte de dépôt, puisqu’ils n’ont guère le choix en fait entre les deux.
    Le crédit est bien le moyen, ou « l’appel d’air », qui permet de secouer l’inertie de la masse monétaire en la faisant tourner plus rapidement et, au passage, qui permet à certains de prélever leur dîme (puissance n) en occupant les positions clés du circuit. Bien sûr que ce processus est mortifère, puisqu’il conduit à une tension insoutenable entre la masse les montagnes de dettes et la masse monétaire, par RAREFACTION de celle-ci pour le plus grand nombre (curieux que ceux qui nous bassinent avec « l’argent dette » n’arrivent pas à imaginer qu’ils puissent y avoir des dettes sans argent). Dans un contexte mondial d’économie libre échangiste où le travail lui aussi se fait rare sous nos latitudes, et où l’évasion fiscale connait par contre un très large succès en tant que sport d’élite, ce mécanisme est aussi celui qui conduit toujours plus d’agents économiques (entreprises, ménages, état, collectivités locales) à restreindre leurs dépenses et à s’endetter encore plus en un cercle infernal dont on ne voit pas très bien comment il sera possible de sortir, si l’on admet avec les nouveaux prêtres qu’aucun facteur exogène à la sphère économique et financière n’est capable de gripper la machine (cela n’est pas mon cas, hélas dirai-je, j’y reviendrai en conclusion).
    J’exagère ? J’ai encore reçu ce matin une lettre de ma banque me proposant des facilités de découvert au taux proche du taux d’usure (19 pour cent et des prunes). Je n’avais jamais reçu auparavant une telle lettre, et pour cause, je n’ai jamais été en découvert de ma vie même aux pires moments. Faut-il que les banques soient aux abois pour m’enjoindre ainsi à devenir enfin un « bon » client, saigné comme un cochon par les intérêts de sa ligne de crédit. Ou alors anticipent-elles ce qui doit devenir la nouvelle règle du jeu social : endetté à vie à sa naissance !
    Je trouve d’ailleurs surréaliste la position de certains économistes qui considèrent l’intérêt comme un garde fou à l’endettement. Je pense surtout à Frédéric Lordon, à mon grand regret, puisque que je me sens souvent plus proche de ses positions que de celles du Grand Barbu Pop (gong !), comme il semble plus enclin à partir du local vers le mondial pour apporter des solutions à la « crise » actuelle, et non l’inverse. On l’a bien vu avec les subprimes, tout le monde est près à vendre son âme à l’intérêt exorbitant d’un prêt, dès lors que l’on agite sous ses yeux le chiffon rouge du bonheur individuel consacré.
    En reprenant mon analogie avec la médecine, le crédit me semble aussi un cas classique de symptôme identifié à la place de la maladie, ce qui conduit immanquablement à une erreur de diagnostic. Au temps de Molière, il était par exemple possible de considérer l’inflammation articulaire due à un rhumatisme infectieux comme un « excès d’humeur », et de saigner dru en conséquence le malheureux malade concerné. Cela ne faisait bien sûr qu’affaiblir encore plus ses défenses immunitaires, voire le faire carrément crever si la maladie avait un retentissement cardiaque. Les Diafoirus aujourd’hui on le sait, ont déserté la médecine pour s’intéresser à l’économie et à la finance. Grands Diafoirus des milieux économiques et financiers, ou petits Diafoirus des blogs spécialisés, ils ont tous un trait commun : leur acharnement à s’efforcer de parler le latin des professionnels pour éviter que le balayeur du coin de la rue les comprenne. Cette endogamie intellectuelle leur permet aussi de s’enfermer dans tout un tas de dogmes surprenants dont je viens de tenter ici une approche particulière.
    On peut disserter à l’infini sur les raisons qui poussent des esprits clairvoyants et de grande culture à camper sur des positions périlleuses en dépit du simple bon sens. Je crois qu’il y a une part indélébile d’un dogme qui évolue de concert avec l’empreinte indélébile de notre formation originelle et du milieu social qui l’a organisée (j’ai cru discerner parfois que le doute pratiqué brillamment par Paul Jorion en économie gagnerait à être étendu à quelques autres domaines). Il y a aussi la quête du Graal, ce que j’appelle le « complexe de la pierre philosophale », particulièrement répandu en ces temps d’affaissement du fait religieux dans notre culture. Il s’agit de la conviction mordicus que l’on va trouver LE principe qui va nous sauver et sauver le monde par la même occasion.
    Il suffit de jeter un œil sur les commentaires qui s’égrainent sur ce blog, pour s’apercevoir qu’il n’y a pas que les chevaliers de l’argent dette à s’abandonner au vertige du graal unidimensionnel. Cette foi au sens propre en un principe omniscient trahit surtout une velléité de sortir de notre histoire, celle qui louvoie entre les déprimantes imperfections humaines et les impitoyables rapports de force.
    De là cette méfiance qui sourde ici et là contre toute forme de régulation publique (ici pas de d’ostracisme, les poules et les renards se donnent la patte dans le poulailler), voire contre les formes éprouvées bien qu’imparfaites de nos démocraties et dont je crains que le retrait ne débouche sur de bien sombres impasses. Ce qui m’a séduit en fait dans la théorie de Paul Jorion sur l’intérêt, en tant que mesure d’un rapport de force (entre détenteurs de capitaux et emprunteurs), c’est précisément la remise sur ses deux pieds de la théorie, et cela dans la réalité des glèbeux. On peut appeler ça une approche plus politique…
    J’ai commencé avec Louise et je vais finir avec elle. Pauvre Louise, qui s’imagine que les choses vont changer par une sorte de tsunami social. Voyez-vous, Louise, j’ai eu une sorte de révélation pendant les grandes manifestations du mois de janvier et du mois de mars de cette année. Oh, c’était très beau, toutes ces vagues de cortège bon enfant ! Mais en restant planté à un carrefour en observant la foule qui défilait, j’ai tout à coup éprouvé un malaise. Cette multitude ressemblait trop à celles que j’avais connues dans les années soixante-dix (l’assassinat d’Overney par exemple), comme si rien n’avait changé depuis à part l’âge des défilants, et le fait que maintenant leurs grands enfants défilaient aussi avec eux.
    Mais, à quelques exceptions près, qui coloraient à peine plus la foule qu’il y a trente cinq ans, où étaient donc LES AUTRES ? Ceux des horizons où l’on ne va plus parce que l’on préfère vivre dans un taudis en centre ville, et sur lesquels on échafaude toutes les théories, toutes les comètes, parce que leur ciel à eux nous est impénétrable. Je vais peut-être vous chagriner, mais je crois profondément que « les autres » s’en foutent.
    Ils s’en tamponnent l’occiput des flots languissants de nos social-démocraties en phase terminale, et qui vont se perdre dans les sables des manifs sans objet. Sinon, rien à dire. Motus ! Pas touche ! Mes seuls rapports avec « les autres » depuis sont de l’ordre du neutre (on s’entend pas trop mal au travail) ou du désagréable (ce mois-ci, la routine. Deux pugilats violents, l’un contre un casseur de pédés dans un parc à la sortie de la ville, et l’autre contre un casseur de rétroviseurs juste sous mes fenêtres. Dans les deux cas, la moindre des corrections eut été de ne pas riposter et de chanter l’internationale, par solidarité avec les exclus). Nous nous sommes tous trompés Louise ! Les Jorion, comme les Lordon, les Chouard, les Todd, et je ne parle pas des Dresse et des Tartempions au fond de leur trou. Et en 2005 nous avons tous pris nos loupiotes pour Les Lumières.
    Il n’y aura pas LE grand soir radieux du social, mais les hideux petits crépuscules des affrontements communautaires et ethniques. Ceux là redonneront une légitimité au vilain petit canard qui nous gouverne, parce qu’il aura enfin l’occasion de régler la chose comme il en avait toujours rêvé à son adolescence en arrachant les ailes des mouches, et mettre définitivement la France à son tableau de chasse… Mais c’est ainsi Louise, les vieilles nations éclatées en entités ethniques (sous la férule des parlements de diversité tirés au sort qui alimentent les songes du Père Chouard ? Pourquoi pas !), sont le pendant obligé de la nouvelle gouvernance globale qui fait se pâmer toutes les élites. Cela en attendant une nouvelle pax romana qui mettra tout le monde d’accord. Obligé ! Maintenant, pour la bonne marche des « affaires », ce grain de sable là risque d’être une sacrée tuile !
    Répondre
  140. Paul Jorion dit :
    22 juillet 2009 à 08:21
    @ Daniel Dresse
    Le devenir est un donné : celui qui dit « Ça ne changera pas ! » est certain d’avoir tort.
    Que le futur contingent soit un futur nécessaire qui s’ignore ou restera toujours marqué d’avoir été contingent dans sa petite enfance n’a aucune importance a posteriori : le passé est lui toujours nécessaire et tout passé est différent de tout autre passé parce qu’il bâtit sur un autre (je me doutais que me replonger dans la scolastique avait un rapport avec la crise !)
    Répondre
  141. Julien Alexandre dit :
    22 juillet 2009 à 10:47
    @ Daniel Dresse
    Si, si, on vous lit Daniel! Outre la remise à l’honneur de l’impeccable démonstration de Louise, je trouve intéressant l’illustration sous-jacente du prisme franco-français du « diplôme avant tout ». Je précise tout de suite qu’avoir des diplômes n’est pas un handicap, et qu’ils sont indéniablement la marque de reconnaissance d’un certain niveau de connaissance/compétence (d’ailleurs, je serais mal placé pour dire le contraire, sauf à me tirer une balle dans le pied, ayant eu la chance d’en obtenir). Non, ce qui est agaçant, c’est que lorsque l’on ne possède pas le/de diplôme, on est immédiatement rétrogradé au rang d’ignorant, nécessairement.
    Il y a comme un transfert de l’argument d’autorité des milieux universitaires (où ils sont malheureusement légions, voir par exemple dans le débat monétaire le nombre de citations ou démonstrations appuyées sur l’expertise irréfutable de tel docteur en économie ou prix nobel) vers l’ensemble de la population, revêtant une dimension sociologique de plus en plus universelle : untel est diplômé de telle école et dit ceci, toi qui n’a qu’un maigre diplôme tu dis le contraire, donc tu as forcément tort. Même Paul a expérimenté ce genre de réfutations : il n’est pas économiste, comment pourrait-il parler d’économie?
    Il y 3 ans, lors d’un recrutement sur Londres pour un poste de responsable de mission locale, j’ai eu à faire un choix entre plusieurs candidats. La plupart était issus d’Ecoles de Commerce plus ou moins prestigieuses. Et la seule candidate qui m’a semblée apte au poste avait pour tout bagage un BTS. Je n’ai pas eu à regretter ce choix, au contraire. Elle aurait très certainement pu faire les mêmes études que les autres, mais la vie lui a imposé d’autres choix. Peut-être est-ce le cas de Louise, peut-être pas… en tout cas, ce fut un bonheur de la lire :)
    Répondre
  142. Louise dit :
    22 juillet 2009 à 10:53
    A Daniel Dresse
    Enfin je ne suis plus seule! C’est dur d’avoir l’impression de prêcher dans le désert!
    Un peu plus sur mon CV : Bac scientifique (sciences naturelles, math, physique-chimie, ex série D 1971), formation AFPA secrétaire sténo-dactylo aide comptable (1975), diplôme d’aide soignante (2008) et je compte continuer!
    Vous êtes plus calé que moi en compta ce qui vous a permis d’en expliciter mieux que moi les rouages.
    Mais attention, lorsque vous écrivez :
    » Il va tout simplement créditer notre compte du montant du prêt. Il ne faut pas croire qu’il va chercher à se procurer les fonds nécessaires (même s’il s’agit de dizaines ou de centaines de millions), il n’en a pas besoin, tout au moins dans un premier temps.
    Il crée la monnaie correspondante.
    Pour cela, il passe une écriture comptable complète, car en contrepartie du crédit porté à notre compte, celui-ci étant inscrit au passif de son bilan, il ouvre et débite un compte de créance à notre nom à l’actif de ce même bilan. Ce n’est pas plus difficile que cela ! »
    Vous apportez de l’eau au moulin des bac+30 qui croient que « il crée la monnaie correspondante »!!
    Alors que le plus important c’est : TOUT AU MOINS DANS UN PREMIER TEMPS !!
    Car ce compte crée pour « créer de la monnaie » n’est pour le moment alimenté que d’un seul côté (en débit ou crédit, je ne sais plus où on est est)
    Donc à un moment ou à un autre il faudra bien l’équilibrer en respectant la loi de la « double écriture » et la banque devra donc bien trouver l’argent quelque part.
    En fait l’argent circule de compte en compte de débit en crédit et de crédit en débit et de banque en banque, il n’apparaît ni ne disparaît jamais comme par magie!
    Ce qui pourrait donner :
    d=>c=>d’=>c’=>d »=>c »=>d »‘=>c »‘=>D=>C=>D’=>C’=>D »=>C »=>D »‘=>C »‘………………………………….
    Pour prendre vos exemples « médicaux » si l’on pouvait marquer une somme X comme on marque une molécule pour la suivre en l’injectant dans le système circulatoire, on pourrait suivre cette somme de compte en compte de banque en banque et la retrouver au bout d’un moment investie dans une entreprise chinoise, alors que vous l’aviez benoîtement déposée sur votre compte à la banque de Trifouillis les Oies!!
    En regardant ma série de débits crédits cela me fait penser furieusement aux fractales!!!!
    Faites pareil pour tous les comptes des banques et regardez le gribouillis M. Jorion!!
    Je vois le système comme une immense série de cascades, de bassins, de vases communicants, de siphons et de pompes aspirantes et refoulantes, quand le niveau monte d’un côté, il descend ailleurs, et si les bassins s’agrandissent (rétention d’argent par les intérêts entre autre) le niveau global diminue, donc moins d’argent en circulation.
    Si une pluie miraculeuse venait remettre de l’eau il n’y aura pas de problème (ou du moins serait-il différent).
    Pour terminer je ne pense pas vraiment que les choses pourraient changer par un tsunami social (sur ce blog je passe décidément pour une révolutionnaire) mais j’étais très énervée le jour où j’ai écrit ce qui vous fait penser cela.
    Ce qui me désole c’est que nos gouvernants ne prennent pas la mesure de ce qui se passe ou du moins qu’ils soient à ce point dépassés par les évènements et qu’ils croient encore que les auteurs de cette crise non seulement soient capables d’y remédier mais encore qu’ils en aient la moindre envie!!!
    J’espère avoir encore le plaisir de vous lire.
    Répondre
  143. daniel dresse dit :
    23 juillet 2009 à 01:00
    @ Paul Jorion
    Je le sais que le devenir est un donné, mais c’est précisément ce que je « sens » venir de ce donné qui m’inquiète. Quand à mon passé nécessaire personnel, je ne suis pas encore mort mais pour l’instant c’est une charrette à glue ! Merci quand même pour la leçon de scholastique. Pour la peine je vais réciter tous les soirs jusqu’à Pâques la prière de Saint Francis (Blanche) dans le Livre de Furax :
    « Tout le monde il pue
    Il sent la charo-gne !
    Y ‘a que le grand barbu,
    Qui sent l’eau de Colo-gne ! »
    @ Julien et Louise
    Merci de m’avoir bien reçu. Rien que pour vous deux, Je ne regrette pas d’avoir opté pour l’écriture plutôt que la peinture du plafond. Louise, il y a maldonne sur mon texte, due à ma nullité en formatage. Mis à part votre échange avec mon pote le Marsupiàl (bonnes vacances Oppy), le seul passage qui devait être en italique était le paragraphe commençant par « La forme la plus couramment admise de création monétaire… » Et qui se terminait par : « Ce n’est pas plus difficile que cela ! ». Ce passage était tiré d’un site typique « ex nihiliste » (je ne vais pas dire de qui c’est, je n’ai pas envie de me prendre un contrat, et de plus ce site est par ailleurs souvent intéressant quand il dépasse la question monétaire) et je voulais donc bien le mentionner comme un exemple de ce à quoi je ne crois absolument pas, pas l’inverse. Sinon oui, à bientôt peut-être ! J’ai pas mal écrit l’an passé, sur ce blog et d’autres, mais je n’ai pas la méga prolixité du Grand Barbu (lui c’est la Ferrari, moi le vélo solex 3800), et aujourd’hui j’ai un peu la gueule de bois. J’ai surtout besoin de réfléchir…
    Répondre
  144. Louise dit :
    23 juillet 2009 à 01:17
    A Julien Alexandre
    Mon idéal de vie à une époque ne passait pas par de prestigieux diplômes, mes choix m’ont apporté d’autres joies que je trouve plus importantes, à l’heure actuelle si je reprends des études c’est que je pense que mon cerveau pourra être utile dans ce que je veux entreprendre et que là l’obtention de diplômes sera plus rapide que l’accumulation d’expériences.
    J’espère vous apporter encore beaucoup de bonheur.
    A daniel dresse
    Donc entièrement d’accord et bonne réflexion !
Publié dans Banques, Débat monétaire | 12 commentaires

46(1) – Schumpeter et « les crédits qui créent les dépôts »

Publié par Paul Jorion 29 juin 2009

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Dans Schumpeter et la « création monétaire » par les banques commerciales, j’annonçais que j’allais également commenter la démonstration par Joseph A. Schumpeter d’une proposition que je formule de la manière sous laquelle elle circule en général : « ce ne sont pas les dépôts qui créent les crédits mais les crédits qui créent les dépôts ». La démonstration de Schumpeter se trouve dans le premier volume de son Histoire de l’analyse économique, publiée en 1954 et traduite en français chez Gallimard en 1983. Elle est à mon sens totalement incohérente et ne prouve pas ce qu’elle entend prouver. Je vais cependant tenter de lui faire justice autant que faire se peut en la reproduisant dans son entièreté et en prenant pour cadre celui qui, me semble-t-il, serait adopté par son auteur s’il était encore parmi nous.

Bien que ramassée en quelques phrases seulement, la démonstration est complexe et nécessite pour qu’on la comprenne d’en décomposer soigneusement les diverses étapes. À une exception près (que je signale), j’ai fait confiance à la traduction française.

Schumpeter commence par dire (il enchaîne sur la discussion évoquée dans mon billet précédent) que :

« … il n’y a aucun autre cas [que celui de la reconnaissance de dette ou « instrument de crédit »] où le droit sur une chose puisse, en de certaines limites, bien entendu, faire le même office que la chose elle-même : on ne peut chevaucher le droit à un cheval, mais on peut payer avec le droit que l’on a sur l’argent » (Schumpeter, I : 445).

Ceci signifie qu’une reconnaissance de dette a un prix et qu’il est possible de l’échanger pour le montant qu’indique son prix, comme s’il s’agissait de monnaie légale, comme s’il s’agissait d’argent (je dis « argent » pour éviter les ambiguïtés de l’anglais qui n’a qu’un seul terme « money » pour argent = pièces et billets de banque et monnaie = « moyens de paiement »).

Mais s’agit-il vraiment avec la reconnaissance de dette d’un moyen de paiement ? Ou bien l’échange d’une chose contre une reconnaissance de dette est-elle un troc, un simple échange d’une marchandise pour une autre ? Non, dit Schumpeter, le fait que l’on puisse utiliser une reconnaissance de dette comme moyen de paiement suffit à en faire une monnaie :

« Mais c’est une raison majeure d’appeler monnaie une chose qui est donnée comme étant un droit sur de la monnaie légale, pourvu que cette chose serve bien de moyen de paiement » (ibid.).

Je suppose que quand Schumpeter dit « moyen de paiement », il veut dire un « moyen générique de paiement ». Mais cela n’est précisément pas le cas d’une reconnaissance de dette : au contraire de l’argent, elle n’est pas un moyen générique de paiement, elle est plutôt dans la même position qu’une marchandise utilisée dans un troc : nul n’est forcé de l’accepter comme moyen de paiement, au contraire d’une monnaie légale. C’est ce que confirme Schumpeter dans la phrase qui suit, quand il enchaîne :

« En règle générale, une lettre de change ordinaire ne sert pas de moyen de paiement ; cette lettre n’est donc pas de la monnaie, et elle ressortit à la partie « demande » du marché monétaire. Toutefois, il arrive que certaines classes de lettres de change servent de moyens de paiement ; en ce cas, selon cette manière de voir, elles sont de la monnaie et font partie de l’offre sur le marché monétaire » (Schumpeter I : 445-446).

Une lettre de change peut donc être ou ne pas être un moyen de paiement. Quand elle l’est, elle fonctionne comme monnaie. Ce passage sert manifestement aussi à assimiler comme identiques les deux notions « moyen de paiement » et « monnaie ». Schumpeter poursuit :

« Billets de banque [sic, il s’agit probablement d’une erreur de traduction, le contexte suggère qu’il s’agit de « monnaie bancaire »] et dépôts en banque font en tout point ce que fait la monnaie, partant, ils sont de la monnaie » (Schumpeter I : 446).

Ou, paraphrasé : les fonctions de la monnaie bancaire ainsi que des dépôts sur comptes bancaires étant identiques à celles de la monnaie, ils peuvent être considérés comme étant de la monnaie.

Ayant maintenant assimilé reconnaissance de dette à monnaie, Schumpeter se sent autorisé à renverser l’identification : puisque toute reconnaissance de dette partage les propriétés de la monnaie, celle-ci partage à son tour toutes les propriétés d’une reconnaissance de dette :

« Ainsi, les instruments de crédit, ou certains d’entre eux, s’ingèrent dans le système monétaire ; et, de plus, la monnaie à son tour n’est qu’un instrument de crédit, un droit qu’on fait valoir sur le seul moyen de paiement qui soit définitif : le bien de consommation. On peut dire qu’aujourd’hui c’est cette théorie qui a cours : naturellement, elle est susceptible de prendre des formes multiples et elle a besoin de multiples approfondissements. » (ibid.)

Cette fin de la démonstration, censée apporter la preuve attendue, est extrêmement abrupte, il faut par conséquent la décomposer soigneusement.

Revenons sur la raison pour laquelle Schumpeter a affirmé précédemment qu’un instrument de crédit, une reconnaissance de dette, est de la « monnaie ». Parce que, disait-il, il constitue un « droit à valoir » sur de la monnaie qui est accepté comme monnaie. En renversant l’argument de manière symétrique, on aurait « Pourquoi alors la monnaie est-elle un instrument de crédit ? Parce qu’elle est un « droit à valoir » sur un instrument de crédit accepté comme instrument crédit ». Mais ce n’est pas de cette manière que Schumpeter apporte la preuve attendue, il écrit : « Pourquoi alors la monnaie est-elle un instrument de crédit ? Parce qu’elle est un « droit à valoir » sur le seul moyen de paiement qui soit définitif : le bien de consommation ».

Cette formulation ne prouve cependant pas que la monnaie soit un instrument de crédit, elle introduit comme un deus ex machina un élément absent jusqu’ici de la démonstration : le « bien de consommation », affirmant que la monnaie est un « droit à valoir » sur lui.

D’un instrument de crédit, ce que j’appelle une reconnaissance de dette, Schumpeter a dit qu’il était un « droit à valoir » sur de la monnaie et, remplissant les mêmes fonctions que la monnaie, peut être considéré comme « de la monnaie ». Il nous dit maintenant que la monnaie est un « droit à valoir » sur le « bien de consommation », là où l’on s’attendait à ce qu’il situe la monnaie par rapport à l’instrument de crédit. Mais il apporte une précision essentielle en définissant le bien de consommation comme : « le seul moyen de paiement qui soit définitif ».

Qu’est-ce à dire ? Je suppose que « définitif » a été traduit de l’anglais « definitive », mot que nous traduirions plutôt par « ultime » que par « définitif », et que la phrase signifie du coup très probablement que le bien de consommation constitue le moyen de paiement au-delà duquel il est impossible d’aller.

Ceci soulève plusieurs difficultés : le bien de consommation est une marchandise, et s’il constitue le moyen de paiement « ultime », alors la catégorie de la « monnaie » devient surpeuplée d’une manière très inconfortable. En effet, l’argent était déjà de la monnaie, je dirais par définition, ensuite, comme on l’a vu dans mon billet précédent, Henry Thornton (1760-1815) avait proposé, à la grande satisfaction de Schumpeter, que les reconnaissances de dette le soient aussi, et voici que les marchandises sont maintenant appelées à être considérés comme le « moyen de paiement ultime », autrement dit comme la forme « ultime » de la monnaie.

On en devine la conséquence : la distinction entre monnaie et marchandises ayant disparu, celle entre troc et paiement disparaît elle aussi automatiquement. Et c’est l’ensemble des échanges économiques qui se transforme alors une masse indistincte où le fait que de l’argent circule ou non est devenu indifférent.

Revenons à la preuve supposée que la monnaie elle-même est un crédit : « Pourquoi alors la monnaie est-elle un instrument de crédit ? Parce qu’elle est un « droit à valoir » sur le seul moyen de paiement qui soit définitif : le bien de consommation ». C’est la notion de « droit à valoir » qui ferait alors l’instrument de crédit. Malheureusement Schumpeter avait défini antérieurement la reconnaissance de dette comme le seul cas ou un « à valoir » sur quelque chose équivaut à la chose elle-même : « … on ne peut chevaucher le droit à un cheval, mais on peut payer avec le droit qu’on a sur de l’argent » (Schumpeter I : 445). La seule manière « charitable » de sauver alors sa démonstration serait de définir « instrument de crédit » ou reconnaissance de dette, comme « droit à valoir sur un moyen de paiement – compris comme le plus général possible, à savoir la monnaie » et « monnaie » comme « droit à valoir sur un moyen de paiement – compris comme le moyen de paiement « ultime », à savoir les marchandises ». Mais le prix à payer pour parvenir à cette conclusion est, comme nous venons de le voir, abusif : il faut non seulement confondre les reconnaissances de dette avec la monnaie, mais aussi confondre avec la monnaie tous les biens de consommation, autrement dit, toutes les marchandises. La seule chose que tous ceux-ci aient en commun est d’avoir un prix : une quantité d’unité monétaire qui leur soit associée, et la conclusion à laquelle parvient Schumpeter doit alors être résumée sous une forme banale, équivalant à un abandon de toute tentative de compréhension des mécanismes monétaires : « Tout ce qui a un prix est monnaie ».

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite.

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309 réponses à “Schumpeter et « les crédits qui créent les dépôts »”
  1. Mathieu dit :

    29 juin 2009 à 09:58

    N’est-ce pas correct de voir, comme Schumpeter, la monnaie comme un créance sur un bien « réel » à produire (plus tard)? En effet, à imaginer que la crise s’aggrave et que la production diminue sensiblement, on assistera à une déflation, que l’on pourrait interpréter comme l’intégration dans le « prix » de la monnaie que le débiteur est « insolvable »: la société dans son ensemble est incapable de produire ce à quoi que la monnaie donnait droit. Cela ressemble étrangement fort à une créance dont la valeur diminue (comme les actifs « toxiques » actuellement) parce que le débiteur est incapable faire face à ses engagements.

  2. Anne.J dit :
    29 juin 2009 à 10:07

    @Paul Jorion

    Je pense que vous avez omis de lire le lien que j’avais donné sur les quelques pages de la THÉORIE DE LA MONNAIE ET DE LA BANQUE de Schumpeter…
    Lire à partir de la page 211
    http://tinyurl.com/l999ly

  3. Oppossùm dit :
    29 juin 2009 à 10:25

    Anne
    Ne pourriez vous pas faire un copier-coller des passages significatifs à partir de la page 211
    merci

  4. LeClownBlanc dit :
    29 juin 2009 à 10:41

    Tout ce qui peut s’inscrire sur un ouroboros ou chronogramme
    (1°) avec un historique de négociations ou de prix dans le passé, et
    (2°) avec une prévision de valeur pour différentes échéances dans l’avenir, et
    (3°) sans un risque d’erreur vraiment trop excessif sur la prévision « 2″, et
    (4°) avec la perspective d’être rejouable à un niveau à peu près comparable avec quelqu’un d’autre,
    est monnaie ou garantie possible pour négocier un flux monétaire
    (type d’opération ou montage, devise première, montant, taux, durée,…).
    En résumé, ce quelquechose 1+2+3+4 apparait monnayable

  5. eomenos dit :
    29 juin 2009 à 10:50

    « La distinction entre monnaie et marchandises ayant disparu, celle entre troc et paiement disparaît elle aussi automatiquement. Et c’est l’ensemble des échanges économiques qui se transforme alors une masse indistincte où le fait que de l’argent circule ou non est devenu indifférent. »

    Oui bien sur, car ce qui « compte » ce n’est pas que l’argent (qui n’est qu’une interface) circule, mais bien que les marchandises et services, s’intègrent dans des flux tournants de plus en plus rapidement.

    Jusqu’au jour ou la monde à force de tourner sur lui- même comme une toupie, on se retrouve ivre, le cul par terre.

  6. eomenos dit :
    29 juin 2009 à 11:02

    La monnaie, interface entre : le passé, le présent et le futur.

    La monnaie : interface entre les choses/services et les gens

    La monnaie: interface entre les Etats et les peuples

    Oui la monnaie n’est qu’une interface, mais qui (ré)agit selon diverses modalités en fonction de ce qu’on trouve de chacun des côtés.

    C’est là la vrai question et c’est pour cela que les définitions sont polymorphes.

  7. Dissonance dit :
    29 juin 2009 à 11:16

    Le bien de consommation, comme son nom l’indique, est destiné à être consommé (Lapalissade?), c’est à dire que, selon la définition même du mot « consommation », il est l’aboutissement du processus économique.

    Considérer qu’il existerait une équivalence entre bien de consommation et monnaie reviendrait alors à dire que la monnaie soit non seulement un moyen, mais aussi une fin en soi, ce qui n’est finalement rien d’autre qu’une re-formulation de la définition du capitalisme selon Marx, à savoir la maximisation des profits.

    Étonnant comme on retombe toujours sur les mêmes théories quand celles-ci sont issues d’une même époque…

    A noter que Shumpeter se garde bien de chercher à démontrer l’équivalence entre bien de consommation et monnaie, comme le souligne fort adroitement Paul. Et pour cause, l’entreprise serait ardue (pour ne pas dire impossible).

  8. logique dit :
    29 juin 2009 à 11:29

    Et oui un bien qui a une durer de vie limité dans le temps, fera donc augmenter les biens dit durable. puisque la masse monnaitaire sera toujours supérieur au nombres de biens disponible.

    Ce qui implique que plus il y aura de service dans l’économie plus il y aura augmentation de la masse monnaitaire. Mais comme les service sont de bien éphémère, cette augmentation de masse monnaitaire aura une influence sur les biens durable. Pour résumer ont peut simplifier par masse monnaitaire/ bien durable = prix des biens durable.

    en fait ont a 2 equations :

    1) (prix biens durable * quantité de bien durable roduit) + (prix biens éphémère * prix bien éphémère) = masse monaitaire
    2) masse monnaitaire/ quantité bien durable = prix biens durable.

    Ont se rends compte que dans se shéma de socièté l’inflation devient proportionelle a la quantité de biens éphémère produits. Puisque ces biens éphémère ne pourront pas se retransformer en masse monnaitaire.

    normalement l’équation 2 aurait du être :

    3) masse monaitaire / ((prix biens durable * quantité de bien durable roduit) + (prix biens éphémère * prix bien éphémère)) = prix moyen d’un biens

    Hors le bien éphémère = 0 a loyen terme. Cela donne donc l’equation 2.

  9. Anne.J dit :
    29 juin 2009 à 11:35

    @Oppossùm

    Désolée, c’est sur Google book et je n’ai pas trouvé le moyen d’en faire un copier coller.
    Pour le lire tranquillement il est possible de faire des « photos d’écran », mais ça reste sous forme « images »

  10. Captainsky dit :
    29 juin 2009 à 12:11

    Un prix parfois de plus en plus élevé!

  11. Anne.J dit :
    29 juin 2009 à 12:24

    Pour Paul Jorion ce ne sont pas les crédits qui créent les dépôts mais les dépôts qui créent (permettent) les crédits… à l’inverse de ce que disent TOUS les économistes, les banques centrales et les universitaires (y compris Schumpeter)

    D’ailleurs, il ne peut y avoir des dépôts (scripturaux) sans émission préalable de monnaie scripturale à l’occasion d’un crédit. La meilleure preuve tiens d’ailleurs dans la démonstration habituelle d’un système initialement sans monnaie du tut (donc aucune épargne pré-existante) et d’une banque unique ; il faut bien une création monétaire bancaire initiale pour qu’il puisse y avoir un tout premier dépôt.

  12. Cécile dit :
    29 juin 2009 à 12:34

    parenthèse

    « COMMENT SABOTER UNE CONFÉRENCE DES NATIONS UNIES

    La Conférence des Nations unies sur la crise économique et financière mondiale et ses conséquences sur le développement, qui se tient du 24 au 26 juin à New-York, aurait pu être l’occasion de mobiliser l’ensemble des 192 États membres autour d’un projet planétaire de sortie du modèle néolibéral dominant – dont la faillite est avérée -, en vue de la construction d’un autre monde plus juste, plus démocratique, plus solidaire et plus respectueux des impératifs écologiques.

    Cela ne sera malheureusement pas le cas, et les grands pays industrialisés, derrière lesquels se font sentir les pressions des transnationales, en portent totalement la responsabilité.

    Au départ, le président de l’Assemblée générale, le Nicaraguayen Miguel D’Escoto, à qui revient le mérite d’avoir convoqué cette Conférence, avait nommé une commission d’experts, présidée par le Prix dit Nobel d’économie Joseph Stiglitz et chargée de faire des recommandations. Le rapport Stiglitz contient des analyses rarement formulées à ce niveau sur la responsabilité des inégalités dans la gestation de la crise et sur l’incapacité du marché à s’auto-réguler. Il formule également des propositions intéressantes sur la régulation du système financier international, sur la résorption de la dette des pays pauvres, etc. Mais, dans le même temps, et sans craindre la contradiction, il ne sort pas du cadre classique de la liberté de circulation des capitaux et du libre-échange. Il est également regrettable que l’appel à l’augmentation de l’aide publique au développement, resté sans effet depuis des décennies, n’ait pas été remplacé par une proposition de taxes globales. (1)

    Malgré ses limites, ce rapport pouvait permettre d’ouvrir un débat dans les sociétés, et conduire à quelques avancées au niveau international, qui auraient pu être reprises dans la déclaration finale de la Conférence. Mais les États-Unis et les pays membres de l’Union européenne se sont ingéniés à vider le projet de déclaration finale de la majeure partie des recommandations du rapport Stiglitz. Alors qu’il s’agissait de promouvoir le G-192 comme instance de décision internationale, ils ont réussi à réintroduire la primauté du G-20. Enfin, pour mieux banaliser le statut de cette réunion, ils n’y ont dépêché aucun chef d’État ou de gouvernement. C’est en particulier vrai de la France, le président Sarkozy n’ayant même pas mentionné cette Conférence dans son discours au Congrès et, malgré ses proclamations de « rupture », ayant, de manière prévisible, renoncé à faire entendre un son de cloche distinct de celui des autres grands pays capitalistes.
    Attac dénonce ce double discours, déplore l’absence de la France au niveau qui s’imposait et, en même temps, se félicite que des présidents engagés dans des processus d’émancipation sociale et de récupération de leur souveraineté nationale – Evo Morales pour la Bolivie et Rafael Correa pour l’Equateur – aient annoncé leur présence à la Conférence pour y faire entendre un discours en phase avec les aspirations des peuples.

    L’enjeu est certes de sortir de la crise systémique actuelle, mais aussi et surtout de savoir sur quel monde souhaitable cette sortie devrait déboucher. Avec les mouvements sociaux et citoyens, ainsi qu’avec les forces progressistes du monde entier, Attac continuera à mettre en avant les alternatives à un système qui s’est fracassé sur le mur de ses propres contradictions, et appellera les citoyens à se mobiliser lors des prochains sommets internationaux (G20, Conférence ministérielle de l’OMC, Conférence sur le climat à Copenhague notamment) pour obtenir des résultats à la hauteur des enjeux auxquels nous sommes confrontés. «

  13. fujisan dit :
    29 juin 2009 à 12:37

    La version anglaise est dispo en partie sur Google books
    La partie citée ici est page 305 (malheureusement les pages 306 & 307 ne sont pas dispo)

    Mais il faudrait voir la version originale en Allemand.

  14. antoine dit :
    29 juin 2009 à 12:45

    Ou que l on tourne le regard, on retombe sur le même problème: distinguer de manière adéquate entre « signification » et « fonction ».
    2 implications il me semble, au delà de l’option choisie:
    1/ Bien qu’il ne s’agisse que de définition, et que la nuance entre les deux approches soit plutôt subtile, les effets de réalités attachés à l’une ou l’autre de ces 2 approches sont considérables.
    2/ Une approche fondé sur l’idée de signification sociale d’un « bien » intègre dès le départ des prémisses normatives (en quoi est-ce un bien pour telle ou telle communauté déterminée?), par opposition à une approche fonctionnaliste, qui doit faire intervenir de l’extérieur le volet éthique/politique.

    C’est évidemment pour éviter les difficultés considérables posées par l’approche « signification » que l’approche fonctionnaliste a fini par l’emporter. Il s’agissait de simplifier les problèmes (dépolitisés-démoralisés, ils deviennent des questions techniques que les ingénieurs-techniciens peuvent espérer résoudre à l’aide de systèmes/dispositifs plus ou moins astucieux), dans une dynamique peu éloignée de celle que décrit Hirshman (la substitution au XIXe de « l’intérêt » aux « vertus sociales »).
    .
    A lire eomenos, j’avoue que je suis curieux de ce que Hegel disait de l’argent/monnaie en tant qu’instrument de médiation. Si quelqu’un a une référence à donner.

    Il semble que l’approche fonctionnaliste finisse toujours à considérer soit comme shumpeter les biens de consommation comme la monnaie « ultime », soit comme le clown blanc tout ce qui est doté de certaines propriétés comme de la monnaie. Il y a donc un abîme entre le droit et l’économie: tout ce qui est monnayable n’est pas de la monnaie en droit. La souveraineté ne s’étend pas au-delà du monopole du « droit de battre monnaie ». Si la monnaie n’était qu’un moyen de paiement « parmi d’autres », ça n’aurait pas été le cas.

  15. nadine dit :

     

    29 juin 2009 à 13:02

    @Anne.J
    Bonjour
    vous écrivez: « D’ailleurs, il ne peut y avoir des dépôts (scripturaux) sans émission préalable de monnaie scripturale à l’occasion d’un crédit »

    Vous oubliez que les banques payent leurs salariés en monnaie scripturale ainsi qu’une grosse partie de leurs achats sans compter le paiement des dividendes aux actionnaires.
    Cette monnaie scripturale ne provient pas du crédit et elle est beaucoup plus importante qu’on le croit.

  16. Le naïf dit :
    29 juin 2009 à 13:23

    @ Anne.J
    Sans juger sur le fond faute de compétence, l’argument selon lequel tous les économistes, etc. ne seraient pas du même avis que Paul Jorion n’infirme en rien son point de vue et « ne tient pas la route ». Attention au psittascisme des idées reçues …. Au demeurant, l’histoire de la science ne manque pas d’exemples où des vérités solidement établies ont été contredites par la simple observation des faits.
    Par ailleurs, je rappellerai que pratiquement aucun économiste n’avait prévu la crise dans laquelle « la Finance » nous a plongés. Ce n’était évidemment pas le cas des banquiers éclairés (il y en a …) qui se sont bien gardés de tirer la sonnette d’alarme, tant que les commissions plantureuses alimentaient leur bonus scandaleusement élevés.
    Ceci étant dit, est-ce vraiment le problème actuel de savoir si les crédits font ou ne font pas les dépôts (ou l’inverse, je finis par m’y perdre ….)?

  17. Paul Jorion dit :
    29 juin 2009 à 13:43

    @ Anne.J

    Pour Paul Jorion ce ne sont pas les crédits qui créent les dépôts mais les dépôts qui créent (permettent) les crédits… à l’inverse de ce que disent TOUS les économistes, les banques centrales et les universitaires (y compris Schumpeter).

    Dites-moi plutôt ce que vous pensez de mon analyse du raisonnement de Schumpeter (« raisonnement » est peut-être en l’occurrence un bien grand mot).

  18. johannes finckh dit :
    29 juin 2009 à 13:48

    merci à Paul Jorion pour cet exposé éclairant qui fait comprendre pourquoi les universités sont à ce point embrouillées et inaccessibles aux faits économiques et monétaires élémentaires!
    Non, la monnaie n’est pas qu’un interface, elle n’est pas, non plus, « neutre » actuellement!
    La monnaie est ce qui est émis par l’autorité monétaire et qui se traduit, dans les faits, par son pouvoir d’achat.
    Comme je l’ai souvent exposé et comme le rappelle Paul aussi, un avoir monétaire n’est pas davantage monnaie qu’un actif quelconque, toxique ou pas!
    Pour avoir de la monnaie, il faut céder quelque chose, et pour obtenir un bien il faut donner de la monnaie.
    J’ai évolué un peu, et il me semble admissible qu’une partie des DAV fonctionne comme les billets et pièces, mais ceci avec la restriction que les paiements scripturaux (de compte à compte) valent en fonction des revenus des ménages, à savoir des moyens de paiement qui « reviennent » d’une façon à peu près prévisible pour les agents.
    Pour préciser cela,il convient cependant de poser que la quantité de billets et pièces nécessaires se réduit quand l’usage des DAV augmente et inversement. Ces deux sortes de « monnaie » sont donc substitutives dans les transactions, et il n’y a jamais de création des ces moyens via les banques. Si es agents en « créent », cela implique que les banques réduisent d’autant la mise en circulation de billets et pièces: ceux-ci retourneront gentiment à la banque centrale dans ce cas où les banques les détiennent sous forme d’un avoir mobilisable entre banques notamment et sur demande des particuliers.
    La monnaie est ce qui passe de main en main en échange d’un bien ou service, et tant que la monnaie ne remplit pas cette fonction, elle n’est pas monnaie! Ainsi, y compris les avoirs monétaires des banques à la BC ne deviendront monnaie active que quand ils quitteront réellement les comptes à la BC.

    Si on abandonne la stricte définition de la monnaie autour de ce qui achète effectivement des biens et services réellement existants, on ne peut pas comendre que la monnaie est un objet bien particulier qui la distingue de tous les biens et services:
    La monnaie est présente sur le marché pour opérer autant de transactions que possible, et ne « s’en lasse pas »!
    Par contre, les biens et services apparaissent sur le marché pour en disparaître le plus vite possible dans la consommation, et chaque fois qu’il y a une telle « disparition » du marché, il y a échange de monnaie de main en main.
    J’ai formulé cela comme la nature « circulante » de la monnaie et l’ai opposée au mouvement « linéaire » de la marchandise, afin de bien faire saisir les choses!
    Si on ne comprend pas que la monnaie, tout en étant toujors présente, ne reste jamais sur place et change constamment de détenteur, on ne peut rien comprendre d’autre.
    Or, pour faire du « sur place » tout en bougeant, c’est bien d’un mouvement circulaire qu’il s’agit et qui fait que la monnaie « revient » aussi en générant des « revenus »!
    jf

  19. Oppossùm dit :
    29 juin 2009 à 13:57

    @ Le naïf

    Ok ok .
    Cependant , même si je n’évoque pas personnellement l’argument du nombre, et de la force de l’acception courante, il reste quelque chose d’étrange :

    A savoir qu’historiquement c’est bien l’interprétation des dépôt faisant les crédits qui existait !
    Je me demande donc pour quelle raison , cette conscience qu’en fait les choses ne se passe réellement ainsi (ou qu’elles rendent mieux compte de ce qui se passe au travers de la réalité des gestes et de leur représentation comptable) , aurait peu à peu, avec difficulté , fait sa place au travers d’hypothèses qui d’ailleurs ne sont pas jugées très glorieuses ou ‘honnête’ , en ce sens qu’elles gênent le système bancaire.

    Voyez la stupide vidéo de P. Grignon : C’est bien en se basant sur le ex-nihilo qu’elle cloue au pilori les banques !
    C’est d’ailleurs une conception que les banquiers pragmatiques n’aiment pas trop et qu’ils ne mettent pas trop en avant.

    Notez de plus que le ex-nihilo n’a jamais convaincu l’opinion publique courante.

    Bref il faudrait expliquer donc aussi pourquoi cette conception , qui n’est qu’une façon de rendre compte des choses, aurait subitement surgi , à la suite d’un effort de reflexion …

    Et à la limite on peut se demander si ce n’est pas l’épargne qui serait une quasi-illusion.
    La lutte étant d’être titulaire de cette fameuse rente/intérêt.

  20. Cécile dit :
    29 juin 2009 à 13:59

    sur le sujet  » biens durables/éphémères »
    se pose aussi, par exemple, la question des ressources, exploitation minière, pic d’Hubbert,
    elle aussi à voir avec la gestion du temps, l’anticipation de l’avenir, dans le rapport du crédit donné à l’argent, valeur symbolique,

    Dépôts ou crédits, l’argent c’est ce qu’on en fait qui compte
    Quelle anticipation se manifeste-t-il de l’octroi des crédits, investissement des dépôts, face par exemple à l’épuisement des ressources mimières ??
    Quelles représentations de notre futur, quelles interprétations de notre avenir (durables/éphémères) sont-elle réfléchies, ou à réfléchir de la valeur prédictive des chiffres (de banque et co ), qui se décline , muette ou mine de rien, (en régime capitaliste, sous la loi du marché), derrière l’abstraction (plate et froide) des valeurs économiques, financières, boursières, monétaires, ….

    point de vue (lecture)
    « extrait
    Le défi du siècle
    Paul Kennedy, l´historien de l´université de Yale, observe que lorsque les grandes puissances commencent à décliner, elles recourent presque invariablement à la guerre et à la belligérance, accélérant ainsi leur déchéance alors qu´elles gaspillent leur trésor national en dépenses militaires au détriment de leur économie et de leur peuple. Il décrit ce schéma par le terme de « surexpansion ». Au bout du compte, conclut Paul Kennedy, le choix réside entre ces deux alternatives: s´emparer du pétrole ou alors procéder à la reconfiguration énergétique. Cette décision a une portée bien plus large que le seul enjeu du pétrole…Dès aujourd´hui, c´est le choix entre la démocratie et l´empire. En termes économiques, c´est le choix entre la prospérité et la pauvreté. En termes techniques, le choix entre l´efficacité et le gâchis. En termes moraux, le choix entre la satiété et la gloutonnerie.
    Du point de vue environnemental, c´est la préférence pour la gestion par rapport à la prédation permanente. Dans ses rapports avec les autres pays, c´est pour le États-Unis le choix entre la coopération et la domination. En termes spirituels, c´est le choix de l´espoir, de la liberté et du sens contre celui de la peur, de la dépendance et du désespoir. En ce sens, c´est la décision qui engage l´avenir des États-Unis et peut-être même celui du monde entier. « Il n´est pas nécessaire d´en arriver là, même si le « Peak Oil » global constitue indiscutablement le  » défi  » qui conditionnera la vie des hommes dans ce nouveau siècle ».
    source
    http://www.lexpressiondz.com/article/8/2008-06-19/53633.html

    point de vue (en vidéos)
    « Pic pétrolier : conférence-débat avec Yves Cochet
    Extrait
    Il y a une opposition majeure entre deux modèles, deux visions d’avenir. Les cornucopiens, qui sont des théologiens de la croissance, qui pensent que la croissance c’est pour toujours, et ceux qui pensent qu’il faut regarder les faits les plus durs, et que ça va décroître.
    La décennie 2010-2020, c’est la décennie de tous les dangers. Il va falloir s’habituer à aller moins vite, moins loin, moins souvent. L’énergie sera beaucoup plus chère, qu’on le veuille ou non.
    C’est une rupture de civilisation. Il faut apprendre à penser l’impensable. A changer totalement notre mode de vie. Il faut l’anticiper si l’on veut sauvegarder la démocratie, sinon elle en mourra.  »
    source
    http://www.revolution-lente.com/pic-pétrolier-peak-oil.php

  21. Anne.J dit :

     

    29 juin 2009 à 14:49

    @Le naïf
    Ceci étant dit, est-ce vraiment le problème actuel de savoir si les crédits font ou ne font pas les dépôts

    Si les banques commerciales peuvent « faire crédit » c’est à dire « monétiser » des actifs , ou, si vous voulez, créer la monnaie scripturale lors de la demande d’emprunt (octroi de crédits) sans devoir les financer en empruntant elles mêmes une épargne préalable (ce qui est l’avis généralement admis par tous, sauf quelques irréductibles sur ce seul blog), alors les crédits « font » les dépôts : c’est le crédit initial qui permet son expression sur un compte bancaire quelconque (qui, par le jeu des transferts des ventes ou des salaires aboutira sur « votre » compte).
    TOUTE la monnaie publique scripturale dans ce cas est émise par les banques commerciales

    Si les banques ne pouvaient que jouer le rôle des établissements financiers (qui ne peuvent prêter que de la monnaie existante), alors les dépôts « feraient » (permettraient) les crédits et ce n’est que l’épargne qui serait re-prêtée .

    Ce sont deux points de vue différents, lourds de conséquences dans la compréhension des bulles de crédit actuels (les banques ont émis de la monnaie de crédit en monétsant des « actifs pourris »)…

  22. jacques dit :
    29 juin 2009 à 15:06

    Mr Schoum Peter (très efficace pour la gueule de bois, un peu moins pour la langue de bois )
    Tout ce qui n’a pas de prix , n’est pas monnaie . Donc un CDS Lehman, un junk bond ou un portefeuille de titrisation ne sont pas de la monnaie mais des marchandises de valeur nulle.Les actifs pourris d’une banque qui sont valorisés grace au « mark to fantasy » deviennent de la monnaie.Il y a quelque chose qui m’a échappé !

  23. nadine dit :
    29 juin 2009 à 15:16

    @Paul J ou ceux qui ont percé sa pensée .

    Une question avant de faire la critique ( dans le bon sens du terme) du raisonnement de Paul.

    La reconnaissance de dette:
    1)Parlez-vous de la reconnaissance de dette de l’emprunteur que la banque lui à fait signer et dont la créance est à l’actif de son bilan?.
    2)Ou est-ce que pour vous c’est la reconnaissance de dette de la banque envers le bénéficiaire du crédit qui vient déposer son argent?

  24. Anne.J dit :
    29 juin 2009 à 17:18

    Il faut d’abord que je comprenne ce qu’est pour vous la différence entre « monnaie bancaire » et « dépôts en banque » : je ne pense pas que la traduction soit erronée et Schumpeter doit bien vouloir dire que « billets de banque et dépôts en banque […] sont de la monnaie »

    PS: « billets de banque », n’est ce pas « banknotes » en anglais, et les « checkable liabilities » ne sont -ils pas les dépôts à vue des comptes courants (lesquels sont bien de la « monnaie » disponible) ?

  25. Didier dit :
    29 juin 2009 à 17:20

    Je ne suis pas économiste. Votre discussion du raisonnement de Schumpeter est plutôt ardue. Mais je veux tout de même vous présenter mes réflexions sur votre texte. J’espère qu’elles apparaîtront sans prétention. Si ce n’est pas le cas, alors je vous présente mes excuses.

    Votre première citation de Schumpeter doit contenir une erreur « …on ne peut chevaucher le droit à un cheval,… » n’a aucun sens pour moi.

    En achetant une reconnaissance de dette, j’achète une promesse de recevoir de l’argent. Je ne reçois pas d’argent. Je dois décider d’accepter ce papier comme ayant une valeur monétaire. Donc je vous rejoins ici.

    Un facteur de confusion est que, selon mes connaissances, les billets de banques étaient des lettres de change. Ils promettaient de recevoir une certaine quantité d’or si ce billet était remis à la banque. Ce sont les ancêtres de billets de banque actuels. Ce principe était actif jusqu’en 1971 (je crois). Après, nous avons eu Milton Friedmann et les monétaristes qui ont changé la donne.

    En acceptant ce principe, le problème peut facilement se compliquer. Je peux émettre des billets sur ma prochaine récolte de blé. Je crois que cela a été fait. La question, que vous traitez ici, est de savoir si mes billets sont aussi de la monnaie.

    Je ne suis pas une banque. Je n’ai pas de garantie aussi solide qu’un dépôt d’or. Il faut attendre pour avoir le blé. Qui va croire que je cultive du blé ? Ma réputation est infiniment plus faible que celle du banquier. Mes billets auront infiniment moins de valeur.

    Pour savoir si mes billets sont de la monnaie, la réponse serait « ça dépend pour qui ». Le premier problème est de savoir si mes billets sont acceptés comme monnaie. Si oui, le second problème est de comparer la valeur de mes billets avec ceux du banquier. Qui va décider et pourquoi quels billets seront acceptés ?

    La correspondance entre les billets et une marchandise me semble tout à fait acceptable. Dans un cas, c’est de l’or. Dans l’autre cas, c’est du blé. Cela pourrait être bien d’autres choses. (En passant, les billets sur le blé sont à valeur « fondante ») Il y a dans le raisonnement de Schumpeter ce lien entre les papiers valeurs et un objet physique. Le bien de consommation en cesse d’être un « deus ex machina ». Je crois que pour Schumpeter, l’argent était toujours adossé à de l’or ou à un bien de consommation.

    Je vous rejoins tout de même sur l’aspect tout à fait bizarre de « droit à valoir » de la monnaie sur le bien de consommation. Une pénurie ou un excès d’un bien quelconque change le « droit à valoir » d’une manière totalement différente de celle que la reconnaissance de dette a sur la marchandise adossée à elle. En d’autres termes, aller de l’objet au papier est une chose. Aller de la monnaie au produit de consommation de la même manière me réservera des surprises (pénurie, temps de fabrication, tromperie sur la marchandise, etc..)

    Je décroche totalement de Schumpeter en considérant que le bien de consommation est un moyen de paiement. Je peux acheter un produit. Je le paie. Si je vends ce produit, je reçois quelque chose. Je veux aussi croire que si je vends un truc, je lui ai donné quelque chose. Cela le distingue totalement de la lettre de change.
    Vous soulevez une difficulté selon laquelle toute marchandise a un prix et est donc de la monnaie. Cela anéantit effectivement toute compréhension du phénomène monnaie. Cela tue tout essai de compréhension de la notion de valeur.
    J’ai de la monnaie en échange d’une marchandise que je fournis. Si je résume la reconnaissance de dette à une façon de recevoir de la monnaie, Schumpeter tient la route. Il intègre même le troc dans son opération. Votre point de vue transforme le troc en une entité totalement étrangère à la monnaie.
    Je crois que nous sommes quittes pour séparer le phénomène monnaie des produits de consommation. Une opération étrange est à définir ou au moins à comprendre. Comment se fait l’attribution d’un prix à un objet ? Qui décide qu’un bout de papier est de la monnaie ? Comment arrivons nous à être d’accord sur un prix ? Etc…

  26. Le naïf dit :
    29 juin 2009 à 17:23

    @ Anne.J
    Il est grand temps de sortir de ce débat stérile sur les dépôts qui font les crédits ou l’inverse, débat qui me fait penser au paradoxe de l’oeuf et de la poule. J’attends de votre part une proposition concrète qui permettrait de mettre fin à ce que vous appelez « les bulles de crédit ».
    Pour ma part, je lirai avec intérêt l’ouvrage dont Paul Jorion nous annonce la sortie. Il méritera sûrement beaucoup plus que des jugements à l’emporte-pièce pour épater la galerie, du type « les Banques, je les ferme, les banquiers je les enferme » comme vous l’écriviez naguère.
    Le blog de notre hôte mérite mieux …
    Bien amicalement.

  27. Anne.J dit :
    29 juin 2009 à 17:36

    @Oppossùm

    A propos de la video de Grignon (parfois un peu excessive, je vous l’accorde)…

    Extrait de « Modern Money Mecanics » de la FED Chicago

    How Much Can Deposits Expand in the Banking System?

    The total amount of expansion that can take place is illustrated on page 11. Carried through to theoretical limits, the initial $10,000 of reserves distributed within the banking system gives rise to an expansion of $90,000 in bank credit (loans and investments) and supports a total of $100,000 in new deposits under a 10 percent reserve requirement. The deposit expansion factor for a given amount of new reserves is thus the reciprocal of the required reserve percentage (1/.10 = 10). Loan expansion will be less by the amount of the initial injection. The multiple expansion is possible because the banks as a group are like one large bank in which checks drawn against borrowers’ deposits result in credits to accounts of other depositors, with no net change in the total reserves.

  28. fujisan dit :
    29 juin 2009 à 17:40

    Je ne suis pas familier des lettres de change et autres effets de commerce, mais Schumpeter ne fait que renseigner le cas particulier d’un certain type de lettre de change qui serait librement négociable (càd au porteur?). Question subsidiaire de candide: une lettre de change apparaît-elle seulement dans les livres d’une banque si elle n’est pas escomptée ou endossée?

    Quoi qu’il en soit, je ne vois pas où il généralise ce cas particulier à toute reconnaissance de dette (créance à l’actif d’une banque).

    Après, Schumpeter dit que les dépôts (au passif d’une banque) sont de la monnaie. Ce qui me fait dire qu’il ne considère pas les créances à l’actif d’une banque comme de la monnaie, sinon il compterait la même monnaie deux fois. Il ne ferait tout de même pas cette erreur grossière!

    Le terme « credit instrument » utilisé par Schumpeter prète à confusion. Mais il me semble qu’il y a incrompéhension entre P. Jorion qui comprend créances (actif bancaire) là où Schumpeter parle des dépôts (passif d’une banque).

  29. antoine dit :
    29 juin 2009 à 17:48

    @ Anne J.
    Pour ce qui est de l’explication des bulles de crédit, je ne vois pas en quoi le choix de l’une ou de l’autre théorie change quoique ce soit de fondamental. Pourriez vous aller plus loin dans votre analyse?

    @ J.F:
    « Or, pour faire du “sur place” tout en bougeant, c’est bien d’un mouvement circulaire qu’il s’agit et qui fait que la monnaie “revient” aussi en générant des “revenus”! »
    Mouais…
    je ne vois pas de connexion logique évidente entre ces deux assertions. Il pourrait s’agir de tout autre chose…
    et puis « mouvement circulaire » est trop vague vous en trouvez pas (je sais bien qu’il ne s’agit que d’une analogie pour « circuit fermé » ou « boucle » mais il y en a tellement de sorte dotés de propriétés différentes!)?
    vous êtes sur que vous ne confondez pas monnaie et reconnaissance de dette (crédit)?
    En fait parfois je me demande si votre méta-compréhension du système s’accorde bien avec les implications politiques du sytème gesellien: quel lien faites vous entre monnaie et fonction d’échange?

    @ tous
    Je me pose la question suivante: ou bien la monnaie n’est « rien » à proprement parler, ou bien c’est quelque chose.
    Si elle remplit juste une fonction d’échange, alors sur le plan ontologique elle « n’est » rien d’autre qu’un « creux » ou un « vide » (représentation de flux). Si elle est thésaurisable, alors elle est quelque chose, un « amas » (flux de capitaux).
    Je me demande dans quelle mesure les explications retenues sont ou ne sont pas tributaires de ce genre de représentations (ca fait vaguement penser à « modeles corpusculaire » / « modele ondulatoire » de la lumière: je dis vaguement parce que le problème est tout autre et qu’il ne s’agit surtout pas de plaquer les solutions ou esquisses de solutions retenues par la physique sur le problème qui nous occupe).

  30. Anne.J dit :
    29 juin 2009 à 17:55

    @Le naïf
    l’application des propositions diverses qui demandent une couverture (réserves obligatoires) pour les banques commerciales à 100% en monnaie centrale (alors que c’est 2% en zone euro actuellement) et une une vérification (sérieuse) des actifs donnés en garantie à l’émission monétaire lors de crédit nouveaux, devrait limiter ces possibilités de bulles.
    Il faut évidemment rajouter les propositions déjà soulevées sur ce blog sur la spéculation « non motivée » par l’activité.

  31. Anne.J dit :
    29 juin 2009 à 18:04

    @Antoine
    Lu votre question après mon commentaire à « le Naïf ».
    Si la théorie (ce n’est pas mon avis) promouvant l’idée que les dépôts font les crédits (dans cette théorie seuls les dépôts peuvent être prêtés et les banques commerciales ne peuvent pas créer de nouveaux moyens de paiement, sans pouvoir expliquer l’origine de cette monnaie), la quantité de monnaie resterait constante et il faut chercher l’origine des bulles ailleurs que dans la monétisation « d’actifs pourris » (création de monnaie scripturale par l’octroi d’un crédit dont la contrepartie est très surévaluée au moment de la création du crédit)..

  32. LeClownBlanc dit :
    29 juin 2009 à 18:04

    à Dissonnance [11:16]
    Donnée 1 : Vos parents, couple de boulangers, habitent Pain_s/Fleuve (4000 habitants) et vous y ont élevé
    Donnée 2 : Vous êtes diplomé(e) de l’Ecole de Boulnagerie et avez déjà travaillé 15 ans ailleurs
    Donnée 3 : Le bourg a deux boulangeries, le propriétaire de la seconde compte se retirer comme bientôt vos parents
    Donnée 4 : Avec votre pécule vous avez un apport à hauteur de 30% pour acquérir la boulangerie n°2,
    ce qui éliminerait un possible confrère-concurrent
    Vous allez trouver le banquier de vos parents avec votre projet et votre argumentaire
    1/ Les 4000 habitants vont continuer d’acheter du pain quotidiennement et acheter un peu plus en certaines occasions (fêtes,…)
    2/ La marge demeurera correcte quoi qu’il arrive — Regardez l’historique depuis 10, 20 ou 50 ans.
    3/ Voici mon acompte de 30%. Pour le solde de 70% que vous allez me prêter, votre risque est quasi nul.
    Il est hors de question que vous avez une quelconque part de la boulangerie 1 en garantie
    Etes-vous d’accord pour créditer les 70% de la valeur de la boulangerie ou dois-je aller chez un autre banquier ?
    La réponse ?
    OK pour votre crédit. Le taux-de-base bancaire étant de 0%, je vous demande
    – une rémunération de X% si je n’ai pas de garantie sur la boulangerie n°2.
    – une rémunération de 1% (par exemple) si vous m’accordez le droit de prendre une hypothèque, pour me prémunir contre tout aléa.
    OK ? … OK — top-là. C’est réglé.
    La somme est virée en compte à la date prévue. Ce flux monétaire est bien réel
    C’est un investissement. Aucun bien-de-consommation ni aucun salaire n’intervient dans le deal » entre les deux parties.

    à Logique [11:29]
    Le scénario ci-dessus est présent dans toutes les branches de l’économie (moyens de transport, usines, réseaux télématiques, logistique, centrales d’énergie, etc.)
    en centaines de milliards ($, €, £, …) . Comme les deux équations 11:29 sont alors hors sujet,
    la définition de la monnaie ne peut pas être la vôtre.

    à Anne J [11:35]
    Dans cette opération c’est bien le crédit de 70% qui a créé le dépôt additionnel de 70% qui sera versé au propriétaire de la boulangerie 2 qui part en retraite (moins les X% que réclame le notaire, les Y% que réclame l’Etat … hypothèque,…)

    à Antoine [12:45]
    Dans le cas concret ci-dessus, le banquier ne se préoccupe pas du tout de savoir s’il a le droit ou non de « battre monnaie ». Sa maison-mère lui dit que le passif des comptes consolidés du groupe bancaire respecte le ratio Bâle II. Point final. La trésorerie en monnaie domestique (euro), la dIrection Tresorie de la Banque s’en charge. Aucun souci. OK pour le crédit.

    à Nadine [13:02]
    C’est le X% ou le 1% prélevé par le banquier (la rémunération de son métier, le «  »taux d’intérêt » » ou la « marge commerciale avant charges d’exploitation ») qui sert à payer (a) le personnel de la banque, (b) les ordinateurs, (c) la location et l’entretien des locaux de la banque, (e) la formation du personnel, (f) les avantages du personnel, (g) des congés dans des châlets de vacances de la banque, (h) la gentillesse des syndicats, (i) les primes de fin d’année, (j) les primes de sous-sol, (k) les primes de chaussures, (l) les gestes sociaux « Responsabilité Sociale d’Entreprise » (RSE), etc.

    à Opposum [00:00]
    Le ex-nihilo au jour d’exécution de l’opération à son début : c’est 70% de la boulangerie 2
    Mais le ex-nihilo sur toute la durée de l’opération jusqu’à son terme final, le remboursement du crédit,
    c’est surtout la « marge commerciale avant charges d’exploitation » du banquier ET (et, et, et, et …)
    les taux-de-bancaire — arbitraires, fantaisistes, prévaricateurs, déstabilisants, à vocation spéculative, prédateurs (je peux allonger la liste) — qu’on inventés les parasites : goldQuatuor BRI, créanciers inconnus des banques centrales, spéculateurs de fednewyork, manipulateurs du LIBOR, Associations Profesionnelles de Banques.

    Observer à Paris les taux-de-BASE-bancaires — arbitraires, fantaisistes, etc à 6% ou 7% (à risque nul – avant évaluation d’un risque de crédit) alors que la FED et la BCE sont entre 0% et 1%
    est pure escroquerie.
    Au cas où vous estimeriez que c’est une n-ième redite de ma part,
    je vous saurais gré de bien vouloir m’en excuser. Je suis ouvert à la critique.

  33. Oppossùm dit :
    29 juin 2009 à 18:25

    @ Antoine
    La théorie de la création monétaire et de son expansion est capitale pour trouver la bonne solution : ça me parait l’évidence . Enfin pour trouver une solution monétaire à un problème monétaire (qui contamine tout le système) , qui permette sécurité et dynamisme tout de même.

    Mais si vous avez dans l’idée d’instaurer un système totalito-communiste ou seule un groupe d’oligarques déciderait , au nom de l’Etat, du niveau de la masse monétaire par décret, effectivement , ces explications sont oiseuses.

    @ Antoine
    Oui , c’est tout a fait cela, l’argent est un creux … (mais aussi une bosse) . Il aspire dans un mouvement de déséquilibre. C’est un mouvement sans contenu. Un structurant sans signifié.

    Mais ce vide peut s’accumuler mortifèrement comme un trésor , jusqu’à ce qu’un projet vienne le féconder.

    Le projet voilà ce qui fait ‘naître’ la monnaie, en fait.

  34. Oppossùm dit :
    29 juin 2009 à 19:00

    @ Didier
    Nous n’acceptons pas vos excuses car vous n’avez pas à les présenter.

    Mais à mon avis vous compliquez les choses. Voilà comme je vois les choses (Soeur Anne J. me corrigera)

    Si vous adossez un billet/lettre de change à une conversion en or, vous ne faites que rajouter une sorte de garantie , de gage : vous l’aider à mieux circuler , à être accepté puisqu’en cas de coup dur ou circonstance exceptionnelle , on vous garantit une conversion dans une marchandise qui devrait vous permettre de conserver votre valeur.

    Vous avez donc là une monnaie pleine.
    Ou plutôt quasi pleine car la pleine est la pièce d’or : à la limite elle contient en elle même sa propre « épargne » !

    Bien entendu une monnaie assise sur du blé demande plus de confiance car son gage est plus aléatoire.

    Mais ce gage n’a rien à voir avec le concept fondamental de monnaie : droit à prendre à condition soit qu’on ait déjà donné (par un ‘travail ‘ déjà fait) , soit que l’on rende ensuite (par un ‘travail’ à faire) …

    La monnaie n’est pas une marchandise nativement !
    (La question qu’elle puisse, ensuite être considérée comme une marchandise générant de la valeur et achetée comme telle dans les jeux spéculatifs , est une autre question , à un niveau ‘méta’)

    La monnaie est un système où l’on peut « prendre » avant d’avoir « donné » …. ou « donner » après avoir « pris » …
    Avant/ Après : la monnaie est donc lié au temps.
    Le « donné » et le « pris » devrait s’équilibrer.

    Mais la monnaie , en éclatant le troc à la fois dans ses termes (2 personnes précises), dans le temps, et dans l’espace, brise l’unité du Tout ou plutôt le menace perpétuellement.

    Bon je me suis laissé aller, encore une fois ! Désolé.

  35. Oppossùm dit :
    29 juin 2009 à 19:07

    Allons plus loin :

    L’épargne est une illusion, de la monnaie morte. S’il n’y avait l’intérêt, personne ne prendrait le risque de prêter.
    Et la création monétaire serait bien du ex-nihilo sans aucun doute.

    Un des intérêts de l’acte de prêt est toutefois d’équilibrer les choses : celui qui prête renonce à consommer , donc à prendre biens et services , qui seront ainsi consommés par l’emprunteur … : douce harmonie dans la production et le vivre ensemble.

    Bref l’épargne existe à peine … et est une illusion utile uniquement dans ses conséquences involontaires !

  36. Auguste dit :

    29 juin 2009 à 19:08

    Definition « Banque L&D » = Banque de type Loans & DepositsWithAccruedEarnings »

    Les CREDITS à l’ACTIF — inventés ou acceptés par les banques_L&D
    CREENT EX-NIHILO à la fois

    (1°) les masses monétaires nouvelles qui constituent le compte d’exploitation périodique de la banque diminué du Résultat Net
    (Prélever le chiffre « Revenus » sur le Tableau intitulé Compte d’Exploitation et retrancher « Résultat Net » )
    ET
    (2°) les masses monétaires (gains) qui viennent augmenter les fonds propres de la banque,
    après avoir été diminués par les dividendes versés aux actionnaires de la banque
    ET
    (3°) les dividendes versés aux actionnaires de la banque
    ET
    (4°) les provisions réglémentées (provisions pour risques, etc.) au Passif du Bilan
    ET
    (5°) les masses monétaires qui viennent rémunérer chacune des Sources-de-Fonds du Passif,
    notamment
    (a) créanciers offshore (Façade Nord),
    (b) déposants-créanciers non résidents,
    (c) Etats et Fonds souverains,
    (d) banques créancières (Façade Sud),
    (e) déposants-créanciers domestiques de toutes tailles et de toutes natures non bancaires avec flux monetaires transfrontières : transnationales, PME avec affaires transfrontières, particuliers voyageurs, particuliers versant une part de revenus à de la famille à l’étranger, % associations, …)
    (f) déposants-créanciers domestiques de toutes tailles et de toutes natures non bancaires non citées en (e) : PME pratiquement sans flux monétaire avec l’étranger, artisans, professions libérales opérant uniquement intra-frontière, particuliers non voyageurs, %associations, …)

  37. Anne.J dit :
    29 juin 2009 à 19:33

    @LeClownBlanc

    à Nadine [13:02]
    C’est le X% ou le 1% prélevé par le banquier (la rémunération de son métier, le “”taux d’intérêt” » ou la “marge commerciale avant charges d’exploitation”) qui sert à payer (a) le personnel de la banque, (b) les ordinateurs, (c) la location et l’entretien des locaux de la banque, (e) la formation du personnel, (f) les avantages du personnel, (g) des congés dans des châlets de vacances de la banque, (h) la gentillesse des syndicats, (i) les primes de fin d’année, (j) les primes de sous-sol, (k) les primes de chaussures, (l) les gestes sociaux “Responsabilité Sociale d’Entreprise” (RSE), etc.

    Ne peuvent-ils pas facturer des honoraires, comme toute profession libérale ? ;)

  38. Dissonance dit :
    29 juin 2009 à 19:42

    @ClownInc:

    Puis-je me permettre de ne pas tenir compte du flot de données inutiles dont est parsemé le cas que vous me proposez? Ce que j’en retiendrais alors, c’est que dans votre narration je suis tour à tour le fils du boulanger puis le banquier… Au final dois-je en conclure que je me prête de l’argent à moi-même? :-)

    Blague à part, si j’ai bien compris, le risque n’existe tout simplement pas dans votre exemple, et pourtant le banquier va s’enrichir, notamment sur ce prétexte. Soit.

    Par ailleurs, la réalité de l’argent en scène dans l’histoire se matérialise dans « l’investissement ». Autrement dit, dans le « service » que le banquier offre au fils du boulanger, lequel ne pourrait pas sans cela acheter la boulangerie n°2 au prix demandé.

    Cependant, si je poursuis ce raisonnement, nous en arrivons à tout autre chose (évoqué dans un autre billet): Si l’idée même du prêt n’existait pas, le prix de la boulangerie ne tomberait-il pas fort opportunément à hauteur de 30% de sa valeur actuelle? (Ou, pourquoi pas, à 40% si un concurrent mieux doté se portait acquéreur?)

  39. Auguste dit :
    29 juin 2009 à 19:49

    à Anne J. [19:33]
    Nous pourrions appeler ce X% ou 1% Honoraires sans difficulté.
    A ce stade, la loi confère à ce mot un sens plus restreint.
    Les mots fourre-tout étant inexploitables,
    le mieux serait d’inventer un autre mot.
    N’hésitez pas ! proposez !

    NE PAS CONFONDRE cette « rémunération de creditoprestation » avec les taux-de-base-bancaires qui se trouvent inclus ( »noyés », amalgamés) dans le « taux d’intérêt global » présenté à l’emprunter. On peut discuter sans fin sur les détails. Mais pour l’essentiel le TBB ne correspond à aucune forme réelle de service. Ce n’est pas seulement une « ponction-arnaque ». Par ses fluctuations manoeuvrées, de multiples attaques innommables (prises à la gorge, etc.) sont rendues possibles aux créanciers et renards de tous poils.

  40. LeClownBlanc dit :
    29 juin 2009 à 19:51

    à Disonnance
    J’ai peut être commis une erreur d’écriture mais vous êtes le jeune boulanger de 40-45 ans du début à la fin.
    Je veux bien être le banquier si vous voulez. Faut-il que je me relise ?

  41. Auguste dit :
    29 juin 2009 à 19:55

    à Dissonance [19:42]
    Votre dernier paragraphe
    Le besoin du prêt est incontournable. Vous, le nouveau boulanger de 40-45 ans à Pain-sur-Fleuve, vous n’avez pas la liquidité pour acheter la totalité de la boulangerie n°2, mais seulement 30%. EhEh !!!! Son propriétaire, partant en retraite, veut (et on le comprend … après avoir bossé toute sa vie) 100% pour le prix de sa boulangerie pas 30% !

  42. Allfeel dit :
    29 juin 2009 à 19:58

    @tous
    Ne pensez vous pas que la concentration des capitaux est indispensable a l’équiibre du dollar? Et ainsi au reste d l’économie mondiale? Si ces capitaux retournaient dans l’économie n’aurions nous pas la plus forte inflation de tous les temps?

  43. nadine dit :
    29 juin 2009 à 20:06

    @LeClownBlanc

    Bonsoir,

    Vous écrivez:
    « à Nadine [13:02]
    C’est le X% ou le 1% prélevé par le banquier (la rémunération de son métier, le “”taux d’intérêt”” ou la “marge commerciale avant charges d’exploitation”) qui sert à payer (a) le personnel de la banque, (b) les ordinateurs, (c) la location et l’entretien des locaux de la banque, (e) la formation du personnel, (f) les avantages du personnel, (g) des congés dans des châlets de vacances de la banque, (h) la gentillesse des syndicats, (i) les primes de fin d’année, (j) les primes de sous-sol, (k) les primes de chaussures, (l) les gestes sociaux “Responsabilité Sociale d’Entreprise” (RSE), etc. »

    Et alors c’est quoi le problème, vous les payez avec quoi les salariés ou la mamie qui a vendu son immeuble à la banque…pas avec de la monnaie centrale!

  44. Didier dit :
    29 juin 2009 à 20:33

    Oppossum.

    Merci de m’avoir répondu. Je refuse vos excuses. Vous n’avez pas à les présenter.

    Pour la monnaie, je suis un peu largué. Je pense que la relation allant de l’or (par exemple) à un billet n’est pas la même que celle allant d’un billet à un autre produit. Je pense aussi avoir mal compris ce qu’est une monnaie.

    Si je la considère comme un « droit à prendre », alors la monnaie est mon billet qui me donne le droit de prendre l’or déposé à la banque ou le blé dans le silo. Cela pose très vite des difficultés énormes. Comment nous mettre d’accord sur le blé ou sur l’or ? Comment savoir si j’ai vraiment de l’or ? Comment savoir si j’ai vraiment du blé ? Comment et pourquoi accepter le billet sur du blé ? Etc…

    Ces billets m’apparaissent ici comme des « droits à prendre » de l’or ou du blé ou autre chose. Si j’ai compris Schumpeter, toute marchandise est utilisable comme monnaie et que c’est même la marchandise qui est l’élément ultime pour définir la monnaie. Chaque opération financière devient un jeu à au moins trois parties. Il y a, par exemple, l’or, puis le billet représentant la quantité d’or et la marchandise convoitée. Il faut convertir la marchandise en une quantité d’or. Il faut arriver à un accord. Il faut aussi être d’accords sur la valeur du billet. Ensuite, il faut arriver à échanger des billets pour l’opération banale de rendre la monnaie. Si le blé et l’or peuvent servir de monnaie, il faudra une table de conversion entre les deux marchandises. Il faudra aussi répondre aux questions précédentes pour l’or et le blé. Même à ce niveau, il peut y avoir blocage. C’est compliqué.

    Je l’admets. Mais je crois que la notion de monnaie et celle de valeur sont beaucoup plus complexes qu’il n’y parait. Je crois que c’est une incompréhension de ces notions qui permettent les dérèglements de l’économie actuels. Je crois que cette incompréhension fonde la croyance que les crises sont inévitables. Je crois que cette incompréhension permet les bulles spéculatives. Je crois que cette incompréhension permet les délires de la titrisation. C’est compliqué, a été rendu encore plus compliqué par l’industrie financière, et doit être éclairci sans quoi ces gens recommenceront sans la moindre gêne.

    Je pense qu’ils y travaillent très dur.

  45. Auguste dit :
    29 juin 2009 à 20:36

    à Oppossum [109:07]
    Vous dites


    celui qui prête renonce à consommer , donc à prendre biens et services , qui seront ainsi consommés par l’emprunteur … : douce harmonie dans la production et le vivre ensemble.

    Nenni-Nenni !
    ClownBlanc est le banquier du boulanger quadra, Dissonnance.
    ClownBlanc renonce nullement à consommer.
    Je le connais.
    Avec la marge il ne va pas aller se choisir 2 ou 3 oreillers
    parmi les ex-maîtresses d’Aristote O, Joe K. , etc.
    Il a 40, 44 ou 400 tableaux 192×192 à peindre
    cf. 20 juin dernier

  46. Didier dit :
    29 juin 2009 à 20:37

    Une conséquence de mon point de vue est que la monnaie résulte d’un accord entre les membres d’une société sur ce qu’est la monnaie et sur sa valeur. La monnaie cesse d’être neutre politiquement. Elle se met à exiger l’énoncé de cet accord. Elle se met à exiger une constitution.

    Paul Jorion se bat pour introduire une constitution qui va dans cette direction. Je découvre que cette idée est beaucoup plus sensée que ce que je croyais.

  47. nadine dit :
    29 juin 2009 à 20:44

    @LeClownBlanc

    Vous me faites penser que je voulais vous poser une question. J’ai la réponse mais n’en suis pas sûre, j’ai besoin d’une confirmation, peut être pourrez vous me répondre ou quelqu’un d’autre.

    Lorsque qu’un client vient d’ouvrir un compte ( qui est vide) et dépose un chèque qui provient de la même banque. Au passif on a le compte du client avec le montant du chèque mais à l’actif qu’est-ce qu’il y a?

  48. LeClownBlanc dit :
    29 juin 2009 à 20:51

    à Nadine [20:06]
    Vous dites

    Et alors c’est quoi le problème, vous les payez avec quoi les salariés ou la mamie qui a vendu son immeuble à la banque…pas avec de la monnaie centrale!

    Je ne comprends pas :
    – (1) « Et c’est quoi le problème’ »
    – (2) « Vous les payez avec quoi les salariés » (avec le X% ou 1%. Ne l’ai-je pas dit ? Non ? )
    — (3) « Vous la payez avec quoi la mamie qui a vendu son immeuble à la banque »
    pour héberger le personnel de la banque ? c’est bien cela ?
    La banque n’a que l’embarras du choix.
    L’immeuble va figurer à l’ACTIF en « Immobilisations » amortissables sur je ne sais plus combien d’années (cf. un expert-comptable) : sans doute environ 30 ans. S’agit d’immobilisations, la « contrepartie philosophique » au Passif est assez naturellement le capital nominal ou les « accrued earnings » qui se trouvent composer les fonds propres.
    Au cas où la banque manquerait de liquidité elle peut s’adresser à n’importe qu’elle autre banque ployant sous les liquidités et ayant besoin de les placer pour se faire une marge additionnelle. L’immeuble peut servir de garantie au prêt ou bien d’autres « assets » (actifs) se trouvant ailleurs ou un petit montage juridico-financier ad hoc.
    Un spécialiste en prêt bancaire immobilier, faisant cela toute l’année, vous répondrait mieux que moi.
    Quant à l’existence d’une banque centrale c’est pour lui absolument sans aucune importance.
    Elle pourrait ne pas exister.

  49. Dissonance dit :
    29 juin 2009 à 20:58

    @ClownBlanc

    Que nenni que nenni, ma remarque était tout au plus une taquinerie sans méchanceté ;-)

    @Auguste

    Il se trouve qu’en réalité je connais à quelques menus détails près la situation du boulanger qui part à la retraite:

    Dans ma situation actuelle, il me semble que j’aurais beau exiger un prix déterminé (par le marché, via mon notaire) pour le bien que je souhaite vendre, si personne n’est en mesure de (ou ne souhaite) se porter acquéreur, je serai bien obligé de revoir mes prétentions à la baisse, à moins de laisser mon bien à l’abandon. Ce cas, dans la commune où je vis, comme dans pas mal de campagnes, est loin d’être isolé. Les ruines y fleurissent sans trop de problème.

    Il se trouve même que, dans le cadre de la désertification des zones rurales que j’observe « in vivo » depuis ma naissance, certaines communes ne disposent simplement plus de boulangerie. Ou de quelque autre commerce que ce soit.

    L’auteur du billet auquel je faisais référence parlait de nécessité. Celle que je connais est l’inverse de celle que connaissent les japonais, semble-t-il…

  50. Crapaud Rouge dit :
    29 juin 2009 à 21:25

    le bien de consommation est une marchandise, et s’il constitue le moyen de paiement « ultime », alors la catégorie de la « monnaie » devient surpeuplée d’une manière très inconfortable.

    Il arrive, autour d’une table de jeu, que des participants engagent des objets en guise de paiement. Finalement, il me semble que la question fondamentale n’est pas tant de savoir si une reconnaissance de dette peut être, ou non, de la monnaie, mais de définir des critères objectifs pour distinguer précisément les catégories utiles. Partant de là, le problème n’est plus de « démontrer » ceci ou cela, mais d’appliquer les critères sur les observations.

  51. johannes finckh dit :
    29 juin 2009 à 21:41

    @oppossum:
    je sens que vous vacillez! Tant mieux, il était temps!
    Je ne vous réponds pas à tout ce que que vous écriviez, mais la question quant à l’épargne et l’illusion!
    Car cela me permet d’avancer un autre pion dans la révision complète de la doctrine économique et monétaire qui se présente à moi. Rien que cela.
    Vous vous posez la question si l’épargne est une illusion!
    En fait, l’épargne individuelle est bien un réalité tangible: J’ai tant à la banque!
    Par contre, il en va, à mon sens, autrement de l’épargne globale!
    Car si on n’oublie jamais que la somme de toute l’épargne, élevée, est exactement du même montant que la dette des autres, il en résulte que la somme des duex est toujours nulle!
    S’il est vrai que le travail des hommes accumule indiscutablement des richesses tangibles de toute sorte, cela ne veut pas dire que cela s’exprime en quoi que ce soit en « taux d’épargne! »
    Car, comme je l’ai souvent répété, les sommes épargnées, en tant que placements auprès des emprunteurs, sont des biens, services et équipements financés et toujours présents.

    Autrement dit, la consommation n’augmente ni ne diminue en rien du fait d’un taux d’épargne plus ou moins élevé dans un espace économique donné, sauf pour la part liée aux exportations et aux importations:
    En cas de déficit important comme dans le cas des USA, il est évident que d’autres, le chinois notamment, épargnent pendant que les américains s’endettent.
    L’épargne est aussi toujours un événement présent, et toutes considérations d’une « anticipation de l’avenir » n’ont qu’un sens individuel et absolument pas macroéconomique.
    Donc, dire que le « peuple doit consommer plus et épargner moins » n’a aucun sens!

    Il en va autrement pour la fraction de la monnaie retirée de la circulation via des thésaurisations! Dans ce cas, le rayon de la monnaie circulante se réduit et la récession ainsi qu’une décroissance avec déflation peuvent survenir.

    Apprendre à distinguer épargne et thésaurisation est alors un autre point sensible de la révision théorique qu’il faut absolument faire!

  52. Florence dit :
    29 juin 2009 à 21:49

    Bonjour,

    C’est intéressant cette discussion autour de la structure du bilan d’une banque.
    Etant novice en cette matière, je me pose une question et un problème de logique et j’aimerais bien que vous m’aidiez à dissiper un peu la brume qui stagne dans mon esprit.

    Interrogation n°1 :
    Si on considère grossièrement que le passif d’une banque, c’est l’argent déposé par ses clients (ainsi que les dettes de la banque mais je ne voudrais pas trop compliquer mon propos), que représente le chiffre en actif ? Auguste parle de « masses monétaires nouvelles qui constituent le compte d’exploitation périodique de la banque diminué du Résultat Net » ce qui est assez flou

    Interrogation n°2 :
    A priori, j’aurais dit les crédits accordés (il me semble que c’est la fonction première d’une banque), mais dans ce cas, comment une banque équilibre-t-elle son bilan (à l’école j’ai appris que passif = actif) avec la multiplication des petits pains permise par le ratio Bâle 2 ?

    Je me sens vraiment idiote de poser cette question, mais plus je regarde cette histoire de bilan bancaire, plus j’ai du mal à en comprendre la logique.

    Interrogation n°3 :
    Si je veux rester logique alors je dis qu’elle ne porte à son actif que les intérêts qu’elle attend de ces prêts. Pourtant ce n’est pas cet intitulé employé dans le bilan de HSBC France, par exemple (ils disent bien Prêts et créances sur la clientèle)

    Cliquer pour accéder à HSBC_France_Actu_Document_Reference_30juin08_FR.pdf

    Désolée de poser une question aussi bête. Merci d’avance

  53. logique dit :
    29 juin 2009 à 21:50

    @nadine,

    considére chaque compte comme une entité, un client peut avoir plusieur compte. c’est moins d’un coté et plus de l’utre, la somme entant zero c ‘est équilibré parce qu’il n’y a eu que déplacement d’un endroit vers un autre. Une écriture aux passif du compte débiter et un crédit sur le nouveau compte. Entre les deux opérations il peut se passé plus ou moins de temps :) ))))

    @didier,

    Franchement bravo, pour les posts, surtout si tu n’est pas économiste. Je ne le suis pas non plus a vrai dire. Mais aprés plus années d’interet a cette matière ont arrive quand même a pouvoir en exraire les principales interrogations.
    Vraiment pas pas mal ta manière d’analyser le sujet. C’est a la fois simple, mais avec tellement d’interrogations que l’ont se rends compte que tout cela est complexe.

    M’enfin je te rassure certains doivent bien savoir comment tout cela fonctionne, est je pense que même eux doivent commencé a s’inquiété. Mais pour la constitution, perso, cela servirait a quoi de rajouter une nouvelle constitution qui comme beaucoup d’autre, n’est aucun pouvoir lui permettant d’être appliqué, a la lettre. Donc une de plus un de moins cela ne changera pas vraiment grand chose. Par contre, si ont veux espérer changer un peut le fonctionnement irresponsable de la machine financière. Je pense plutot qu’ils faille opter pour la punition pur et simple afin que les désordres cessent. M’enfin c’est la solution la plus sage pour espérer un retour de la confiance. Mais je pense que même tout ces abruti qui nous ont emmené la ou nous en sommes, vont peut être prendre conscience de leur inconpréhension. Car un système capitaliste est, est doit rester un système dont le but est de construire les outils necessaire a notre devellopement et non pas a notre autodestruction.

    M’enfin, j’avoue qu’aprés le résumé, que tu nous a fait Didier. Je me suis senti un peut a la bourre :) ))))))

  54. johannes finckh dit :
    29 juin 2009 à 22:21

    @anne.J: je vais me mêler à ce dialogue!

    @Le naïf
    « Ceci étant dit, est-ce vraiment le problème actuel de savoir si les crédits font ou ne font pas les dépôts »
    annej:
    « Si les banques commerciales peuvent “faire crédit” c’est à dire “monétiser” des actifs , ou, si vous voulez, créer la monnaie scripturale lors de la demande d’emprunt (octroi de crédits) sans devoir les financer en empruntant elles mêmes une épargne préalable (ce qui est l’avis généralement admis par tous, sauf quelques irréductibles sur ce seul blog), alors les crédits “font” les dépôts : c’est le crédit initial qui permet son expression sur un compte bancaire quelconque (qui, par le jeu des transferts des ventes ou des salaires aboutira sur “votre” compte). »

    JF: c’est l’avis des économistes qui répètent ce que l’on leur dit pour avoir de bonnes notes! Cela n’est absolument pas l’avis de banquiers qui doivent se soucier du refinancement des crédits accordés à tout moment! Autrement dit, les banques doivent récupérer ce qu’elles prêtent instantanément. Un avoir est toujours inscrit sur un seul compte à la fois! Et quand il se déplace sur un autre compte, le premier compte n’a plus cet avoir! Il est arithmetiquement impossible, ici, de « créer » quoi que ce soit!
    La « monétisation » des actifs, je l’ai souvent répété, cela n’a aucun sens, car il s’agit de réalisations, autrement dit de vente ou de mises en gage d’actifs en échange de monnaie.

    anne.j:
    « TOUTE la monnaie publique scripturale dans ce cas est émise par les banques commerciales »
    jf: oui, mais pourquoi ex nihilo?

    annej:
    « Si les banques ne pouvaient que jouer le rôle des établissements financiers (qui ne peuvent prêter que de la monnaie existante), alors les dépôts “feraient” (permettraient) les crédits et ce n’est que l’épargne qui serait re-prêtée. »
    jf: c’est bien ce qui se passe! Tout ce qui est épargné en banque par les uns est disponible pour les emprunteurs qui achètent des biens et services que les épargnants n’utilisent pas eux-mêmes, vendent même! Où est le problème d’admettre cela quand on sait quels montants extravagants ont été atteints par les plus riches épargnants!

    annej:
    « Ce sont deux points de vue différents, lourds de conséquences dans la compréhension des bulles de crédit actuels (les banques ont émis de la monnaie de crédit en monétisant des “actifs pourris”)… »
    jf: la dite « monétisation » comme vous écrivez est un dépôts de titres valant zéro (ou à peu près zéro) en échange de sommes importantes de monnaie centrale créditée sur le compte des banques américaines à la Fed notamment. or, comme nous le savons, ces sommes ne sont absolument pas utilisées pour accorder des prêts nouveaux, mais ellesrestent essentiellement gélées à la Fed! En clair, la masse monétaire réellement circulante n’ guère augmentée et sa vitesse de circulation a sensiblement ralenti! D’ailleurs, la déflation de prix des actifs menace toujours de ce fait.
    Quant à la bulle du crédit, les gouvernement tentent désespérément prendre sur eux l’essentiel de la dette en espérant relancer l’économie, mais cela ne marche pas, car les gouvernements eux-mêmes ont atteint la limite de leurs solvabilité. Les prêteurs sont donc hésitants.

    jf

  55. logique dit :
    29 juin 2009 à 23:00

    @johannes finckh,

    Je pense que vous faites exprés d’évoquer que des arguments qui vont dans votre sens, la non création de monnaie. Que se passerait il dans un système économique ou il y a plus de bien produits due d’argent disponible pour achater ces produits. Beaucoup de fabriquant serait ammener a changer d’endroit ou a baisser les prix. Par contre si vous faites du crédits vous donner la possibilité de consommer toutes la productions, voire de faire monter les prix. Le problème est que l’argent qu’as reçus le vendeur de maison, il ne va pas attendre que l’acheteur est remboursé le crédit pour l’utiliser. Il va l’utiliser bien avant que cette argent soit réellement en possession du banquier qui a fait la prêt. Dans certain cas c’est trés pratique pour tout le monde dans d’autres, c’est adire si cette argent va servir a faire monter le prix de actifs en essayant de les maintenir a un prix élevé, le spéculation en quelques sorte.

    M’enfin, dire qu’il n’y a pas création, devient de la mauvaise fois a se niveau de la conversation. Est sans pour autant a devoir parler des ratios. M’enfin chacun a c’est interets a croire ou faire croire :) )))))

  56. johannes finckh dit :
    29 juin 2009 à 23:06

    merci à antoine de m’interroger: antoine dit : 29 juin 2009 à 17:48

    @ J.F:
    “Or, pour faire du “sur place” tout en bougeant, c’est bien d’un mouvement circulaire qu’il s’agit et qui fait que la monnaie “revient” aussi en générant des “revenus”!”
    antoine remarque ceci:
    « Mouais…
    je ne vois pas de connexion logique évidente entre ces deux assertions. Il pourrait s’agir de tout autre chose…
    et puis “mouvement circulaire” est trop vague vous ne trouvez pas (je sais bien qu’il ne s’agit que d’une analogie pour “circuit fermé” ou “boucle” mais il y en a tellement de sorte dotés de propriétés différentes!)? »
    jf précise:
    Je croyais avoir été clair, mais il faut croire que non! Le « sur place » est en lien avec le fait que la monnaie reste, en principe, toujours « sur la place du marché » pour constituer la demande susceptible d’opérer les transactions! En ce sens, la monnaie est toujours présente sur le march, à la différence des biens et services qui ne font qu’aller du vendeur à l’acheteur (consommateur final). Les marchandises, pour simplifier, ne font donc pas du sur place et disparaissent pour laisser place aux marcandises nouvelles. Ce mouvement est « linéaire » et se différencie du mouvement « circulaire » ou « en boucle » comme vous écrivez!

    antoine me pose cette question surprenante, mais pourquoi pas!:
    « vous êtes sûr que vous ne confondez pas monnaie et reconnaissance de dette (crédit)? »
    Je ne vois pas le lien avec ce qui précède ici, mais il me semble que je distingue toujours le plus radicalement possible « monnaie » et « crédit »!
    En effet, en disant que la monnaie qui achète effectivement est celle qui « revient » sous forme de « revenu », il est clair que celui qui prête à sa banque en épargnant rend ces fonds disponibles aux emprunteurs qui achètent maintenant ce que l’épargnant n’achète pas maintenant. Je dis qu’à tout moment tout le revenu, dans la mesure où il reste dans la « boucle », achète.
    Il y a cependant une fraction qui peut quitter cette boucle, ce sont les liquidités retirés du circuit de la consommation ou du crédit et qui sont donc thésaurisées. La thésaurisation que je distingue totalement de l’épargne en banque, agit vers une diminution de la boucle de la monnaie circulante: Elle a pour effet de laisser une partie des marchandises invendues.

    antoine pose encore une question:
    « En fait parfois je me demande si votre méta-compréhension du système s’accorde bien avec les implications politiques du système gesellien: quel lien faites vous entre monnaie et fonction d’échange? »
    jf répond:
    La monnaie, surtout la monnaie anticrise gesellienne (fondante) est une monnaie qui ne conserve que la fonction déchange, elle neutralise, de par sa construction interne, la fonction de valeur refuge qui est attachée à notre monnaie actuelle. Cela me semble essentiel, car les blocages du sytème capitaliste atuel sont toujours la conséquence de cette monnaie qui peut ainsi quitter la boucle! Est-ce plus clair?

    antoine @ tous:
    « Je me pose la question suivante: ou bien la monnaie n’est “rien” à proprement parler, ou bien c’est quelque chose.
    Si elle remplit juste une fonction d’échange, alors sur le plan ontologique elle “n’est” rien d’autre qu’un “creux” ou un “vide” (représentation de flux). Si elle est thésaurisable, alors elle est quelque chose, un “amas” (flux de capitaux).
    Je me demande dans quelle mesure les explications retenues sont ou ne sont pas tributaires de ce genre de représentations (ça fait vaguement penser à “modeles corpusculaire” / “modele ondulatoire” de la lumière: je dis vaguement parce que le problème est tout autre et qu’il ne s’agit surtout pas de plaquer les solutions ou esquisses de solutions retenues par la physique sur le problème qui nous occupe).
    jf:
    je suis assez d’accord avec vos interrogations!
    La monnaie échangeante « pure » (modèle gesellien) n’est cependant pas « rien »! Elle incarne toujours son pouvoir d’achat!
    Sous forme d’épargne en banque, la monnaie anticrise reste cependant tout à fait capable de représenter, pour l’épargnant, un pouvoir d’achat accru et différé. Je rappelle que l’épargne implique toujours autant de dettes d’autres qui, eux, achètent ce que l’épargnant n’achète pas matenant, mais seulement en récupérant son épargne à terme pour consommer à son tour. Son avantage est de ne plus exercer une pression sur le volume des transactions ou les prix, car sa vitesse de circulation est stable. Quant à sa masse « fondante », vous n’ignorez pas que Gesell prévoit la reconstitution en continu de cette masse par une émission de monnaie au fur et à mesure qu’elle « fond » (de l’ordre de 5% annuels), tout en tenant compte des rapports de prix maintenus stables (ni inflation ni déflation) en jouant également sur la seule masse dès que la vitesse de circulation est toujours la même.

    La monnaie thésaurisable devient, comme vous le remarquez, parfois trésor ou « amas », mais cela est une façon de quitter plus ou moins temporairement la boucle et de retentir alors fortement sur le volume des transactions et les prix.
    Et, dans le système monétaire actuel, les moyens de la banque centrale pour corriger cet inconvénient sont assez aléatoires, car la vitesse de circulation est trop instable (à cause des « amas »!), et les résultats qu’elle obtient (parfois bons!) sont médiocres!

  57. jacques dit :
    29 juin 2009 à 23:09

    Peut-on dire que pour Schumpeter, tout ce qui a un prix et peut s’échanger est monnaie.Et que la monnaie devient un moyen d’exprimer des rapports d’échange ?

  58. nadine dit :
    29 juin 2009 à 23:14

    @LeClownBlanc
    La fatigue sans doute, j’ai répondu vite et bêtement excusez-moi.
    Avez-vous une réponse pour mon commentaire de 20:44?

    @Logique
    Merci pour votre réponse.

  59. LeClownBlanc dit :
    29 juin 2009 à 23:24

    à Florence [21:49]
    C’est bien joué, Florence ! … concret ! parfait !
    … sur l’exemple concret HSBC France 2007 [Page 8]

    Bien plus facile sur un exemple d’apporter la preuve de son propos.
    Reprenons la contribution-observation faite à 19:08
    Definition “Banque L&D” = Banque de type Loans & DepositsWithAccruedEarnings”

    Les CREDITS à l’ACTIF — inventés ou acceptés par les banques_L&D
    CREENT EX-NIHILO, en amont, les commissions et intérêts sur ces crédits

    Comptablement, ces « produits financiers » (revenus) contribuent à créer les masses monétaires nouvelles
    qui constituent la marge brute (ou produit net) du compte d’exploitation de la banque augmentée de la dotation aux amortissements.
    [Cash flow : Prélever le chiffre “Revenus” sur le Tableau intitulé Compte d’Exploitation et Ajouter Dotation aux amortissements]
    6890 mio € , la soustraction de 6923 mio € plus 45 – moins 79 ( dotations 64+15) + 1
    [Nota: le chiffre 6923 est obtenu en faisant le sigma des produits perçus en exerçant le métier de prêteur et de bricoleur en instruments financiers
    [ 6923 mio est le Σ (sigma) de 3658 mio Intérêts et produits assimilés) + 1319 (commissions-produits)
    + 1339 (Gains sur opérations des portefeuilles de transaction) moins 5 (les ratés sur les instruments financiers sous option juste valeur)
    + 538 (Résultat net de cession des investissements financiers) + 12 (dividendes reçus) + 62 (autres produits d’exploitation)

    Ce cash flow de la banque, issus des crédits mis en place à diverses dates antérieures A CREE EX-NIHILO 6890 mio €.
    A supposer qu’il n’y ait aucun nouveau crédit signé, une partie (+ ou – importante) des crédits en vigueur va continuer à créer ex-nihilo sur plusieurs exercices.

    7 milliards € ~~~ Cette somme de 7 milliards € se répartit ainsi :
    119 + 1908 + 975 (250+725) + 52 + 3834 + 2

    (1°) les IMPOTS (119 mio €) et …

    Celles-ci ont servi à couvrir
    (1°) les IMPOTS (119 mio €) et les Charges d’exploitation (hors amortissements) :
    1908 mio €
    [ Σ 1987 = Frais de personnel : 1201 mio – Frais généraux et administratifs : 707 mio € ]
    ET
    (2°) les masses monétaires (Gains) venant augmenter les fonds propres de la banque,
    après avoir été diminués par les dividendes versés aux actionnaires de la banque
    [ 975 mio moins 725 mio de dividendes (75 698 434 multiplié par 9,58) soit 250 mio € ]
    ET
    (3°) les dividendes versés aux actionnaires de la banque : 725 mio €
    ET
    (4°) les provisions réglémentées (provisions pour risques de crédit 52 mio € – etc.) au Passif du Bilan
    ET
    (5°) les masses monétaires rémunérant chacune des Sources-de-Fonds du Passif HorsFondsPropres,
    Au total 3834 mio € [ 3479 (intérêts et charges assimilées) + 355 (commissions-charges) ]
    à destination de :
    (a) créanciers offshore (Façade Nord),
    (b) déposants-créanciers non résidents,
    (c) Etats et Fonds souverains,
    (d) banques créancières (Façade Sud),
    (e) déposants-créanciers domestiques de toutes tailles et de toutes natures non bancaires avec flux monetaires transfrontières : transnationales, PME avec

    affaires transfrontières, particuliers voyageurs, particuliers versant une part de revenus à de la famille à l’étranger, % associations, …)
    (f) déposants-créanciers domestiques de toutes tailles et de toutes natures non bancaires non citées en (e) : PME pratiquement sans flux monétaire avec

    l’étranger, artisans, professions libérales opérant uniquement intra-frontière, particuliers non voyageurs, %associations, …).
    [Ces Sources-de-Fonds sont sur la page 9, au Passif]

  60. johannes finckh dit :
    29 juin 2009 à 23:44

    à logique: je vous réponds sur le champ! logique dit : 29 juin 2009 à 23:00 @johannes finckh,

    « Je pense que vous faites exprés de n’évoquer que des arguments qui vont dans votre sens, la non création de monnaie. Que se passerait-il dans un système économique où il y a plus de bien produits que d’argent disponible pour acheter ces produits. Beaucoup de fabricants seraient amenés à changer d’endroit ou à baisser les prix. Par contre si vous faites des crédits vous donnez la possibilité de consommer toute la production, voire de faire monter les prix. Le problème est que l’argent qu’a reçu le vendeur de maison, il ne va pas attendre que l’acheteur ait remboursé le crédit pour l’utiliser. Il va l’utiliser bien avant que cette argent soit réellement en possession du banquier qui a fait la prêt. Dans certains cas c’est trés pratique pour tout le monde, dans d’autres, c’est-à-dire si cet argent va servir à faire monter le prix de actifs en essayant de les maintenir à un prix élevé, le spéculation en quelques sorte. »

    jf répond: Vous avez bien raison d’écoquer ici le rôle joué par le banquier! En fait, le vendeur de la maison est rapidement entièrement payé encédant la maison, ela va de soi! Et il peut parfaitement disposer de tout ce qu’il a reçu bien avant la fin du remboursement de la dette de l’acheteur, c’est évident!
    Mais le banquier,je le maintiens, s’est nécessairement refinancé ailleurs pour accorder ce prêt à l’acheteur qui sera son débiteur pourquelque temps. La banque, elle, est débitrice pendant ce temps tout aussi bien auprès de tous ceux qui ont fait des dépôts d’épargne chez elle. Si ces dépôts sont dans d’autres banques, la banque prêteuse doit les emprunter aux autres banques, c’est évident!
    Il me semble que la difficulté vient du fait que vous smblez croire que l’argent prêté pourrait résulter d’une augmentation des disponibilités de la banque ex nihilo! Je sais que cela est une croyance répandue à l’université! Mais je vous mets au défi de me citer un seul banquier capable de faire cela! Je vous dis non, trois fois non!
    Même pour des mongtants beaucoup plus modestes, un crédit à la consommation par exemple, la banque se refinance TOUJOURS le jour même via les compensations entre banques! Et la banque n’accorde le crédit pour l’achat de la maison que si elle est sûre d’obtenir elle-même les fonds nécessaires!

    Dans le cas de la bulle immobilière des subprimes, il est vrai que les banques prenaient, toutes, des risques importants, elles se sont employées à titriser les actifs pour les vendre à des épargnants du monde entier qui eux, ont parfaitement refinancé toute cette bulle! Le fait que les emprunteurs se sont révélés trop souvent insolvables signifie simplement que les prêteurs n’ont pas récupéré ce qu’ils ont prêté! Ils ont donc bel et bien refinancé toute la sauce!
    Dans la mesure où une partie de ces titres, en 2007, n’ont plus trouvé preneurs, ce sont les grands réseaux bancaires eux-mêmes qui ont dû passer des provisions (enregistrer des pertes importantes!) dans leurs bilans!
    Ces banque se sont parfaitement retrouvées asséchées, justement parce qu’elles NE POUVAIENT EVIDEMMENT PAS CRER DE LA MONNAIE VIA LE CREDIT!
    Et la banque centrale les a soulagées en achetant à un prix élevé ces actifs toxiques qui ne valent rien!
    Il y a eu là, bel et bien une « création monétaire ex nihilo » faite par la SEULE réserve fédéral bank! Et, comme vous le savez, ces sommes, dûment créées, ne servent cependant guère à des crédits nouveaux, cr les plus pauvres ne sont pas devenus plus solvables pour autant!

    logique dit:
    « M’enfin, dire qu’il n’y a pas création, devient de la mauvaise foi à ce niveau de la conversation. »
    jf: je vous retourne la remarque telle qu’elle, la création montaire via le crédit bancaire défie l’arithmétique du cours élémentaire, alors, où est la mauvaise foi?
    Même si j’admets depuis toujours la « création monétaire ex nihilo », mais je la situe là où elle a lieu effectivement: à la seule banque centrale et dans une visée d’éviter des crises systémiques!

    logique dit encore:
    « Et sans pour autant à devoir parler des ratios. M’enfin chacun a ses interêts à croire ou faire croire :) ))))) »
    JF:
    Les ratios ou critères de Bâle (1 ou 2) ne s’appliquent que quand tout va bien! En cas de dépréciation importante des actifs (comme les actifs « toxiques »), la totalité des banques du monde s’est retrouvée en même temps dans l’incapacité de respecter ces ratios! En fait, ils ne servent à rien, et il reste que les banques prêtent ce que l’on leur prête par ailleurs, rien d’autre!
    jf

  61. LeClownBlanc dit :
    29 juin 2009 à 23:52

    à Nadine [20:44]
    Vous dites

    Lorsque qu’un client vient d’ouvrir un compte ( qui est vide) et dépose un chèque qui provient de la même banque. Au passif on a le compte du client avec le montant du chèque mais à l’actif qu’est-ce qu’il y a ?

    Etape 1 – Ouverture de compte à HSBC
    Je fais l’hypothèse que votre banquier vous demande un billet 20 euros pour ouvrir votre compte et vous facture 19 euros pour cette opération qui lui demande un gros effort, vous déliver un petit carnet de papier avec quelques feuillets vierges (chèques) à l’intérieur) [Je n’ai pas vérifié les conditions d’ouverture d’un compte bancaire; faisons cette hypothèse]
    Sur les livres de la banque : Actif : Entrée de 20 € en caisse – Passif : DépôtCréancière
    (sur votre relevé à vous : crédit 20 € … en une fraction de seconde il va disparaitre presque en totalité)
    La facturation de l’opération ouverture-de-compte avec remise d’un chéquier
    Sur les livres de la banque : Compte d’exploitation : un petit revenu qui ne fait pas de mal : crédit 19 €
    Au Passif : Débit du Compte de Nadine (au Passif) : 19 € (il y avait 20; maintenant il ne reste plus que 1 €).

    Avec ça Nadine ne va pas aller loin.
    La Banque attend l’arrivée d’un encaissement : un salaire, la location d’un appart que Nadine louerait à un tiers, une allocation de chômage …

    – – – – – – – – – – – – –
    Etape 2 : L’employeur de Nadine vire 1000 € au compte de Nadine à HSBC
    Sur les livres de la banque :
    A l’Actif : la CAISSE-de-la-BANQUE !!! (de la Banque !) s’élève de 1000 € — La banque fait avec cette somme ce qu’elle veut
    Au Passif : Il est inscrit que le compte DAV de Nadine augmente de 1000 €. Désormais il est inscrit 1001 €, aussi longtemps que Nadine n’utilise pas son chéquier. Si elle veut une carte-à-puce de paiement (pour essence automatique ou péage d’autoroute,…) c’est possible. Elle demande et on lui fait payer la carte. Restons avec le chéquier. Pendant 3 semaines, Nadine est en chez ses parents et n’a pas utilisé son chéquier. Pendant ce temps, les 1001 € sont exploités par la Banque pour Dieu Sait Quoi … nous ne le saurons jamais. C’est dans le grand sac de la Trésorerie Générale Consolidée.

    Trois semaines plus tard
    – – – – – – – – – – –
    Etape 3 : Nadine fait un chèque de 401€ à son garagiste
    également client de HSBC
    Le garagiste dépose le chèque à l’agence.
    Sur les livres de la banque :
    A l’Actif : Rien de changé : la banque peut toujours continuer à utiliser les 1001 € qu’elle avait acquis à l’étape 1
    (La seule différence est au Passif et ça lui est parfaitement indifférent)
    Il est retranché 401 € au compte de Nadine (il lui reste 600)
    Il est ajouté 401 € au compte du garagiste.

  62. LeClownBlanc dit :
    30 juin 2009 à 00:07

    à Florence [21:49]
    Interrogation n°1 :
    Au passif de le banque : l’argent déposé par un client est une dette de la banque assez voisine d’un emprunt auprès d’une autre banque par exemple. La différence ? Vous n’êtes pas rémunéré mais la banque oui. Simple arnaque.
    A l’Actif, la contrepartie est à la seconde de votre dépôt une entrée en Caisse … mais quelques minutes après c’est ce que la Trésorerie Générale veut en faire pour que ça lui rapporte. Ne posez pas la question à votre Agence. Les agents ne pourraient pas vous répondre; ils n’en savent rien. C’est dans le chaudron. Il peut y avoir conversion en une autre monnaie, prise de position à une échénance plus ou moins lointaine, etc.

    Interrogation n°2 :
    Je n’ai pas compris la question

    Interrogation n°3 :
    A l’actif (page 9 HSBC) — non — vous ne verrez pas apparaitre d’intérêts générés par l’argent que vous avez déposé.
    S’il y a eu prêt (par la banque) pendant 1 jour, 3 jours, 3 semaines (ou n’importe quelle durée) à un tiers, Tartempion
    (l’argent dort rarement; en général il y a une autre banque qui en a besoin, pour elle aussi gagner un peu plus, sous réserve de ne pas prêter à n’importe qui)
    ce revenu ou « produit financier » apparaitra en recette sur le compte d’exploitation de la banque (page 8 HSBC).

  63. Auguste dit :
    30 juin 2009 à 00:30

    à Paul et xxxxxxx de l’An II
    Dans vos scénarios, parmi les anatiofurtifs étatiques, pourquoi
    (1) ne supprimez-vous pas les racketteurs et spéculateurs + (…n’en disons pas plus à ce stade…) jouant de façon inqualifiable avec les taux-de-base-bancaires à niveaux variables et incontrôlés, tels que BRI, BCE, FED, Bank-of-England et autres banques centrales ?
    (2) ne stabilisez-vous pas le TBB entre banques commerciales sur les marchés domestiques ? Serait-ce àà cause des mouvements erratiques à Londres sur les marchés LIBOR ?

    En mettant de côté les turpitudes, pensez-vous trouver des personnes capables de vous démonter que les banques centrales apportent néanmoins une petite prestation de service positive présentant une certaine petite utilité,
    justifiant quelques personnes à s’en occuper ?
    Si soui, quels sont leurs arguments ? Tiendraient-ils ces arguments dans l’hypothèses de l’existence d’un étalon stable ?
    Un Petit Service ? … aucune idée
    – Pas simplement la réunion de chiffres pour informer le public ou les seuls anatiofurtifs
    (cela ne peut-il pas être fait ailleurs ? un lieu plus ouvert ? … pourquoi une « b a n q u e  » (centrale ou pas)

    – Pas la déclaration unilatérale — aux frais des contribuales — d’élever la dette à rembourser par les contribuables pour combler les pertes de tel ou tel pote au sommet d’une grande banque, homme qui saura me retourner l’ascenseur Luxembourg, Comores, Bermudes, Bahamas, Bâle, Genève, Iles Caïmans, ou ailleurs … via Clearstream ou Euroclear.

  64. Oppossùm dit :
    30 juin 2009 à 00:37

    @ Didier, en passant
    Attention en monnaie gagée sur l’or ou tout autre bien, la monnaie n’est pas un droit à prendre l’or ou le blé.
    La monnaie est l’or ou le blé lui-même. Il ne s’agit pas de prendre mais d’un droit à la transformation.

    Vous allez me dire : c’est quasi pareil !
    NON , car la monnaie est un droit général à prendre ce qui est proposé ! Vous ne pouvez exigez ce qui n’existe pas ou n’est pas en vente. Mais, en monnaie pleine vous pouvez exiger le gage.
    (Bien entendu , il se peut que l’on soit dans l’impossibilité de vous satisfaire, mais vous aurez alors le droit avec vous pour tenter de faire valoir … ce droit)

    Pour réfléchir sur la monnaie moderne , ne pensez pas au gage (mais ne l’oubliez pas , ça permet de bien sérier les choses)

    Ne mélangez pas les choses : la monnaie n’est pas une marchandise au départ.
    Lorsqu’elle le devient c’est à un autre niveau de conceptualisation.

    Les marchandises ne sont pas de la monnaie. La monnaie est ce qui permet à la marchandise d’être échangé.
    Cependant , effectivement une marchandise peut gager une monnaie mais c’est un autre phénomène.
    Et une marchandise peut devenir monnaie : en ce sens qu’on ne la désire plus pour elle même mais pour opérer d’autres échanges, comme si elle était ‘monnaie’, elle a donc plusieurs fonctions à distinguer soigneusement.

  65. Oppossùm dit :
    30 juin 2009 à 01:37

    @ FJ

    Vous écrivez
    » Un avoir est toujours inscrit sur un seul compte à la fois! Et quand il se déplace sur un autre compte, le premier compte n’a plus cet avoir! Il est arithmetiquement impossible, ici, de “créer” quoi que ce soit! »

    Bien entendu cette regle s’applique immédiatement à toutes les monnaies qui se déplacent des agents économiques, une fois que l’argent est crée.
    Mais , encore une fois, lorsque le banquier vous accorde un crédit , il ne s’est préparé qu’à le « financer » ; lorsqu’il crédite votre compte de cette somme , à cet instant précis, il n’a débité le compte de personne d’autre de particulier.
    Suivant l’usage que vous en ferez , il lui faudra , en effet, ‘utiliser ‘ des moyens de financement qu’il ignore à priori.

    Bien entendu, selon des modalités que Paul connait mieux que moi, une partie de ce qui est ‘déposé’ en monnaie dans cette banque servira à abonder transformations et fuites. L’épargne sert bien.
    Une partie de mon épargne personnelle sur DAV sert à financer votre prêt … mais je n’ai rien véritablement prêté : j’ai accepté qu’on ‘utilise’ selon ma volonté de durée.

    Et ce qui ne sortira pas de la banque est une création ex-nihilo qui n’a pas eu besoin d’avoir une assise ni théorique ni pratique d’une quelconque épargne préalable. Cette partie du prêt sera à la fois éteint et ‘financé’ par le ou les remboursements (qui peuvent d’ailleurs venir d’une autre compte interne de la banque, donc en monnaie banque , ou de monnaie fiduciaire extérieure )

    Bref, le ex-nihilo existe bel et bien : ce que je vous concède c’est qu’il ne fonctionne pas aussi magiquement et aussi simplement que les modèle pédagogiques explicatifs l’exposent.
    Et de plus l’idée d’Allais que plusieurs personnes puissent se considerer comme « pouvant utiliser » le même argent , est correcte sur une certaine épaisseur de temps et revient au même que si cet argent était effectivement à deux endroits à la fois. Cependant , au niveau macro, peut-être n’en est-il pas ainsi ?

    Autre chose : La démonstration de Schumpeter pour justifier que les crédits font les dépôts me passe un peu au dessus de la tête … avec son mélange des choses bizarres. (Paul a la charité bien méchante lorsqu’il fait semblant de vouloir le sauver!)

    Pour l’instant, face à cette façon un peu extravagante de vouloir à tout prix synthétiser un phénomène délicat en une seule formule , je me contenterait bêtement de penser qu’en système à monnaie symbolique (non gagé, non pleine) je peux ‘concevoir’ qu’initialement un crédit , un droit à prendre en attendant de rendre soit institué, donc qu’une monnaie sorte du néant . Mais il m’ est impossible d’imaginer une épargne native pré-éxistante qui financerait un crédit.

    A moins d’être dans un système où la monnaie est l’or (Don initiale de la nature ) ou le coquillage trouvé sur la plage.

  66. logique dit :
    30 juin 2009 à 01:57

    Le problème est que peut de trés peut de chose conservent de la valeur dans le temps. Se qui est prisé a un momment devient vite désuet a un autre, l’argent d’un pays peus être amenner a subir de telle situation, l’islande en est un bon example. La monnaie me semble n’avoir qu’un avantage c’est un outils de commerce. Mais lorsque que le nombres de consommateurs augmentent et que le nombres de produits necessaire a chaque consommateur augmentent. Il me semble qu’il n’y ait pas d’autre solution que d’augmenter la quantité d’argent et non pas seulement augmenter sa vitesse de circulation.

    Donc la question, qu’il faudrait peut être se poser me semblerait être la suivante. Qui participe a cette augmentation d’argent dans le circuit est comment se circuit de création monnaitare est structuré. Et surtout comment fond t’il pour gerer d’une façon dynamique ses accululation de profits, puisque certains produisent plus qu’il ne consomment.

    Mais je reconnais que les amélioration tecnologique ont permis a l’argent de se déplacer beaucoup plus vite permetant permetant ainsi de mettre a jours presque en temps réelle les comptes. Cela permet d’augmenter la rapidité des échanges donc réduire la somme en circulation a un momment t.

    Pareil lorsque les prix augmentent il faut bien fournir aux moins sufisement d’argent pour que ces produits trouve acheteur, des crédit par example. SI ont produit 100000 unité il faut fournir la possibilité a 100000 personnes de pouvoir se procurer ce biens. Je ne rentrerais pas dans les détails qui définiront qui sur les 6 Millard auront une chance d’être les heureux élus, a pouvoir s’enrichir en crédit aux périodes de bas prix et ceux qui auront la chance de bénéficier de crédit dans les périodes de prix élevé ?

  67. Oppossùm dit :
    30 juin 2009 à 02:01

    Paul écrit que Schumper aurait écrit
    « très probablement que le bien de consommation constitue le moyen de paiement au-delà duquel il est impossible d’aller. »

    J’invite Schumpeter à se resaisir.

    Le moyen de paiement ne saurait être son objet même. Lorsqu’on troque 2 objets on ne dit pas qu’on paie l’un avec l’autre et réciproquement : on échange sur la base d’une même valeur estimée et il n’y a pas de signe monétaire.

    Le bien ou service n’est pas non plus la contrepartie de la monnaie.
    Car la monnaie est  » la double l’expression » d’un bien que je vais prendre et d’un autre de valeur équivalente que j’ai déja donné ou que je vais donner.

    La contrepartie de la monnaie c’est la dette qui la supporte. Et qui seule , lorsqu’elle sera ‘rembousée’ (qu’elle soit assise sur du ex-nihilo ou une épargne préalable) , détruira la monnaie.

    Bien entendu ce concept de monnaie/dette , outre sa connotation négative qui introduit des incompréhensions, rajoute aux confusions en mélangeant cela avec la notion d’endettement des agents économiques les uns avec les autres , ce qui n’a rien à voir. (On pourrait imaginer un état ou personne n’est vraiment endettée -budget équilibré- , avec de la monnaie/dette en quantité)
    Bon allez, dodo.

  68. Paul Jorion dit :
    30 juin 2009 à 09:08

    @ Opossum

    Deux commentaires anciens

    Paul Jorion

    Les particuliers – même paraît-il certains banquiers – ont du mal à comprendre que les banques ont le pouvoir de créer de la monnaie ! Pour eux, une banque est un endroit où on dépose de l’argent en compte et c’est ce dépôt qui permettrait à la banque de consentir un crédit à un autre client. Les dépôts permettraient les crédits. Or, cette vue n’est pas conforme à la réalité, car ce sont les crédits qui font les dépôts.
    (Banque de France, 1971)

    … Il y a même certains banquiers qui ne comprennent rien à la création monétaire et celui qui a rédigé ce paragraphe appartient à ce groupe. Nous avons réfuté ces textes cent fois. Ils confondent opération financière et enregistrement comptable. En voici encore un exemple :

    L’argent est créé à partir de rien. Lorsque le banquier vous prête 1000€, il inscrit à son passif 1000 € sur votre compte courant et à son actif une créance de 1000 € sur vous. Il est libre de le faire.

    Bien sûr qu’il est libre de le faire, mais si aucun flux économique ne correspond à son inscription, elle est sans objet.

    Et ils confondent prêt (ferme) et ligne de crédit (potentiel). Je sais, ces choses ne sont pas simples, et les avoir pratiquées dans la vie quotidienne, comme le métier que vous faites – ou faisiez – vous procure un réel avantage – dont ceux qui n’ont entendu parler de ces choses-là que par les livres, sont malheureusement privés.

    En commentaire à « Eppur si muove ! », 2009/04/27 à 0:26

    Paul Jorion

    @ Etienne Chouard

    Une ligne de crédit existe même si on ne l’utilise pas, un prêt n’existe pas si on ne l’utilise pas. Cette différence est d’ailleurs une des excellentes raisons pour ne pas les appeler « monnaies » ni l’un, ni l’autre.

    Quand on travaille dans un établissement spécialisé dans le crédit et que l’on modélise ces instruments financiers pour en calculer la rentabilité sous différents scénarios de taux, on a pour une ligne de crédit, un paramètre appelé « utilisation ». Ce paramètre est absent du modèle d’un prêt.

    Autre différence – déjà mentionnée par moi – l’argent tiré d’une ligne de crédit est versé sur le compte-courant du consommateur – à charge pour lui d’en faire ce qu’il veut, alors que le montant d’un prêt accordé est versé sur le compte de la tierce personne qui reçoit l’argent emprunté (le vendeur de la maison, le vendeur de la voiture, etc.)

    En commentaire à « Eppur si muove ! », 2009/04/27 à 21:02

  69. nadine dit :
    30 juin 2009 à 09:18

    @LeClownBlanc

    « A l’Actif : Rien de changé  »

    OK, c’est ce que je pensais.
    Toujours un plaisir de vous lire.

  70. LeClownBlanc dit :
    30 juin 2009 à 09:29

    à Paul [30 juin 09:08]
    Dans les éclaircissements qu’apportent votre échange avec Etienne Chouard,
    je vous propose d’ajouter un autre fait :
    Le prêt non encore entré en vigueur est neutre sur le cash flow et la tréorerie « Sources & Emplois de Fonds »,
    ce qui n’est pas le cas de la ligne de crdéit
    Dans le second cas (ligne de crédit), la seule assurance offerte d’une utilisation éventuelle (même si ce n’est pas encore effectif, réalité) génère des commissions, des intérêts créditeurs.
    Un flux monétaire est enclenché : il y a création de monnaie; la banque s’en sert dès la première seconde.
    Personnellement, j’appelle « flux monétaire » la ligne de crédit outstanding (même non utilisée).
    Si vous tenez absolument à conserver le mot monnaie (de mon point de vue mal compris du public),
    contrairement à vous je dirais que la ligne de crédit est monnaie dès sa mise en place (utilisée ou non)
    [« Eppur si muove ! »] Car alors, telle la Terre autour du Soleil, l’argent généré par la ligne tourne

  71. nadine dit :
    30 juin 2009 à 09:37

    @P.J
    « Bien sûr qu’il est libre de le faire, mais si aucun flux économique ne correspond à son inscription, elle est sans objet. »

    Les flux économiques peuvent générer des flux financiers (compensations ou retour à la meme banque) qui permettent aux banques de faire de l’ex-nihilo tant qu’elles marchent aux même pas. C’est vrai tant que le système fonctionne. C’est cela qu’il faut admettre même si quand le système s’ecroule il ne reste plus que les dettes.

  72. LeClownBlanc dit :
    30 juin 2009 à 09:37

    qu’apportent

  73. Paul Jorion dit :
    30 juin 2009 à 09:43

    @ Anne.J

    Vous confondez vous aussi « prêt » et « ligne de crédit ». Une « ligne de crédit » est un prêt « virtuel » qui peut en effet être simplement inscrit « comme potentialité ». La banque ne débourse effectivement rien quand elle crée une ligne de crédit mais aucune somme n’est créée « ex nihilo » pour « remplir » la ligne de crédit : ce n’est rien d’autre que le droit pour le bénéficiaire de l’activer.

    C’est l’« utilisation » par celui qui bénéficie d’une ligne de crédit qui l’active, à ce moment là, la somme effectivement empruntée ne se distingue pas d’un prêt (la banque qui accorde la ligne de crédit doit trouver cette somme, elle ne peut la « créer ex nihilo »). La partie non-activée demeure virtuelle.

    Exemple :

    Ouverture pour Mme X d’une ligne de crédit de 10.000 €. Inscription comptable mais aucune somme n’est créée ex nihilo.

    Mme X tire 8.000 € sur sa ligne de crédit : elle l’« utilise » à concurrence de 8.000 €. Les 8.000 € constituent un prêt. La banque doit trouver cet argent, elle ne peut pas le créer.

    Les 2.000 € qui n’ont pas été « utilisés », restent ce qu’ils étaient : un droit à tirage, une potentialité.

    NB : J’ai déjà expliqué ces choses un certain nombre de fois. Le but de ce billet et du précédent est plutôt d’attirer l’attention sur les cornichonneries inventées par ceux qui ont répandu ces idées de « création monétaire ex nihilo » dans le seul but d’ailleurs de justifier leur (pseudo-)théorème fondamental de l’équilibre : l’intérêt (taux monétaire) tend à être égal au profit marginal d’investissement attendu (efficacité marginale du capital).

    Ce « théorème » peut d’ailleurs être avantageusement remplacé par le suivant : l’intérêt (taux monétaire) mesure le rapport de force entre détenteurs de capitaux et emprunteurs.

  74. Auguste dit :
    30 juin 2009 à 09:46

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  75. johannes finckh dit :
    30 juin 2009 à 10:34

    merci à Paul pour cette clarification claire!
    A force de devoir démontrer ce qui de toute façon est évident, je m’embrouille dan les « cornichonneries » des « crationnistes »!
    jf

  76. logique dit :
    30 juin 2009 à 10:37

    @Mrs jorion,

    il semblerait que vous soyez d’accord pour invalidé la notion de créeation monnaitaire ex-nihilo.

    Expliquez moi donc comment faire lorsque que le nombres de consommateurs augmentent et que le nombres de produits necessaire a chaque consommateur augmentent. Il me semble qu’il n’y ait pas d’autre solution que d’augmenter la quantité d’argent et non pas seulement augmenter sa vitesse de circulation.

    Dans se cas il faut bien création de monnaie afin de permettre le maximun d’échange. Sur quelle base se fait cette céation de monnaie et comment expliqué qu’elle ne soit pas ex-nihilo. Je vous accorde que l’on peut anticiper les rentrer futur et ls considérer comme de l’argent deja présent dans le système. Mais là encore il faut bien créer qui n’existe pas encore et qui pourrait trés bien ne jamais exister.

  77. Moi dit :
    30 juin 2009 à 10:50

    @Paul Jorion: « Ce « théorème » peut d’ailleurs être avantageusement remplacé par le suivant : l’intérêt (taux monétaire) mesure le rapport de force entre détenteurs de capitaux et emprunteurs. »

    Vu les taux actuels, c’est donc que les emprunteurs sont en position de force?

  78. logique dit :
    30 juin 2009 à 11:16

    @moi,

    c’est exact, les banques et les entreprises cherches par tous les moyens a récupérer l’épargne ou a stimuler le transfert entre les differents type de compte. A mon avis c’est qu’elle ont surement créer beaucoup plus de crédit qu’elle n’avaient d’épargnes. Elle ont créer du crédit a partir de l’épargne des déposant. Maintenant elle essaie d’attirer l’épargne a coup de taux d’interet élevé. Je me demande comment elle vont faire pour payer de telle taux et surtout comment elle essaye de faire baisser les interet des placement sécuriser pour attirer les pigeons vers des placement a fort rendement, placement qui logiquement doivent être beaucoup plus risqué. L’interet étant la contrepartie des risques.

    C’est vraiment trop drole ……

  79. Moi dit :
    30 juin 2009 à 11:53

    @logique: « Maintenant elle essaie d’attirer l’épargne a coup de taux d’interet élevé. »

    Les taux sont actuellement historiquement très bas. Je me demande donc si cela signifie que les détenteurs de capitaux sont en position de faiblesse. Je demande aussi qui sont les détenteurs de capitaux et les emprunteurs.

  80. johannes finckh dit :
    30 juin 2009 à 12:18

    @ oppossum: je sens que nous nous rapprochons insensiblement, et je fiirai par apprendre à bien articuler les choses, grâce aussi aux clarifications de Paul Jorion!

    Vous écrivez donc:

    Oppossùm dit : 30 juin 2009 à 01:37 @ JF

    « Vous écrivez
    ” Un avoir est toujours inscrit sur un seul compte à la fois! Et quand il se déplace sur un autre compte, le premier compte n’a plus cet avoir! Il est arithmetiquement impossible, ici, de “créer” quoi que ce soit!”
    Bien entendu cette regle s’applique immédiatement à toutes les monnaies qui se déplacent des agents économiques, une fois que l’argent est crée.
    Mais , encore une fois, lorsque le banquier vous accorde un crédit , il ne s’est préparé qu’à le “financer” ; lorsqu’il crédite votre compte de cette somme , à cet instant précis, il n’a débité le compte de personne d’autre de particulier.
    Suivant l’usage que vous en ferez , il lui faudra , en effet, ‘utiliser ‘ des moyens de financement qu’il ignore a priori. »
    jf:
    Cette analyse rejoint la remarque de Paul et de la ligne de crédit qui n’est donc pas même crédit et encore moins monnaie et encore moins « e nihilo »! Je récuse cependant l’idée que le banquier « ignore a priori » comment il financerait en cas de nécessité de le faire, sinon, il serait très imprudent!

    Ensuite:
    « Bien entendu, selon des modalités que Paul connait mieux que moi, une partie de ce qui est ‘déposé’ en monnaie dans cette banque servira à abonder transformations et fuites. L’épargne sert bien.
    Une partie de mon épargne personnelle sur DAV sert à financer votre prêt … mais je n’ai rien véritablement prêté : j’ai accepté qu’on ‘utilise’ selon ma volonté de durée. »
    jf: l’usage d’une partie des DAV pour financer les crédits est probablement exact, car le banquier sait d’ »expérience » qu’une partie des montants des DAV est en fait une épargne (non ou peu rémunérée) Dans quelle proportion? Il faut consulter les documents statistiques précis. Je dis néanmoins que le titulaire d’un DAV positif prête bien ces sommes à la abqnue, au moins au jour le jour, cela est plus qu’évident!
    Qu’entendez-vous par « fuites »? Sont-ce des sorties liquides de la banque par exemple ou les paiements à effectuer vers d’autres réseaux bancaires?
    oppossum:
    « Et ce qui ne sortira pas de la banque est une création ex-nihilo qui n’a pas eu besoin d’avoir une assise ni théorique ni pratique d’une quelconque épargne préalable. Cette partie du prêt sera à la fois éteinte et ‘financée’ par le ou les remboursements (qui peuvent d’ailleurs venir d’un autre compte interne de la banque, donc en monnaie banque , ou de monnaie fiduciaire extérieure ) »
    jf: distinguons d’abord avec Paul ligne de crédit et crédit effectivement payé par la banque! C’est une première clarification. La ligne de crédit est du « ex nihilo » au sens où ce n’est (encore) rien!
    Pour le crédit effectivement payé et remboursable selon des ters convenus, nous ne sortons pas de la contrainte que la banque DOIT instantanément mobiliser des fonds venant des déposants! Justement en attendant d’être éteints et fiancés par les remboursements, le plus souvent échelonnés selon les revenus de l’emprunteur.
    oppossum:
    « Bref, le ex-nihilo existe bel et bien : ce que je vous concède c’est qu’il ne fonctionne pas aussi magiquement et aussi simplement que les modèle pédagogiques explicatifs l’exposent.
    Et de plus l’idée d’Allais que plusieurs personnes puissent se considerer comme “pouvant utiliser” le même argent , est correcte sur une certaine épaisseur de temps et revient au même que si cet argent était effectivement à deux endroits à la fois. Cependant , au niveau macro, peut-être n’en est-il pas ainsi ?  »
    Jf: ni au niveau macro ni « micro », la monnaie n’est absolument JAMAIS 0 DEUX ENDROITS EN MËME TEMPS! Soit je le donne pour payer quelquechose et le vendeur l’a, soit, je l’ai toujours et le vendeur ne l’a pas! Les délais bancaires existent aussi, notamment les délais d’encaissement! Quand je paye par chèque, l’argent est sur mon compte tant que ma banque n’a pas encore payé! Parfois, les banques payent (débitent le compte du payeur), puis attendent (parfois en « abusant » un peu!) avant de créditer le bénéficiaire! Dans l’intervalle, la banque peut bien « jouer » un petit peu avec, mis pas trop! Comment peut-on sérieusement soutenir que l’argent serait à deux endroits à la fois? Et qu’il ferait ainsi demande de biens et services deux fois en même temps? ça serait magique et très inflationniste et absolument pas « sérieux »! Si jamais vous avec eu la désagréable déconvenue d’un chèque en bois, cvous coprendriez immédiatement! Cela m’est arrivé pour une grosse somme! Je ne vois absolument pas de « ex nihilo » qui tienne ici! Vous savez très bien que les compensations entre banques sont quotidiennes, pour de gros montants même de plus en plus en temps réel!
    oppossum:
    « Autre chose : La démonstration de Schumpeter pour justifier que les crédits font les dépôts me passe un peu au dessus de la tête … avec son mélange des choses bizarres. (Paul a la charité bien méchante lorsqu’il fait semblant de vouloir le sauver!) »
    JF: nous sommes d’accord!
    oppossum:
    « Pour l’instant, face à cette façon un peu extravagante de vouloir à tout prix synthétiser un phénomène délicat en une seule formule , je me contenterais bêtement de penser qu’en système à monnaie symbolique (non gagé, non pleine) je peux ‘concevoir’ qu’initialement un crédit , un droit à prendre en attendant de rendre soit institué, donc qu’une monnaie sorte du néant . Mais il m’ est impossible d’imaginer une épargne native pré-éxistante qui financerait un crédit. »
    JF: Si nous posons que l’origine de l’épargne est un revenu non uilisé par l’épargnant et prêté donc à la banque, il y aura très vite des fonds, dès le premier mois, susceptibles d’être prêtés.
    On peut aussi imaginer que les BC « dotent » les grosses banques de fonds propres susceptibles d’être prêtés rapideùment.
    dans ce cas, le « ex nihilo », celui que j’ai toujours revendiqué, est la dotation initiale de la part de l’autorité monétaire!
    En tout, c’est ainsi qu’il avait été fait en 1948 en Allemagne de l’ouest:
    On a doté le citoyen de 40 marks (DM) nouveaux, imprimés aux USA! le 20 juin 1948. Les grosses entreprises ont reçu, toujours en liquide, des fonds de trésorerie pour payer les premiers salqires fin juin.
    L’ancien « Reichsmark » avait été révoqué!
    I y a eu, plus tard, une « compensation » pour les avoirs en RM, de l’odre de 1DM pour10 RM, étalée sur quelques années!
    Et c’est ainsi que tout est reparti en Allemagne, générant le « miracle économique »!
    Comme le rappelle Helmut Creutz, les fonds susceptibles d’être prêés par les banques étaient initialement faibles etdisponibles seulement par petites tranches mensuelles!
    Pour revenir au temps présent, n’oublions pas pas que, du fait de la mécanique des intérêts et des intérêts composés, l’épargne des plus fortunés croissait très fortement, selon une courbe exponentielle où les intérêts s’incorporaient toujours plus dans les capital initial. Le doublement des fonds épargnés dépend uniquement des taux d’intérêt et prend entre 7 et 10 ans.
    Ainsi, dès le milieu des années 70, les capitaux « prêtés » aux banques (autrement dit l’épargne!) dépassait sensiblement le PIB, et le banques ne maquaient jamais de fonds qu’elles pouvaient prêter depuis lors Et c’es comme par hasard que les idées du « ex nihilo » ont eu du succès du fait de cette abondance!
    Aujourd’hui, nouvelle étape, les paiements (en donc aussi les recettes des épargnants en face) des seuls intérêts annuels dépassent cetrtainement 50% du PIB annuel, et c’est pourquoi les banques ne peuent plus trouver (pour le compte des épargnants) des emprunteurs nouveaux, car ils ne sont tout simplement pas solvables!
    Et nous assistos indubitablement à un « plafonnement » des revenus financiers lié à l’insolvabilité croissante des débiteurs!
    Et donc aussi à des retraits du circuit du crédit (des fuites?) d’une partie de l’épargne qui « fuit » dans la préférence pour la liquidité ou « trappe », notamment via des thésaurisations importantes
    En tout cas le volume de l’épargne accumulé d’un côte reste à ce point KOLOSSAL qu’il n’y a tout simplement pas de place théorique disponible pour l’idée d’une « création monétaire ex nihilo via le crédit bancaire »!
    Il reste, évidemment, l’énorme création « ex nihilo » de la part des banques centrales depuis octobe 2008 pour « rassurer les épargnants et pour « garantir » (un peu) les réseaux bancaires! Mais on voit clairement le problème: Ces fonds n’ont même pas quitté, pour l’essentiel, les BC et et n’existent que comme une inscription dans les comptes centraux des banques, car les revenus des citoyens n’ont pas changé, et leuir capacité d’emprunter a dimiué.
    Economiquement parlant, en terme de transactions économiques, ces sommes ne servent à quasiment rien! Ce sont des « trésors »! De l’argent « gelé » comme disait DSK.
    Quant au « symbolisme » de cette monnaie, je rappelle que la « monnaie or » était déjà symbolique, simplement, ce qui garantit la « valeur » d’une monnaie est son pouvoir d’achat. Et cela était vrai aussi du temps de la monnaie or où les pièces frappées dépassaient systématiquement en « valeur » l’or en barre/poids! En effet, dans le cas contraire, les orfèvres fondaient les pièces comme matière première, ce qui rétablissait la « valeur » des pièces restantes. On peut même alors dire que la « monnaie » pleine (or ou argen) était le « péché originel » de la monnaie elle-même, la source de toutes les instabilités écoomiques du passé! la monnaiepapier bien géré procure davantage de stabilité, et la monnaie anticrise (également en papier!) serait « idéale » en termes de stabilité conjoncturelle!
    e vous expliqueai cela une autre fois!
    Il reste: il n’y a tout simplement pas de « place » pour la création monétaire par les banques via le crédit!
    Et ce que vous n’imaginez pas est bien: la source du crédit, la seule, est l’épargne!
    oppossum:
    « A moins d’être dans un système où la monnaie est l’or (Don initiale de la nature ) ou le coquillage trouvé sur la plage. »
    jf: j’adopte l’opinion de Keynes, proche de celle de Gesell: l’or est une relique barbare et ne peut qu’embrouiller leraisonnment! je préfère le « don initial » en monnaie (anticrise) centrale! à celui de la nature!
    jf

  81. Anne.J dit :
    30 juin 2009 à 12:19

    @Jorion
    Mme X tire 8.000 € sur sa ligne de crédit : elle l’« utilise » à concurrence de 8.000 €. Les 8.000 € constituent un prêt. La banque doit trouver cet argent, elle ne peut pas le créer.

    C’est là où vous vous trompez, Mme X dispose de vraie et bonne monnaie scripturale et la banque ne devra trouver sur ce montant que les R.O., des demandes statistiques de billets, et les éventuels soldes de compensations si les 8000 € dépensés par Mme X aboutissent sur d’autres réseaux bancaires et ne sont pas couverts par des dépôts équivalents (à la banque de Mme X), provenant des banques concurrentes…
    Mais libre à vous de continuer à le croire, je stoppe ce dialogue de sourd avec vous.

  82. fujisan dit :
    30 juin 2009 à 12:26

    @PJ
    Nous sommes d’accord, une ligne de crédit est une potentialité de monnaie, de même qu’une carte de crédit. Mais la monnaie est une potentialité d’achat, d’échange énconomique. Il en découle qu’une ligne de crédit est une potentialité d’achat, tout comme la monnaie. C’est comme ça que je comprends Schumpeter quand il dit que « Billets de banque et dépôts en banque font en tout point ce que fait la monnaie, partant, ils sont de la monnaie ».

    NB ne pas oublier le contexte historique. Sauf erreur, la monnaie était encore convertible en or (ou argent-métal) à l’époque. Pour l’école autrichienne, seul l’or (et l’argent-métal) sont de la « véritable monnaie ». Les billets de banque ne sont que des « substituts de monnaie » (terme utilisé par L. von Mises), des avoirs sur la « véritable monnaie ».

    Quand un client tire sur sa ligne de crédit, l’ensemble des autres dépôts reste inchangé, le potentiel/pouvoir d’achat des autres déposants reste inchangé. Vous m’objecterez que la banque doit trouver les liquidités ailleurs, mais en principe on ne tire pas sur sa ligne de crédit pour le plaisir, mais pour faire un achat. La monnaie dépensée est redéposée par vendeur. Autrement dit, les liquidités trouvées « ailleurs » par la banque sont contrebalancées par le dépôt (liquide) du vendeur.

    Concernant les liquidités. Le système bancaire finance des prêts à LT surtout avec des dépôts/emprunts à CT. Ce décalage du terme, de l’échéance est une difficulté majeure pour un banquier. Mais le particulier, lui, ne s’en inquiète aucunement. Chacun considère ses dépôts disponibles à tout moment, comme bon lui semble et va interagir dans la sphère économique comme s’il en était effectivement ainsi. Nul n’est besoin que l’argent « sorte » effectivement du compte ou que le client active effectivement sa ligne de crédit pour qu’il interagisse avec l’économie. Le simple potentiel de monnaie suffit. Mais le banquier sait très bien, lui, qu’il n’en est rien, que seule une petite fraction de liquidités est disponible à l’instant T.

    A (re)voir: « It’s A Wonderful Life » (La vie est merveilleuse) de Frank Capra. La scène où James Stewart fait face à un bank run:

  83. johannes finckh dit :
    30 juin 2009 à 12:29

    @logique qui écrit ceci:logique dit : 30 juin 2009 à 10:37 @Mrs jorion,

    « il semblerait que vous soyez d’accord pour invalider la notion de création monétaire ex-nihilo.

    Expliquez-moi donc comment faire lorsque que le nombre de consommateurs augmente et que le nombre de produits necessaires a chaque consommateur augmente. Il me semble qu’il n’y ait pas d’autre solution que d’augmenter la quantité d’argent et non pas seulement augmenter sa vitesse de circulation.

    Dans se cas il faut bien création de monnaie afin de permettre le maximun d’échange. Sur quelle base se fait cette céation de monnaie et comment expliquer qu’elle ne soit pas ex-nihilo. Je vous accorde que l’on peut anticiper les rentrées futures et les considérer comme de l’argent déjà présent dans le système. Mais là encore il faut bien créer ce qui n’existe pas encore et qui pourrait trés bien ne jamais exister. »

    jf: excellente objection de logique, je sens que nous progressons! En effet, pendant toutes ces années de roissance, pour accompagner et favorise cette croissance, les banques centrales ont toujours rajouté de la monnaie centrale! La création « ex nihilo » réelle était cela! La « vitesse de circulation » est effctivement difficile à manier avec la monnaie actuelle, sauf via une certaine inflation, elle-même difficile à manier. La réponse adéquate serat la monnaie anticrise.
    Pas la « création » supposée, via le crédit, car, si ous avez lu le diaologue précédent avec oppossum, vous saisirez, je l’espère, que l’extension du crédit accompagnait celle de la dette et que les débiteurs consomment ce que les prêteurs ne consomment pas (les cigales et les fourmis). Et qu’actuellement, les débiteurs sont rincés, d’où chute de la consommation!
    jf

  84. fujisan dit :
    30 juin 2009 à 13:12

    Aux nihilistes,
    Arrêtez SVP de caricaturer la création monétaire par l’emploi du terme « ex-nihilo ». Maurice Allais utilise ce terme pour forcer le trait sarcastique. Mais Schumpeter et les autres disent: « le crédit fait le dépôt ». Autrement dit, la création monétaire n’est pas une opération magique, mais le résultat d’un prêt, d’un contrat entre banque et emprunteur.

  85. logique dit :
    30 juin 2009 à 13:43

    @jusisan,

    ex-nihilo, a l’instant, se qui n’existait pas il y une minute existe a partir de maintenant. Ex-nihilo, c’est un vrai raccourci de language. En tant cas un synomines parfait.

    @johannes finckh,

    Maintenant qu’on est d’accord sur la création. Se que fond les BC actuellement n’est rien d’autre que de compensé le défault de ratios des banques, défault abysal. Donc logiquement les étapes ne peuvent être que les suivantes.
    1) les banques emettent du crédit a fond la caisse en faisant espérer une croissance infini.
    2) les banques ne regardant que les commisions recuperé (assurance empruns + taux) elles emettent encore plus dans les fusions acquisotions
    3) se merde parce qu’il y a un momment ou il faut bien prendre les bénefs
    4) les BC ont été roulé dans la farine en beauté, par conivence, ommission ou tout simplement par incompetence.

    Voila le tableau, c’ets pas du jolie pour tout ceux qui ont beaucoup perdu. M’enfin j’accorde que certains ont beaucoup gagner. Mais je ne pense pas que les gains soit égale aux pertes loin de là.

  86. Anne.J dit :
    30 juin 2009 à 13:57

    @J.F., vous écrivez En effet, pendant toutes ces années de croissance, pour accompagner et favorise cette croissance, les banques centrales ont toujours rajouté de la monnaie centrale!

    Je pense que vous seriez bien en peine de justifier cela, et d’une quelconque relation entre la quantité de monnaie centrale en circulation et la croissance … trop facile d’affirmer des choses comme ça sans apporter au moins quelques éléments chiffrés !

    Allez donc voir ceci http://research.stlouisfed.org/fred2/series/CURRENCY?rid=21&soid=1
    et cette courbe (que je ne sais intégrer dans ce commentaire)
    http://research.stlouisfed.org/fred2/data/CURRENCY_Max_630_378.png et dites moi si depuis 2008 l’augmentation de la monnaie centrale a eu un effet sur la croissance ?

  87. Oppossùm dit :
    30 juin 2009 à 14:45

    @ JF
    Vous écrivez « distinguons d’abord avec Paul ligne de crédit et crédit effectivement payé par la banque! C’est une première clarification. La ligne de crédit est du “ex nihilo” au sens où ce n’est (encore) rien! »

    Heureux que vous admettiez tout de même, qu’une ligne de crédit ouverte de 1000 , tant qu’elle n’est pas utilisée, correspond pendant un certain laps de temps, celui ou l’utilisation du crédit/prêt n’est pas encore ‘ordonnée’, à du véritable ex-nihilo. Puisque vous admettez qu’à ce moment là aucun autre compte n’est encore débité

    Vous admettez donc que pendant ce laps d’instant, si on ‘compte’ la masse monétaire de façon rigoureusement comptable, elle s’est accrue de 1000 , donc M+1000. Car en compensation de la ligne de crédit ouverte aucun compte n’a été débité.

    Vous introduisez alors un distingo en disant que cet ex-nihilo serait quasi virtuel tant que cette somme n’est pas utilisée … mais que dès lors que cette ligne trouverait une affectation, alors là , elle ne pourrait faire en sorte que de ‘pomper’ une épargne pré-existante. ( C’est la case ‘UTILISATION’ dont parle Paul est qui serait la différence entre une ligne de crédit et un prêt , dont elle est absente)

    Lorsque le titulaire A des 1000 décide de payer B dont le compte est à la même banque , en échange d’un bien à 800 , où se trouve l’épargne pré-existante qui aurait abondée la concrétisation de la ligne de crédit initiale ? Il n’y en pas : aucun autre compte n’a été débité de 800 que celui de A . (Et celui de B est crédité de l’équivalent : la règle de la quantité des conservation s’applique , d’un certain point de vue, à partir de là)

    Une transaction a bien eu lieu. Il y a eu monnaie. La masse monétaire n’est plus de « M » , mais , au moins de M + 800 (Je vous fais cadeau des 200 ;) !)

    Bien entendu, lorsqu’ A aura « remboursé » son crédit de 1000 , la masse monétaire retombra à M.

    Paul distingue ligne de crédit et prêt.
    Le véritable prêt est sous la forme d’un chèque à l’ordre du tiers qui vend la maison , par expl, à l’emprunteur .
    Rien de « virtuel » là, en ce sens que l’utilisation est immédiate, et concrête puisqu’il a là un chèque qui si par expl il était encaissé dans une banque autre , pourrait donner à lieu à une sortie de petites coupures inrégrales, dans le cas ou la banque du tiers n’aurait, par expl, aucune dette envers la banque A.

    La banque A a donc intérêt à prévoir le pire et a être en mesure d’effectuer la compensation.

    Mais avec un peu de chance le tiers aura un compte en A et on aboutira exactement à la même situation finale que dans le cas de l’ouverture d’une ligne de crédit utilisé.
    Et si le tiers exige de sa banque après avoir déposé les 800 sur son compte en A, un retrait en espèce … et bien il faudra que la banque soit en mesure d’y faire face …

    Bref , là aussi la masse monétaire a bien augmentée.
    Pendant un instant donné. Puisqu’à terme, au remboursement/destruction, elle reviendra à son niveau initial théorique …

    AU fond, la règle de la conservation des quantités s’applique rigoureusement , à tout , même au ex-nihilo : ce qui a été crée sans contrepartie doit se détruire lui même pour assurer le Grand Equilibre.

    (PS/ L’épargne n’existe qu’à peine, elle est résidue de non consommation, état limbique d’un droit à prendre qui dort, illusion d’un futur qui se réalisera … ou pas … etc etc … . Pour garder sa valeur, elle cherche à être un substitut à la création monétaire : c’est une relique barbare qui n’a d’intérêt que de mieux équilibrer les flux de ce qui est consommé et ce qui produit (celui qui prête trasfère un droit à prendre) , donc des dettes et des créances de feçon équilibrée.

    Chose que le ex-nihilo fait très mal. Mais vraiment très mal.
    Lire Irving Fisher : les banques 100% monney (Qu’Etienne avait repéré) : c’est le système que vous décrivez jf!

  88. Mathieu dit :
    30 juin 2009 à 15:17

    Tentative de réconcilier PJ et Anne.J:

    X et Y déposent chacun 1000€ sur leur compte courant à la banque. La banque prête 500€ à Z. Sur les comptes courants on a (X,Y,Z)=(1000,1000,500)

    Anne.J: la banque a créé de la monnaie puisque qu’il y a maintenant 2500 euros de monnaie scripturale sur les DAV.
    P.J.: la banque n’a pas créé de monnaie. Elle n’a surtout pas décidé si elle prête l’argent de X à Z ou l’argent de Y à Z. Si Z et X retirent leur argent, la banque décidera qu’après tout elle avait prêté à Z l’argent de Y.
    Le point important est qu’on peut toujours reconstruire ex post les échanges « comme si » il n’y avait pas eu création de monnaie.

    Pour le moment, je préfère l’interprétation de Paul, parce qu’elle fait bien la distinction entre deux choses différentes. Si j’ai 1000€ sur un DAV dans la banque A, la valeur de cette inscription dépend de ce qu’est la banque A (solidité financière, etc…). Si je possède 1000€ en billets, la valeur dépend de la santé globale de l’économie dans laquelle cette monnaie circule, ce qui est vraisemblablement beaucoup plus « solide » que la banque A elle-même (qui n’est qu’une toute petit partie de l’économie entière). Même si, en règle générale, la valeur des deux est sensiblement identique, ça n’est pas toujours le cas, surtout en ces temps tourmentés.

  89. LeClownBlanc dit :
    30 juin 2009 à 15:34

    Je reviens sur mon exposé du 29 juin à 23:24.

    Il y a CORRELATION DIRECTE et IMMEDIATE
    entre
    le volume de crédits
    (au sens valeur nominale de souscription), d’une part, et
    la création ex-nihilo d’€, ici de 7 milliards au cours de l’année HSBC 2007, d’autre part.
    Observation
    Avec le seul bilan 2007 on sait juste que le nominal non amorti des crédits qui était « en vigueur » à cette date (photo instantanée au 31 décembre)
    était de l’ordre de 128 millions d’euros, si l’on met de côté les 58114 d’Actifs financiers évalués à la juste valeur par résultat

    36.6 + 33 + 55.2 + 4 = 128.8

    36.556 – Instruments dérivés
    33.083 – Prêts et créances sur les établissements de crédit
    55.196 – Prêts et créances sur la clientèle
    4.050 – Investissements financiers

    Sans une examen détaillé de ces crédits (nature, date d’entrée en vigueur, durée, etc.),
    il m’apparait, à ce stade, mal commode
    d’établir une corrélation très esthétique et très « plaisante »
    entre le volume de crédits (ancien, récent, ultra-récent) et la création ex-nihilo attribuée à une année bien spécifiée (1er jan – 31 déc)
    Bonne réflexion. A vous lire
    Cordialement.

  90. Auguste dit :
    30 juin 2009 à 16:12

    à LeClownBlanc
    Je te connais bien – Tu me connais bien
    Avec tes trillions ou centaines de milliards,
    7 milliards € c’est vraiment rien pour toi.
    Je les passe à mes 3 filles qui les placent bêtement à 6%, taux arbitraire qui vient de sortir.
    Dans 30 ans, n’auraient-elles pas 42 milliards €
    (à 6% le multiplicateur est 6 : 1.06 X 1.06 X etc. 30 fois)
    – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

    à tous ?
    Qu’appelez-vous ex-nihilo ?
    la différence entre 42 milliards et 7 milliards ? soit 35 milliards ?
    Non-Non !
    j’imagine.
    Car si vous avancez ces mêmes 7 milliards à une banque,
    par exemple à une banque elle-même créée ex-nihilo avec des 7 milliards,
    elle va « fabriquer » (autre verbe ?) beaucoup plus que 42 milliards en 30 ans.

    Vous n’avez pas regardé le « Capital + accrued earnings » (fonds propres) de HSBC France.
    Il était pratiquement à 5 milliards € en 2007.
    HSBC A CREE EX-NIHILO — dans l’année — 7 milliards € avec 5 milliards € de fonds propres
    Le ratio est 140%
    Ah!
    …………………….. Je ne vous entends plus
    Seriez-vous en train de réfléchir ?

    Le total fonds propres est monté à 5.280 millions d’€ (plus 280 mio après versement de 750 mio de dividendes).

    Avec ce même ratio de 1.4,
    la création ex-nihilo de l’année suivante serait 7.4 milliards € et non plus 7.

  91. logique dit :
    30 juin 2009 à 17:37

    @mathieux,

    Si la banque ouvre un crédit a Z de 500. Tant que X et Y gardent leur avoir dans cette baques elle peuvent tout simplement écrire une ligne avec -500 sur le compte de Z. Et elle n’as aucun droit de decider si elle peut ou ne pas prendre d’argent sur le compte de X et Y. Tant que ca balance comptable et supérieur au ratio de securité. Une banque a la droit de faire se qu’elle veut sans. et plus il y a d’épargne plus il y a de crédit et inversement.

  92. Anne.J dit :
    30 juin 2009 à 17:52

    Ce qui importe en définitive aux banques c’est l’équilibre de leurs parts de marché. Si elles ont plus de dépôts qu’elles n’ont de fuites elles augmentent leurs capacités de faire crédit car ce supplément corresponds pour elles à une équivalence en disponibilités de monnaie de base qu’elles pourront multiplier.

  93. Didier dit :
    30 juin 2009 à 18:21

    35 pages de texte et ce n’est pas fini. J’espère arriver à trouver un moment pour tout lire. Je n’espère pas arriver à tout comprendre.

    Je retiens pour l’instant que la notion de monnaie recouvre un papier adossé à un bien reconnu et échangeable (or, argent et bien d’autres choses) et une fonction permettant d’effectuer des échanges de biens et de services. Par « adosser », je comprends la promesse d’échanger ce papier contre un bien.

    Le premier terme a de très grosses difficultés. Il faut arriver à faire accepter ce bien. Il faut arriver à un accord sur le prix de ce bien, etc… Dans un autre registre, je ne vois pas ce qui empêcherait l’émetteur de billets d’émettre plus de billets qu’il a de biens disponibles. Un troisième registre est posé par l’extension possible de ces billets à toutes sortes de marchandises. La monnaie n’est vraiment pas neutre.

    Une solution intermédiaire est de considérer les papiers valeurs (par exemple les actions) comme des marchandises.

    Cela donne le second terme. Les billets permettent de s’échanger ces marchandises d’un genre particulier. C’est le côté fonction. Les billets sont ici indépendants des marchandises et servent à les mesurer. Les billets sont neutres. Ils sont placés hors de la sphère des échanges.

    Cette neutralité permet alors de considérer que les billets émis pour une monnaie distincte de la notre comme une marchandise. Ils ne sont pas notre monnaie et nous pouvons les acheter avec notre monnaie. Par extension, notre monnaie devient une marchandise achetable avec d’autres monnaies. La monnaie devient alors un objet d’échange comme les autres qui sert à faire des échanges et donc qui n’est pas comme les autres. C’est carrément paradoxal.

    Cela permet de quitter l’adossement à l’or ou à autre chose. Cela permet de donner une valeur à sa monnaie en regardant comment elle est achetée par les autres monnaies disponibles. Je « m’affranchis » de la contrepartie physique de la monnaie.

    Sous cette condition, je ne vois pas du tout pourquoi je n’émettrais pas des billets à la vitesse de mes besoins en argent. Je me vois également totalement dépendant de l’opinion que les manipulateurs de monnaie ont de moi. Si cette opinion est bonne, rien ne m’empêche d’émettre plus de monnaie, ou plutôt d’imprimer plus de papier. Tant qu’il est reconnu comme monnaie… Son statut hors monde des échanges va me protéger d’une confrontation avec la réalité.

    Je crois que d’autres questions fort intéressantes peuvent sortir de cette discussion. Je reste rêveur quant à la motivation d’interdire de publier par Google Books des pages expliquant l’évolution du bilan d’une banque. Je pense que tout cela part de l’idée qu’un billet promet un bien. Tout cela ne me dit pas ce qu’est la monnaie. Mais les conséquences de cette notion sont simplement gigantesques. J’y retrouve le monde tel que je le vois. Je n’ai pas fini de le comprendre et de le découvrir.

  94. Auguste dit :
    30 juin 2009 à 18:28

    à Anne. J [17:52]
    Non, vraiment pas l’unique critère ni du tout le principal pour la crème-de-la-crème.
    Le critère « parts de marché dans la multitude » c’est un paramètre pour les banques vassales où les marges (commissions, intérets) sont plus ou moins réduites selon la nation, les opérations banales.
    Jouez à la marge ne trouveriez-vous pas cela un peu besogneux ? indigne de vos réseaux et de votre entregent ?
    … « Ce qui est vraiment jouissif ? »
    Serait-ce votre question ?
    Eh bien, jouez avec l’épaisseur du gras !
    Prendre la marge —- sans rien faire – sans offrir aucun service —-
    dans l’épaisseur des taux-de-base-bancaires
    Ahaaaaaa! Là-là-là ! ça c’est jouissif !
    En outre, en sus … mieux-mieux-mieux …. mouvementer le gras !!!
    lui faire subir des hauts ! … et et … des bas !
    à sa guise
    et jouer avec ça ! Tromper tout le monde !
    Qu’est-ce on est fort à tromper tout le monde !
    En fait : aucun mérite ! c’est tellement bien organisé, rôdé … et depuis si longtemps !
    ça baigne. Et ce Paul il est si drôle avec sa fin du capitalisme.
    c’est vraiment un marrant ! Ici, au ShadowCabinet d’Euroclear on s’est jamais autant tapé sur les cuisses.
    A ça fait du bien.

  95. Oppossùm dit :
    30 juin 2009 à 19:55

    @ Matthieu … Voilà ! pas mal , à mon sens .

    » On peut toujours reconstruire les échanges commes si il n’y avait pas eu création monétaire !  »

    Et d’autant plus que la consécration de la monnaie est de disparaître !

    A postériori , la perspective s’estompe, la chronologie devient plane, et on ne sait plus si le mouvement est poussé ou tracté par d’invisibles fils.

    Cela dit, préférer l’interprétation de Paul à celle d’Anne, uniquement parce que Paul distingue , très finement, la sécurité ou fiabilité , en ce qui concerne leur valeur, de la monnaie scripturale et de la fiduciaire , c’est lier deux choses dans une causalité fantaisite. Penser l’un n’implique pas l’autre
    Ou il y a un truc qui m’échappe.

    @ Anne
    Le multiplicateur n’existe pas. Il y a seulement un diviseur qui bride . Plutôt mal . Non ?

  96. logique dit :
    30 juin 2009 à 20:32

    @auguste,

    si tu bosse a euroclaer c’est sur que lorsque tu voie le paquet de pognon qu’il arrivent a prendre sans avoir a prendre de risque c’est affollant. Les chambres de compensation international c’est la crème de la crème, il prennent un % sur toutes les operations. les aller-retour il en sont fou, la volatilité il adorent. Quand cela va mal pour les autres cela continue de bien aller pour eux. M’enfin c’est pareil il faut pas non plus trop gratter sur les compensation par fuseaux horaires sinon c’est plus une comédie mais une tragédie.

    A mon avis auguste pourra surement t’expliquer comment faire pour multiplier les pains sans que personne n’y comprennent rien. Mais perso je m’abstiendrais de tout plus ample commentaire. Laissont dormir les volcans.

  97. Auguste dit :
    30 juin 2009 à 21:38

    à Logique [20:32]
    La marge n’est pas à Euroclear

  98. johannes finckh dit :
    30 juin 2009 à 21:42

    @ oppossum:
    vous réussirez peut-être à m’embrouiller! qui sait?
    En tout cas, dès que la banque crédite effectivement la somme, elle doit décaisser de son propre compte!
    Je ne sortirai pas de cette conviction!
    Il me semble que j’ai suffisamment argumenté qu’à aucun moment, vraiment aucun, un avoir monétaire, pas plus que la monnaie elle-même, ne peut être cédé et encore détenu!
    Interrogez tous les commerçants, banquiers, entrepreneurs ou particuliers, en tout cas, moi-même, tant qu’une somme n’est pas créditée sur mon compte, et donc débitée ailleurs, je n’en dispose pas!
    Alors tous ces pinaillages autour du « virtuel » n’ont aucun sens pour moi!
    Une ligne de crédit est une promesse de crédit, que je sache! Et cet avoir doit être spécialement sollicité à la banque pour être débloqué, afin que la banque puisse se refinancer, soit en débitant sur ses fonds propres, soit en empruntant à son tour via les dépôts ou sur le marché interbancaire!
    J’aimerais bien l’avis de Paul sur ce point!
    Car, tout simplement, je conteste à la monnaie et au crédit des vertus « quantiques », c’est-à-dire la propriété d’être en deux endroits à la fois! Et la création « ex nihilo » reviendrait à cela! Cela est absurde pour moi!
    Si vous souhaitez arrêter la discussion, je peux comprendre, car, au fond, je sais que certaines croyances bien endoctrinées sont impossibles à ébranler! La mienne sans doute aussi!
    Essayez donc convaincre un chrétien du côté insensé de l’immaculée conception ou un musulman que le coran n’est peut-être pas sacré! pour les « créationnistes » en économie, il en va comme pour les créationnistes antidarwiniens, ils y croient!
    jf

  99. johannes finckh dit :
    30 juin 2009 à 21:44

    merci à mathieu pour sa réponse de bon sens!

  100. Anne.J dit :
    30 juin 2009 à 22:23

    @Mathieu
    X et Y déposent chacun 1000€ sur leur compte courant à la banque. La banque prête 500€ à Z. Sur les comptes courants on a (X,Y,Z)=(1000,1000,500)
    Je poursuis: Le lendemain X,Y,Z payent leurs fournisseurs… la banque des fournisseurs dispose, sur le compte de ceux ci, de 2500 … Il n’y a plus rien sur les comptes de X,Y,Z
    Ça vous choque ?

  101. Anne.J dit :
    30 juin 2009 à 22:32

    @Oppossùm
    D’accord avec vous pour le « diviseur ». Les banques créent la monnaie de crédit (tant qu’il y a de la demande… ), et se tournent vers la banque centrale en pleurant « nous avons besoin de monnaie centrale pour couvrir les R.O. que vous nous imposez et la demande de billets… si vous ne nous la prêtez pas, nous ferons faillite et nous mettrons le pays dans dans une panade totale »

    PS
    johannes finckh peut il nous dire comment, avec moins de 800 milliards de monnaie centrale existante, l’ensemble des valeurs comptabilisées en tant qu’instruments monétaires (M3) est comptabilisé à plus de 9000 milliards, alors que, comme il le dit lui-même, une bonne partie de la monnaie fiduciaire (50%?) est gelée et ne circule pas ?
    Et comment donc, avec ces 50% (?) , 400 milliards, il est possible de générer plus de 9000 milliards de PIB ???

  102. Anne.J dit :
    1 juillet 2009 à 10:02

    @Paul Jorion

    Comme vous n’avez pas répondu à ma question http://www.pauljorion.com/blog/?p=3506#comment-30552 , je n’ai pu répondre à la votre.

    Mais de toute façon, comme je l’ai signalé sur un autre commentaire en citant un lien google book sur des pages de Schumpeter, ce dernier ne dit rien d’autre que ce que disent les économistes et le corps universitaire concernant la création monétaire par les banques commerciales lors de l’octroi d’un crédit par une simple inscription au compte courant de l’emprunteur (passif de la banque), l’équilibre se faisant au bilan de fin d’année (actif: disponibilités et réserves auprès de la Banque Centrale + Crédits et titres + Trésorerie | Passif: engagements envers la Banque Centrale + Dépôts du secteur privé + Fonds propres +/- bénéfice ou perte) , étant entendu que – je parle ici d’une banque « honnête », j’ignore s’il en existe – chaque jour l’équilibre doit être assuré entre les dépôts et les fuites vers d’autres banques concurrentes.

  103. Mathieu dit :
    1 juillet 2009 à 10:48

    @ Anne.J

    Je ne suis pas si vite choqué ;-)

    Si Y paie un fournisseur F par virement sur un compte ouvert par ce fournisseur auprès d’une autre banque B, Y va en fait payer F avec une créance sur la banque A. Deux situations sont possibles:
    – ou bien la banque B n’a pas d’accord particulier avec la banque A, il faudra que F accepte d’ouvrir un compte chez A et F sera donc bien payé non pas en euros, mais en créance sur A.
    – ou bien B et A ont des accords (via un mécanisme très simple ou très compliqué, mais là n’est pas le coeur de la question) qui fait que B accepte de jouer intermédiaire: F sera crédité d’une créance sur B, B sera crédité d’une créance sur A. Maintenant les accords entre A et B feront peut-être qu’une partie ou l’entièreté des euros déposés chez A seront transférés chez B pour annuler une partie de la créance de B sur A (en pratique, selon les règles actuelles que je ne connais pas vraiment, via des transferts de compte en monnaie centrale auprès de la banque centrale). Le détail dépend des contrats et des règles en vigueur.

    Pour revenir à l’exemple, Y n’a pas déboursé le même type de « monnaie » (créance sur A) que ce que F a reçu (créance sur B). Cela n’a été possible que parce que A et B ont bien voulu jouer les intermédiaires. Faut-il maintenant appeler les créances sur A et ls créances sur B de la monnaie? Il est sans doute plus prudent de ne pas le faire parce que cela donne l’impression d’être la même chose alors que ce n’est pas le cas. Pour encore illustrer cela, on peut réécrire toute l’histoire en ramplaçant A et B par des négociants en blé (à livrer sur le marché de Chicago) et en pétrole (Brent de la mer du Nord) (deux commodities pour lesquelles on peut en pratique obtenir le prix sur les marchés internationaux en temps réel). A ouvre des comptes en barils de pétrole et B et tonnes de blés. Y peut payer F par un transfert entre leurs comptes respectifs à condition que A et B aient les accords idoines entre eux. Est-ce qu’on veut appeler ce pétrole et ce blé de la « monnaie »? Sans doute pas, cela embrouille les choses, même si ça peut être un raccourci de langage pratique dans la plupart des circonstances.

  104. Anne.J dit :
    1 juillet 2009 à 11:36

    @Mathieu
    le « blé », c’est bien de l’argent, non ?

    bon, c’était une plaisanterie … ;)

    Plus sérieusement: ce que vous décrivez là, c’est le mécanisme de compensation entre banques . Toutes les banques sont obligées d’avoir un compte en banque centrale et (en principe, à ce que j’en sais) toutes les compensations passent par là. La banque centrale accepte la monnaie de de la banque A et la monnaie de la banque B, à condition que la devise soit la même (euros pour la BCE), et donc chaque monnaie a la même valeur.

    Ma question avait trait au fait que la banque A, par l’intermédiaire de la compensation, a bien payé 2500 à la banque B… donc 2000 + 500 de « crédit » ex nihilo.
    Mais il reste tout à fait exact que dans ce cas particulier la banque A va devoir emprunter les 2500 à la Banque Centrale pour qu’elle puisse payer B, si elle ne dispose pas de disponibilités suffisantes auprès de la banque centrale

    @johannes finckh
    Vous écrivez Car, tout simplement, je conteste à la monnaie et au crédit des vertus “quantiques”, c’est-à-dire la propriété d’être en deux endroits à la fois! […] Cela est absurde pour moi! … on peut l’admettre!

    Mais vous intercalez dans cette phrase ce que j’ai remplacé par […] Et la création “ex nihilo” reviendrait à cela!
    Non, ca n’a rien à voir: la création de monnaie scripturale est simplement le droit légal qu’ont les banques (certains établissements de crédit qu’on nomme « banques commerciales ») de « faire crédit », par création monétaire en échange d’une dette (assorties évidemment de garanties) – qu’elle porteront en actifs – des emprunteur envers elles. Elles « monétisent » un actif, et c’est ce qui explique simplement que la masse monétaire scripturale croît (de 10% par an en zone euro)

  105. Anne.J dit :
    1 juillet 2009 à 11:45

    Je précise : certains établissements de crédit qu’on nomme “banques commerciales” qui comportent également les banques coopératives et les banques mutualistes . La différence avec les sociétés financières ou les OPCVM ou les entreprises d’investissement c’est que ces dernières ne peuvent pas collecter des ressources à moins de 2 ans (les fameux « dépôts à vue » par exemple qui, in fine, permettent à ce qu’on appelle ici les banques commerciales, de créer la monnaie)
    Tenez, allez donc lire http://monnaie.wikispaces.com … où tout est détaillé

  106. Anne.J dit :
    1 juillet 2009 à 11:47

    Mon dernier message de 11:45 est incompréhensible car il précise un message précédent de 11:36 bloqué par la modération

  107. NuageBlanc dit :
    1 juillet 2009 à 12:06

    à LeClownBlanc et Auguste
    Q1 – Pourquoi l’argent n’a t-il pas le même sens pour un banquier et pour un client non bancaire
    (entrepreneur, particulier, socioassociation,…) ?
    Pourquoi l’esprit singulier d’un CEO de banque est si peu accessible à un non banquier ?

    Q2 – Quelles sont, séparément, les finalités respectives (1°) des flux monétaires et (2°) tirelires-de-monnaies ?

    Q3 – Pourquoi les contributeurs à ce blog-forum veulent-ils absolument trouver une définition à « La MONNAIE » ?
    à ce mot inexploitatable « la monnaie » ?

    Q4 – A supposer que les expressions Q2 (flux et soldes) soient parfaitement définis, je reprends Q3,
    pourquoi vouloir absolument définir flux et soldes ? Quelles sont les désirs et finalités des uns et des autres ?
    Ce serait pour, ultérieurement, A B O U T I R   A   Q U O I ?

    ClownBlanc ! Auguste !
    Pourquoi ne posez-vous pas ces 4 questions ?
    Actuellement,
    vous avez beau vous dégoiser dans la sciure du cirque
    c’est sans effet … ni pour rire, ni pour s’indigner, ni pour faire réfléchir …
    Pensez-y !
    Mon conseil à vous deux :
    Ne plus avancer d’observation additionnelle aussi longtemps que la question des finalités n’est pas abordée.

  108. Auguste dit :
    1 juillet 2009 à 12:06

    à NuageBlanc
    Bon, je crois que j’ai compris ton message.
    le mot « monnaie »
    — qu’il vienne de Schumpeter ou de je ne sais qui —
    tu n’en veux pas.
    Bon, …..
    …. »Flux monétaire » pour les mouvements en monnaie je pense que ça devrait aller.
    ça me semble clair et bien défini.
    Dans une banque il suffit de se reporter
    à la nomenclature des types d’opération bancaire, c’est-à-dire
    à la liste des transactions-types (ou «  »échanges » » boooh) formalisées en « monnaie » au sens de « currency » ($, £, €, Y,…)

    Je t’entends bien avec le mot tirelire,
    Je vois où tu veux en venir :
    Disposer d’un mot différent pour les soldes comptabilisés,
    que ce soit à l’Actif ou au Passif de la Banque … de la Banque
    L’homme de la rue le plus basique
    (1°) celui qui croit s’orienter avec des croyances absolues (par ex. absolument convaincu de l’immaculé conception, du créationnisme antidarwinien, de l’inexistence de la création

    d’argent ex-nihilo par les banques, du caractère extra-terrestre de Torah+Bible+Coran)<
    – (2°) celui qui a fort peu d’expérience en finance, banque, micro-économie, macroéconomie –
    et, en outre, bien pire, parfois…
    (3°) celui qui, dès le départ d’un énoncé, ne porte aucune attention réelle aux argumentations fondées qui ne correspondent pas à ses convictions absolues
    celui-ci, très très rare heureusement, sera très mécontent.

    En effet, en pleine confiance dans son erreur,
    il restera accroché à ce qui lui semble tangible et observable,
    notamment le billet de banque qu’il retire à SON distributeur,
    le chèque qu’il dépose sur le comptoir de SA guichetière.

    Alors que ces trois supports n’ont qu’un rapport lointain
    avec la réalité des flux monétaires, le hors bilan, la vague contrainte Bâle2, etc.

    Ton mot tirelire est adapté pour ton petit-fils de 6 ans 1/2,
    aussi dans les nuages philosophico-affectifs « NuageBlanc »
    Ne le trouves-tu pas — ce mot tirelire — inadapté
    pour aborder au fond les opérations financières de toutes natures
    dont celles de grande envergure
    qui ne connaissent pas les vieilles frontières régaliennes,
    qui interagissent avec les petites boutiques (de rien et de combines) comme la BCE
    [BCE à qui un quarteron demande de publier des annonces trafiquées
    (400 miliards d’€ à 1% au détriment des 99.99% de lamas, moutons et pigeons).]

    LeClownBlanc sera surement d’accord de remplacer « tirelire » (porte-monnaie, chéquier, carte)
    par
    – ‘LLiquidités libérables en 1 minute ou en moins de 24h à 48h
    (Caisse, Or, titres largement cotés en Bourse et au top des actions ou obligations aisément négotiables sans

    délai)
    – ‘PPaiements-Remboursements attendus par la banque
    (portions de prêts et créances à recevoir par la banque)

    – ‘Rpaiements-enRetour à assurer aux Créanciers, en temps voulu ou au moment exigé
    (dépôts-prêts ou prêts de tiers extérieurs à la banque recevant rétribution)
    – ‘VValorisations : Provisions, Réserves, Primes, Dividendes, etc. répondant aux exigences des actionnaires
    (parts sociales libérées recevant dividendes et protections)

  109. LeClownBlanc dit :
    1 juillet 2009 à 12:07

    à Auguste

    ça me va. J’attendrai pour dire ce que je voulais dire
    à Anne J.
    [ 29/6 à 17:18 – 30/6 à 22:32 – 1/7 à 10:02]

  110. Auguste dit :
    1 juillet 2009 à 12:19

    à LeClownBlanc
    ce n’était pas simplement pour répondre à la question
    « Pourquoi alors les banques commerciales s’intéressent-elles aux dépôts des particuliers ? »
    Réponse:
    « C’est la source-de-fonds la moins exigente : pas de rémunération et services payants.
    Pour des créanciers c’est pas mal ! »

    Ah non, c’est autre chose. OK. J’ai rien dit. Je me retire.

  111. Anne.J dit :
    1 juillet 2009 à 13:19

    @Mathieu
    Votre message http://www.pauljorion.com/blog/?p=3506#comment-30739
    Merci de votre tentative de médiation…

    Je ne suis pas inquiète, la position de P.J. et de J.F. est « intenable » sauf à torturer Schumpeter ;)

    Ils viendront un jour ou l’autre à l’explication la plus simple concernant l’expansion de la masse monétaire, sauf à se retrouver très marginalisés et déconsidérés de ce fait pour leurs autres avis (souvent pertinents).

    Je fais néanmoins un pas en reprenant une formulation que j’ai lue il y a peu (j’ai omis de noter la référence) à savoir « il n’y a de monnaie que dans M1 » … les agrégats M2 et M3 représentant une épargne qui n’est pas aussi « liquide » (au sens de « disponible ») que la monnaie fiduciaire (voilà ce qui va faire plaisir à J.F.) et les soldes de comptes courants (les Dépôts à Vue qui, en moyenne, représentent 85% de M1 et dont l’origine est exclusivement issue du crédit si on considère l’ensemble des réseaux bancaires)

    Il faut noter qu’entre janvier 2002 et février 2009 , M1 a cru de 2279 Milliards d’euros à 4138 milliards d’euros

  112. Anne.J dit :
    1 juillet 2009 à 13:43

    @Auguste
    Merci pour cette ouverture intéressante de la notion de « Liquidité » ( – ‘L‘ Liquidités libérables en 1 minute ou en moins de 24h à 48h : Caisse, Or, titres largement cotés en Bourse et au top des actions ou obligations aisément négociables sans délai)
    Néanmoins, dans des délais de 24 à 48 h ces liquidités (à part « la caisse ») sont susceptibles de variations … puisque ce ne sont pas de la « monnaie » .

  113. LeClownBlanc dit :
    1 juillet 2009 à 13:43

    à Anne J
    De mon point vue ce n’est qu’un détail sans grande importance, mais je le signale malgré tout.
    One sait jamais, peut être que cela pourrait rendre service à tel ou tel
    A propos de votre ligne 2
    Toutes les compensations ne passent pas par « banque centrale », loin de là, loin de là.

  114. Auguste dit :
    1 juillet 2009 à 14:18

    à Mathieu [00 et 1/7 à 13:19]

    Bilan HSBC Page 9
    Considérons les prémisses ci-après :
    P1 : Votre Banque (Mathieu et Anne) est HSBC France
    P2 : Vos transactions (ref 30/6 à 9:17 supra) ont lieu le 30 juin 2008
    (la date de vos transactions n’est pas indifférente)
    P3 : Le Cash de la Banque « Caisse + Banques Centrales + CCP » est alors de 2.3 milliards
    (1.356+955), soit 60% des Fonds Propres.

    P4 : Mathieu, agissant au nom et pour le compte de X, Y et Z, a fait bouger qq comptes de Passif de HSBC
    Celle-ci à d’autres créanciers au Passif (déposants-particuliers, créanciers-entreprises, banques se présentant comme des sources ce jour 31 dec précisément)

    Dans votre tentative de médiation :
    pauljorion.com/blog/?p=3506#comment-30739
    Ne faut-il pas aussi reconnaitre que HSBC a déjà créé — ANTERIEUREMENT — simultanément
    à l’Actif (Prêts et Créances) et
    au Passif beaucoup plus de milliards qu’elle n’a de liquidités « L »
    que ce soit Caisse, Or, BanqueCentrale en €,$,¤,Y, CCP ou Dieu sait quoi d’autre ?

    Vous pouvez constater
    – à l’Actif : 210 milliards € de prêts & créances ou équivalents
    – au Passif : 212 milliards € de dettes

    Q1 : N’est-on pas vraiment loin des 2.3 milliards de liquidités ?

    Q2 : N’est-ce pas une autre forme de création d’ex-nihilo qui s’ajoute précédemment décrite par LeClownBlanc ?

    Q3 : A votre avis, jusqu’à quelle hauteur cet effet de levier peut-il se poursuivre ?

    Q4 : Pensez-vous qu’il soit utile, en outre, d’évoquer le Hors Bilan, (a) opaque non offshore (b) opaque et offshore ?

  115. Anne.J dit :
    1 juillet 2009 à 14:39

    @LeClownBlanc
    Merci, vous pourriez préciser concernant les compensations ?

  116. Auguste dit :
    1 juillet 2009 à 15:12

    En référence : Toujours les Etats Financiers de HSBC France au 30 juin 2008
    Pour la commodité de l’explication, je fais l’hypothèse suivante:
    le « Prêt-Dépôt de HSBC_Fr auprès des banques centrales » est
    37% de l’item d’Actif « Caisse, Banques centrales et CCP »
    soit 0.5 milliard € sur 1.356 (37% de 1356 = 500, chiffre rond aisé à manoeuvre )
    Il se peut que ce soit 20% et non 37% ou bien 60%, sans importance
    c’est juste pour avoir un chiffre dont je puisse parler et qui soit inférieur à 1356.

    Qui refuserait de reconnaitre les faits ci-après :
    F1 : La liquidité « L1″, véritablement liquide au sens d’Anne J, se limite à 1 milliard 356 mio, soit 30% des fonds propres
    F2 : Le pack « prêts & créances et assimilés » [Engagements-Emplois au 30/6 à l’origine des revenus (produits financiers) sont de l’ordre de 210 milliards €
    F3 : Les dettes atteignent 212 milliards € [Sources de Fonds autres que les Fonds propres]
    F4 : La liquidité « L1″ se limite à 6 pour mille des dettes
    (maintenant prise en compte de l’hypothèse introduite en préambule)
    F5 : L’item « banques centrales », incluse dans la liquidité « L1″,
    —dans l’hypothèse retenue —
    vaut 2 pour mille du niveau des prêts (F2) ou des dettes (F3)
    et de toute manière moins de 5 pour mille dans le cas présent.
    F6 : L’item préconsidéré en F5 — prêts-dépôts banques centrales –
    pourrait NE PAS EXISTER, l’équilibre de la banque HSBC France au 30 juin 2008
    serait rigoureusement le même à un pou-ième près, parfaitement négligeable
    et sans aucune espèce d’importance.

  117. LeClownBlanc dit :
    1 juillet 2009 à 15:14

    à Anne J [1/7 à 14:39]
    Réponse : notamment les euroeuros des marchés LIBOR en eurodevises dont l’euro,
    il y a aussi les euro$, euro£, etc.

  118. Anne.J dit :
    1 juillet 2009 à 16:21

    @Paul Jorion

    Je m’aperçois que je n’ai pas répondu à votre commentaire http://www.pauljorion.com/blog/?p=3506#comment-30658

    Je ne confonds absolument pas « prêt » et « ligne de crédit », je ne sais pas où vous avez lu cela venant de moi. (W.P.: « Une ligne de crédit (appelée également Credit Facility ou Tranche) est une autorisation (droit de tirages) donnée par une banque à un emprunteur de tirer des fonds jusqu’à un plafond fixé, pendant une période donnée. Elle peut inclure également une ouverture de crédit permettant de rendre le compte courant débiteur dans certaines limites. »)

    Tant que les fonds ne sont pas tirés, il n’y a pas de prêt (et donc d’intérêts… sujet d’ailleurs particulièrement absent de tous ces débats)… comme d’ailleurs vous le soulignez.

    Votre seule erreur est dans l’affirmation suivante : « Les 8.000 € constituent un prêt. La banque doit trouver cet argent, elle ne peut pas le créer.

    Quand à vos « cornichonneries »… elles ne sont peut être pas où vous pensez :)

  119. Anne.J dit :
    1 juillet 2009 à 16:28

    @LeClownBlanc

    Oui, sans doute … mais tout cela est bien de la monnaie centrale, non ?
    ( Tout n’est pas encore très clair dans mon esprit, je ne me suis intéressée à ce sujet monétaire que depuis quelques mois )

  120. LeClownBlanc dit :
    1 juillet 2009 à 16:33

    à Anne.J [16:21]
    En objet : le paragraphe 2, LIGNE DE CREDIT « Il n’y a pas de prêt (et donc d’intérêt) » Non-non
    Les entreprises négocient puis paient des commissions, coûteuses, pour savoir (après accord) qu’une ligne de crédit est ouverte (jusqu’à un niveau plafonné). Les frais financiers courent que la ligne de crédit soit utilisée ou non.

  121. LeClownBlanc dit :
    1 juillet 2009 à 16:40

    à Anne.J [16:28]
    Dans les 212 milliards de dettes au Passif il y a
    0.5 milliard (2 pour mille) de « dépôts-prêts banques centrales »
    (37% de L1, dans l’hypothèse proposée)
    et le solde « Caisse+CCP » (4 pour mille)
    vise à faire face
    aux clients-déposants-créanciers pouvant
    – venir retirer des billets (distributeur, guichet) ou
    – tirer des chèques (contrepartie CCP,…).

  122. Paul Jorion dit :
    1 juillet 2009 à 16:46

    @ Anne.J

    Tout n’est pas encore très clair dans mon esprit, je ne me suis intéressée à ce sujet monétaire que depuis quelques mois.

    Vous découvrirez petit à petit dans votre apprentissage que ce qu’il est important de comprendre en finance n’apparaît ni dans les livres ni encore moins dans les « documents destinés au public ».

  123. Mathieu dit :
    1 juillet 2009 à 17:39

    Je rêve que la BCE ouvre des comptes en monnaie centrale pour chacun des citoyens de l’Union. Ces comptes à vue seraient strictement équivalents à des billets et pièces (l’argent déposé ne serait pas prêté à des tiers, pas de ligne de crédit, pas d’intérêt). Les seules transactions autorisées seraient:
    – virer une somme sur un autre compte en banque centrale
    – retirer/déposer une somme en billets à un guichet automatique.
    – les transactions avec les états (impôts, taxes) seraient effectués sur ces comptes
    – personnellement, je demanderais que mon employeur verse mon salaire sur ce compte.
    Il est insensé qu’à l’ère de l’informatique, on ne puisse bénéficier de ces services que pour des comptes ouverts auprès de banques commerciales. Libre après à chacun de prendre le risque de déposer l’argent sur des comptes à vue auprès de banques commerciales pour quelques dixièmes de pourcent d’intérêt. Mettre en place un tel système ne coûterait pas grand-chose (10-20M€ à vue de nez?)

  124. Auguste dit :
    1 juillet 2009 à 18:17

    Vous êtes un « nerveux » c’est bien ! un « homme d’action » déjà décidé ? … ha !
    C’est une question. Prenez tout le nécessaire avant de répondre (3 jours, une semaine, plus).
    Deux questions :
    Q1 : « Ne seriez-vous pas parti, à toute blinde, sans startingblock,
    à 180° dans la mauvaise direction ?
    Q2 : « La réforme n°1 (1, 1, 1) n’est-elle pas dans le volume de 99.98% ?
    Dit autrement « Mais, DIABLE !
    Qu’est-ce qui peut bien vous séduire tant — T O U S – – dans de 2 pour mille ?

    Qui m’a dit — « Une petite colère feinte et c’est beaucoup plus clair »
    Ah oui ! je me souviens Marc Peltier
    dans le billet du 29 Bienvenue au Lokistan !
    à la suite de le 30 à 9:06
    répondant à
    le 30 juin à 20:36

    Sujet nullement étranger.
    La L O C A T I O N est d’abord et AVANT TOUT un pharaonique Sigma de marchés financiers.
    [La LOCATION est le coeur des codes sectoriels 701A à 714B — une vingtaine de secteurs economiques —
    juste après les intermediations financieres (651A à 652F), les assurances (660A à 660G) et les auxiliaires financiers et d’assurance (671A à 672Z)

    Je repose la question 2
    Q2 : Mais, DIABLE ! Qu’est-ce qui peut bien vous séduire tant — T O U S – – dans ce 2 pour mille maquillé ?
    Fréquentation 1 juillet à 13:18
    c/ 99.98% d’opaque

  125. Anne.J dit :
    1 juillet 2009 à 18:53

    @Jorion
    Au moins je ne fais pas fausse route, moi
    Vous confondez banques et établissements financiers, monnaie et finance.

    @Mathieu
    C’était (presque) possible avant 2001 : http://tinyurl.com/mtn5al

  126. Yves BESOMBES dit :
    1 juillet 2009 à 19:26

    votre approche arithmétique des choses de la « monnaie » m’amuse….car si l’on parle de flux , il faut y introduire le temps.
    à vous lire , il semble qu’il existe une relation entre crédits(c) et dépots(d)..donc
    un dispositif formel tel qu’une relation bijective , voire bi-injective (cad sans réciprocité) devrait pouvoir décrire le système.
    vous semblez « perplexe » (non ,en fait vous étes très sur de vous , ce qui me fait un peu peur, j’en conviens) quant à la façon de formaliser la chose….
    on peut ,peut-ètre, en restant très « vague » ,avancer que d=f1(c)….
    essayons ….et d’autre part ,
    puis que , c « dépends » de d…. c=f2(d)
    pour étre rigoureux , il faudrait y intégrer le facteur temps , donc d(d)/d(t)=d(f2(c))/dt..mais j’en reste là.
    mais , ce que je voudrait montrer , c’est qu’alors il est possible de dire :
    c=f2(f1(c)))………on se trouve dans une « bulle » (pardons ,une boucle) récursive , qui , si l’on a oublié de poser d’avance un « terminateur » ,cad un dispositif qui dit « à c=X , on arréte tout » , le sytème va boucler indéfiniment…..

  127. fujisan dit :
    1 juillet 2009 à 20:06

    Je crois commencer à enfin comprendre que Paul Jorion s’intéresse surtout à la dynamique temporelle, au flux de transactions (vélocité…) et non pas à la masse monétaire, le bilan qui n’est qu’une vue statique. Il s’intéresse au film, pas à la photo. Mais le film du crédit est très spécial car il y a déphasage entre l’image et le son, entre l’octroi du crédit et son remboursement. Il y a même parfois réverbération du son: remboursements en plusieurs échéances. Et souvent un filtre rose déforme l’image…

    J’espère ne pas me tromper.

    Lu un passage de « Monnaie, méthode et marché » par L. von Mises qui me semble intéressant:

    Les prêts n’impliquant pas d’émission de moyens fiduciaires (c’est-à-dire de billets de banque ou de comptes de dépôt non couverts par de l’argent) sont sans conséquence sur le volume monétaire. La demande de monnaie peut être influencée par le prêt tout autant qu’une autre institution de l’ordre économique. Sans connaissance des données du cas particulier, nous ne pouvons pas dire dans quel sens se fera cette influence. L’opinion courante selon laquelle une expansion du crédit conduit toujours à faire baisser la demande de monnaie est incorrecte. Si beaucoup de prêts contractés prévoient les gros remboursements à certaines dates (à la fin du mois ou du trimestre par exemple), le résultat sera une augmentation et non une réduction de la demande de monnaie. Les conséquences de cette augmentation de la demande de monnaie s’exprimera dans les prix, s’il n’y a pas d’arrangements de compensation, d’une part, et dans la pratique des banques consistant à augmenter le volume des moyens fiduciaires les jours critiques d’autre part.

  128. Florence dit :
    1 juillet 2009 à 21:21

    Et la photo du Leuco-Trio, c’est que la banque est une espèce de sangsue qui enfle indéfiniment, de par son propre fonctionnement (ou faut-il dire de par sa propre nature ?)

  129. johannes finckh dit :
    1 juillet 2009 à 22:48

    à anneJ: vos questions prouvent au moins que tout cela ne vous laisse pa tranquille!

    vous écrivez:

    johannes finckh peut il nous dire comment, avec moins de 800 milliards de monnaie centrale existante, l’ensemble des valeurs comptabilisées en tant qu’instruments monétaires (M3) est comptabilisé à plus de 9000 milliards, alors que, comme il le dit lui-même, une bonne partie de la monnaie fiduciaire (50%?) est gelée et ne circule pas ?
    Et comment donc, avec ces 50% (?) , 400 milliards, il est possible de générer plus de 9000 milliards de PIB ???

    Jf vous répond volontiers!
    Les « instruments monétaires accumulés en M3 sont typiquement une invention universitaire sans signification pratique particulière!
    Ainsi, sans me perdre dans les détails, on additionne des choses que l’on ne doit pas additionner!
    Car on prend M0 + DAV + dépôts d’épargne + « actifs monétisés » etc., et on décrète que tout cela erait monnaie!
    Ceci est une malhonnêteté intellectuelle totale!
    Ne peut être monnaie que ce qui fait effectivemen demande ici et maintenant!
    Pour mobiliser l’épargne, il faut que la banque rembourse ce qu’elle a prêté au déposant! Et cela ignifie que l’empruneur rembourse dans le même mouvement, sinon, la dette subsiste ailleurs. Tant que c’est ainsi, on peut dire que la dette ne crée pas de demande supplémentaire, comme je le répète sans cesse, car le prêteur ne peut pas disposer de ce qu’il a prêté en même temps que son emprunteur. Créances et dettes sont donc, en principe, neutres quant à la demande!
    A partir de ce moment-là, il n’est pas possible de compter comme « monnaie » ce qui est seulement « avoir monétaire »!
    Exemple: quand j’achète une maison toute faite à crédit, on peut dire que je fais « demande » d’une maison. Cette demande sera satisfaite grâce à un crédit!
    Mais, n’oublions pas qu’en face cette maison toute faite est vendue par un autre qui récupère la somme et peut l’épargner ou la consommer. En consommant, les avoirs se déplacent à nouveau vers les vendeurs des biens et services sollicités et ainsi de suite.
    Dans tout ce processus, il convient de voir que les sommes ainsi mobilisées nécessitent toujours, à la banque, des compensations via les dépôts d’épargne couvrant exactement, et à tout moment, les sommes prêtées. Autrement dit, à l’autre bout est désinvesti autant qui est investi ici par l’achat de la maison. Au niveau même de l’acheteur de la maison, quand il achète la maison, ses capacités d’endettement ont sans doute atteint leurs limites, et il se restreindra pour d’autres achats. Le vendeur, par contre, se « lâche » pour se faire plaisir!

    Pour revenir à votre question:
    La somme des dépôts d’épargne croit tout le temps et dépasse largement, en montant, le PIB annuel, car il s’agit de sommes accumulées depuis de nombreuses années, augmentées des intérêts et intérêts composés. Ces sommes correspondent exactement aux dettes accumulées par d’autres.
    Macroéconomiquement parlant, l n’y a pas véritablement une épargne qui puisse constituer une demande supplémentaire, simplement parce que cette épargne reprsente les sommes déjà investies sous forme de placements auprès d’emprunteurs et d’investisseurs. On le voit bienmaintenant que les débiteurs deviennent souvent insolvables et ne consomment plus guère!
    Logiquement, j’élimine donc l’épargne toujours de ce qui fait demande globale!
    En clair, pour véritablement analyser ce qui se passe, il faut distinguer entre monnaie et épargne!
    Il faut abandonner ces constructions abstraites et fausses autour des agrégats monétaires!
    Je m’aperçois qu’il y a du travail pour bouleverser la quasi-totalité des doctrines économiques qui ne font que nous embrouiller!
    Il en va qutrement de ce qui est monnaie sous forme de revenus distribués! Ces revenus peuvent augmenter quand l’émission de monnaie centrale augmnte pour accompagner une croissance du PIB grâce au seul travail!
    Puisque nous assistons à une stagnation du pouvoir d’achat disponible des ménages, la consommation ne peut augmenter, et la monnaie circule moins bien, est souvent véritablement gelée.
    Si on utilise des virements des DAV, cela ne changerien à cette affaire, car plus on utilise de tels paiements, plus la monnaie liquides reste en banque et retourne même à la BC. Car, comme je l’ai souvent répété, on ne peut utiliser ses revenus en même temps via des virements bancaires ou via es retraits liquides. C’est l’un ou l’autre, pas les deux à la fois! Sinon, cela impliquerait qu’un seul pouvoir d’achat achèterait deux fois plus, et cela est impossible, car les biens et services en face ne sont pas disponibles deux fois! Autrement dit, une telle « multiplication », supposée par certains, n’a strictement aucun sens!
    Je crains que je ne vous ai peut-être pas tout à fait convaincue, mais essayez donc de retirer votre salaire en totaité en liquide tout en continuant à payer tous vos achats avec votre DAV! Je crois e vous auriez très vite un problème de découvert à la banque et la banque refusera de payer! Les choses sont vraiment si simples que cela!
    Car cela s’applique au petit salarié tout aussi bien que pour la trésorerie d’une grose entreprise ou de la banque elle-même: Tant que la monnaie représente matériellemen la « chose » qu’elle achète, il faut la donner réellement quand on achète!
    Une dernière chose: dans la mesure où une unité monétaire change de main, elle achète et génère du travail, alors, à partir de là, je ne vois aucune difficulté pour générer 9000 milliards d’euros de PIB avec seulement 400 milliards circulants. Souvenez-vous des exemples donnés comment, avec un seul billet de 100 euros, on peut générer plusieurs centeines de revenus en une journée dès que le billet circule! A paye sa dette à B qui paye à C un travail qui achète un bijou,et cela tout l’alphabet, et vous aurez généré 2500 euros de revenus en additionnant tout!
    jf

  130. johannes finckh dit :
    1 juillet 2009 à 22:55

    à annej:

    vous écrivez

    Je précise : certains établissements de crédit qu’on nomme “banques commerciales” qui comportent également les banques coopératives et les banques mutualistes . La différence avec les sociétés financières ou les OPCVM ou les entreprises d’investissement c’est que ces dernières ne peuvent pas collecter des ressources à moins de 2 ans (les fameux “dépôts à vue” par exemple qui, in fine, permettent à ce qu’on appelle ici les banques commerciales, de créer la monnaie)
    Tenez, allez donc lire http://monnaie.wikispaces.com … où tout est détaillé

    réponse jf: eh bien, quand davantage de monnaie scripturale « circule », cela implique que davantage de monnaie centrale se retire de la circulation, nécessairement, car, comme je vous l’ai exposé dans le texte précédent, les revenus n’ont pas pu varier!
    jf

  131. johannes finckh dit :
    1 juillet 2009 à 23:17

    @ anne J: vous êtes « patiente » avec moi, je m’efforce donc de l’être avec vous puisque vous me citez et minterrogez:

    @johannes finckh
    Vous écrivez Car, tout simplement, je conteste à la monnaie et au crédit des vertus “quantiques”, c’est-à-dire la propriété d’être en deux endroits à la fois! […] Cela est absurde pour moi! … on peut l’admettre!

    Mais vous intercalez dans cette phrase ce que j’ai remplacé par […] Et la création “ex nihilo” reviendrait à cela!
    Non, ca n’a rien à voir: la création de monnaie scripturale est simplement le droit légal qu’ont les banques (certains établissements de crédit qu’on nomme “banques commerciales”) de “faire crédit”, par création monétaire en échange d’une dette (assorties évidemment de garanties) – qu’elle porteront en actifs – des emprunteur envers elles. Elles “monétisent” un actif, et c’est ce qui explique simplement que la masse monétaire scripturale croît (de 10% par an en zone euro)

    JF répond:
    Pour « faire crédit », comme vous le notez qu’elles « monétisent » un actif! J’ai souvent commneté cet abus de langage, mais passons! Cela veut dire, en tout cas, que les banques VENDENT ou METTENT EN GAGE cet actif en échange de monnaie auprès de la BC ou d’utres acheteurs de l’actif! Autrement dit, cette opération de refinancement retire des sommes ailleurs pour faire « croître » les sommes qu’elles prêtent au demandeur de crédit.
    En vous écrivant, je vous concède que la « monétisation » d’actif auprès de la BC est bel et bien une « création monétaire », mais seulement centrale! Et, en période avant la crise systémique, de telles opérations étaient coûteuses et dûment de courte durée! Miantenant, depuis octobre 2008, cela a changé évidemment, notamment avec l’achat des actifs « toxiques »!
    Et tout M1 n’est pas nécessairement masse monétaire scripturale, car une partie reste en banque dans la mesure où les DAV sont sousutilisés par les usagers! Cela est statistiquement avéré, car les banques s’en ervent d’une partie de M1 pour financer des crédits. Une partie de M1 est donc de l’épargne qui ne coûte pas cher aux banques! Et l’épargne n’est pas monnaie!
    Mas, bon, je sais que j’ai du mal à convaincre et qu’il y a ainsi des « croyants » qui continueront à confondre « monnaie » et avoir monétaire!

  132. johannes finckh dit :
    1 juillet 2009 à 23:41

    à anneJ: c’est que vous vous trompez en contrant paul jorion!:

    Anne.J dit :

    30 juin 2009 à 12:19
    @Jorion
    Mme X tire 8.000 € sur sa ligne de crédit : elle l’« utilise » à concurrence de 8.000 €. Les 8.000 € constituent un prêt. La banque doit trouver cet argent, elle ne peut pas le créer.

    C’est là où vous vous trompez, Mme X dispose de vraie et bonne monnaie scripturale et la banque ne devra trouver sur ce montant que les R.O., des demandes statistiques de billets, et les éventuels soldes de compensations si les 8000 € dépensés par Mme X aboutissent sur d’autres réseaux bancaires et ne sont pas couverts par des dépôts équivalents (à la banque de Mme X), provenant des banques concurrentes…
    Mais libre à vous de continuer à le croire, je stoppe ce dialogue de sourd avec vous.

    jf: non, la banque doit trouver la totalité de la somme, car ceux qui sont payés par Mme X veulent être payés et ne se contentent pas des R.O. Elle doit tout couvrir!
    Cela me permet de remarquer que les réserves obligatoires sont encore un autre mythe sans portée pratique!
    Les réserves obligatoires avaient été submergées sans exception en même temps dans tous les réseaux bancaires du monde en octobre 2008. Autrement dit, elles sont respectées quand on n’en a pas besoin, et elles n’ont plus aucun sens quand elles devraient fonctionner!
    Non, toujours, non, ni la monnaie, ni le crédit, n’a pas de propriétés « quantiques » d’être à deux endroits à la fois! d’où la conviction totalement délirante de croire à la création de monnaie ex nihilo via le crédit!
    Pourquoi nous en sommes arrivés à de tels embrouilles? Pourquoi les économistes abandonnent-ils toute raison quand ils essayent de réfléchir sur le fonctionnement de la monnaie?
    Des choses vraiement simples deviennent compliquées pour eux, et ils les compliquent pour tou le monde!
    C’est ainsi qu’il n’analysent vraiment aucun problème lié à la monnaie elle-même!
    L’imagination les quitte totalement!
    Surout, il est tellement inutile de supposer cette aberration de la « création de monnaie via le crédit » pour expliquer bien plus simplement tout ce qui se passe!
    Cela me fait toujours penser au système du mouvement planétaire avant la simplification apportée par l’héliocentrisme!
    Si on met simplement au centre que la monnaie circule et n’est monnaie que tant qu’elle circule, tout s’éclaire! La monnaie est en mouvement ou n’est pas! Toutes les transactions opérées par une même unité monétaire sont successives, jamais simultanées, mais je crois que vous ne me suivez plus, alors j’abandonne jusqu’à mon prochain « coup de gueule »!
    jf

  133. johannes finckh dit :
    1 juillet 2009 à 23:48

    @fujisan:
    vous dites des choses exactes, me semble-t-il, il s’agit bie de considérer le mouvement, le passage de main en main des moyens de paiement et de la monnaie notamment!
    Une vision statique embrouille tout!

  134. johannes finckh dit :
    1 juillet 2009 à 23:50

    @yves besombes!
    en effet, le facteur temps est essentiel!

  135. johannes finckh dit :
    2 juillet 2009 à 00:04

    @anne.J:
    Il est vrai que cette « margnalisation » paraît dramatique!
    Votons alors pour savoir qui a raison!
    Cela me semble intellectuellement « génial »!
    Il suffit de se ranger à l’opinion majoritaire, aussi absurde soit-elle, pour ne jamais rien résoudre!
    Il se trouve que toute la pseudoscience universitaire fait à ce point fausse route qU’elle crôit toujours que le problème de la monnaie qui est à la fois objet circulant et VALEUR REFUGE ULTIME POURRAIT TROUVER UNE QUELCONQUE SOLUTION avec des règlementtations mieux conçes!
    Alors que c’est bel et bien la monnaie elle-même qui refuse ses services chaque fois qu’elle est la plus nécessaire!
    Et tant que l’on ne comprend ps ce qu’est cette monnaie et que l’on confond monnaie et crédit, on construit aussi des hypothèses aventureuses autour de la « création de monnaie ex nihilo via le crédit »!
    Tant que la monnaie peut, du fait d’être thésaurisable, toujours exiger un intérêt, on accuse, à tort, les banques d’abuser, et on leur prête ce « droit légal » de créer de la monnaie en oubliant qu’elles rémunèrent les dépôts et refinancent avec profit cette rémunération vi

  136. johannes finckh dit :
    2 juillet 2009 à 00:07

    via le crédit!
    C’est seulement quand les emrunteurs deviennent insolvables que la crise systémique pointe!
    Justement parce que les banques ont prêté et qu’eles doivent rémunérer les déposants!
    S’il n’y avait pas de tels faits têtus, on pourrait continuer à délirer!

  137. logique dit :
    2 juillet 2009 à 03:45

    @johannes finckh,

    antiérement d’accord avec ton dernier post, si le crédit n’avait pas été accordé a des personnes insolvable ont en serait pas là. Mais encore une fois je vais me répérer, j’avoue que cela devient frustrant, mais d’un autre coté je ne peux pas laisser se propager des idées fausses. C’est un instinst de survie, instant que vous avez surement oublié johannes finckh.

    Donc, pour quelle raison des crédits ont été fourni a des personnes insolvables ou surtout des personnes qui ne comprennaient pas se qu’elle signaient, des crédits a taux varialbles.

    Mais je vous rassure, toutes cette crise n’est qu’une grosse arnaque, ni plus ni moins. Lorsque vous faites une crédit c’est 30 euro par personne,voire plus, qui rentre tous les mois en plus des interets. 30 euro sur 100 c’est 30% sur 1000 c’est 3% en plus des taux d’interet et dans le cas des subprimes ont ne sait pas si il ont indexé les assurances sur les taux d’interets.

    Le crédit en lui même n’est pas la vrai cause de nos soucis, se qui est la cause de nos soucis est l’abus de crédit dans le simple but de toucher les commissions. Et ca c’est de l’arnaque ni plus ni moins. Et tous les acheteur en prêtrelais vont bientot comprendre que l’immobilier c’est pas le bourse, la liquidité n’existe qu’avec le crédit. Crédit qu’il devront honorer pour garder leur toit. A tous ceux qui se retrouvent dans cette situation, je leur recommande de remercier les agents immo et les banquiers qui se sont pris une commission a l’achat comme a la vente, le prêt ralais c’est doublé ses bénefs en laissant le risque aux vendeurs. Elles est pas belle l’affaire, je vous rassure ce n’est pas monn métier. Mais la logique m’impose de regarder dans tous les sens. (jeux de mots)

    M’enfin maintenant ont peux passer aux chises sérieuse, Mrs jorion gagne un salaire de cadres, M’enfin pour l’instant il ne nuis a personne, donc respect, c’est un nouveau style de gouron, absent des discussions mais le premier a les instiguer. Non, les vrais choses sérieuses c’est pas l’immo, les vrais chose sérieuse c’est l’investissement a l’étranger. Car pour produire moins chère et faire la max de profits il faut produire a l’étranger, la ou la main d’oeuvre est bon marché. Et nous pauvre privilègié nous regardont avec satisfaction le déclin. Rien ne dure, même le ralativité restreinte, se n’est pas le temps ou la distance qui augmete ou diminue, c’est notre futur qui diminue.

    Donc, ne vous leuré pas a comprendre le pourquoi est le comment de l’argent ou la monnaie ou tout object virtuel ou réel pouvant être transformé en « Moyen De Paiement », mais pensé a son utilité dans le bon coté et le mauvias coté des choses. Ensuite je m’appercois que l’argent n’est qu’un moyen de s’offrir du temps de travail est rien de plus. Mais ont n’offre du temps de travail que lorsque la consommation fonctionne, surtout a bas prix avec des marges de 100%, le double, perso c’est se que j’aime doubler, m’enfin au deux sens du terme, c’est a dire aller plus vite et multiplier par deux, m’enfin l’escroc y vera la notion de doubler l’autre de passer devant lui, de muir, de prendre sa place est autre réflexe primitif.

    M’enfin ne soyont pas dupes, il faut faire preuve de réalisme. la crise n’est pas un crise c’est une exagération médiatique. personne n’as eu le bon sens de s’appercevoir qu’en 2001, 15000 euro de crédit avec 15000 d’apport pouvait être refusé. Aujourd’hui ont te prète a 0%. L’inflation n’est pas devant nous, elle est deja passé et personne n’as rien vue, perso j’ais vue et multiplier par 10 ans en 8 ans, soit 1000%. cela ne fait pas de moi une personne riche, car le temps de vie peut être long, si il est soigné, tant mieux aprés tout.

    En fait l’inflation ont l’as subit, elle est deja là depuis longtemps, les cigarette, la baguette, l’immo, le top plus ultra.

    Espéront que la logique puisse faire sont chemin……

  138. Yves Besombes dit :
    2 juillet 2009 à 09:33

    Donc , le probléme qu’ il s’agit de théoriser en premier est d’en savoir plus sur ce qui se cache derriére ce comportement apparemment « suicidaire » du monde financier….?
    je dis apparemment car je ne crois pas un instant à l’absence de clairvoyance de ces personnes (cf le dernier lien de F.Leclerc »les pbs s’empilent »)
    cà ne vous pas envie ?

  139. Florence dit :
    2 juillet 2009 à 10:20

    @LeClownBlanc
    Merci d’avoir répondu à mes questions de béotienne.

    Ce que je vois, dans cette discussion, c’est qu’il est primordial de définir les concepts utilisés, sinon, c’est un dialogue de sourds. Pour ma part, je préfère avancer à petits pas, en m’appuyant sur un bilan.
    Donc, si je récapitule ce que j’ai compris :
    1- je dépose 1.000 euros à la banque.
    Celle-ci inscrit cet argent à son passif « ‘comptes créditeurs de la clientèle » et en parallèle, ajoute cette même somme à son actif « caisse, banque centrale et CC » (même si elle ne restera pas longtemps inscrite à ce compte puisque cet argent va rapidement être employé à autre chose et partira sur les lignes actifs financiers, instruments dérivés etc …).
    2 – la banque prête 2.000 euros à M.X
    Elle inscrit ces 2.000 euros à son actif « prêts et créances sur la clientèle »
    Pour la ligne équivalente au passif, je n’ai pas encore compris quel ligne était concernée.
    Cette création monétaire sera détruite quand X aura remboursé son emprunt.
    3 – les intérêts et frais touchés par la banque au titre de ce prêt (la véritable création monétaire selon Auguste et cie), sont eux comptabilisés dans le compte de résultat, pour in-fine (après déduction des charges d’exploitation, des dividendes des actionnaires et autres dérivations suspectes ou non) venir alimenter le bilan sur la ligne des fonds propres de la banque.

    * relève la tête et regarde son petit cahier d’écolière, parsemé de tâches d’encre, puis devient toute songeuse*

  140. ujisan dit :
    2 juillet 2009 à 10:33

    @johannes finckh
    le 1 juillet 2009 à 22:48 vous écrivez:
    « le prêteur ne peut pas disposer de ce qu’il a prêté en même temps que son emprunteur »

    A mon avis la confusion vient de la perception que le particulier-fourmi a de son DAV qu’il considère comme parfaitement liquide en totalité. Le particulier ne considère pas son DAV comme un prêt à la banque qui va elle-même prêter presque tout « son » argent. Le particulier n’a pas conscience de la réalité bancaire, à savoir que seule une petite fraction de « son » argent est parfaitement liquide (réserve fractionnaire ridicule de 2% à la BCE).

    Si un économiste s’intéresse à la formation des prix pour des biens et services d’usage courant, cette perception du particulier-fourmi a son importance. De même que la perception et capacité du particulier-cigale qui dépense de l’argent qu’il n’a pas.

    Mais ce n’est pas la réalité bancaire. N’est parfaitement liquide à l’instant T qu’une petite fraction de la masse monétaire. Tout le reste ne sera liquide que dans le futur et pour autant que les emprunteurs remboursent leurs prêts.

    Maintenant, est-ce que la monnaie n’est que la fraction parfaitement liquide à l’instant T. Ou bien durant la période entre T et T+1sec, ou T+1min, T+1h, T+1j… ? C’est impossible à déterminer car M1 à la BCE inclus tout les dépôts à terme inférieur à 2 ans.

    jf écrit:
    « Dans tout ce processus, il convient de voir que les sommes ainsi mobilisées nécessitent toujours, à la banque, des compensations via les dépôts d’épargne couvrant exactement, et à tout moment, les sommes prêtées. Autrement dit, à l’autre bout est désinvesti autant qui est investi ici par l’achat de la maison »

    Non, il n’y pas toujours de l’argent désinvesti à l’autre bout. Cela impliquerait qu’il n’y aurait jamais d’augmentation de monnaie (parfaitement liquide). Dans certains cas, les crédits font bel et bien les dépôts, comme l’a signalé Nadine le 30 juin 2009 à 09:37:
    – si le vendeur dépose l’argent à la même banque que l’emprunteur, il n’y a pas de liquidités qui sortent de la banque au moment du prêt.
    – si le vendeur transfère l’argent à une autre banque qui elle-même prête la même somme transférée à la première banque. Par compensation entre les 2 banques, les 2 transferts croisés s’annulent l’un l’autre.
    C’est d’autant plus probable pour les grandes banques universelles. Plus leur part de marché est grande, plus leur libérté de créer des liquidités est grande. Charge à elles de satisfaire au ridicule 2% de réserve obligatoire et aux ridicules ratios de solvabilité (Bâle 1 ou 2).

    le 1 juillet 2009 à 23:17 jf écrit:
    « En vous écrivant, je vous concède que la “monétisation” d’actif auprès de la BC est bel et bien une “création monétaire”, mais seulement centrale! »
    Non pas seulement centrale! Les réserves fractionnaires ridicules de 2% à la BCE permettent aux banques de « multiplier » cette création par 50. Elles peuvent donc en créer 49 fois plus! Voir ci dessus.

    PS. J’ai trouvé ceci sur wikipédia dans l’article déflation:

    […] depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les banques centrales contrôlent une part de plus en plus réduite de la masse monétaire. Les billets et pièces, qui représentaient encore près de 25 % de la masse monétaire en 1950, en représentent désormais moins de 5 % — de l’ordre de 1 % pour les pays développés. Les banques centrales sont donc de moins en moins bien placées pour contrecarrer une baisse de l’encours de l’endettement et de la création monétaire privée afférente.

    Malheureusement il ne cite pas ses sources, mais cela semble bien indiquer que les banques commerciales ont acqui une quasi-autonomie, une quasi-liberté de prêter (d’augmenter la masse monétaire) à leur guise.

  141. Oppossùm dit :
    2 juillet 2009 à 11:48

    @ JF
    Je n’avais pas lu cette réponse de vous (30 juin 2009 à 21:42).

    « @ oppossum:
    vous réussirez peut-être à m’embrouiller! qui sait? »

    Ebranlé ? Ressaisissez vous … jf … ! Ou trouvons d’autres sujets de discorde … pour avancer !

    « En tout cas, dès que la banque crédite effectivement la somme, elle doit décaisser de son propre compte!
    Je ne sortirai pas de cette conviction! »

    C’est le problème lorsqu’on a trop défendu une position fausse … Ne sachant pas pour sortir … on reste sur place …

    « Interrogez tous les commerçants, banquiers, entrepreneurs ou particuliers, en tout cas, moi-même, tant qu’une somme n’est pas créditée sur mon compte, et donc débitée ailleurs, je n’en dispose pas! »

    Je suis bien d’accord

    « Alors tous ces pinaillages autour du “virtuel” n’ont aucun sens pour moi! »

    Vous savez bien que le virtuel existe … mais vous, vous en limitez le rayon à la BC

    « J’aimerais bien l’avis de Paul sur ce point! »

    Paul est dans une autre logique . Il devrait trouver une sortir par le haut.

    « Car, tout simplement, je conteste à la monnaie et au crédit des vertus “quantiques”, c’est-à-dire la propriété d’être en deux endroits à la fois! Et la création “ex nihilo” reviendrait à cela! Cela est absurde pour moi!  »

    Une fois crée l’argent n’est , en principe, pas à deux endroits à la fois. Mais le ex-nihilo supporte la règle dont vous parlez, qu’il n’applique que juste après son processus créatif. Ceci étant , dans un crédit, je pense que tout n’est pas du pur ex-nihilo.
    Une partie du crédit va être ’supportée’ , ‘abondé’ , ‘utilisée’ , effectivement par de l’épargne pré-existante mais cette relation est non pas mystérieuse mais particulière, puisque là , l’argent est à un seul endroit effectivement , mais c’est comme si on décidait au dernier moment où il est …. vraiment … Bien sûr , dans le doute, cet argent est là où ça ‘arrange’ le système bancaire. Bon c’est un peu flou, je ne suis pas comptable, c’est vrai.
    Mais , même si je pense que vous avez tort, vous m’obligez -moi en tout cas- , à aller au coeur de ce que vois comme une étrange ambiguïté qui permet plusieurs conceptions.

    C’est vrai qu’en plus le signe monétaire est d’un vertigineuse simplicité en trompe-l-oeil : on cherche toujours sa ‘contrepartie’ sans savoir de quelle nature elle est.

    « Si vous souhaitez arrêter la discussion, je peux comprendre, car, au fond, je sais que certaines croyances bien endoctrinées sont impossibles à ébranler! La mienne sans doute aussi! »

    Là n’est pas le problème , car votre conception n’arrive pas a convaincre et donc vous trouverez éternellement un contradicteur.

    « Essayez donc convaincre un chrétien du côté insensé de l’immaculée conception ou un musulman que le coran n’est peut-être pas sacré! pour les “créationnistes” en économie, il en va comme pour les créationnistes antidarwiniens, ils y croient! »

    Mais vous êtes vous aussi un créationniste !!! également limitant la création à la BC.
    jf

  142. Anne.J dit :
    2 juillet 2009 à 13:45

    @Auguste et LeClownBlanc
    Ces chiffres (zone euro) vous inspirent ils quelque chose ?

    Agrégats monétaires – Mai 2009 en milliards d’euros

    Billets et pièces en circulation = 730
    + Dépôts à vue = 3 460
    = M1 = 4 190

    + Autres dépôts à court terme
    (M2-M1) = 3 936
    dont : dépôts à terme <2 ans = 2 257
    dépôts avec préavis < 3 mois= 1 679
    = M2 = 8 126

    + Instruments négociables (M3-M2) = 1 282
    dont : pensions= 326
    titres d’OPCVM monétaires= 753
    titres de créance < 2 ans = 203
    = M3 = 9 408

    Crédits au secteur privé = 10 795

    —-

    Contreparties de M3 en milliards d’euros

    Créances nettes sur l’extérieur = 531

    Concours au secteur privé = 13 019
    Crédits = 10 795 1
    Titres= 2 224 2

    Concours aux APU = 2 723
    Crédits = 997,1
    Titres = 1 726,1

    Ressources non monétaires
    des IFM (à déduire) = 6862
    dont : Dépôts de l’administration centrale = 353
    dont : Engagements financiers à long terme = 6 509

    Divers = – 2

    TOTAL = 9 408

  143. Paul Jorion dit :
    2 juillet 2009 à 14:13

    @ Opossum

    … l’argent est à un seul endroit effectivement, mais c’est comme si on décidait au dernier moment où il est …. vraiment … Bien sûr, dans le doute, cet argent est là où ça ‘arrange’ le système bancaire. Bon c’est un peu flou, je ne suis pas comptable, c’est vrai.

    Vous avez l’air de dire qu’il existe une alternative à « l’argent ne peut pas être à deux endroits à la fois ». Comment pourrait-il y en avoir une ?

  144. Anne.J dit :
    2 juillet 2009 à 14:18

    Je corrige pour les contreparties de M3

    Contreparties de M3 en milliards d’euros

    Créances nettes sur l’extérieur = 531

    Concours au secteur privé = 13 019
    Crédits = 10 795
    Titres= 2 224

    Concours aux APU = 2 723
    Crédits = 997
    Titres = 1 726

    Ressources non monétaires
    des IFM (à déduire) = 6862
    dont : Dépôts de l’administration centrale = 353
    dont : Engagements financiers à long terme = 6 509

    Divers = – 2

    TOTAL = 9 408

  145. a113 ou Y.Besombes dit :
    2 juillet 2009 à 14:36

    @ opposum

    il serait plus simple et rigoureux de dire que l’argent est nulle-part…
    les seules choses qui soient quelquepart , ce sont les réserves d’or ou de denrées physiques échangeables…
    (plus elle « représente » de valeur/kilo , plus c’est pratique)
    après tout est affaire de « croyance » ….le crédo , le crédit , quoi !!! au risque de se faire gruger par l’autre sur la valeur des titres que l’on échange ….contre ?
    la véritable valeur de ce qui est réellement risque d’ètre largement inférieure à ce que les « représentations » des valeurs que nous (croyons posseder) « possedons » (chiffres sur un terminal,sur un bout de papier…) laisse à montrer aux comptables que nous voulons rester (le coup de l’arithmétique ),
    au dépens de notre avenir (et surtout celui de nos petits enfants…)

    osons sortir de cette façon réductrice de regarder les choses (notamment la façon dont s’organisent les échanges humains)
    cordialement bien sùr

  146. fujisan dit :
    2 juillet 2009 à 15:23

    @Paul Jorion & JF
    Toujours pas convaincu…
    Vous ne voulez prendre en compte que la monnaie de BC. Qui ne correspond qu’à une petite fraction de M1 (dépôts).
    Mais que s’est-il passé en sept-oct 2008?
    Les déposants ont retiré des liquidités en masse. On était pas loin d’une vraie panique (bank run).
    Et comment ont réagi les autorités?
    Les états ont « calmé » le jeu en augmentant les soit-disant garanties des dépôts.
    Les BC ont créé de la monnaie en masse pour faire face aux besoins de liquidités. Elles ont créé de la monnaie de BC à la demande. Y compris 39 milliards d’euros en billets de banque de plus que d’habitude, qui sont thésaurisés en toute logique.
    Ignorer ce rôle de prêteur de dernier recourt des BC et ces « garanties » des états, c’est ignorer des caractéristiques essentielles du système.
    Alors, je veux bien admettre que seule la monnaie de BC est de la véritable monnaie, mais de la monnaie qui peut augmenter quasi à l’infini pour faire face au besoin de liquidité.
    Voilà une bien particulière monnaie, que l’on crée dès que le besoin s’en fait sentir.

  147. LeCo, co-op dit :
    2 juillet 2009 à 16:56

    à Florence [10:20]

    Vous avez tout parfaitement compris. C’est exactement ça, disons …
    pour le cas courant du particulier résident ou de la PME classique engagée sur le sol national.

    En outre, vous avez la sagesse de rappeler la nécessité impérieuse de définitions claires.
    La toute première dimension du CEO de banque est Le Rapport au Temps (LT, MT, CT)
    (Long terme, moyen terme, court terme)
    La toute première définition incontournable : l’expression « operating cycle«
    Elle est impérieuse ici pour le métier de banque commerciale, comme
    elle est impérieuse également dans l’industrie

    The term operating cycle refers to the circulation of items within the current asset category. In a typical business, cash is invested in A and B – A : Liquid money in any form, Secondary cash resources, Short-term receivables, Short-term prepayments – B, Inventories : Materials, Supplies, Labor, and various overhead services, and these costs are traced through and attached to inventories. Inventories are eventually realized by conversion into trade receivables, and receivables are in turn collected and become once more available in the form of plain cash.

    Dans le contexte d’une banque commercile c’est la partie « A » qui nous intéresse, nullement la partie « B »
    Cueillons donc la définition de current asset, expression qui vient d’être évoquée à la première ligne
    « Inermediate Accounting« by Walter B. Meigs, A.N.Mosich, Charles E.Johnson et Thomas F.Keller

    Current assets. As a practical matter, the rough-and-ready difference between a current asset and a noncurrent asset is readily grasped. The border between these two categories, however, is hazy, and defining an exact boundary is not an easy task.
    Five general types of assets are usually included in the current asset classification:
    1 Cash : money in any form — cash awaiting deposit, balances on deposit in checking accounts, established expendable cash funds
    2 Secondary cash resources :
    3 Short-term receivables :
    4 Short-term prepayments :
    5 Inventories : (je ne détaille pas vu que c’est ici hors sujet)

    There is little question or difficulty about including cash, secondary cash resources, and ordinary receivables in the current asset category. As might be expected, the troublesome area is the distinction between short- and long-term investments in productive services and goods.
    The test usually applied in distinguishing current from noncurrent productive assets is whether the investment in these assets will be realized with the operating cycle of a business, or one year, whichever is the longer period of time

    Comme il ne s’agit d’une filiale de Bouygues construisant un barrage ou un immense complexe hospitalier, c’est un an.
    Les obligations comptables internationales imposaient (imposent-elles toujours ?) de différencier les items (short term investments, etc.) à moins d’un an et les autres.
    – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –
    Il reste votre intérêt pour le jeu d’écritures à l’étape 2 de votre décomposition en trois étapes.
    Considérons le cas d’un prêt de 200K€ dont le capital serait à rembourser en quatre échéances égales de 50 K€.
    En préalable, deux points sont à noter :
    1/ Les comptes d’Actif sont débiteurs [ D quand >0] et les comptes de Passif sont créditeurs [ C quand >0 ]
    2/ Le compte « Caisse » de la Banque ne bouge pas du tout aussi longtemps
    que l’Emprunteur A n’a pas donné de l’ordre de payer un tiers (par exemple le propriétaire P de l’appartement dont A est en train de faire l’acquisition).
    – – – – – – – – – – – – –
    Etape 2a : La banque signifie que le prêt est en place, prêt à être utilisé
    A l’Actif : Elle débite « Prêt accordé à l’Acheteur A » : 200 K€
    Au Passif : Elle peut créditer un compte provioisre de quelques jours « Compte-à-Payer-à…. » pour mémoriser le fait que la Banque prévoit bien de verser très prochianement la somme de 200 K€ soit sur le compte de A soit à un Ordre certifié et assermenté.
    – – – – – – – – – – – – –
    Etape 2b : La banque doit payer le capital initial. Elle s’exécute :
    – Débit d’un compte de Passif qui baisse de 200 K€ et
    – Crédit du compte Caisse à l’Actif qui baisse également de 200 K€
    – – – – – – – – – – – – –
    Etape 2c, L’un des quatre remboursements de 50 K€ par l’acheteur A de l’appartement
    Avant chaque remboursement, l’Acheteur s’arrange pour approvisionner son compte d’une manière ou d’une autre
    et alors ! …. PAS SEULEMENT du CAPITAL
    ¤ Capital : 50 KF
    + Taux-de-base-bancaire Fed-Bri-Bce par ex. 1.5 KF
    + Taux-de-base-bancaire-de-l’AssoProDesBanques-de-la-Place par ex Paris 2.5 KF
    + Frais de gestion de la banque par ex. 0.3 KF
    + Commission par ex 0.2 KF
    + Risque de crédit par ex. 1 à 2 KF
    + Taux de profit par ex. 1.5 KF
    – – – – – – – – – – – – –
    par exemple 8 à 9 KF de produits pour la banque sur les 50 du capital nominal initial
    Le jeu d’écritures :
    – Crédit du compte « Revenu (produit financier) » (Cpte d’exploitation) qui augmente de 8 K€
    – Crédit du compte « Prêt de A (solde des sommes à recevoir par la banque) à l’Actif qui baisse de 50 K€
    – Débit du compte de l’Acheteur A au Passif de la Banque qui baisse de 58 K€

    Merci pour votre attention.
    Je vous souhaite bonne réception
    Cordialement, … leuco, le_Co
    celui qui dessine des hiéroglyphes au fond de la classe au lieu de participer

  148. LeuCo, coopé dit :
    2 juillet 2009 à 17:04

    La dernière ligne de la citation du livre de compta américain
    c’est WITHIN the operating cycle ………… et non pas WITH the operating cycle. Sorry
    Puis,
    Comme il ne s’agit PAS d’une filiale

  149. LeClownBlanc dit :
    2 juillet 2009 à 17:43

    Les trois définitions omises, étant passé trop vite à la suite
    2 Secondary cash resources : various investments that are readily marketable. Any such funds with availability for current use restricted by contract or other formal arrangement are excluded
    3 Short-term receivables : open accounts receivable and notes receivable with short-term maturities
    4 Short-term prepayments : the cost of various services, such as insurance, taxes, rent, that have been paid for in advance of use in operations. Short-term prepayments are sometimes referred to as prepaid expenses.

    Au point où nous en sommes, abordons le symétrique au Passif
    current liabilities

    Current liabilities The distinction between current and non current liabilities is less troublesome than its counterpart on the asset side of the balance sheet. Current liabilities may be defined as « obligations whose liquidation is reasonably expected to require the use of existing resources properly classifiable as current assets or the creation of other current liabilities ».
    Three main classes of liabilities fall within this definition :
    1/ Obligations for services and goods which have entered the operating cycle. These include accrued liabilities such as commissions, taxes, wages, etc. and trade payables.
    2/ Other debt that may be expected to require payment within the operating cycle or one year. This includes short-term notes and the currently maturing portion of long-term obligations
    3/ Collections received in advance of the delivery of goods or the performance of services. These advances are often described as « deferred revenues », but it is the obligation to furnish the services and goods or to refund the payment that puts them in the liability category.

    Some liabilities that will be paid shortly after the bamance sheet date are nonetheless excluded from the current liability category because of the requirement that a current liability must involve the use of current assets for its extinction.
    Examples are :
    (1) Obligations due at an early date that will be retired by issuing new long-term debt securities, for example, bonds (obligations) that will be refunded;
    (2) debts that will be paid from fund accumulations reported as noncurrent assets, for example, a life insurance policy loan that will be liquidated by cancellation against cash surrender value or by deduction from the proceeds of the policy at maturity.

  150. Oppossùm dit :
    2 juillet 2009 à 18:22

    @ Paul et @ a113 ou Y.Besombes

    « Comment pourrait-il y en avoir une alternative à : l’argent ne peut pas être à deux endroits à la fois »
    « il serait plus simple et rigoureux de dire que l’argent est nulle-part… »

    Votre remarque Paul, et celle de a113 ou Y.Besombes m’amènent à l’acrobatie suivante :
    – bien sûr il n’est pas raisonnable de dire que quelque chose est à deux endroits à la fois , et pas satisfaisant de poser qu’il n’est nulle part . Mais si la monnaie n’était pas une chose ? C’est à dire qu’il faudrait passer par un stade de dématérialisation supplémentaire ?

    En effet on est passé, du bien tangible (Céréale/Sel/ …) au bien ‘précieux’ , puis au papier , puis à l’écriture comptable, puis au bit informatique . Mais il faut aller au delà , et poursuivre la dématérialisation du concept lui même et pas uniquement de son support :

    -> La monnaie est une CATEGORIE JURIDIQUE Si on la pense telle , dès lors, la question de son emplacement ne se pose pas en des termes simples et la question de son éventuelle localisation en deux endroit se réduit à un conflit de droit (du Droit) , où à une formulation floue ou ambigüe etc …

    Évidemment la catégorie juridique n’est pas opérante , à vue de nez , pour penser l’inflation par expl ou tout autre mécanisme financiaro-économique

    Cette difficulté à penser ainsi est renforcéepar la vision comptable , dont le but bassement matériel n’est nullement d’expliquer, mais d’avoir une représentation permettant de savoir QUI PAIE et QUI ENCAISSE (Actif/Passif, Crédit/Débit, Entrée/Sortie … !)

    C’est trivial , mais malheureusement nécessaire. Mais cette nécessite n’en fait ni un schéma explicatif , ni dynamique , ni totalisant, comme le note a113 ou Y.Besombes !
    La comptabilité est le triste à-plat , figé et partiel du monde. (Mais sans la compta, que d’injustice !)

    D’ailleurs si l’économie peut se penser bien au delà des notions comptables , la monnaie doit également s’en dégager, en partie bien sûr.

  151. johannes finckh dit :
    2 juillet 2009 à 19:10

    @fujisan:
    vous dites en substance ce que j’ai souvent soutenu, que vous en soyez convaincu ou non!
    J’ai toujours soutenue que la BC peut effectivement créer de la monnaie, et, de ce point de vue, bien sûr, je suis bien « créationniste »!
    Mais, vous le notez aussi, cette céation centrale supplémentaire d’octobre 2008 est partie aussitôt dans la thésaurisation, je le pense aussi comme vous!
    En même temps, la monnaie n’est pas nulle part, au contraire, elle est toujours quelque part, mais elle se déplace fréquemment, chaque fois qu’il y a une transaction!
    S nous considérons que les revenus effectivement distribués, c’est-à-dire les sommes qui reviennent par exemple mensuellement, sont de la monnaie effective en tant qu’elle exprime son pouvoir d’achat en continu, je définirais comme monnaie ce qui se déplace pour organiser la consommtion des ménages!
    Peu importe que ce soient des virements entre les DAV ou du numéraire, les deux agissent sur un mode substitutif, et je maintiens qu’il n’y a pas, là, en dehors d’une croissance économique ou d’une inflation, aucune création monétaire via le réseau bancaire! l’usage des DAV pour payer réduit d’autant l’usage du numéraire et inversement!
    Vous pouvez en faire l’expérience: si vous retirez votre salaire en totalité de votre compte et le détenez en numéraire vous allez payer en numéraire, car la banque ne payerait évidemment pas des virements depuis votre compte s’il n’est provisionné. Si vous ne faites pas cela et payez tout via des virements (CB,chèques et virements), la banque peut payer jusqu’à épuisement de votre avaoir sur le DAV. Mais, vraiment, cela ne vous fait ni plus ni moins à dépenser juqu’au virement de votre prochain salaires.
    Et ce fait est absolument général!
    Cela convaint-il?
    Dans ce cas, pour radicaliser mes propos, la monnaie supplémentaire émse par la BC et qui n’a aucun impact sur les revenus n’est que du pouvoir d’achat gelé, et cela n’est pas monnaie au sens où elle ne se déplace pas; mais elle peut devenir monnaie bien sûr!
    jf

  152. johannes finckh dit :
    2 juillet 2009 à 19:38

    logique m’écrit ceci, je vais répondre point par point:

    logique dit :

    2 juillet 2009 à 03:45
    @johannes finckh,

    « Entiérement d’accord avec ton dernier post, si le crédit n’avait pas été accordé a des personnes insolvables on n’en serait pas là. Mais encore une fois je vais me répéter, j’avoue que cela devient frustrant, mais d’un autre coté je ne peux pas laisser se propager des idées fausses. C’est un instinct de survie, instinct que vous avez sûrement oublié johannes finckh. »

    Réponse jf:
    Il est vrai que nous n’aurions pas eu cette folle bulle spéculative autour du crédit immobilier US dans ce cas, là, nous sommes d’accord! Vous évoquez un « instinct de survie, et j’admire le vôtre, je tacherai de ne pas oublier le mien. Quant aux « idées fausses », chacun peut bien croire en ses idées et les tenir pour vraies!
    question de « logique »:
    « Donc, pour quelle raison des crédits ont été fournis à des personnes insolvables ou surtout à des personnes qui ne comprennaient pas ce qu’elles signaient, des crédits à taux variables? »
    réponse jf: cela allait avec cette idée fausse-à coup sûr!- que les biens immobiliers allaient toujours prendre de la valeur, ce qui a rendu « fictivement » solvables des insolvables!
    « logique poursuit:
    « Mais je vous rassure, toute cette crise n’est qu’une grosse arnaque, ni plus ni moins. Lorsque vous faites un crédit c’est 30 euro par personne, voire plus, qui rentre tous les mois en plus des interêts. 30 euro sur 100 c’est 30% sur 1000 c’est 3% en plus des taux d’interet et dans le cas des subprimes, et on ne sait pas s’ils ont indexé les assurances sur les taux d’interêts.
    Le crédit en lui-même n’est pas la vraie cause de nos soucis, ce qui est la cause de nos soucis est l’abus de crédit dans le simple but de toucher les commissions. Et ça c’est de l’arnaque ni plus ni moins. Et tous les acheteurs en prêt s relais vont bientot comprendre que l’immobilier c’est pas la bourse, la liquidité n’existe qu’avec le crédit. Crédit qu’il devront honorer pour garder leur toit. A tous ceux qui se retrouvent dans cette situation, je leur recommande de remercier les agents immo et les banquiers qui se sont pris une commission à l’achat comme à la vente, le prêt ralais c’est doubler ses bénefs en laissant le risque aux vendeurs. Elle est pas belle l’affaire, je vous rassure ce n’est pas mon métier. Mais la logique m’impose de regarder dans tous les sens. (jeux de mots)
    M’enfin maintenant ont peux passer aux choses sérieuse, Mr jorion gagne un salaire de cadre, M’enfin pour l’instant il ne nuit à personne, donc respect, c’est un nouveau style de gourou, absent des discussions mais le premier a les instiguer. Non, les vrais choses sérieuses c’est pas l’immo, les vrais chose sérieuse c’est l’investissement à l’étranger. Car pour produire moins chèr et faire le max de profits il faut produire à l’étranger, là où la main d’oeuvre est bon marché. Et nous pauvres privilègiés nous regardons avec satisfaction le déclin. Rien ne dure, même le relativité restreinte, ce n’est pas le temps ou la distance qui augmete ou diminue, c’est notre futur qui diminue.
    Donc, ne vous leurrez pas à comprendre le pourquoi et le comment de l’argent ou la monnaie ou tout object virtuel ou réel pouvant être transformé en “Moyen De Paiement”, mais pensez à son utilité dans le bon coté et le mauvias coté des choses. Ensuite je m’apperçois que l’argent n’est qu’un moyen de s’offrir du temps de travail et rien de plus. Mais on n’offre du temps de travail que lorsque la consommation fonctionne, surtout à bas prix avec des marges de 100%, le double, perso c’est ce que j’aime doubler, m’enfin aux deux sens du terme, c’est à dire aller plus vite et multiplier par deux, m’enfin l’escroc y verra la notion de doubler l’autre de passer devant lui, de nuir, de prendre sa place est autre réflexe primitif.
    M’enfin ne soyons pas dupes, il faut faire preuve de réalisme. la crise n’est pas une crise c’est une exagération médiatique. personne n’a eu le bon sens de s’apercevoir qu’en 2001, 15000 euro de crédit avec 15000 d’apport pouvait être refusé. Aujourd’hui ont te prète a 0%. L’inflation n’est pas devant nous, elle est deja passé et personne n’a rien vue, perso j’ai vue et multiplier par 10 ans en 8 ans, soit 1000%. cela ne fait pas de moi une personne riche, car le temps de vie peut être long, si il est soigné, tant mieux aprés tout.
    En fait l’inflation ont l’as subit, elle est deja là depuis longtemps, les cigarette, la baguette, l’immo, le top plus ultra.
    Espéront que la logique puisse faire sont chemin…… »
    jf:
    j’avoue que je ne comprendspas bien où voulez en venir, il y a des choses où je ne saisis pas bien l’enchaînement! Pouvez-vous préciser?
    jf

  153. logique dit :
    2 juillet 2009 à 20:31

    @johannes finckh,

    il était tard, et j’avais un peut abusé de la bière. Puisque cela va mieux, je vais essayer de précisé ma pensé du momment. Je voulaus juste dire que cette crise a été organiser depuis un certain temps et que le but a été de faire monter les prix et de prendre un max de comission de consommer toute l’épargne et de nous laissé économiquement sur le carreau. C’est de la grosse arnaque et certains se sont bien fait avoir. Et je trouve cela assez lamentable. Du coup j’ais pousser un coup de geule. Rien de plus. Désolé pour le hors sujet, mais j’avais envie de faire partager ma vision des choses et d’essayé d’informer.

  154. johannes finckh dit :
    2 juillet 2009 à 20:45

    merci à « logique »:

    il reste que cette crise des subprimes sonne bien comme le début de la fin d’une époque, suivie par d »autres crises systémeiques majeures bientôt, comme l’annonce très fermement Paul.
    Il reste que le credit crunch qui a suivi annonce néanmoins une contraction sensible de la monnaie circulante, des fonds importants ont fui les dépôts ou sont carrément restés comme fonds propres des banques et dans la banque centrale!
    L’effet de tout cela est que la quantité de monnaie circulante a baissé, le reste est gelé.
    En quittant les avoirs bancaires disponibles pour les crédits, on prête moins.
    Ainsi, une partie de la demande de consommation ne se fait plus, les investissements stagnent, le ommerce mondial se contracte, et nous sommes entrés dans une logique déflationnistes, en tout cas en ce qui concerne les actifs boursiers et immobiliers. Au Japon, la déflation a aussi touché la consommation.
    C’est cela qui nous menace!

  155. johannes finckh dit :
    2 juillet 2009 à 20:58

    @oppossum: je vous remets ici la réponse que je vos ai fait hier dans l’autre discussion, celle du 24 juin, déjà initié autour de schumpeter par paul jorion:

    Oppossùm dit :

    2 juillet 2009 à 08:58
    @ johannes finckh
    30 juin 2009 à 00:14
    Vous écrivez cette chose étrange en réponse à un de mes commentaires
    “jf: le risque pris, vous le dites! Pourquoi rembourser du “ex nihilo?”
    En fait, ne s’agissant JAMAIS du ex nihilo”, la nécessité de rembourser est vitale! Sinon, la banque est de sa poche!”
    J’ai l’impression que vous ne comprenez pas le ex-nihilo (pourtant celui de la BC fonctionne de la même manière)
    La nécéssité de rembourser du ex-nihilo découle du fait que sinon celui à qui on aura prêté aurait ‘pris’ (biens/services) sans ‘rendre’ à la société bien/service en valeur équivalente.
    Sinon , c’est du vol tout simplement. Dont la banque supportera le coût, ou plutôt, bien sûr dont elle cherchera à faire supporter le coût aux autres … si elle le peut.
    Dans le cas d’un prêt, celui qui supporte le coût d’un non remboursement est spécifiquement celui qui a prêté et en général il lui est beaucoup plus difficile de faire glisser ce déficit sur les autres.
    La planche à billet c’est quoi ? Du ex-nihilo qui ne sera jamais remboursé . Donc du vol au travers de l’inflation. En douceur. Bien sûr l’Etat volant un peu tout le monde , c’est tout le monde se volant … donc personne … enfin il faut analyser en finesse les transferts de valeurs car ce n’est surement pas neutre
    Bien entendu si l’état distribue ce surplus monétaire au système bancaire sans obligation de rembourser … ou à un terme tellement éloigné que ça n’a plus de sens , c’est le secteur bancaire, par expl, qui vole (encore ! ) le reste de la société .
    La nécéssite de rembourser est vitale. Tout signe monétaire . Sinon c’est du vol, la victime étant plus ou moins désignée suivant l’origine du ‘crédit’.

    johannes finckh répond :

    2 juillet 2009 à 13:57
    @je sens que vous comprenez enfin!
    Juste encore une précision!
    Les renflouements des banques par la BC va sans doute, comme vous dites, dans les poches des banques en tant qu’institution!
    Physiquement, cependant, les banques ne sont que des intermédiaires, elles ne sont pas à protéger en tant que telles, mais plutôt le fait que les crises systémiques liées à leurs faillites pénaliseraient les déposants, c’est-à-dire les créanciers de la banque!
    Et puisque ce sont surtout les plus fortunés, leur influence fait que l’on sauve les banques, car cela sauve leurs biens à eux!
    Et le non-remboursement lié aux débiteurs insolvables est ainsi “socialisé” comme il se doit dans le capitalisme: privatiser les gains, socialiser les pertes!
    Il faut cesser, à mon goût, de “taper” sur les banques comme si elles incarnaient la “mauvaiseté” comme telle! Cela est absurde!
    Je maintiens que les renflouements, qui ne servent guère à refaire des crédits nouveaux, serviront surtout à financer des retraits liquides et des positions d’attente en vue d’autres bulles spéculatives à venir! Toujours pour presser un peu plus le citron!
    En toute rigueur, les détenteurs d’actifs “toxiques” auraient dû être de leur poche comme les investisseurs dans madoff!
    Mais s’agissant des banques endettées auprès de leurs plus gros déposants (les vrais investisseurs, personnes physiques! Warren Buffet par exemple!), les créanciers ont tout fait pour sauver les banques, car, cela, ils savent faire!
    Autrement dit, le “ex nihilo” consenti par la BC est tout à fait différent que l’ex nihilo des banques qui n’existe tout simplement pas!
    Et tant que les économistes s’embrouillent avec cela, ils restent les complices “à l’insu de leur plein gré” du grand capital et de la non réforme monétaire!
    Par leur incompréhension de ce qui se passe, il continueront encore longtemps à poser de mauvais diagnostics, du genre “personne n’a vu venir la crise”! et autres inepties, et à proposer de mauvais remèdes qui ratent l’essentiel, à savoir qu’il faut en finir avec la monnaie RESERVE DE VALEUR, notion incompatible avec le fait que la monnaie doit circuler inconditionnellement, pour en finir avec les crises systémiques, gigantesque organisation de racket et de chantage exercé par les plus riches!
    Si ma position est si marginale, le scandale est bien là, les universités, de par leur méconnaissance systématique des faits, sont les meilleurs alliés du capitalisme agissant!
    Tout comme le commuisme était, en son temps, un bon rempart et un exemple suffisamment repoussant pour conforter le capitalisme de la guerre froide!
    Autrement dit, le savoir universitaire actuel des sciences économiques, stérile et sans conséquences pratiques sur l’économie réelle, contribue à protéger puissamment la perversité capitaliste en n’éclairant pas les politiques!
    Dois-je rappeler que Nixon, ce voyou, a accompli un acte économique d’une vraie grandeur en rayant d’un trait la couverture or du dollar!
    Si on avait écouté les économistes, on y serait encore, et la crise systémique serait encore autrement plus violente si on devait encore s’emmerder avec l’or!
    jf

  156. Auguste dit :
    2 juillet 2009 à 21:33

    à Anne.J [2 juillet 13:45]

    Cliquer pour accéder à evomonze2.pdf

    Aaah ! Vous n’auriez pas du faire cela !
    Alors que je m’efforce d’être toujours positif, il est possible que quelques personnes me détestent déjà, si loin de tout !
    Ne seriez-vous pas un peu comme moi ? désireux que l’on vous aime

    un toutou p’tit peu plus ? ( je blague)
    Déjà le titre ! Eurosystème Logo Banque de France
    – – — – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –
    Il y a environ 40 ans, je suivais un cours qui s’intitulait Dynamiques des Systèmes Complexes
    Evidemment les modèles de ce gros livre sont inapplicables ici,
    ICI le mot ‘Système’ signifie enfumage, folle réplication mimétique permanente de bouquins débiles qui, avec ou sans duplicité, se prétendent fondés.

    Les anthropologues connaissent et admirent ces sorciers africains (il existent toujours)
    qui ouvrent et tripotent les minuscules entrailles de je ne sais quel animal tranquille — hérisson, tortue, …. –
    (1) pour suivre ou anticiper l’Ordre de la tribu, (2) effectuer des présages, (3) …
    Sur France Culture j’ai encore entendu cela récemment (il y a 6 mois environ);
    (je pourrais retrouver la date et l’interviewé si on me le demandait)
    Votre réaction ne seait-elle pas de détourner le regard, voire l’attention et d’aller vomir plus loin ?
    La victime du sorcier et le sorcier-victime ~~~ wobebli.net/mythes/sorciers ~~~etc. Faites un Search

    A la BCE, les pantins diplômés netslaves de gnomes sont ces sorciers avec encore moins de cervelle; mais avec des ordinateurs, un logement, une retraite au tarif

    Bruxelles+Francfort, de copieux per diem et remboursements de frais pour ceci et aussi cela. Ce ne sont pas les émoluments qui importent c’est la corrélation à la stupidité de leur

    travail.
    le-reseau-des-voyants

    Les banques de rang 1 AAA (triple A) sont à la fois des preneuses de taux-de-base (vol pur et simple), de droits à spéculer et jouer gagnant beaucoup plus souvent que les

    banques de rang 2 ou a fortiori 3 ou 4, … joueuses gagnantes simultanément sur tous les marchés juxtaposés et intriqués (eurodesises LIBOR, marchés domestiques, etc.), ….de

    droits à convertir des obligs en droits de propriété, gardiennes d’opportunités prédatrices ( prises à la gorge par montée des taux, prises de contrôle, achats à prix volontairement

    affaisés, cessions partielles ou non en pleine liberté, etc…), créatrices d’argent ex-nihilo … et, en outre, … pour ces services elles sont preneuses de commisions, de droits à

    pré-empter, de droits à surveiller et prédater, de primes de risque (fondées ou non), de marges pour frais d’exploitation, de marges de profit, de « management fees », de « consulting

    fees », etc. j’en passe.
    Alors la BRI ou la BCE !
    parlons en !
    STAT INFO – Zone euro – Les évolutions monétaires Zone euro – Mai 2009
    Qu’est-ce qui est débile ?
    En premier lieu
    Additionner :
    [A] Les « actifs monétaires zone euro » du GoldQuaturor + Hydre protégés par le secret bancaire
    [B] Les « actifs monétaires zone euro » gérés par les go-between que ce sont les banques (créatrices d’argent, prédatrices, ponctionneuses, etc.)
    [C] Les titres représentant les fonds propres de ces mêmes banques (créatrices d’argent, prédatrices, ponctionneuses, etc.)
    [D] Les « actifs monétaires zone euro » des filiales finacières des transnationales industrie, commerce, telecom, etc genre crédit auto par Peugeot par ex.
    [E] Les titres des firmes citées en « D »
    avec, ce qui n’a rien-rien de commun … avec ce qui est, par essence, d’une toute autre nature :
    [F] Les « actifs monétaires zone euro » de la partie vraiment non banco-financière des transnationales
    [G] Les titres représentant les grappes « F » et les PME extérieures aux codes EAN 65 à 71.
    [H] Les actifs monétaires des particuliers.

    avec, en outre,
    [K] l’idem (titres, mises en pensions, dépôts à terme, dépôts à vue)
    d’autres ogres européens de ponction-sanction-prédation incontrôlable (offshore, retrocommissions, etc.) les « ETATS-NATIONS-du-SYSTEME »
    avec leurs collectivités locales respectives.

    Votre question ? Quelle issue pour le personnel BCE ?
    Je ne vois que le licenciement avec préavis … disons de 3 ou 4 ans.
    N’est-ce pas … clairement opaque, abscons, insensé ?
    C’est tout simplement INOUI, incroyable, RENVERSANT, grotesque, UBUesque, …
    Enfin !
    99.99% des gens trouvent surement cela très bien, sur ce blog-forum également.
    – C’est bien présenté.
    – C’est logique.
    – Il y a marqué « SYSTEME » sur la page en haut à droite.
    Et ceux qui préparent les tableaux sont hautement diplômés : Une-deux ! Une-deux !
    SECCCCTIOOONNN ! … AAA   MONNN

    COMMAN-ment-DEUX-ment(eurs) ! … MAAARCHHH !!

    Ai-je répondu à votre question ?
    ( Je n’ai pas compris la question)
    Quelle autre contenu pourrait vous rendre service

  157. logique dit :
    2 juillet 2009 à 22:21

    @johannes finckh,

    M’enfin, soit se sont les banques qui abuse et les BC sont obligé d’intervenir, soit les BC laisse faire les banques afin d’avoir l’obligation d’emettre et indirectement le devoir d’emettre. Dans le second cas les BC se servent des banques poue arriver a leur fin. Ca laisse le choix :) ))))

  158. Anne.J dit :
    2 juillet 2009 à 22:29

    Auguste : ( Je n’ai pas compris la question)

    Pas de question précise, juste savoir ce que ces soldes des agrégats et des contreparties vous inspiraient par rapport au sujet direct du billet de P.J. ( »les crédits qui créent des dépôts ») … merci donc à 50% … j’aurais peut être 50 autres % par LeClownBlanc prochainement ?

Commentaires à  suivre…

Publié dans Banques, Débat monétaire | 3 commentaires

45 – De Charybde en Scylla, par François Leclerc

02 11 2009 Publié par François Leclerc

Billet invité du blog de Paul Jorion.


Avec obstination, la machine économique continue à ne pas vouloir bien fonctionner. Afin de ne pas caler après avoir bien failli sombrer corps et âme, deux soutiens permanents lui sont nécessaires : celui des banques centrales (ces mystérieuses entités détentrices du pouvoir régalien de la création de la monnaie), ainsi que celui des pouvoirs publics (ces entités qui nous représentent et nous endettent pour sauver le système financier). Ces deux pompes à phynance doivent tourner afin que la machine ne grippe pas, que les apparences soient sauves, que la fiction d’un capitalisme capable de se réformer conserve sa crédibilité (bien que ses hérauts fassent tout pour démontrer le contraire), sans autre perspective que de continuer à pomper. Comme de vrais Shadoks. Sans non plus sembler mesurer le risque grandissant de préparer une nouvelle crise.

De plus en plus nombreuses, des voix s’inquiètent en effet de la formation d’une nouvelle bulle financière résultant de l’envol actuel du marché des actions grâce à la quasi gratuité de l’argent dispensé par les banques centrales. Craignant, pour les mêmes raisons, les effets de l’exercice à grande échelle du carry trade, avec comme leviers le taux zéro de la Fed et le dollar. Remarquant qu’au grand bal privé du marché des produits dérivés, un nombre restreint de danseurs accapare tous les prix. Constatant que les bilans des banques centrales enflent au fur et à mesure qu’elles accumulent les actifs toxiques en contre partie de leurs prêts, jouant par défaut le rôle des « bad banks » qui n’ont pas été crées. Et l’on n’en finirait pas d’énumérer ces menaces, tandis que le système financier continue à se remettre très lentement de ses aventures en s’appuyant sur nos épaules tout en s’accrochant à notre cou à nous en faire couler. Le deleveraging (le désendettement) se révèle hors de prix et pas dans nos moyens.

De manière parfaitement empirique, plus guidés par ce à quoi ils ne voulaient pas se résoudre que par ce qu’ils devaient accomplir, les pouvoirs publics occidentaux ont tous emprunté une voie similaire, aux variantes finalement secondaires. Ils ont décidé de soutenir prioritairement les institutions financières à coup d’aides financières diverses, faisant le calcul qu’elles finiraient par progressivement retrouver leur santé. Ainsi que de combattre les effets la crise financière sur l’économie par des mesures de relance destinées à être provisoires. Aboutissant, dans un premier temps, à des résultats mitigés dans ces deux domaines, puis aux impasses dans lesquelles nous sommes entrés. Exprimant les deux contradictions majeures suivantes.

Il faudrait ainsi tout à la fois arrêter les injections monétaires cadeaux que les banques centrales continuent de prodiguer, alors même que le marché en est plus que saturé et qu’elles contribuent à la formation d’une nouvelle bulle financière, et les poursuivre. Car c’est grâce à elles que les banques peuvent faire leurs affaires et reconstituer leurs forces. C’est le premier dilemme, celui devant lesquelles se trouvent les banques centrales, qui ne cessent d’annoncer qu’elles vont un jour finir par refermer leur porte-monnaie, tout en le gardant toujours grand ouvert pour y puiser. Commençant même à s’inquiéter, sans pouvoir rien trop y faire, du fait que les banques prennent goût à ces distributions régulières, risquant d’en faire demain un avantage acquis ! Car on est génie de la finance à peu de frais, dans ces conditions  !

Le second dilemme concerne non plus la finance mais l’économie. Le provisoire des plans de relance risque là aussi de s’installer, alors qu’il faudrait l’interrompre, ou au moins ne pas le poursuivre. La croissance retrouvée est en effet à ce prix, car l’initiative privée ne prend pas le relais, mais la dette publique augmente, constituant une seconde bulle tout aussi menaçante que la première. Que faire, poursuivre les relances et accroître encore la dette, ou ne pas les renouveler et abandonner la maigre croissance retrouvée, risquant par la même d’aggraver encore la situation des établissements financiers  ?

Les décideurs professionnels sont enferrés. Ils ne peuvent plus que tergiverser et attendre qu’un Deus ex machina intervienne, comme du temps du théâtre grec. Faire le pari d’une croissance qui ferait boule de neige, mais qui reste introuvable chez eux et marginale chez leurs partenaires des pays émergents, sans l’effet d’entraînement qu’ils espéraient.

Il ne s’agit là que du présent. Si l’on considère l’avenir, les choses ne se présentent pas sous de meilleures auspices. De nombreux économistes considèrent en effet qu’un grand déséquilibre macroéconomique mondial devrait être corrigé, impliquant que les pays émergents réorientent leur activité économique, prioritairement exportatrice, afin d’appuyer désormais leur croissance sur le développement de leur marché intérieur. Et que les pays développé accroissent de leur côté leur épargne, dans un mouvement inverse (l’augmentation de l’épargne est une manière pudique et convenue d’évoquer la diminution de la consommation). Mais cette vision se heurte à des obstacles que ces mêmes analystes négligent ou ne savent pas évaluer, déplorant dans le meilleur des cas (celui de Nouriel Roubini par exemple), que cela n’en prenne pas actuellement le chemin, sans en étudier les raisons, enfermés dans leurs raisonnements économiques.

Si ce grand rééquilibrage tarde à s’opérer, comme il est très prévisible, les mêmes causes vont continuer, des deux côtés, de produire les mêmes effets. Les facteurs d’inertie en cause sont en effet puissants. Comment transformer des sociétés profondément marquées par un développement économique et social inégal, dans lesquelles seule une minorité bénéficie réellement d’une croissance et d’une modernité résultant de l’activité exportatrice ? Comment parvenir, de l’autre côté, à ce que les classes moyennes occidentales acceptent sans réaction de voir leur statut et leur niveau de vie atteints durablement ? Comment gérer nos sociétés démocratiques si les inégalités sociales s’y accroissent et se cristallisent  ? Ces questions, de toute évidence, ne sont pas de l’ordre de l’économique. Ce qui ne les empêchent pas d’être très d’actualité, mais de rester sans réponses.

Dans un second domaine, qui concerne l’avenir, on atteint actuellement des sommets. Il était déjà acquis que la régulation financière, dont les modalités tardent toujours a être définie, pour ne pas dire à être mise en place, a par avance toutes les chances de se révéler à l’arrivée sous la forme d’un sarcophage plein de trous. Laissant le monde financier tout à ses aises, dans l’attente de la prochaine crise qu’il suscitera immanquablement. Mais un débat montait, venant de l’intérieur du sérail, à l’initiative de financiers avertis, auquel il a fallu répondre dans l’urgence pour couper court à toute mise en cause plus vaste. Il s’agissait du danger représenté par les institutions TBTF (too big to fail) bénéficiant d’un aléa moral étendu, d’une totale impunité pour leurs méfaits, pour parler clair. A ceux qui préconisaient, qui une taxe sur les transactions financières, qui le retour à une séparation entre banques de dépôt et d’investissement, l’administration Obama a répliqué avec beaucoup de célérité, montrant qu’elle avait conscience du danger que représentait cette contestation. Un projet de loi en est issu comme un lapin sort de son chapeau, dont le mécanisme, rappelant par la complexité de son échaffaudage celui du PPIP destiné à purger les banques de leurs actifs toxiques, pour l’essentiel abandonné, paraît tout désigné pour l’être lui aussi en chemin.

L’idée est de définir une liste d’entreprises TBTF, tenue secrète, qui feraient l’objet d’une surveillance particulière et qui, en cas de pépin et de démantèlement, devraient assumer au final les coûts de ce dernier. A défaut, les entreprises dépassant le montant de 10 milliards d’actifs pourraient être mises à contribution pour rembourser l’Etat des fonds qu’il aurait engagé, par le biais d’une sorte de mutualisation des risques. L’accent étant mis sur le fait que les coûts du sauvetage ne seraient plus à la charge des contribuables. Cette construction, qui suscite de vigoureux débats aux Etats-Unis, appelle trois remarques. La première est qu’elle vaut reconnaissance du fait que toute les mesures de régulation financière antisystémiques en cours de discussion au Congrès n’empêcheront pas d’importantes institutions financières de sombrer, et qu’il vaut donc mieux déjà s’y préparer. La seconde que la fiction d’une liste d’entreprises TBTF confidentielle (avant d’éviter qu’elles bénéficient d’un aléa moral en connaissance de cause, pouvant toujours organiser leur insolvabilité en cas de problème) est proprement risible. La dernière qu’il est bien peu crédible de penser que la loi, si elle était adoptée, puisse être appliquée si nécessaire sans être contournée. Il faudrait pour mieux en juger connaître ses décrets d’application !

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43 réponses à “L’actualité de la crise: de Charybde en Scylla, par François Leclerc”

dag dit :

2 novembre 2009 à 22:18

Le deleveraging (le désendettement) se révèle hors de prix et pas dans nos moyens.
Dans Blommberg ce soir on peut lire la confirmation très nette d’un professionnel apparemment à l’aise avec la nécessité dune nouvelle bulle .
“Even if things are getting better, we might need another bubble to digest the debt,” said Antoine Drean, chief executive officer of Triago, a Paris-based firm that raises money for private-equity funds and sells existing interests in buyout pools. “The debt will still be a big issue and it’s difficult to take care of today.”

dag dit :

2 novembre 2009 à 22:32

Désolé j’avais oublié le lien

Dans le même article G. Soros parle de la saignée à venir dans le domaine du LBO

http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601109&sid=atsr3FBrgO7I

Hervey dit :

2 novembre 2009 à 22:32

Merveilleux shadocks.
Pour faire des bulles la recette est simple: de l’eau, du savon et une flute pour insuffler de l’air.
L’Etat fournit l’eau, la banque centrale le savon et les banques peuvent s’époumoner à faire des bulles.
Le Deus ex machina je vois pas. C’est là le problème.
Merci encore François Leclerc pour la justesse ses éclairages.

hagar dit :

3 novembre 2009 à 00:23

Une âme charitable voudrait bien m’expliquer en termes simples pourquoi quand on a le pouvoir de créer de la monnaie ex-nihilo, et via le taux d’intéret de la détruire (j’ai bon ?) on ne peut pas faire disparaitre de la dette ? Toutes ces projection apocalyptiques de ce blog se basent sur le principe que la dette devra être remboursée, la question est quand on peut créer et détruire la monnaie que veut dire la dette ?

Thomas dit :

3 novembre 2009 à 10:46

Nous sommes deux (au moins) , M. Leclerc, je me faisais le même genre de réflexion en lisant votre édito de ce jour…

François Leclerc dit :

3 novembre 2009 à 11:33

L’apocalypse n’est pas mon horizon, je décris ce que je constate. Quant à l’effacement de la dette par l’inflation, le phénomène est simple malgré que l’expression soit trompeuse. C’est souvent le cas dans le domaine de la finance. C’est l’augmentation de la masse monétaire qui en est l’expression qui facilite le remboursement de la dette. Elle n’est donc pas détruite, mais remboursé à moindre frais.

Claude Bohlinger dit :

3 novembre 2009 à 12:09

La dette existe de façon intangible, tant qu’elle n’est pas répudiée.
Je serais alors tenté d’interpréter cette création profuse de monnaie utilisée au temps t par les institutions financières pour procéder alors à bon compte à des acquisitions, à des concentrations, au renforcement des monopoles … comme un moyen permettant ensuite au temps t+x, le jour où les comptes devront être apurés, de faire porter la dette accumulée par le contribuable.
La monnaie comme vecteur permettant le transfert de la dette des plus riches au plus pauvres en quelque sorte.

BA dit :

3 novembre 2009 à 00:27

Aux Etats-Unis, les consommateurs sont fauchés et surendettés. Donc l’Etat soutient les consommateurs en leur distribuant des primes. Le programme surnommé « Cash for houses » est le suivant : un primo-accédant qui achète un logement a droit à un crédit d’impôt de 8000 dollars ! En clair : l’Etat subventionne les consommateurs pour qu’ils achètent des logements !

Lisez cet article :

« L’indice des promesses de ventes des logements s’est inscrit en hausse de 6,1 % en rythme séquentiel à 110,1 sur le mois de septembre. Par rapport à septembre 2008, les promesses de vente affichent une augmentation de 21,2 %, soit un record de hausse annuelle. L’indice atteint ainsi le plus haut depuis décembre 2006.

‘Nous observons un ‘rush’ de primo-accédants avant la date d’expiration du crédit d’impôt, à la fin du mois prochain’ note Lawrence Yun, économiste en chef de la NAR, ajoutant que ‘la valeur des maisons se stabilisera bientôt, plutôt que connaîtra une nouvelle correction’. »

http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?num=c0e0be5976d4d86d9099ccbfc1d5b869

Fin novembre 2009, l’Etat ne donnera plus le crédit d’impôt de 8000 dollars aux primo-accédants. Le secteur du logement connaîtra donc un effondrement.

C’est exactement ce qui s’est passé pour le secteur automobile. En juillet et août 2009, l’Etat a distribué une prime énorme aux consommateurs américains pour qu’ils achètent des voitures. Ce programme était surnommé « Cash for clunkers ». Ce programme a coûté aux contribuables américains 24 000 dollars par voiture achetée !

http://money.cnn.com/2009/10/28/autos/clunkers_analysis/index.htm?postversion=2009102910

Mais ensuite, que s’est-il passé ?

Réponse : quand l’Etat a arrêté de donner la prime, le secteur automobile s’est effondré. Voici le graphique :

http://research.stlouisfed.org/fred2/series/ALTSALES?cid=98

Et en France ?

En France, c’est pareil. Les consommateurs français sont fauchés et surendettés. Donc l’Etat soutient les consommateurs en leur distribuant des primes :
– prime de rentrée scolaire (pour acheter des fournitures scolaires)
– prime à la cuve (pour acheter du mazout)
– bonus écologique et prime à la casse (pour acheter des voitures)
– prime sous forme de crédit d’impôt pour les logements écolos (pour acheter des logements économes en énergie).

Un exemple : l’automobile. Début 2010, quand l’Etat français baissera les bonus écologiques et les primes à la casse, le secteur automobile s’effondrera.

Lisez cet article :

Lundi 2 novembre 2009 : « Les ventes de voitures neuves ont bondi de 20,1 % en octobre par rapport au même mois de 2008, dans un marché toujours dopé par les aides gouvernementales, alors que les clients anticipent la réduction de la prime à la casse et le durcissement du bonus écologique au début de 2010. »

http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=5c761a14b6b4102ea4545864383d3ded

Conclusion : aux Etats-Unis, en France, et dans les autres pays occidentaux, les consommateurs sont fauchés et surendettés. Du coup, ce sont les Etats qui se surendettent pour soutenir la consommation. Si l’Etat arrêtait de distribuer des aides et des primes, la consommation s’effondrerait brutalement.

Jusqu’à quand va durer cette fuite en avant ? Je ne sais pas.

Sam’s dit :

3 novembre 2009 à 06:03

@ BA

En clair l’état, le gouvernement, à défaut de pouvoir créer souverainement sa propre monnaie, subventionne non pas les consommateurs mais l’industrie et le commerce. Après plus de 6 milliards injectés dans l’industrie automobile sans contrepartie écologique, l’état en rajoute une couche en poursuivant son plan de primes à la casse qui, si elles n’existaient pas, auraient fait dégringoler les ventes de voitures.

On paiera donc les futurs nouveaux modèles automobiles « propres » trois fois. Une fois par le coût de la recherche, une deuxième fois par l’endettement de l’état et donc par des réformes sociales et le démantèlement des conditions de travail et une troisième fois par le prix final de cette mutation technologique, que nous consommateurs, devrons payer.

Bien joué !

Francois Leclerc dit :

3 novembre 2009 à 06:14

Josef Ackermann, le CEO de Deutsche Bank, s’exprimait hier à Londres à l’occasion d’une conférence organisée à popos de la régulation financière par le FSA, le contrôleur britannique.

A cette occasion, Il a appelé à la création d’un fonds de renflouement des banques, co-financé par les gouvernements et le secteur bancaire, qui aurait pour objet de recapitaliser une banque en faillite.

JBA dit :

3 novembre 2009 à 06:45

Merci pour ce billet et pour les shadoks associés.
La lucidité porte au pessimisme aujourd’hui.Je crois que je vais me resservir une dose de Monty Python.
Au plaisir de vous lire.

A. dit :

3 novembre 2009 à 09:21

Je trouve déplorable que les banques centrales ne monétisent pas plus la dette publique alors que les bulles d’actifs continuent de croître avec les dangers que cela représente pour l’économie réelle.

Pour  à BA sur la question de savoir jusqu’où cela va durer, la question de la dette publique posera une question incontournable aux Etats : va-t-on vers plus d’austérité budgétaire pour la contenir ou innove-t-on ? Lorsque je parle d’innovation, je pense plutôt à laisser tomber les vieilles recettes monétaristes pour quelque chose de neuf. Une nouvelle politique économique et industrielle dont la ligne directrice serait la suivante : la division internationale du travail à l’échelle du monde ne marche pas. Les emplois qui sont détruits en Occident ne sont remplacés de manière suffisante ni en nombre ni en qualité. Quel que soit le modèle de protection social que l’on adopte, ce sera un panier percé que l’on financera par la dette. Pendant trente ans, on l’a maintenu en vie grâce à l’endettement en France. L’Allemagne, sous Schrôder, a fait le choix de le remettre en cause afin de conforter sa spécialisation industrielle. même chose pour l’Angleterre.
Au final, soit on épuise cette logique, i.e, on la mène à son terme quelles qu’en soient les conséquences sociales. Soit, on passe à autre chose.

Thomas dit :

3 novembre 2009 à 09:47

C’est comique, à force, cette idée récurrente que la loi serait le moyen d’agir sur la situation des banques.

Enfin ! Nous savons tous que la loi ne contraint que ceux qui la respectent, c’est à dire vous, moi…..

Mais pas eux, en aucun cas.

BA dit :

3 novembre 2009 à 10:08

Mardi 3 novembre :

Londres dévoile un plan massif pour les banques.

Le gouvernement britannique poursuit son intervention massive du secteur bancaire. Après de premières injections au capital des grands établissements d’outre-Manche il y a plusieurs mois, Londres vient de dévoiler de nouvelles mesures de sauvetage.

– Première banque visée : Royal Bank of Scotland (RBS), qui va recevoir quelque 25,5 milliards de livres sous forme d’achat d’actions B. L’objectif : renforcer ses fonds propres aujourd’hui beaucoup trop faibles. Et Londres pourrait ne pas s’arrêter là, puisqu’il est prêt à ajouter 8 milliards supplémentaires si le ratio de solidité financière « Tier One » était inférieur à 5 %. Conséquence de cette injection de capitaux : la participation de l’Etat britannique au capital de RBS se hissera de 70,3 % à 84,4 %.

– Lloyds Banking Group (LBG) va également étoffer son assise financière. Détenue à 43 % par l’Etat britannique, le groupe va lever quelque 21 milliards de livres, dont 13,5 milliards récoltés grâce à une augmentation de capital.

http://www.lesechos.fr/info/finance/300387158-londres-devoile-un-plan-massif-pour-les-banques.htm

En clair : les banques anglaises sont comme les banques américaines, françaises, allemandes, espagnoles, etc.

Quand ça va bien, les banquiers s’en mettent plein les poches.

Quand ça va mal, les contribuables paient des dizaines de milliards pour sauver les banques.

Quelle est la devise des banquiers ?

« Pile, je gagne. Face, les contribuables perdent, et je gagne aussi. »

fujisan dit :

3 novembre 2009 à 10:47

Il semble aussi que le gouv britannique prévoie de démanteler RBS, Lloyds Banking Group et Northern Rock en créant 3 banques de de détail, dont l’essentiel de l’activité reposera sur les dépôts et les prêts immobiliers.

http://www.lecho.be/actualite/entreprises_finance/Londres_va_creer_3_nouvelles_banques_de_detail.8253762-584.art

yvan dit :

3 novembre 2009 à 10:50

La question que je me pose est :
Est-ce vraiment un sauvetage ou
une consolidation en prévision d’une tempête…???

Pablo75 dit :

3 novembre 2009 à 10:20

Des nouvelles du front:

En Espagne, selon la ministre de l’Emploi, les choses « s’améliorent », puisqu’il n’y a eu que 98.906 chômeurs de plus en Octobre (260.000 de plus les trois derniers mois), ce qui fait 3.808.353 en tout (990.327 de plus en une année).

Et avec 17,9 % de chômage on est loin d’être au bout du tunnel, puisque certains prévoient un chômage à 21 % au printemps 2010.

http://es.biz.yahoo.com/03112009/185/paro-subio-98-906-personas-octubre-3-808-353-desempleados.html
http://www.eleconomista.es/economia/noticias/1635429/10/09/La-tasa-de-paro-puede-tomarse-un-respiro-pero-le-quedan-muchos-meses-de-subida.html

verywell dit :

3 novembre 2009 à 12:27

Ce taux de chômage est effrayant – quand on sait en outre qu’il est sous-estimé.
Heureusement que les Espagnols ne sont sortis du franquisme qu’il y a trente ans et sont logiquement des europhiles béats. Heureusement également que la solidarité familiale joue pleinement son rôle sinon…

yves . dit :

3 novembre 2009 à 10:41

Le gouvernement allemand laisse filer la dette tout comme les autres.
La finalité de toutes ces dettes à travers le monde, ne serait elle pas de se trouver effacées du fait de l’impossibilité de les rembourser?
Ce point commun entre les grandes puissances devenant le préalable à toute négociation pour un nouvel
ordre économique mondial?
Cette idée me trotte dans la tête depuis longtemps, les stratégies mises en place par les uns ou les autres, aboutissent toutes à une aggravation énorme empêchant toute idée de remboursement compte tenu des montants faramineux.
Les USA ayant donné l’exemple, les autres puissances donnent l’impression de vouloir, au plus vite, dépasser
le point de non retour afin de pouvoir avoir le droit de s’asseoir autour de la table.
Cette idée devient petit à petit « une idée fixe » et rien n’est plus désastreux que de construire son raisonnement sur une hypothèse fausse. Ais-je vraiment tord?

yvan dit :

3 novembre 2009 à 12:05

Avec un d, oui. Tort s’écrit avec un t. Vous avez dû lire trop de mes commentaires bourrés de fautes, et j’ai dû aussi vous influencer en étant tordu.
Bon, la forme ne doit pas empêcher de considérer le fond.

Un nouvel ordre économique mondial, nous y allons. De gré (pour les Chinois) ou de force (pour les Américains).
Et c’est cette nuance qui risque de nous amener quelques problèmes.

C’est l’énorme sur-capacité de production de métaux et de béton des Chinois qui me gène.
D’ici qu’ils veuillent nous revendre leur camelote pour rien, je le vois venir.

RIOU René dit :

3 novembre 2009 à 10:59

LA POLITIQUE EXPLIQUEE A MES POTES

La casse des services publics…ça vous dis quelque chose?

Réduction des coûts, réduction des budgets de maintenance, réductions de personnel pour privilégier l’actionnariat,… ça vous dis toujours rien?

L’esprit, la volonté, l’idéal du Conseil National de la Résistance fait sûrement sourire les prolos dans les chaumières de la douce France. Le bon français ne se passionne plus que pour les chanteuses du moment et le sport. Il a tort!

Autres temps, autres mœurs
La télé-réalité est également là pour vous cacher la vraie réalité. Dormez bonnes gens, ne dérangez pas ceux qui transforment en vaches à lait (quitte à faire crever la vache par manque de soins), ces services qui faisaient partie de votre confort quotidien. Ah! les postiers, Ah! les agents EDF, Ah! ces pourris de fonctionnaires…vous en verrez de moins en moins c’est sûr! Il seront remplacés par de pauvres bougres mal payés, mal motivés. En résumé…

Vous paierez plus (faut pas rêver!),
Vous aurez moins (tant pis pour vous!).

Les héritiers-enfants-gâtés que nous sommes ne s’intéressaient même plus à ce patrimoine que leurs vertueux anciens leur avaient laissé. D’autres, plus retors plus âpres au gain, ont raflé la mise. Chacun est libre de ses choix, mais chacun devrait s’informer. Questionnez un syndicaliste du service public. Il se fera un plaisir de vous faire part de ses observations. Comme ça vous saurez.

ON VOUS DIT TOUT
Mais pas assez fort pour que vous l’entendiez…

Qu’est-ce qui vous passionne ? : le foot, les plans cul soft ou peu plus hard? C’est OK vous en trouverez.
Qu’est-ce qui reviens régulièrement sur l’écran? : les trucs les plus creux; les plus vides de sens, les non événements. Du genre…
La reine Trucmuche portait un gilet bleu; le couturier Untel s’est fait lifter; on retrouvé un type (il était au bistrot d’à côté) qui a vu le type qui a dit qu’il ne dirait rien; le Boucher de Senlis à découpé sa femme avec une scie de charpentier et une journaliste baratine pendant une heure devant le seuil d’une maison entouré de barrières type 14 juillet. Heureusement elle a un chouette décolleté. (la journaliste, pas la femme du boucher, la pôvre!)

De quoi ne vous parle t’on JAMAIS ? : de l’argent qui circule…, ou alors en 20 secondes à travers un discours volontairement incompréhensible. De l’utilité de certains budgets, des vrais raisons de notre politique vous n’en saurez rien ou juste ce qu’il faut pour ne rien paner. Vous avez dit démocratie?

COMME ON AIME BIEN RIRE UN PEU

On a le droit de regarder les mecs et les nanas qui nous amusent en pointant nos petits travers mais…
On a surtout pas le droit de regarder les mecs et les nanas qui nous amusent en pointant des sujets un peu plus « chauds «  ou confidentiels ou a fort enjeu économique.
Et pendant ce temps là il s’en passe des trucs…. T’as pas idée.
Tu me crois pas? Et bien parlons d’une certaine crise (dont on à pas fini de payer la facture) et de ce qui s’en est suivi…accroche-toi, tu vas rire!

Plus les shadocks pompaient plus il n’y avait rien qui se passait

Paul JORION lui aussi a bien raison

LES SUBPRIMES

Le système financier est en train de te dévorer et pourtant c’est toi qui l’a nourri en bossant.
D’abord les revenus de ta force de travail ont disparut dans la poche des actionnaires comme tu sais. En même temps en s’attaquant aux services publics, la haute finance a mis la main sur notre bien commun (centrales nucléaires, mutuelles, industrie…et tutti-frutti). JOSPIN, SARKO même boulot.
Il ne te restait plus grand chose pensais-tu. On ne tond pas un œuf. Erreur! On t’appâte avec des crédits dont on sait très bien que tu ne pourras pas les rembourser et on tire un bon coup avec une saisie-arrêt pour faire venir ce qui peut te rester sur le budget nourriture-habillement…par exemple.
C’est une pratique vraiment rentable au point que les banques s’échangent ces dossiers…après les avoir titrisés, c’est à dire transformés en promesses de bonnes affaires.
En clair « Mr MACHIN me doit 100 euros et il est incapable de me rembourser comme le prévoit le contrat scélérat que je lui ai fait signer, donc on peut avec cette reconnaissance de dette lui faire cracher 300 euros » Je vais essayer de trouver quelqu’un qui m’en donne 150 tout de suite. Je gagne moins mais c’est plus rapide pour moi.
La banque BOUFFE-TOUT qui va racheter le dossier MACHIN mettra cette dette dans un petit panier pour le revendre en bourse à la banque JENVEU avec d’autres dossiers. Mr MACHIN, angoissé, crevé de dettes, qui ne sait plus comment subvenir au besoin des siens, accablé de recommandés culpabilisants peut bien aller se pendre, la machine est lancée. Les banques DONEMOITOU et JACAPAR concurrentes de la banque BOUFFE-TOUT veulent elles-aussi de ces dossiers juteux pour les revendre au fond de pension SITENCREV. Il y a de la demande, alors l’offre suit. Les vendeurs de crédit bricolent des formules ingénieuses (maison + bagnole gratos, … si, si), démultiplient les vecteurs d’endettement, la publicité affole les enfants-prescripteurs-d’achat et les cartes de crédit sont distribuées comme des bonbons,….empoisonnés. Le nombre de dossiers de surendettement grimpe à vue d’œil . Les banquiers qui résonnent avec leur estomac se goinfrent au point d’en perdre la raison tandis que le fond de pension SITENCREV se croit à l’abri de valeurs gravées dans le marbre des maisons vendues à crédit.
Les bilans, comme les dossiers de crédit, sont soigneusement truqués car tout le monde veut participer à la curée. Mr MACHIN (qui est, je voulais dire ETAIT, toujours bien habillé) a bien pu déclarer à son pourvoyeur de crédit un salaire annuel de 50000 euros, personne n’a sérieusement vérifié. Les organismes chargés d’évaluer les performances des établissements financiers et qui dépendent d’une manière ou d’une autre de ces mêmes établissements ont continué à leur distribuer des bon points. Et un jour un incident fait exploser la bulle. On connait un peu mieux la suite. Quoique…

LES MAUVAISES LANGUES NOUS DISENT…
IL PARAITRAIT QUE…

Le regonflement de la bulle est TRES temporaire

BOUFFE-TOU, DONEMOITOU, JENVEU et JACAPAR tendent leur sébille à tout va (je dis bien à tout va, l’état, la mafia, qui tu veux). Par ailleurs tout un tas de petits porteurs ont gobé le bobard balancé dans tous les médias d’un rebond de l’activité outre-atlantique et ils ont acheté à tour de bras pour se faire ratisser le lendemain. Les gros mangent les petits, c’est la nature. Les infos juteuses sont réservées aux fortunes sérieuses. Les riches vont rentrer dans leurs fonds. Rassuré….?

BOUFFE-TOU, DONEMOITOU, JENVEU et JACAPAR ne veulent qu’on donne de mauvaises habitudes à la masse des petites gens en laissant filer les salaires.
Mais…
Tu fera pas redémarrer un constructeur si personne n’achète de bagnole ou de maison, ni tourner les services si tout le monde se coiffe à la maison et part en vacances chez tatie Françoise. Pourtant personne n’a prévu d’augmenter les salaires. Sauf les salaires de ceux qui en ont pas besoin. C’est sûrement pour pas créer de sentiment de jalousie entre les ouvriers. Il y a pourtant des boites qui ont les moyens de lâcher un peu plus à leurs employés éventuellement en rognant sur le salaire du PDG. J’ai dit quelque chose qu’il fallait pas dire?

Une bonne guerre, un attentat…ça rend service
Ça efface les traces de malversations contenues dans les dossiers détruits dans les « bombardements »
Ça te bricole un bouc émissaire, avec ou sans barbe, plus vrai que nature.
Ça débarrasse des plus teigneux. (syndicalistes, agitateurs du mauvais bord…)
Ça occupe la conscience populaire qui tremble encore plus fort, cette fois, pour ses mioches en train de tirer sur d’autres mioches…qui avaient rien demandé
Ça crée de l’activité, c’est stimulant pour l’économie (Hitler qui a spolié beaucoup de gens a toujours payé les banques recta, et jusqu’au bout).

Les retraités de SITENCREV n’ont qu’à retourner au boulot (feignants!) Non mais ! Je t’en foutrais moi des retraites! D’ailleurs SITENCREV va fusionner avec VIENPATEPLAINDRE.

Hervey dit :

3 novembre 2009 à 13:48

Il faut attendre que les raisins de la colère arrivent à maturité.
Exploser avant plutôt qu’aprés est un signe de salubrité publique je pense, mais en prenant appui sur la force d’une prise de conscience qui pousse à agir comme il conviendrait. Ce qui n’est pas facile. Il faut éviter de créer plus de dégâts que la crise à elle seule n’annonce. Il faut il faut il faut … je n’en sais pas plus. Ce blog m’aide à y voir un peu plus clair. Non, il faut pas qu’il disparaisse. C’est tout sauf un mur.
A suivre donc les commentaires des uns et des autres comme nous le faisons tous.

claude roche dit :

3 novembre 2009 à 11:34

Je pense que vous avez tort en effet : car en imaginant un tel schéma, vous prêtez aux gouvernants un raisonnement qu’ils n’ont certes pas . Certes nous aimons tous, et nous prêtons tous aux puissants des raisonnements machiavéliques. Mais pour ce faire il faudrait une vision à long terme , – pire : une vision partagée par les chefs d’Etat- et une vision à long terme se construit : et forcément cela passerait par un débat public
Je pense personnellement être plus dans le vrai en faisant le pari de l’honnêteté des dirigeants. Ils n’ont pas prévu la crise ( on sait pourquoi), et donc fatalement ils se rabattent sur les leçons du passé qu’ils appliquent aveuglément : c’est pour cela qu’ils font tous du keynesianisme.
Tant qu’il n’y aura pas le début d’une réflexion théorique – au delà du blog de P Jorion ! – on ne peut qu’attendre un tel comportement. Par contre vous pourrez dire que quelque chose change si l’on commence à percevoir des conséquences politiques de la crise.
Aux Etats Unis : qua nd vous commencerez à lire des articles sur le thème : « nous américains sommes en train de perdre notre hégémonie et de notre crédibilité , il faut faire quelque chose » , ou en Europe » quand vous verrez des articles sur le thème : l’europe doit inventer une nouvelle voie collectivement »
Personnellement je ne vois rien venir de cela. Mais je ne lis pas tout et si des lecteurs on vu des choses , je suis curieux .
amicalement

TARTAR dit :

3 novembre 2009 à 12:19

Celente clamat in deserto?
Mark Faber?

ybabel dit :

3 novembre 2009 à 12:40

« Certes nous aimons tous, et nous prêtons tous aux puissants des raisonnements machiavéliques. Mais pour ce faire il faudrait une vision à long terme , – pire : une vision partagée par les chefs d’Etat- et une vision à long terme se construit : et forcément cela passerait par un débat public »

La vision a long terme existe et elle est partagée par la plupart : obtenir plus de pouvoir et de richesses. Pas besoin de machiavélisme pour ça, mais ca ne l’empêche pas non plus pour les plus doués d’entre eux.
Et c’est partagé avec les entreprises qui ne cherchent essentiellement que plus de profit. Donc, tout cela existe, et est connu du public. Le débat, par contre, c’est autre chose ! lol

yvan dit :

3 novembre 2009 à 15:20

Ybabel, dans la série long terme, j’aimerai vous solliciter afin que mes capitaux placés chez vous me rapportent 20% par an.
Je compte donc sur votre expertise pour « optimiser » mon placement malgré le fait que la croissance moyenne des deux derniers siècles a été en moyenne de 1,5% par an. (et encore)(faudrait-il considérer ce que l’on considère comme « richesse »)(et sans compter la marge que prend le « puissant »)

Et le puissant a trés bien compris qu’il pouvait exploiter votre envie de faire comme lui.

Jean Bayard dit :

3 novembre 2009 à 12:08

@ François

J’apprécie comme toujours vos articles. Sur celui-ci, j’ai deux remarques à vous faire.

1 Il semble que personne, à l’exception des banquiers centraux (?), ne sache pourquoi les centaines de milliards de dollars ne peuvent pas servir, ou très incomplètement, à l’économie réelle. C’est affaire de comptes.

Comme vous le savez, seules les banques et le Trésor ont des comptes ouverts à la banque centrale, ce qui signifie que la monnaie centrale ne peut s’échanger qu’entre titulaires d’avoirs en compte chez elle et que donc elle ne quitte jamais l’Institut d’émission, parce qu’elle ne le peut pas. On peut le vérifier très facilement. Une banque X voudrait prêter une somme de 100.000 unités monétaire (UM) à une entreprise A, en utilisant ses disponibilités à la Banque centrale qu’elle ne le pourrait pas, puisque A n’a pas de compte ouvert à la Banque centrale. Elle se trouve dans l’obligation de créer de la monnaie secondaire pour satisfaire la demande de son client.

Cependant, le Trésor disposant lui aussi d’un compte à la Super banque sert de sas entre les deux monnaies qui sont placées dans deux compartiments étanches. Car, si la monnaie centrale ne quitte pas l’Institut d’émission, la monnaie secondaire ne quitte pas elle non plus le système bancaire qui l’a créée.

Le Trésor, agent non bancaire, sert de passerelle ou de sas entre les deux monnaies, centrale et secondaire, par les échanges qu’il pratique avec les autres agents non bancaires puisque le seul compte dont il dispose est ouvert à la Super banque.

L’interdiction faite par le Traité de Maastricht en Europe a pour conséquence de priver totalement l’économie réelle de monnaie puisque le Trésor Public n’est pas alimenté en monnaie centrale par la Super banque sous forme d’avances ou de prêts. Les Anglais, qui n’ont pas adhéré au traité de Maastricht, ne sont pas tombés dans ce piège.

En Europe, les centaines de milliards d’euros déversée entre les mains des banques ne servent absolument à rien, excepté aux banques entre elles.

2 Il semble qu’ici aussi, on ignore qu’en matière d’échanges internationaux, il existe un règle qui peut s’exprimer comme suit :

Quand il y a un exportateur dans un pays, il y a un importateur dans un autre pays, et comme la valeur de l’échange est la même pour les deux parties, on peut avancer qu’à l’échelle de la planète, les exportations sont égales par définition aux importations.

De cette règle, découle une autre égalité, c’est qu’à la somme des balances bénéficiaires d’un ensemble de pays correspond par symétrie la somme des balances déficitaires de l’ensemble des autres pays. La croissance dont bénéficient certains pays du fait d’excédents commerciaux extérieurs a pour contrepartie symétrique des pertes de croissance résultant des déficits commerciaux pour les autres pays, ce qui veut dire en clair que la croissance des uns se fait, toutes proportions gardées, au détriment de celle des autres.

Comme chacun de ces derniers s’efforce naturellement de réduire l’endettement généré par le déséquilibre de ses échanges extérieurs, créant ainsi une situation conflictuelle, on comprend pourquoi les soldes des balances commerciales restent voisins de zéro. Le cas des Etats-Unis paraît bien être l’exception qui confirme cette règle.

On peut en déduire qu’il n’existe pas d’autre véritable croissance qu’intérieure. Et ceux qui croient tirer avantage du déséquilibre des autres se trompent lourdement, car dans cette guerre « économicide » qui fait rage un excédent commercial n’est jamais acquis.

Enfin, un déficit commercial engendre un déficit financier équivalent dont l’accumulation a très vite fait de constituer une limite naturelle difficile à franchir.

C’est pourquoi, il est vain de croire que tous les pays peuvent exporter. La mondialisation des échanges est une formidable imposture.

Bien cordialement

jean

yvan dit :

3 novembre 2009 à 15:24

Excusez-moi, mais…
Nous reparlerons de cela lorsque le Royaume-Uni ainsi que les Etats-Unis auront coulé.
(le terme Uni est révélateur, par ailleurs)

Ce qui protège une monnaie est que, justement, elle ne soit pas dirigeable par des politiques inconscients.

Auguste dit :

3 novembre 2009 à 12:14

Louis XVI s’est fait couper la tête sans avoir trahi son peuple.
Qu’est-ce que le Tiers Estat pouvait-on alors lui reprocher ?
d’être le descendant de Louis XIV et Louis XV et de pomper trop d’impôt pour « Sa Maison » ?
La France comptait alors 26 millions d’âmes.
Sur ce total 2% vivait au crochet de la Maison Royale ou de l’Eglise (abbayes, monastères, etc.)
Le Clergé monopolisait 40% des richesses foncières. Les féodaux (ducs, comtes, etc.) …
Bref au total 350.000 nobles et 150.000 clergymen (haut et bas clergé).

Les noms des quatre premiers créanciers de la Banque Centrale des Banques Centrales sont secrets,
comme d’ailleurs les 148 plus petits qui suivent. Tout de même inouî ! ça ne choque pas nos Régaleurs Furtifs.
Au moins, Louis XVI, les fançais connaissaient son nom et savaient où il habitait.

Tiens, ClownBlanc, ce courriel venant de Rhône-Alpes est pour toi.
Il te préconise de prendre en compte :
www.financialsecrecyindex.com
et
www.taxjustice.net/cms/front_content.php?idcat=136

LeClownBlanc dit :

3 novembre 2009 à 12:15

FinancialSecrecyIndex – Section 3
Why this matters
The World Bank has endorsed estimates by Washington-based Global Financial Integrity (GFI) in 2005 that illicit financial

flows across borders range between 1.0 and $1.6 trillion per year. In 2009, GFI calculated illicit cross-border flows out of developing countries alone at approximately $850 billion – $ 1 trillion. With annual global foreign aid flows currently

averaging some $100 billion per year, this led Raymond Baker, GFI’s Director, to conclude in testimony before the U.S. House of Representatives that

“for every dollar Western governments have been handing out across the top of the table, crooked Western banks, businesses and middlemen of various descriptions have been taking back up to ten dollars of illicit proceeds under the

table.”

International financial secrecy, and the jurisdictions that sell it, are at the heart of the matter. The time has come to identify the culprits.
Read more…

Which jurisdictions are included in the FSI, and why?
The FSI includes every one of the 60 jurisdictions identified by the Mapping the Faultlines project (see below), our 18 month research programme funded by

the Ford Foundation, which started to come online in early October 2009.
We know from our extensive research that the core selling point of what are popularly known as « tax havens » is not tax, but secrecy. Tax considerations, and others, are always secondary to the provision of secrecy.
We therefore use the term « secrecy jurisdiction » instead. What secrecy jurisdictions do, above all, is to provide facilities that enable people or entities to undermine the laws, rules or regulations of other jurisdictions,

using secrecy as their prime tool.
Read more here about how we selected the secrecy jurisdictions.
Hmm…
Il faudrait rapprocher cela de ce qui suit :
– Transactions interbancaires incontrôlables en eurodevises ( €$, €€, €Y, €£,…)
– Transactions interdynastes des banques ventrales et autres IFM, Institutions Financières Monétaires
– Transactions « Tansnationales Economie Réelle » pour IDE, Investissements Directs à l’étranger (eurodevises et monnaies « domestiques »)
– Transactions « Transnationales Economie Réelle » pour Exports en amont, Prix-de-Transfert Détournés, Imports vers Marché final de consommation

Q: Qui pourrait rappeler combien les banques ventrales ( BRI, fednewyork, BCE, Bank-of-England, FMI, Bank-of-China, etc. ) ont déversé depuis janvier 2008, par trimestre ou

semestre ?

Auguste dit :

3 novembre 2009 à 12:16

Les dysnastOgres [ topCtrl Euroclear+BRI+fedNewyork+BCE+etc] et
leurs séides régaleurs impériaux, furtifs
(Brown+Sarko+Merkel+Mussolini+Obama+Junker+etc)
sont a-anglosaxons, a-arabes, a-chinois, a-européens.

à Paul Jorion, auteur du billet
Paragraphe 2 – Ligne 2


De plus en plus nombreuses, des voix s’inquiètent en effet de la formation d’une nouvelle bulle financière résultant de l’envol actuel du marché des actions grâce à la quasi gratuité de l’argent dispensé par les banques centrales.

C’est la mise à disposition de trillions (euros, dollars) accompagnée de swaps déments, sans aucune traçabilité des opérations qui est apocalyptique et tragique, nullement le fait que les taux soient proches de zéro.
Déjà dans les sphères bancaires (simple intermédiation sans prise de risque par la banque, refinancement auprès d’une Sofaris ou équivalent, etc.) où les risques sont nuls, il devrait être obligatoire d’observer TBB=0 et taux commerciaux inférieurs à

1%.
Quand il s’agit comme en 2008-2009 de faire marcher la planche à billets sans analyse-de-risques par la Banque Centrale
(dans le simple but que les banques épongent leurs pertes, leurs frasques et autres saloperies douteuses ayant mal tournées, à charge pour elles d’évaluer leurx éventuels nouveaux risques)
il n’y a pas llieu de s’étonner que le taux banque centrale soit voisin de zéro; il devrait même être franchement nul.

Maintenant venons progressivement à la voie en impasse.

Parmi les Régaleurs impériaux-et-Furtifs qui se présentent au public avec une casquette à la marque d’un parti qui défendrait l’un des peuples européens, considérons celui à la banderole tricolore : bleu+blanc+rouge,
c.a.d. Monsieur Nicolas Sarkozy.

Dans ce qui suit, il n’y est sans doute pour rien. Je n’en sais rien.
Je ne suis pas sorcier; je ne sais pas lire dans les viscères de crapaud;
Je ne suis pas davantage Madame Irma ou Madame Soleil.
Se serait-il entièrement fait roulé dans la farine par ses amis banquiers ?
Qui pourrait le dire ?
Ce qui est sûr c’est qu’il continue de participer
l’escroquerie la plus gigantesque depuis tous les temps.
Qui peut croire que les Régaleurs impériaux-et-Furtifs ne soient — à 100% — que de misérables petits pantins entre les tentacules des dynastOgres ? N’y avait-il pas moyen de parler avec franchise.

Maintenant l’euro et le dollar sont-elles deux monnaies absolument foutues ?
Serait-ce une question de point de vue ?

Si vous estimez que
l’argent volé par les Amis des Régaleurs (banquiers, non résidents champions en offshore et prix-de-transfert honteux) et
l’argent gagné honnêtement
ont rigoureusement le même « droit de cité » dans la cité
vous vous portez bien si vous êtes « Ami des Régaleurs » (ami des escrocs des banques centrales)
Pour les autres, in fine
votre pouvoir d’achat se sera réduit d’environ 50%.

le jour où la masse monétaire aura doublé par rapport 2006-2007,
en supposant que les actifs n’aient pas eux-mêmes perdus de leur valeur.

Eh oui ! … on ne joue pas avec la monnaie comme si c’était des perles ou des diamants.
perles et diamants peuvent au moins servir à embellir une parure au cirque ou pour un bal costumé
ce n’est pas même une finalité pour la monnaie surabondante.

LeClownBlanc dit :

3 novembre 2009 à 12:16

à : Paul Jorion
Objet : TooBig_to_Fail, TBTF A la fin du billet, je relève ceci


La seconde     que la fiction d’une liste d’entreprises TBTF confidentielle

(avant d’éviter qu’elles bénéficient d’un aléa moral en connaissance de cause,
pouvant toujours organiser leur insolvabilité en cas de problème)
est proprement risible. La (…)

Bien sûr, c’est proprement grotesque,
et encore plus avec les Special Vehicles de l’offshore (sociétés écrans, Trusts, fiducies, & Cie)
( Dover, Francfort, Basel, City-of-London (via Euroclear), Luxemburg (via Clearstream), etc. etc. )
qui débordent de liquidités volées aux contribuables

99.99% des gens ont le besoin IMPERATIF du contraire :
PRIORITE n°1 : Démanteler  les TooBigToFail en priorité

[1] L’équarrissage des banques existantes, avec topPriorité aux megaBanques et banques les plus opaques (commandites,…)
et/ou
[2] la création ex-nihilo de nouvelles banques fraîches avec de nouvelles monnaies
sont
deux options incontournables

Ces deux options sont très différentes.
Considérons la première option
« Equarrir les banques existantes »

Sauriez-vous différenciez :
(a) les euros des escrocs, ceux déversés par centaines de milliards,
par les opaqDynastes et leurs seides furtifs aux Banques ventrales, sans aucun droit de regard par le public
(b) les euros gagnés honnêtement.

Dans l’affirmative comment feriez-vous ?

Très bonne journée
Cordialement

ybabel dit :

3 novembre 2009 à 12:35

Chômage de 10, 15, ou 20% ???
On est plutôt a 50, 60, ou 80% de chômage oui !!!
Quand on voit l’utilité de la plupart des boulots qu’on nous propose …
L’industrie pharmaceutique qui ne fait que produire des nouveaux médicaments qui ne servent a rien.
L’industrie automobile qui ne nous sert que des plats réchauffés.
L’industrie informatique, idem.
On a atteints des paliers dans beaucoup trop de domaines. L’innovation est en panne. On tente de nous vendre les mêmes plats réchauffés encore et encore. Y a un moment ou tout simplement, on vomi.
Et les grosses masses de populations ne font que ça : s’occuper a produire des trucs plus ou moins totalement inutile, et a en renouveler l’apparence pour continuer a vendre, et a en dégrader la qualité pour continuer à vendre.

En vrai, a quoi ca nous de changer de téléphone, voiture, écran télé, etc… tous les 6 mois ???

Je vous le dis, on arrive a bout des ruses pour occuper les gens et masquer que le chômage « objectif » (celui ou on enlève les emplois non productif et non innovants) est plutôt inversé. C’est 10, 15 ou 20% de la population qui font vraiment vivre les autres.

Mathieu dit :

3 novembre 2009 à 14:01

Assez d’accord. Et je mettrais d’abord dans la catégorie des boulots inutiles 90% des gens qui travaillent dans le marketing.

Il faut un nouveau contrat social où on ne demande pas à 80% des gens de faire des trucs stupides (ou carrément néfastes à long terme) pour avoir droit à un toit, de la nourriture, des vêtements et un minimum de soin de santé.

Domend dit :

3 novembre 2009 à 15:29

La loi unique qui gouverne notre civilisation est la loi du nombre. Seule l’opinion de la masse est considérée comme respectable, étant bien entendu par ailleurs que cette opinion est fabriquée et qu’elle ne peut conduire qu’au chaos.
Si votre constat est partiellement exact, il faut cependant reconnaître qu’une place à chacun, donnée, selon ses aptitudes et dispositions, pourrait être assignée. Mais la duperie du temps veut que l’on reporte sans cesse le bonheur (ou désormais le « bien-être ») promis dans un futur indéterminé… Le bonheur, ça se fabrique comment, combien ça coûte, combien tu m’aimes ?

LeClownBlanc dit :

3 novembre 2009 à 12:37

Erreur ci-dessus, je m’adressais à l’auteur du billet, c.a.d. François Leclerc
à Hagar [00:23] et Thomas [10:46]
En complément à ce que dit clairement François Leclerc.
Le taux d’intérêt maléfique initié par BRI, Banques Ventrales (TBB, Taux de Base Bancaire)
et autres gredins-filous au top de la British Bankers Association (BBA) pour les eurodevises
– gonfle les dettes, y compris celles à taux variable « outstanding » (en cours),
– accélère et enfle le travail de sangsues des banques et régaleurs associés
– paupérise les individus dont les revenus (mensuels ou trimestriels) ou les économies antérieures ne suivent la hausse des « protégés de la sale farce ignoble » dont les salaires sont indexés sur l’inflation
En général la Noblesse et le Clergé de l’Empire Furtif
sont indifférents au Tiers Etat et
s’indignent de la liberté de parole de celles et ceux qui critiquent l’Etat

A vrai dire, la tête dans le sable,
elles (et ils) sont persuadé(e)s de tout voir et décrypter très bien

A regarder de près, la partie financière et furtive de ce qui s’appelle « Etat », est m¤ff¤¤s¤,
illégitime au vu des décisions (prises et non prises), mi-irresponsable mi-inqualifiable.

Le mot « Etat » serait-il sacré comme « Dieu » ou « Freud » ou « Ratzinger » ?

TARTAR dit :

3 novembre 2009 à 16:47

Merci aux 3 clowns.

Il semble qu’une vraie purge du système, un changement de paradigme écofinancier mondial doive commencer par le suppression programmée et contrôlée des flux furtifs et des paradis fiscaux.

Ce serait la priorité, mais voilà, quand la city est en tête de liste…comment fait-on?
Les politiques associés volontairement ou non à ces maitres sont incapables d’organiser l’inquisition qui condamnera aussi les 60.

La force?
De quelle faction extrapolitique viendrait-elle?
Vaçlav Klaus est les dernier à capituler.
Qui est le chevalier blanc maintenant?

Innocent dit :

3 novembre 2009 à 13:06

@ybabel

enfin un raisonnement qui sonne juste

vous avez oublié l’industrie des « loisirs » , jeux vidéo, musique , variété , films , etc …
l’exemple le plus flippant .. avec Michael Jackson. nous avons là atteint des sommets dans le recyclage .

ce qui me sidère, c’est les dizaines de personnes, oreillettes sur les oreilles, pendant mes trajets métros/trams, dans ces moments là je rêve de mettre au point l’arme ultime, celle capable d’envoyer des « parasitages » sur tout ces appareils destructeurs de communication orale..

le monde est devenu bizarre…..
réflexion d’un « vieux » en manque de vie plus « normale »..

antoineY dit :

3 novembre 2009 à 13:58

Auguste, avez-vous terminé la cartaographie que vous aviez commencé? Ne serait-il pas temps pour vous de faire un exposé clair et « accessible » à la manière de celui de Paul sur la monnaie, sur le fonctionnement du système « offshore » et les mesures à prendre (comme l’équarissage en 7 parties plutôt que 2, par exemple…).

antoineY dit :

3 novembre 2009 à 14:13

Pour ce qui est de l’Etat, le Dieu mortel, ce dernier est historiquement paré de tous les attributs de la puissance divine reconnus par le christianisme (il faudrait « détailler »). Ce n’est pas la un hasard. Le concept d’Etat est un exemple typique de sécularisation de concept théologique. Comme la quasi totalité de nos concepts politiques. Donc oui l’Etat est sacré, et les fonctionnaires sont de bons chrétiens .

bob dexter dit :

3 novembre 2009 à 14:13

l’argent va à l’argent,il est déconnecté de l’économie réelle à charge pour le politique d’étaler le maquillage à renfort de formules absconses.que peut il résulter d’un tel système si ce n’est l’actuelle distorsion du marché de l’emploi qui va devenir tout à fait insupportable(madrid annonce ce matin plus de 4 millions de personnes à la recherche d’un emploi).c’est celà qui est déraisonnable,la perspective de sociétés exaspérées pretes à toutes les aventures y compris les plus extremes.je vous assure que dans les milieux politiques actifs de plus en plus d’élus prennent conscience de la situation mais n’obtiennent aucune réponse si ce n’est que celà ira surement mieux demain.

philoxenos79 dit :

3 novembre 2009 à 16:46

@F. LECLERC
Quelques solutions sont esqiuissées cà et là, qui viseraient à limiter les conséquences sur l’économie des risques pris par les banques:
– l’augmentation de leurs fonds propres en fonction des risques pris
mais qui identifie les risques et contrôle la congruence des fonds?
– la création de structures interbancaires chargées de recapitaliser les banques en diificulté
mais n’est ce pas encourager une forme de laxisme
– la séparation des banques d’investissement et des banques de détail
mais P. JORION doute que cette séparation soit étanche et évite réellement toute contamination
Il me semble que toute la problématique tourne autour de la nature et du niveau de risque pris par les banques et des modalités de confinement en cas de problème.
Question:
est-il possible de redéfinir le rôle optimum des banques en considération du système économique dans son ensemble et de la collectivité qui finit par payer à un moment où à un autre quand elles sont en situation difficile ?
est-il possible en conséquence d’édicter des règles simples qui permettraient de limiter strictement la nature et le niveau des risques pris par une banque?
Quelles seraient les conditions pour qu’existent enfin des autorités de contrôle des banques indépendantes et efficaces?
PS: si la solution est la nationalisation qui contrôle l’état et avec quels moyens?
Re PS: merci de peser soigneusement vos réponses, elles seront certainement reprises dans les articles de la constitution pour l’économe ……

François Leclerc dit :

3 novembre 2009 à 17:37

Je me lance !

Je ne crois pas qu’un « confinement » soit possible. Pourquoi d’ailleurs faudrait-il accepter que le casino reste ouvert, même si son accès devenait réservé ? Réservé à qui et pourquoi faire ?

Sa fermeture, c’est à dire la prohibition de la grande majorité des produits financiers inventés durant les trois dernières décennies, ainsi que celle des paradis fiscaux, me semble être la seule alternative, aussi radicale qu’elle puisse paraître. Le reste est replâtrage.

Le système financier ne peut avoir d’autre raison d’exister que d’être un instrument au strict service de l’économie et de la société, ce qui implique la fin du capitalisme. On ne voit d’ailleurs pas pourquoi, au regard de la crise actuelle, cet horizon serait en soi indépassable.

Pour commencer, un processus de « définanciarisation » des activités économiques et sociales devrait être engagé. Quant à la question de l’Etat, elle ne se pose pas en terme de « contrôle » mais de refondation. La démocratie économique porte en elle le dépassement des formes actuelles de la démocratie politique.

Publié dans Banques, Propositions | Commentaires fermés sur 45 – De Charybde en Scylla, par François Leclerc

44(1) – Schumpeter et la « création monétaire » par les banques commerciales

Publié par Paul Jorion – 24 juin 2009

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Comme je termine la rédaction de mon livre sur « L’argent », j’explore l’histoire de la pensée économique à la recherche des origines des deux thèses qui s’opposent sur la possibilité ou non pour les banques commerciales de « créer de la monnaie ex-nihilo ». La question a plusieurs aspects secondaires comme on s’en souvient, l’un d’eux étant de savoir s’il vaut mieux considérer que la « monnaie bancaire », constituée de reconnaissances de dette, constitue à proprement de la « monnaie » où s’il s’agit d’un produit sui generis. Je rappelle que je défends la seconde position sur la base du fait que les reconnaissances de dette étant soumises à un risque de non-remboursement valent toujours moins que leur valeur nominale, et tout particulièrement en période de crise, comme aujourd’hui.

Les trois volumes de l’Histoire de l’analyse économique de Joseph A, Schumpeter, publiée en 1954 et traduite en français chez Gallimard en 1983, offre de nombreux éléments de réponse, sinon tous ceux que l’on pourrait souhaiter.

Sur le fait d’assimiler ou non numéraire et reconnaissances de dette comme autant de types de « monnaie », Schumpeter note ceci :

En premier lieu, la loi ne met pas sur le même plan les différents types de moyens de paiement. Elle stipule que la monnaie à cours légal ne peut pas être refusée, ce qu’elle ne fait pas pour une lettre de change acceptée et endossée. Pour un esprit à tournure juridique, les deux choses ne peuvent être en aucune façon « considérées comme identiques » puisque l’instrument de crédit est dans sa forme une créance payable en monnaie. Ensuite, dans le même ordre d’idées, la « monnaie » et les « titres de crédit » (là il faut encore faire une distinction entre les différentes formes de « titres de crédit ») ne peuvent dans la pratique être utilisés indifféremment en toutes circonstances. Ils ne peuvent pas se substituer parfaitement les uns aux autres : la monnaie à cours légal est un moyen universel de paiement, les billets de banque et les dépôts sont acceptés un peu moins largement ; la lettre de change acceptée et endossée peut seulement circuler dans un cercle relativement restreint d’hommes d’affaires. Et sur le plan historique, dans la plupart des cas, seule la monnaie à cours légal est reconnue comme étant l’ultime monnaie de réserve du système bancaire » (Tome II : 454-455).

Le climat général au XVIIIe siècle, note Schumpeter à plusieurs reprises, était de distinguer soigneusement ces différents moyens de paiement. Le fait de les assimiler tous sous le nom unique de « monnaie » est une innovation dans la pensée économique datant du début du XIXe siècle, proposée par Henry Thornton (1760-1815). Schumpeter la caractérise ainsi : « Et c’est pourquoi Thornton a accompli une œuvre analytique remarquable en envisageant la possibilité de considérer les différents moyens de paiements, à un certain niveau d’abstraction, comme étant semblables dans leur essence » (ibid.).

Sur l’idée que les banques commerciales « créent de la monnaie ex nihilo », Schumpeter explique sa genèse de la manière suivante. Après avoir décrit le mécanisme des réserves fractionnaires qui permet aux banques de prêter la plus grande partie de l’argent déposé sur les comptes à vue de ses clients, il explique que ce mécanisme permet à la monnaie de circuler du coup à une certaine vitesse, mais il constate que cette vitesse n’affecte pas « l’habitude qu’ont les gens de détenir certaines sommes de ce qu’ils considèrent comme argent comptant, comme argent liquide » (ibid.), et il ajoute :

Aussi peut-il paraître plus naturel de dire que les banquiers augmentent non pas la vitesse mais la quantité de la monnaie – ou des moyens de paiement qui, en de certaines limites, font aussi bien office de monnaie, si l’on souhaite réserver ce terme pour les pièces de monnaie, ou pour les pièces plus le papier d’État » (Tome I : 445).

Ce que dit Schumpeter dans ce passage est parfaitement clair : il suggère qu’il serait « plus naturel » – ce sont ses propres termes – d’évoquer la vitesse de circulation de la monnaie comme une augmentation de sa quantité. Il clarifie ce qu’il veut dire quelques lignes plus bas, quand il ajoute que

… les emprunteurs ont véritablement le sentiment de disposer de moyens liquides qui sont, normalement, tout aussi bons que la monnaie. On ne dit plus que les banques « prêtent leurs dépôts » ou l’« argent des autres », mais qu’elles « créent » des dépôts ou des billets de banque ; elles paraissent fabriquer la monnaie plutôt qu’en augmenter la vitesse… (ibid.)

On relèvera plusieurs choses dans ce passage. Tout d’abord que Schumpeter dit de ces moyens de paiement que sont les reconnaissances de dette qu’ils sont « … normalement aussi bons que la monnaie ». C’est précisément parce que leur valeur s’écarte de celle de l’argent – et tout particulièrement en période « anormale » – que je propose, à l’instar des auteurs anciens de les distinguer soigneusement.

Notons aussi que dans le morceau de phrase « les emprunteurs ont véritablement le sentiment », Schumpeter cesse de parler du mécanisme réel pour s’intéresser à sa représentation subjective par les acteurs, cette dernière devant, selon lui, primer. Ceci rappelle le passage d’un livre de Maurice Allais que je citais dans Le monde enchanté de Maurice Allais où il est fait grand cas par l’auteur du fait que, et le déposant et l’emprunteur qui s’est vu prêter l’argent qui se trouvait sur le compte à vue du déposant, « considèrent » que le même argent leur appartient.

Notons enfin que Schumpeter dit bien que la notion de « création monétaire » est introduite pour refléter le sentiment psychologique des acteurs impliqués plutôt que pour décrire de manière objective le processus réellement à l’œuvre : les banques « … paraissent fabriquer la monnaie plutôt qu’en augmenter la vitesse ». Le mot « paraisse » lève toute équivoque : la notion de « création monétaire » est donc une simple métaphore introduite pour mieux exprimer le sentiment des déposants et des emprunteurs que le concept de « vitesse de circulation », qui lui constitue la véritable description du processus actif.

Un peu plus loin dans le même Tome 1 de l’Histoire de la pensée économique, Schumpeter introduit la proposition qui devait faire florès que « ce ne sont pas les dépôts qui créent les crédits mais les crédits qui créent les dépôts » (Tome I : 446). Sa démonstration ici est à ce point surprenante qu’elle mérite un développement séparé qui fera l’objet d’un prochain billet.

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite.

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194 réponses à “Schumpeter et la « création monétaire » par les banques commerciales”
  1.  
     Allfeel dit :
    24 juin 2009 à 09:09

    @Paul Jorion
    Merci d’enfoncer le clou , plus ca va plus j’ai l’impression de comprends le principe de la  » création monétaire »
    Je me pose une question : Que se passe t’il lorsqu’un épagnant investis l’argent de son compte courrant en bourse
    La banque peut elle encore faire circuler cet argent? (je pense que non mais j’ai un doute) D’ailleur j’ai l’impression que ca fragilise la valeur monétaire de l’épargne pour le déposant comme pour la banque.(car l’argent déposé sur un compte a vue a une valeur ajoutée pour la banque qui prête non?)

    Répondre
  2.  
     Allfeel dit :
    24 juin 2009 à 09:15

    D’un autre coté la banque peut agir avec les actions comme avec l’argent d’un compte a vue !?Et faire circuler…entre les différents actionnaires tout en investissant le capital?

    Répondre
  3.  
     logique dit :
    24 juin 2009 à 09:39

    En fait « ce ne sont pas les dépôts qui créent les crédits mais les crédits qui créent les dépôts ».

    Pour moi se sont les depot qui permettent du un premier temps de créer les crédits. Ensuite les crédit se transforme en nouveaus dépots. Le vendeurs remet en banque l’argent que la banque a preté a l’acheteur. Chaque nouveau cédit correspond a une augmentation des depots. C’est comme cela qu’il vaut mieux voir les choses, car c’est comme cela que cela se passe dans les chambres de compensations. Le crédit est d’un coté et le depot de l’autre. Mais le dépot, lui peut être utiliser a tout momment soit pour acheter de nouveaux, soit pour faire de nouveaux crédits.

    En tout cas, apprés 2 années de réfléxion vous finissez par y arriver Mrs Jorion. C’est quand même le minimum lorsque l’ont décide de parler d’argent (car sans argent il n’y aurait pas de crédit, mais une fois qu’il y a du crédit il y a de plus en plus d’argent). Comparer l’augmentation des masses monnaitaire avant les années 80 et depuis les années 1995. Vous devriez trouver un bon piont de réflexion.

    Répondre
  4.  
     eomenos dit :
    24 juin 2009 à 09:41

    Faire un // entre monnaie et stock.

    Et pourtant, les stocks, plus ils tournent vite moins il y en a.

    Répondre
  5.  
     Rumbo dit :
    24 juin 2009 à 10:19

    Tout de même, ici enquêtés par Paul, les propos prudents de Shumpeter, les contours et linéaments de la pensée de ce dernier sur ce sujet précis de la création monétaire, ne diminuent aucunement le rôle de monnaie (eh oui!) bien dit ici:

    « les emprunteurs ont véritablement le sentiment de disposer de moyens liquides qui sont, normalement, tout aussi bons que la monnaie »

    On le voit bien, comme dans la présente crise financière, que ce « sentiment » ne se prive pas de faire l’association de « moyens liquides » il y a le mot: liquide) avec de la monnaie. Il se peut, et c’est même certain, que les ombres d’ hypothèques diverses (1) planent plus près au dessus de ces « moyens liquides ». Mais en attendant, au delà des numéros de trapèze qu’ils représentent souvent – leur impact est bien monétaire – avec les conséquences « bonnes » ou mauvaises qu’on voit s’étaler partout.

    (1) les risques, etc, même que le transfert de ces risques a révélé qu’il n’avait aucune robustesse, puis tous les « véhicules » mis en branle pour diffuser la titrisation (MBS, ABS, CDO) et ceci, comme aux États-Unis, sans notification à l’emprunteur – pour ne pas perturber la relation commerciales -… Puis les dérivés de crédit CDS, LBO, etc
    Mais tous ça! Comme on dit vulgairement: c’était bien pour ramasser de la monnaie? Non?

    Répondre
  6.  
     Mathieu dit :
    24 juin 2009 à 10:46

    Y a-t-il vraiment une distinction fondamentale à faire entre la monnaie qui a cours légal, les billets de banque, les dépôts et les lettres de créance? Paul Jorion et Schumpeter pensent que oui, sur base du fait que le statut légal est différent: il y a un risque de défaut sur les 3 derniers. Mais n’y a-t-il pas un risque de défaut de la part de l’Etat également. L’état pourrait tout-à-fait, dans des circonstances exceptionnelles, créer une nouvelle monnaie et dévaluer ou carrément démonétariser (?) l’ancienne (cfr les propositions très récentes par William Buiter (du Financial Times!), Greg Mankiw de Harvard ou Charles Goodhart, des gens respectables éminemment respectables donc , de créer une nouvelle monnaie, le « rallod » pour rendre les taux d’intérêts négatifs possibles http://gulzar05.blogspot.com/2009/06/negative-interest-rates-and-monetary.html.) C’est au moins possible sur le principe, et cela montre à mon sens que la monnaie qui a cours légal a aussi un risque de défaut. Donc la différence entre des pièces et une lettre de créance n’est « que » la contrepartie différente pour le risque de défaut. Et oui, il y a une différence de degré entre l’état et l’épicier du coin, mais ce n’est que de degré.

    Pour une proposition pratique et intégrale de monnaie qui ne serait constituée que de IOU (I owe you), donc de créance, voir: http://ripple.sourceforge.net/faq.html. Qu’en pensez-vous? Je trouve le concept séduisant.

    Répondre
  7.  
     capone13000 dit :
    24 juin 2009 à 11:09

    Je vous invite à visionner cette conférence de Francois Asselineau qui est Diplômé d’HEC, ancien élève de l’ENA et Inspecteur général des finances :
    http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=23065
    C’est indispensable pour comprendre pourquoi l’union européenne ne fonctionne pas et qui tire profit de ce chaos.

    A voir également ce bref extrait concernant l’arnaque des USA quant à leur création monétaire et L’invention de la « mondialisation inévitable » par les Etats-Unis :

    Cet homme est tout aussi brillant que Paul Jorion.

    Répondre
  8.  
     logique dit :
    24 juin 2009 à 11:44

    @rumbo,

    « Puis les dérivés de crédit CDS, LBO, etc
    Mais tous ça! Comme on dit vulgairement: c’était bien pour ramasser de la monnaie? Non? »

    bien sur que oui. Le banques et entreprises ne fond que vendre des titres, des partie d’entreprises ou des partie de risque. mais en contre partie il récupérer le cash M1 dans le cas présent. Ensuite grace a se M1 récuperer, il créer de nouveaux crédits, qu’ils titrisent. Et tant que tout va bien la boucle continue, une fonction récursive, mais dés que cela coince. C’est tout la machinerie qui coince, en l’occurence la fonction récursive qui bloucle sur elle même fautes pouvoir continué a s’auto alimenter.

    Répondre
  9.  
     Marc Peltier dit :
    24 juin 2009 à 11:49

    Merci à logique d’introduire la notion de récursivité dans l’analyse de la monnaie. Ca me semble pertinent. Qu’en pensez-vous, Paul?

    Répondre
  10.  
     francois2 dit :
    24 juin 2009 à 12:39

    bah

    pourquoi compliquer ce qui est simple. Soit les prets sont affaires privés soit affaires publiques. Sommes nous dans un monde laîc oui ou non. La définition de la monnaie doit-elle rester dans le monde des idées ou s’appliquer dans le monde? Si les prets bancaires sont affaires privées alors la banque ayant failli doit être mise en faillite. Si les prets bancaires sont affaire publique alors les banques doivent être nationalisées puisque la monnaie est affaire publique.

    La définition des mots. Apprendre une philosophie correspond à apprendre le vocabulaire

    Parole parole parole et sens des mots.

    certes cette réponse est tranchée mais est-il possible de faire autrement. En effet qui va juger de la probité des chefs si ceux-ci ne sentent pas responsables personnellement; autrement dit s’ils n’ont aucune parole propre.

    Ou comment utiliser le neant pour faire des affaires.

    Répondre
  11.  
     Cécile dit :
    24 juin 2009 à 12:45

    questions :

    si je réussissais à construire n’importe quoi, quelque chose qui ait de la valeur -à partir de rien, uniquement du fait de glaner, de récupérer, recycler… , sans emprunter, sans acheter, ni quoi …,
    et que j’échange ce quelque chose contre de l’argent,
    est-ce que quelque part, je ne participerais pas de créer de la monaie … ?

    si au contraire, je m’obstinais de détruire pour détruire, n’importe quoi, mais quelque chose qui ait de la valeur, – cela en investissant, en empruntant, pour acheter de quoi détruire pour détruire de la valeur existante, qui pouvait s’échanger contre de l’argent
    est-ce que je ne serais pas quelque part, la cause, d’une destruction de monnaie… ?

    Répondre
  12.  
     fujisan dit :
    24 juin 2009 à 12:50

    @Allfeel Quand on « investi » en bourse, il y a échange d’argent contre un titre entre acheteur ET vendeur. Donc l’argent est transféré au vendeur. NB Quand les cours de la bourse montent ou descendent, il n’y a aucune création ou destruction de richesse pour l’entreprise concernée qui ne touche pas un cent de plus ou moins. Seuls les actionnaires voient leurs « richesse » changer. Mais quand il y a émission de nouvelles actions ou obligations, l’argent est transféré à l’entreprise, en principe en vue de son développement et donc en principe en vue de réaliser des futurs profits.

    Répondre
  13.  
     David dit :
    24 juin 2009 à 13:10

    @Cécile

    Je doute qu’un « imprimeur invisible » créé la monnaie en même temps qu’une production, ou la détruise en même temps que la destruction d’un bien.

    J’aurais même tendance à en tirer des conclusions opposés aux tiennes.

    Si tu créé un bien alors qu’il n’y a pas de monnaie prévu pour ça, tu vas créer un manque là ou cet argent étais habituellement dépensé.

    Répondre
  14.  
     coucou dit :
    24 juin 2009 à 13:25

    si l’on souhaite réserver ce terme pour les pièces de monnaie, ou pour les pièces plus le papier d’État

    Je ne saisis pas bien la distinction que Schumpeter souhaite observer entre pièces de monnaie et billets « de banque », alors que nos pièces de monnaie ne sont qu’un simple alliage de cuivre et nickel…

    Répondre
  15.  
     Allfeel dit :
    24 juin 2009 à 13:36

    @fujisan
    Je ne suis pas d’accord sur ce point : lorsque l’action monte: l’entreprise voit sa capitalisation boursière augmenter
    ce qui lui permet de récupérer éventuellement du cash de la vente d’une partie de ses actions il y a donc un gain potentiel pour l’entreprise. Les actionnaires n’ont plus l’argent investis, ils ont fait un pari sur la valeur de l’action ok
    mais la banque n’a plus rien , elle a des titres en dépot et ces titres ne sont pas valorisables comme un capital
    et perd en capacité de pret et donc de revenu. Maintenant si le vendeur réinvestit en bourse ce qui arrive assez souvent
    ce capital peut sortir durablement du circuit économique disons de manière statistique, la spéculation fait sortir une masse monétaire qui ne finance plus les projets de l’économie réelle.Mais je me demandais ce qui pourrait empécher une banque via des dérivés (c’est plus discret) de ne pas acheter les sousjascents pour conserver le capital et garder un fond d’actions pour garantir une activité d’achat vente statistiquement probable, un peu comme pour la disponibilité des comptes a vue.

    Répondre
  16.  
     Jean-Baptiste dit :
    24 juin 2009 à 14:40

    Il me semble que la création monétaire ex-nihilo émerge de la chrysalide de la monnaie accélérée, et que ce serait la raison de ces débats interminables…

    L’argent est créé ex-nihilo, comme le prouve le jugement de l’affaire Credit River. Pour ne pas se l’avouer, on enregistre une dette à rembourser d’un montant identique. Plus les intérêts. Soit on agréé que les intérêts sont créé ex-nihilo, soit on les marque comme dettes à leur tour. Les dettes ne cessent donc de s’accumuler. La conséquence est que pour pérenniser la seule et même action de départ, il faut sans cesse augmenter le montant des remboursements-emprunts, mais comme c’est toujours pour la même action, cela donne l’impression que l’argent accélère son cours. La seule alternative est ou de prélever l’argent chez d’autre pour se rembourser, c’est-à-dire de les pousser à la faillite, ou d’avoir une croissance de l’économie réelle qui suive la courbe exponentielle de la dette.

    L’épreuve de vérité sera quand les banques et les ménages feront faillite cou sur coup et que l’État, ultime régulateur de la monnaie, décidera si les dettes seront acquittés en laissant tout aux quelques qui n’ont pas verser (trop) dans ces combines, récompensant les vertueux, ou effaçant les échéances impayables, justifiant les créateurs ex-nihilo, ou au contraire, décidera d’emprunter encore plus à sont tour pour continuer le petit jeu de la création monétaire ex-nihilo et reporter le moment de trancher le nœud gordien à plus tard, mais étant lui-même en jeu.

    Le fait que l’inflation ne soi pas visible partout s’explique aisément : la finance est une vaste arnaque pyramidale, et comme pour Madoff, soit on fait perdre à tous ses clients leurs avoirs, soit on essaie de retrouver dans la nature ce qu’il a dépensé. Ou alors, on on monte un socle encore plus large d’emprunts à la base de la pyramide qui s’effondre autrement, c’est-à-dire qu’on collecte encore plus pour payer les échéances des précédents…

    On peut créer de l’argent pour honorer le crédit qu’on porte à des pierres précieuse, donner de l’argent contre une estimée découverte technique, contre la jouissance d’une terre, pour reconnaissance du seul lien social (comme la kula des trobriandais observée par Malinowski), pour tout ce qu’on considère comme étant de valeur. La monnaie en devient le symbole. C’est le symbolisé qui par sa réalité ses principes, donne la valeur exacte. Et un nihiliste peut créer de l’argent comme symbole de l’argent, il n’est plus alors qu’à le faire valoir dans la société en dissimulant la nature de la chose et en parasitant celui qui l’échange contre une valeur bien réelle, à l’image de la profession de foi nihiliste de Michel Foucaut dans Les Mots et Les Choses l’être des choses est illusion, voile qu’il faut déchirer pour retrouver la violence muette et invisible qui les dévore dans la nuit.

    Répondre
  17.  
     jducac dit :
    24 juin 2009 à 14:49

    24/06
    @Cécile 24 juin 2009 à 12:45
    Bien vu cette façon d’essayer de cerner ce qui n’est que vue l’esprit, mais néanmoins indispensable de nos jours. Le fait de matérialiser le problème le rend plus palpable. Il y a des choses qui n’ont pas de valeur aujourd’hui mais qui en auront une très grande demain. Par exemple les derniers hectares de terres fertiles encore cultivables sur la planète. Ou bien, les derniers kilogrammes de métaux que les hommes pour fabriquer leurs outils, seront en mesure d’extraire par récupération dans les vestiges laissés par leurs ancêtres. Il est probable qu’alors on se sera débarrassé des monnaies.

    Répondre
  18.  
     Greg dit :
    24 juin 2009 à 15:31

    Bonjour Paul,

    On en revient à ce qui a créé la confusion sur le débat de la création monétaire ‘ex-nihilo’ ou non.
    Les partisans de la « création monétaire par les banques commerciales » soutiennent que le montant inscrit au DAV=monnaie, les non-partisans soutiennent que montant inscrit au DAV=Dette de la banque (le créancier étant le titulaire du compte)

    Un moyen de paiement est-il forcément de la monnaie (au sens « ayant cours légal ») ?
    A qui appartient réellement le contenu d’un DAV ?
    Quid de l’obligation de payer et de se faire payer en « monnaie scripturale » au dessus d’un certain montant ?

    Je pense qu’on a un peu trop omis l’aspect légal de la monnaie dans notre débat, j’espère que vous y consacrerez au moins un paragraphe dans votre prochain ouvrage

    Répondre
  19.  
     Marco dit :
    24 juin 2009 à 16:23

    N’est-on pas en train de confondre argent, monnaie et richesse?

    Répondre
  20.  
     fujisan dit :
    24 juin 2009 à 16:55

    @Allfeel En temps normal une entreprise ne possède pas d’actions propes. OK il y a les holding… Mais je parle d’une entreprise ‘normale’. Prenez le comme vous voulez, mais une action est et reste une marchandise comme une autre qui s’échange entre vendeur et acheteur contre de l’argent.

    Répondre
  21.  
     perhuys dit :
    24 juin 2009 à 18:13

    Mais les Etats-Unis ne vont -ils pas créer de la monnaie pour se débarrasser de leurs dettes ? N’est-ce pas prévu ? Quelle valeur cette monnaie là a-t-elle ? Nous payons son tribut au protecteur américain etCailleteau de chez Moody’s résume tout en posant la question suivante : où placeriez-vous votre argent en cas de crise grave ou en cas de guerre ? Hé oui la guerre… Cette monnaie est le lien qui nous attache à nos protecteurs, rien de plus.

    Répondre
  22.  
     Allfeel dit :
    24 juin 2009 à 18:29

    @fUJISAN
    Vu comme sont parfois utilisées les actions comme par exemple pour racheter une autre entreprise
    ou a la place des dividendes ou en complément de salaire et vu que la monnaie est aussi sujette a la spéculation
    on peut se demander ce qui distingue fondamentalement une action d’une monnaie et je ne serais pas surpris, qu’avec les progrès du payement par téléphone portable on puisse un jour payer sa baguette en actions eurotunnel.
    Je trouve que la monnaie se comporte de plus en plus comme une action(ou un tracker de zone économique) tant les mouvements spéculatifs ont d’impact sur sa valeur surtout depuis qu’elle n’est plus indexée sur l’or.
    ( il me semble que les doits de votes sont déterminés au prorata des actions détenues, l’actionnaire principal d’une entreprise cotée peut décider de vendre une partie de ses actions pour récupérer du cash une simple déclaraion a l’amf suffit)
    De plus L’universalité de la monnaie comme moyen de paiement est un peu chahutée a travers la défiance vis a vis du dollar.

    Répondre
  23.  
     nadine dit :
    24 juin 2009 à 19:15

    @Paul Jorion
    Bonsoir
    Vous dites: « Je rappelle que je défends la seconde position sur la base du fait que les reconnaissances de dette étant soumises à un risque de non-remboursement valent toujours moins que leur valeur nominale, et tout particulièrement en période de crise, comme aujourd’hui. »

    Quand vous parlez de reconnaissance de dette, je suppose que vous parlez de la monnaie scripturale surtout.

    Il me semble que quelque chose ne colle pas. Une dette ou son contraire une créance correspond à quelque chose que l’on a prêté et dont on ne dispose plus or sur un compte courant l’argent reste toujours disponible sous forme de monnaie scripturale. Donc peut-on encore appeler cela une dette ? Je crois qu’il s’agit d’autre chose.
    La banque a simplement comme obligation d’assurer la convertibilité de cette monnaie scripturale en monnaie fiduciaire si son client le lui demande contrairement à une vraie dette ou l’argent du créancier n’est plus utilisable et doit être remboursé à échéance.
    Pour moi la monnaie scripturale n’est pas une dette de la banque sur son client comme je le croyais, c’est une quasi-monnaie temporaire de seconde zone (essentiellement issue du crédit réservée aux agents économiques non bancaires) qui doit à tout moment être convertible en monnaie centrale lors des compensations interbancaires ou en monnaie fiduciaire lors des retraits en espèce des clients.
    Il découle de ceci que les banques qui accordent des crédits aux agents économiques non bancaires ont un pouvoir de création monétaire type M1 scripturale, c’est la raison pour laquelle les économistes parlent d’agrégat monétaire M1 qui augmente alors que la base monétaire reste constante ou presque sauf, c’est vrai, en période de crise ou les crédits n’étant plus remboursés , les banques sont contraintes tôt ou tard de convertir cette monnaie scripturale devenue permanente, en monnaie centrale lors des multiples compensations interbancaires.
    Pour le reste tout ce qui est titres ou produits dérivés, à mon avis, ne peut être considéré comme de la monnaie puisqu’il faut un marché pour en établir le prix.
    Amicalement.

    Répondre
  24.  
     logique dit :
    24 juin 2009 à 20:42

    @nadine,

    C’est une bonne direction a suivre si vous aimez réfléchir. Oui, il faut prendre la mesure des agrégats ainsi que leur dispo dans le temps ainsi que les variations de cette disponibilités. Et surtout ne pas oublier que le crédit c’est du cash pour le vendeur. Au sens ou il est devenu disponible, si il reste sur un compte courant ou un compte a échéance courte.

    Répondre
  25.  
     Paul de Montréal dit :
    24 juin 2009 à 21:40

    il s’agit d’un produit sui generis. Je rappelle que je défends la seconde position sur la base du fait que les reconnaissances de dette étant soumises à un risque de non-remboursement valent toujours moins que leur valeur nominale, et tout particulièrement en période de crise, comme aujourd’hui.

    Effectivement c’est une monnaie qui n’a pas la même valeur nominale comme le $ Canadien par rapport au $ US. J’imagine que les banques en tiennent compte dans leur bilan comptable. Leur intérêt comprend leur bénéfice, les frais et l’inflation monétaire mais aussi ce risque d’insolvabilité de l’emprunteur. Cette monnaie-créance est la contre partie comptable de la monnaie-dette qu’elle a crée et prêté à l’emprunteur.

    1. Ces créances se négocient moins de leur valeur nominale, mais l’emprunteur doit toujours rembourser cette valeur. L’institution de recouvrement qui rachètera ces créances bancaires va s’employer à tout récupérer jusqu’au dernier centimes plus les pénalités s’il y a lieu.
    2. En période de crise, une maison se négocie également moins que la valeur du marché.

    L’inconvénient de ce flou arrive je pense avec l’effet de levier (variable suivant les pays) des banques commerciales et de la nature de leur réserve qui n’est pas nécessairement de la monnaie scripturale.

    Répondre
  26.  
     Moi dit :
    25 juin 2009 à 01:47

    @nadine: « Une dette ou son contraire une créance correspond à quelque chose que l’on a prêté et dont on ne dispose plus or sur un compte courant l’argent reste toujours disponible sous forme de monnaie scripturale. »

    Dire que l’argent n’est disponible que sous forme de monnaie scripturale, cela revient à dire qu’il n’est disponible que sous forme de créance. Autrement dit, il n’est plus disponible, on l’a prêté (et la banque ne l’a pas non plus gardé dans son coffre-fort mais re-prêté ailleurs). Les banques jouent sur le fait que tout le monde ne viendra pas en même temps réclamer son argent, car il n’y en a pas pour tout le monde.
    Lors d’une faillite bancaire, les gens se retrouvent uniquement avec une reconnaissance de dette qui ne peut être recouvrée et qu’ils ne peuvent pas utiliser comme moyen de paiement. On a perdu de vue cela parce que depuis des lustres il n’y a plus de faillites bancaires généralisées. L’une ou l’autre faillite fait jouer le fonds de garantie qui est comme une assurance sur la reconnaissance de dette que la banque a contracté auprès de vous, mais s’il y en a beaucoup même ce fonds ne suffira pas et vous vous retrouverez bredouille. En fait, même lorsque le fonds de garantie est suffisant, vous vous retrouvez bredouille pendant quelques mois, le temps que cette assurance vous rembourse (on l’a vu en Belgique avec la faillite de Kaupthing qui a laissé quelques épargnants sans plus un rond pendant trois mois, le temps que la banque soit reprise c’est-à-dire que quelqu’un reprenne ses dettes à sa charge).

    Répondre
  27.  
     antoine dit :
    25 juin 2009 à 03:59

    « Lors d’une faillite bancaire, les gens se retrouvent uniquement avec une reconnaissance de dette qui ne peut être recouvrée et qu’ils ne peuvent pas utiliser comme moyen de paiement. »

    « Il me semble que quelque chose ne colle pas. Une dette ou son contraire une créance correspond à quelque chose que l’on a prêté et dont on ne dispose plus or sur un compte courant l’argent reste toujours disponible sous forme de monnaie scripturale. Donc peut-on encore appeler cela une dette ? Je crois qu’il s’agit d’autre chose. »

    On a pu montrer que la théorie des droits de propriété (fructus, asus, abusus) était indexée sur une conception métaphysique déterminée. Rien de bien étonnant si l’on y réfléchit.
    Si j essaie de mettre en parallèle ces 2 informations, je constate:
    1/ que même si « moi » a raison, l’argument de la solvabilité ne change rien au fait que DE JURE l’argent est également disponible pour le client et pour la banque. Et c’est le DE JURE qui pose problème.
    2/ que pour en rendre compte, sur le plan juridique (et non pas économique), il n’y a pas 50 solutions:
    – dire comme Nadine qu’il s’agit de quasi-monnaie (du coup sur le strict plan du droit on est beaucoup moins gêné… ouf le droit est sauf!)
    – essayer de reprendre tout ça à zero en décomposant chaque activité/service en actions plus simples (c’est l’approche rationnelle choisie par Paul), et en espérant qu’in fine l’analyse permettra de rendre compte des propriétés obervées et par Nadine et par Moi.

    Et j’ajoute que:
    1/ L’approche de Paul est à la fois bizarre et intéressante en ce qu elle montre bien qu’il a (re)forgé ses instruments(concepts) pour décrire la réalité. Il a donc fallu qu’il s’affranchisse du langage préformaté des juristes, mais aussi des économistes et des comptables, voire même de celui des anthropologues (qui ont chacun leur logique propre, quoique ça devrait moins être le cas pour l’anthropologie). Sur le plan épistemologique, tout ceci montre bien qu’avant toute description entre en ligne de compte une précompréhension de la chose à décrire, mais cette précompréhension a elle-même son langage, révisé par la suite… il y a donc une espèce de « processus d’ajustement » (à quel moment l’esprit de PAUL « voit-il que cela est bon »? Est ce similaire au travail du peintre qui sait quand vient « la dernière touche?’).
    Mais que se passe t-il quand, pour un problème dans lequel « théorie » et « pratique » sont indissolublement liés (c’est à dire un problème qui concerne le « domaine des choses humaines »), un aspect de la réalité « résiste » et apparait comme une « singularité » dont la langue ne peut pas rendre compte? Faut-il opérer un « ré-ajustement » (et comment sait-on qu’on ne « triche » pas?) Faut-il tout laisser tel quel et considérer que le problème vient de la réalité elle-même, en tant qu elle serait le produit d’erreurs ou plutôt d’incohérences partagées?
    3/ Faut-il en déduire que les catégories du droit sont fondées sur une conception métaphysique qui n’est plus pertinente (en gros on s’appuie sur une vieille ontologie « fixiste » alors que ce qui conviendrait est une « ontologie matérialiste des flux » à la Deleuze ou Bergson). En même temps, si l’ancien droit qui s’appuie sur la distinction entre les personnes et les choses (ce qui ne va pas sans poser problème dès lors qu on aborde la question du salariat et de l’esclavage) est insuffisant à rendre compte de ces flux/échanges (morcellement du concept de droit de propriété… appliqué à la complexité des « produits » financiers… improprement qualifiés de « produits » « financiers », car ils ne sont pas une sous-catégorie de produits, des produits parmi dautres), qu’est ce qui nous garantit qu’une approche analytique à la Paul y parviendra? Bien sûr, si les différentes institutions/contrats/montages sont cohérents et rationnels on peut supposer qu’ils sont de facto anlysables (au sens chimique du terme de reductibles à des composants/interactions plus simples). Mais si ces pratiques se tiennent sur des plans de rationalité distincts, il n’est pas sûr qu’on ne se retrouve pas à un moment coincés, avec une « langue introuvable » pour décrire la réalité (typiquement une « interaction » dans la réalité qui ne serait décomposable qu’à condition d’adopter des distinctions simples par ailleurs malheureusement incapables de rendre compte d’une autre « interraction » réelle.

    Je dois m angoisser pour rien… l’alcool, tout ça…
    L’approche de Paul va déclencher une guerre ouverte, puisqu elle porte sur le terrain fondamental de la monnaie le travail de sape déjà mené par les communautariens sur le carcan/lit de Procuste que constituent les catégories du libéralisme. Il s’agit d’une guerre pour la maîtrise des instruments servant à décrire la réalité. Hobbes répond que dans ce cas il appartient au souverain de trancher (par le glaive). Ceci est inconcevable dans une démocratie libérale. Ce sera donc une guerre d’influence, à l’université et ailleurs.

    Répondre
  28.  
     leduc dit :
    25 juin 2009 à 04:00

    Je me demande si on n’a pas tendance à un peu trop schématiser les choses, de comparaisons en comparaisons, par analogies, je crois qu’on en est un peu réduit à la situation d’un professeur de cours primaire à expliquer les bases du calculs pour des enfants de 6 ans avec des ensembles, des cercles, des flèches, des camions, des billes, etc….

    J’ai parfois l’impression que c’est quand même un tout petit peu plus compliqué que cela et que franchement, le crédit accordé par les banques, franchement, on ne sait pas du tout mais pas du tout d’où provient cet argent, comment ils l’ont eu, est-ce qu’ils l’ont crée ou l’ont ils emprunté ailleurs moins cher, bref franchement, dur de savoir d’où vient l’argent emprunté , son origine et qu’elle est sa véritable nature.

    Peut-être le nœud du problème, la clé de voute du système, et ce qui causera sa perte lors d’une perte de confiance définitive dans le système bancaire du crédit et des dettes.

    Répondre
  29.  
     logique dit :
    25 juin 2009 à 07:08

    C’est pourtant pas si compliqué que cela a comprendre. Les banques ont le droit de créer des ligne comptable. Lors d’une prét un chéque est remis au vendeur, qui le remet a la banque. D’un point de vue comptable l’acheteur est du cote crédit et le vendeur coté cash (en fait le cash est crediter sur le compte vendeur et le prét et débiter du compte banque vers le compte acheteur). Mais comme le compte banque c’est surtout la totalité des compte vendeurs, plus tu fait de crédit plus les comptes vendeur augmente et donne ainsi a la banque la possibilité de faire de nouveaux prét. En fait pour simplifier l’argent préter peut être du coup réutiliser pour un autre prét, si les vendeurs ont un compte dans la banque de l’acheteur. En fait tout est vraiment trés simple, d’ailleurs j’ais toujours du mal a comprendre pourquoi beaucoup des gens ne comprennent pas les choses simple, surment par manque de logique ou pas besoin de toujours tout compliqué.

    M’enfin sur 6 milliard de terriens il n’y a que 2 milliard qui sait compter, 4 milliard qui savent lire. C’est clair que la moyenne terrienne et plutot basse, 6 ans c’est une bonne moyenne. C’est l’age ou ont entré au CP pour apprendre a lire et a compter. Mais c’est vrai que lorsque l’on n’as pas les bases tout parait difficille, alors que les choses sont plutot simple dans cette affaire de crédit et de monnaie. Il suffit d’y avoir réfléchi pendant quelques années.

    Pour les novices, que l’économie interresse, je recommande sérieusement se petit livre, pas cher et plutot remarquablement bien fait  » 39 lecons d’économie contemporaine de Phillippe Simonnot ». C’est plein de réference est l’auteur et un vrai pédagogue et de plus il maitrise sont sujet. Avis aux amateurs, une vrai source d’informations pour moins de 10 euros. A mon avis ont a encore fait mieux. Et c’est vraiment agréable a lire en plus.

    Répondre
  30.  
     nadine dit :
    25 juin 2009 à 09:37

    @Moi
    Vous dites: « Dire que l’argent n’est disponible que sous forme de monnaie scripturale, cela revient à dire qu’il n’est disponible que sous forme de créance. Autrement dit, il n’est plus disponible, on l’a prêté. »

    On se sert de la monnaie scripturale à 90% pour faire ses achats donc il est disponible.
    Le reste de votre raisonnement concerne les retraits en espèces, il s’agit de tout autre chose.

    Répondre
  31.  
     johannes finckh dit :
    25 juin 2009 à 09:43

    @tous et à Paul:
    merci pour vos clarifications!
    Faites-moi savoir la publication de votre livre, je le ll’achèterai et le lirai rapidement!
    Que faut-il encore comme faillites retentissantes pour que ceux qui nourrissent la superstition de la « création monéatire via le crédit bancaire » comprennent?
    Même la banque centrale, en émettant, à guichets ouverts, de la monnaie centrale, n’arrive plus à aumenter la masse circulante, car ce sont les revenus distribués et destinés à la consommation qui n’augmentent plus, et ce sont, sans doute, eux qui, plus que tout autre chose, déterminent le volume de la monnaie réellement circulante!
    Et là, soit sous forme de billets et pièces (M0), sous sous forme de M1 scripturale!
    La relation entre M1 scripturale et M0 me semble être comme une vase communicant: Quand l’usage de la monnaie scripturale augmente, celui des billets recule et inversement!
    Une création monétaire n’est pas à ce niveau-là, sans quoi, l’inflation, initiée par une brusque augmentation de M0 (possible, étant donné les stocks constitués!) serait forte!
    jf

    Répondre
  32.  
     LeClownBlanc dit :
    25 juin 2009 à 10:13

    Le ClownBlanc, noir à 80%, en robe de jurisconsulte croqué par Daumier.
    dans la profession … à la cour … aux

    Sui generis est un terme latin de droit, signifiant « de son propre genre ».
    C’est un problème de taxinomie juridique. Il qualifie
    une situation juridique dont la singularité prévient tout classement dans une catégorie déjà répertoriée et nécessite de créer des textes spécifiques.
    Exemples
    Certains droits de propriété intellectuelle spécifiques peuvent être considérés comme sui generis.
    Dans le cadre de la protection des ressources génétiques (plantes, animaux), l’OMC, demande aux pays signataires de définir un système de droits adaptés, conforme aux intérêts et aux traditions nationaux.
    L’Union européenne n’est pas une fédération d’États; ce n’est pas non plus une union d’États ou une confédération; Elle est dite sui generis, singulière, étrange

    Ceci dit l’euro c’est très bien et il aurait désolant à la fin du XXe siècle de s’en priver.
    Pour ce qui est des magouilles financières permanentes, jouées sur plusieurs années, avec des hauts et des bas par rapport au dollar qui apparaissent fantaisistes à 99.99% des gens,
    Dominant les quatre parties [A, E, I, O] de la Terre, les quatre Maîtres du GoldQuatuor ont nul besoin de se réunir en un Front ou Repaire.
    … pas davantage en un petit salon aérien transocéanique de type Force 0 au-dessus de Force 1.
    La techno des BT, FT, etc. offre toutes les sécurités visioconférenciques qui vont bien
    par exemple pour piloter à distance (1) les Sources et Emplois de Fonds de la BRI et ses larbins (BCE, etc.), (2) les lobbies qui vont bien, à Bruxelles, à Genève (OMC, ONG, etc.), (3) les anatioFurtifs de l’ombre (Medef,…), (4) les anationaux des palais royaux, (5) les

    ami(e)s sûrs de longue date validés par B. et médatisé(e)s, (6) … Arrêtons la liste; compléter n’ajouterais pas grand chose à la photo.
    N’est-ce pas plus singulier qu’un carton de tranches de poisson pané en supermarché ?
    C’est aussi pourquoi, chacun s’accorde à dire — sans trop y réfléchir — que l’UE est une construction politique et juridique sui generis, singulière,
    Avec ses milliers de dessous noirs à volants, ogresse séduisante et fatale, l’UE déplace tout … montagnes, traditions patrimoniales, arrivistes, courtisanes …
    Chaque télé à son Monsieur Loyal pour introduire le n° suivant :
    le magicien (…), la dompteuse de fauves (Alliot-Marie), l’équilibriste (…) … le clou de la mystification : Shark-o-Bao.
    Allez un « Grand Emprunt » à 6% » alors que les taux-de-base ont fini par venir là où ils devraient toujours être : à 0%.
    Qui peut se vanter d’être à la fois admiré par 40% de 26% des gens (10% des français) et d’une suprême habileté ?
    Un Grand Emprunt n’est-ce pas très simple ? … n’est-ce pas aussi clair qu’un tour de magie ? zoop-zoop ! Tac !
    Ah !! … mais alors ? … Eb bien ! c’était trop tôt
    Et maintenant c’est trop tard … il fallait …
    Ah Ouuuuiii !!!
    sui generis c’est cela.
    en magie, filouterie, etc. c’est un mot pratique : il est adapté;
    le mot est sérieux, latin, et peut traiter d’un enjeu flou, d’une illusion, d’une opération à tiroirs ou à multiples façades, d’une mascarade,

    En droit administratif, il existe des personnes administratives sui generis, comme les « banques abusivement dénommées nationales ». En réalité, elles sont a-natiofurtives, avec nombre de créanciers et actionnaires inconnus, non résidents.
    [Nota: Je suis européen et pro-d’une-certaine-Europe (à préciser ailleurs)]. Poursuivons. Les grands économistes médiatisés (vous les connaissez) disent de ces banques qui seraient à renflouer d’une manière ou d’une autre, ce sont les « Banques des pays membres

    de l’Union Européenne ». Avec cela les dindons de la farce européenne (99.99% des gens) sont bien avancés. Les Façades Sud de ces banques semblent effectivement être en Europe.
    Les contrôles de leurs Façades Sud et Nord ?
    Les contrôles sont laissés au bon vouloir des Associations Professionnelles de Banques.
    Ne savent-elles pas ce qui est bon pour les créanciers et actionnaires des banques ?
    Qui d’autre d’ailleurs pourrait arriver à s’y retrouver un tant soi peu ?
    Tout cela ? …
    avec la bienveillante compréhension de la BRI, de la BCE et des ministres-valets du Trésor Négatif (1300 milliards <0 pour la France) de chaque vieille nation épuisée.
    Evidemment ça ne date pas de 1983, 1980, 1975.

    Répondre
    pas perdus

    … au vestiaire
    à Deana D. Est-ce bien cela ?

  33.  
     NuageBlanc dit :
    25 juin 2009 à 10:14

    Histoire de France

    1803 : Traité de subsides.
    Avril 1804. Médard Desprez, régent de la Banque de France, et Ouvrard fondent la Compagnie des Négociants Réunis.
    Go-between //wkpd Entre ses mains passent en grande partie les obligations souscrites par l’Espagne comme subside de neutralité.
    Les grandes banques étrangères de l’époque — Hope et Labouchère de Hollande et Baring de Londres — jouent un rôle capital.
    Que lit-on ?
    « Les Négociants Réunis avaient désormais la « charge » (la source avec ses marges de profit) de ce qui suit : (1°) du côté de la France : le service du Trésor, celui des armées, l’engagement d’escompter les obligations des receveurs généraux – (2°) du côté de l’Espagne :

    les termes du subside à verser à la France, le ravitaillement en blé du royaume, l’avance des sommes promises à la Caja de Consolidacion, le matériel à fournir aux forces de terre et de mer.
    « En regard, à l’actif, figuraient essentiellement des piastres du Mexique et du Pérou, dont l’extraction et la réalisation étaient problématiques. »
    Ouvrard ne pouvait pas « réaliser » ses piastres; sa grandiose spéculation fut l’origine d’une crise très grave, d’abord monétaire, puis commerciale.
    Le ministre du Trésor, Barbé-Marbois, attendait naivement des millions qui auraient été remboursés avec l’arrivée chez Ouvrard des piastres américaines. La Banque de France se vida. Le Trésor se vida.
    La reprise des hostilités entre l’Empire et l’Angleterre ralentit fortement l’activité maritime. Il faut alors produire des liquidités.
    Ouvrard, jamais à court d’idées, imagine faire escompter par la Banque de France des traites de pures complaisances que les membres de la Compagnie des Négociants ont contractées les uns avec les autres.
    Il s’ensuit une inflation induite par la planche à billets qui provoque une grave crise de confiance.

    La victoire d’Austerlitz arrive à point nommé pour endiguer le mécontentement et la méfiance.
    L’Empereur, dès son retour, convoque son ministre des Finances François Barbé-Marbois, coupable à ses yeux d’une confiance aveugle en Ouvrard. Ce dernier est contraint de rembourser au Trésor Public la bagatelle de 141 millions de francs-or.

    La loi du 22 avril 1806 fait penser à des événements récents.
    Pour Gabriel Ouvrard, c’est le début d’une longue période de difficultés financières apparemment inextricables dans ses débuts.
    En 1809, il est emprisonné à Sainte Pélagie pour dettes impayées; il est libéré trois mois après.
    Il aurait négocié, avec l’appui de Louis Bonaparte et de Joseph Fouché, une paix secrète avec l’Angleterre.
    La décision dite de justice ? condamnation à trois ans de prison.
    Vient la Restauration. Le premier Ministre de louis XVIII, le duc de Richelieu, annule sa dette envers le Trésor et lui restitue ses biens.
    Ouvrard réussit à faire adopter par le Roi un projet de crédit public que Napoléon lui avait en son temps refusé.
    En 1823, il reçoit le privilège d’équiper l’armée française en vue de l’expédition d’Espagne. Il commet des irrégularités.
    En 1825, il est arrêté, mais il est acquitté.
    Il s’installe alors en Angleterre.

    L’ex-nihilo et le sui generis débordent de tous les côtés dans cette histoire.
    Personnellement, je ne m’aventurerais pas à théoriser si on me demandait de clarifier des principes.
    http://www.cambaceres.fr/relation/financiers/financiers
    Vous dites ? … ?   Cartesio
    Descartes-à-100 Francs >> savoir compter ? Cartesio —
    (LeClownBlanc entend t-il parfois pas bien ? ou pense à autre chose ? ou corrèle t-il en souriant pour nous (dé)orienter-guider ? …)
    Vous dites ? … ? Cesario … champio (n, ne) pour dénouer les intrigues ?

    Répondre
  34.  
     Hybride c/Hydre dit :
    25 juin 2009 à 10:15

    à tous
    Hybride contre Hydre

    Au royaume d’Illyrie, un noble appelé Orsino ne se lève plus et écoute de la musique, éperdu d’amour pour Lady Olivia. Il ne peut avoir ses faveurs car elle pleure la mort de son frère et refuse de considérer toute proposition de mariage. Entretemps, une tempête terrible

    cause un naufrage près des côtes. Une jeune femme de noble naissance appelée Viola est jetée à la côte. Seule sur une terre inconnue, elle se figure que son frère jumeau Sébastien s’est noyé au cours du naufrage et essaie de considérer le genre de travail qu’elle peut

    faire. Un capitaine de navire amical lui parle de la cour que fait Orsino à Olivia, et Viola manifeste le souhait de travailler pour elle. Mais au lieu de cela, elle se déguise en homme, prend le nom de Césario et s’en va chercher du travail chez le Duc Orsino.
    Viola (disguised as Cesario).

    Viola, qui se fait passer pour Césario, gagne rapidement les faveurs d’Orsino, et devient son page. Elle tombe amoureuse de son patron, mais son amour ne peut se révéler car Orsino pense qu’elle est un homme. Quand il l’envoie porter ses messages d’amour à la fière

    Olivia, cette dernière à son tour tombe amoureuse du jeune et beau Césario. Tout le monde est bien malheureux.

    Entretemps, nous faisons la connaissance des autres membres de la maison d’Olivia, Toby, son oncle ivrogne bruyant, flanqué de son ami, Sir Andrew Aguecheek, un imbécile qui courtise vainement Olivia; Maria, la jolie et spirituelle dame de compagnie d’Olivia, Feste,

    bouffon plein d’intelligence et Malvolio, régisseur sévère et pudibond. Sir Toby et les autres sont excédés par les efforts constants de Malvolio pour leur gâcher tous leurs plaisirs et Maria décide de lui jouer un mauvais tour en lui faisant croire qu’Olivia est amoureuse de lui.

    Elle contrefait l’écriture d’Olivia et rédige une lettre dans laquelle elle s’adresse à son bien aimé ( désigné par les lettres M.O.A.I) en lui demandant, s’il veut obtenir ses faveurs, de porter des bas jaunes et des jarretières croisées, d’affecter une mise hautaine, de sourire

    constamment et d’éviter de dire les raisons de son comportement à quiconque. Malvolio trouve la lettre, imagine qu’elle lui est destinée, et le coeur plein d’espoir d’épouser Olivia et d’être à son tour ennobli, il en suit les directives. Son attitude est si bizarre qu’Olivia croit

    qu’il est devenu fou.

    Pendant ce temps, Sébastien qui a survécu au naufrage mais qui croit que sa soeur Viola est morte, arrive en Illyrie accompagné de son ami et protecteur, Antonio. Antonio a veillé sur Sébastien après le naufrage et a pour le jeune homme une affection passionnée

    peut-être même de nature sexuelle, à tel point qu’il va jusqu’à le suivre dans la demeure d’Orsino alors même que ce dernier est son vieil ennemi.

    Sir Andrew qui a constaté qu’Olivia était attirée par Césario provoque ce dernier en duel. Sir Toby qui pense que le duel sera fort amusant excite encore plus Sir Andrew . Mais quand Sébastien qui ressemble trait pour trait à Viola déguisée, arrive sur la scène, Andrew et

    Toby en viennent aux mains avec lui en le prenant pour Césario. Olivia arrive au beau milieu de la mêlée. Elle se retrouve devant Sébastien qu’elle prend pour Césario et le demande en mariage. Ce dernier est très étonné car c’est la première fois qu’il la voit, mais comme

    elle est riche et belle, il est plus que disposé à la suivre. Entretemps, Antonio est arrêté par la garde d’Orsino et implore l’aide de Césario qu’il prend pour Sébastien. Viola nie connaitre Antonio et ce dernier est emmené, accusant Sébastien de l’avoir trahi. Viola a soudain

    retrouvé l’espoir que son frère est vivant.

    En prétextant qu’il est fou, Maria, Toby et les autres joyeux compères enferment Malvolio pour le soigner dans une petite pièce obscure où ils peuvent le tourmenter à leur guise. Feste prend les habits et l’identité de Sir Topas, un prêtre, et entreprend d’examiner Malvolio

    qu’il déclare totalement dément malgré ses protestations. Sir Toby cependant, revient à de meilleurs sentiments et permet à Malvolio d’envoyer une lettre à Olivia, pour demander sa libération.A la fin, Viola, toujours déguisée en Césario se rend avec Orsino à la maison

    d’Olivia, et là, Olivia accueille Césario comme son nouvel époux qu’elle prend pour Sébastien avec lequel elle vient de se marier. Orsino est furieux, mais Sébastien fait alors irruption et les révélations se succèdent. Les deux jumeaux sont tout à la joie de se revoir. Orsino

    s’aperçoit qu’il aime Viola en découvrant qu’elle est une femme et la demande en mariage. On découvre que Sir Toby et Maria se sont aussi mariés en secret. Finalement quelqu’un se souvient de Malvolio et va le délivrer dans sa pièce noire. La farce est expliquée et

    Malvolio tout à son amertume quitte la scène en colère laissant les jeunes couples continuer la fête.

    Répondre
  35.  
     Cesario … enfumé(e), noir(e) dit :
    25 juin 2009 à 10:17

    enfumé(e) …noir(e)
    à Auguste

    marché noir – Juin 2009.
    commission-ponction-autreJeuDansLeTemps de 6% à partager.
    Entre qui et qui ?
    Entre le GoldQuatuor de la BRI (en leurs blockhaus à Veaux d’Or branchés)
    dont le topGardien des clefs de l’Ananas,
    et une part des circuits TrichetValet et de ceux de LaBrochette.
    et les lamas, moutons et même les micro-épargnants contraints d’être schizos, clivés
    (le bon sens impose de remplacer les dépôts à 0+% par des dépôts à 6+%)
    – – – – – – – – – – – – –
    Auguste enfumé, lui aussi,
    tout noir, sous les flashs et flon-flons de l’habile novlangue du Meilleur-des-Mondes.
    Il faut dire que les ors de Versailles ont de quoi éblouir et séduire les mouches crédules

    à Cesario

    Bien joué les mecs !

    Pour 100 milliards : Première ponction DIRECTE : 80 milliards sur 10 ans ou 100 milliards sur 12 ans.
    Pchioouuut !
    – 100 milliards transformés en 200
    – Dette de 1300 milliards qui semble fondre au soleil (inflation galopante), mais aussi ..
    – les catastrophes qui vont avec et dont on ne dit mot.
    – la perte de nuages à peu près stables auprès desquels se repérer pour bâtir un projet et en assumer les risques.

    Répondre
  36.  
     Cesario dit :
    25 juin 2009 à 10:17

    à LeClownBlanc

    Q1: En septembre, qq semaines après le 3e G20 de mascarade, à quel sera le taux de la Seconde « GrandeTranche » à la tronçonneuse sans état d’âme ? 8% ou 10 %
    Q2 : En janvier 2010, qq jours après Noel en famille et le jour de l’AN entre ami(e)s, à quel sera le taux de la Troisième « GrandeTranche » à la faux mortelle ? 10 % ou 12%
    1) Cataclysme, KleptoCoupe-Gorge et Jeux Perdant-Gagnant quand les taux de la Fed et de la BCE sont, enfin, près de 0%
    2) Vol des épargants + Vol des retraités et travailleurs + Vol des détenteurs d’obligations quand les taux seront, arbitrairement montés, par le Gold Quatuor, à 8% ou plus.

    Billet du 16 mars « Des peines à leur juste valeur » 16/3 à 17:19

    Billet du 2avril « Par une belle journée de printemps » 2 avril à 20:51

    Billet du 3 avril « Au pays des miracles comptables » 3 avril à 10:21
    Lire les lignes 12 à 24 titrées Inflation = Prédation et Besoins en fonds de roulement & coupe-gorge [BFR]
    Exemple d’assiette sur le sol français.
    – – – – – – – – – – – – – – – –
    Cesario
    à Auguste

    Billet du 22 mai « Le temps qu’il fait » 23 mai – 18:19
    C’est un truc pour toi, ça … Auguste !
    Interagir rapidement aussi bien avec des ordures visibles, étatico-opportunistes ou prosélithes, qu’avec de gentils idéalistes, etc.
    A l’horizontale, tu es véloce d’Est-en-Ouest ou du Nord au Sud.
    King-kong grimpant aux gratteciels ou, sous-terre, s’engouffrant mentalement vers des salles-de-coffres occultes
    ce n’est pas ton truc … je sais.

    Répondre
  37.  
     Auguste dit :
    25 juin 2009 à 10:19

    à Marco [24 juin 16:23]
    Bienvenu. Vous n’êtes apparemment pas pas MarcusH
    – 31 mars à 13:32
    – 1 avril à 18:06
    – 3 avril à 12:24
    Non.
    En ce cas, c’est avec la plus grande compréhension que votre contribution est prise en compte.
    Mes itinéraires sont en surface
    Je compte sur LeClownBlanc pour jouer en vertical …
    depuis les tréfonds vaseux, pourris, opaques, où il risque de se rompre dans un escalier nauséœvisqueux,
    jusqu’aux coins isolés, en altitude rocheuse avec un nombre limité d’appuis, à pratiquer des simulations hasardeuses.
    Ne lui !! … vantez pas !! … les bienfaits de l’inflation !!
    J’vou préviens !!
    Mieux vaut que vous sachiez qu’il peut réagir au quart du tour
    si vous lui vante les bienfaits de l’inflation.
    Certains l’ont fait et s’en sont léchés les doigts.
    Si votre coeur déteste les palpitations inutiles, mieux vaut que vous évitiez.

    Répondre
  38.  
     LeClownBlanc, yeux piqués dit :
    25 juin 2009 à 10:20

    par la fumée       noire   poussières
    tel un boulanger à qui l’on aurait demandé d’être ramoneur savoyard
    tel lui-même à un douloureux enterrement, cravate noire et non plus à fines rayures
    à Marco [00:00]
    Je vous saurais de bien vouloir prendre en compte ce qui suit :
    (1) Mettre un ’s’ à richesses, vu l’hétérogénéité des acceptions possibles, vu l’actuelle volatilité de certaines d’entre elles
    Nous n’en sommes pas encore à 1 million de marks pour un quart de plaquette de beurre mai on ne saurait jurer de rien
    [Les fonds propres de la Façade Sud des banques sont négatifs alors que les fonds sales de la Façade Nord sont positifs]
    (2) Remplacer « Monnaie » par « Flux monétaires singuliers fondés sur ceci ou cela »
    (3) Oublier le mot Argent qui n’a pas grand sens pour Cartesio.
    Il en a pour les musulmans de genre masculin (ils ont le droit de porter de l’argent, alors que seules femmes peuvent se salir avec de l’or);
    Il en a pour Emile Zola (1871) dans sa représentation poético-chair-sang des comportements de l’animal humain.
    Seriez-vous d’accord avec (1) ? (2) ? et (3) ?
    Non ? Y aurait-il une erreur ?

    Répondre
  39.  
     Auguste dit :
    25 juin 2009 à 10:21

    M. Rahnema, diplomate, interviewé sur France Culture « N’attendez rien des Etats«
    date
    Eh ! ClownBlanc ! Tu pourrais pas contribuer un peu au billet, Non ?
    Sans les catastrophes induites, l’escroquerie directe du 6% qu’en dis-tu ?
    La création ex-nihilo d’une mega-filouterie en centaines de milliards, n’estce pas spécial ? Non ?
    très spécial ? non ? … et que personne ne réagisse … n’est-ce pas très singulier ou bizarre ? … Non ?
    Le Grand Soleil Apoll du Grand Canal aveuglerait-il
    Latone, la Cour des chimpanzs de la ménagerie royalo_PsM’demUmp ? …
    … les TvWatchers fascinés, sans fesses, affaissés ?
    Etre « Sui generis » or not être « Sui generis » ?

    Retour à la première ligne :
    « (…) nécessite de créer des textes spécifiques ». Surement !
    mais quel genre de textes ? avec quel style ?… celui que Cartesio pourrait m’apprendre ?

    Répondre
  40.  
     Auguste dit :
    25 juin 2009 à 10:21

    Formes textuelles ? … Pantalonades ! Délires de dingue ! Voilà !
    Bâle sponsorise des théâtres variés. Pourquoi pas une petite sauterie à Versailles ?
    Au temps du Roi Soleil, ses grandes fêtes étaitent déjà — avant tout — des vecteurs très bien pensés de propagande.
    Les historiennes du château vous le confirmeront.
    CRCV
    Vous avez quatre voleurs sous une table couverte d’une nappe noire,
    rendue invisible par sa décoration colorée : fleurs, babioles, tournicotis, …
    Qu’avez-vous à faire ?
    Imprimer un livre charpenté avec notes en bas de page ? …ou … au Nord, soulevez un coin de la nappe ?
    Pendant les semaines où les flux monétaires effectifs sont en observation,
    il reste à ajuster une scénarisation qui soit assez bien ajsutée à la comédie-mascarade en vigueur depuis au moins un siècle.
    Ras les bretelles !
    Si celles-ci claquent bien en phase avec la réalité des flux,
    le public pourrait avoir une chance de comprendre quelquechose !
    cette forme parait adaptée … Sinon c’est « Hors Versailles rien d’intéressant ! »
    Shark’ô : « Pour 200.000 euros, au moins vous avez eu n spectacle ! »
    Et, au moins le château est utile
    … Circulez-Circulez, ya rien à voir … plus rien d’autre à voir.
    Ces colonnes dorées, paillettes, richesses du Grand Roi d’antan …
    ne vous suffisent pas ? … les avez-vous même bien regardées ?
    Le contraire même d’un complot … Tout est « clean », astiqué, rutilant, streamé, Clearstream, Euroclear, « clear », clair …
    Ce sui est clair est Bon et Bien … c’est-à-dire Vrai pour le Bien Commun de 99.99%.
    Si … Alors … Donc …
    … Auriez-vous vu la Nature comploter ? …
    … ça n’existe pas ça n’existe pas …
    … Il en est ainsi, c’est tout …
    Ainsi, soit-il.

    A la tribune de l’un de ces théâtres de Bâle ?
    pas une tâche noire décelable ! …

    Répondre
  41.  
     NuageBlanc dit :
    25 juin 2009 à 10:22

    Aubépine de Beauharnais à Malmaison.
    joz

    … Toiles d’aragne, manteaux de cour, robes, châles, souliers…
    Ces éléments vestimentaires, le musée de Malmaison les conserve précieusement : ce sont les effets de l’impératrice Joséphine et …

    Répondre
  42.  
     Auguste dit :
    25 juin 2009 à 10:23

    &nbsq;   (Auguste … son nez est noir, ses épaules charbonneuses )

    noir sur noir pour la jozette, BelleHarnaise,
    la Belle Doche du monarque

    Au-dessus, n’est-ce pas cela le métier des quatre topOgres ?
    – Donner l’illusion de perdre de temps à autre; Perdre aussi à regret parce tout n’est pas malheureusement manipulable aisément.
    – Faire semblant de jouer (LIBOR, etc.) en étant suffisamment souvent à peu près sûr de gagner.

    Répondre
  43.  
     NuageBlanc dit :
    25 juin 2009 à 10:23

    Dans les siècles passés, un HautFinancier transfrontières pouvait être traître, mais son anatiofurtivité n’était-elle pas très très différente ?
    … sans télématique. L’ AppFinancier de rang gN reste en partie attelé ou marié aux impératrices de la mode.

    En 1815, à Londres, Nathan Rothchild, l’un des fils de Mayer, aurait réalisé le coup du siècle… en plein Waterloo !
    Banquier de la campagne de Wellington contre Napoléon, il est le premier informé de la victoire des Anglo-Prussiens.
    Pour certains, cette info d’initié lui permit de spéculer avant tout le monde à la Bourse et de doubler son capital.
    D’autres disent que c’est faux. Qui a toutes les preuves ?
    N’était-ce pas un pigeon … voyageur, dressé … qui fit le trajet en Waterloo et Londres ?
    un pigeon sui generis.

    Répondre
  44.  
     Auguste dit :
    25 juin 2009 à 10:25

    (Auguste … son nez est noir, ses épaules charbonneuses)

    noir sur noir pour la josette, BelleHarnaise,
    la Belle Doche du monarque

    Au-dessus, n’est-ce pas cela le métier des quatre topOgres ?
    – Donner l’illusion de perdre de temps à autre; Perdre aussi à regret parce tout n’est pas malheureusement manipulable aisément.
    – Faire semblant de jouer (LIBOR, etc.) en étant suffisamment souvent à peu près sûr de gagner.

    Répondre
  45.  
     tigue dit :
    25 juin 2009 à 10:26
    Répondre
  46.  
     Moi dit :
    25 juin 2009 à 11:28

    @logique: « Pour les novices, que l’économie interresse, je recommande sérieusement se petit livre, pas cher et plutot remarquablement bien fait ” 39 lecons d’économie contemporaine de Phillippe Simonnot”. »

    Je l’ai lu. Ce bouquin est une grosse bouze néolibérale qui expose le catéchisme habituel. Même au Figaro, ce Simonnot doit passer pour un extrêmiste. Ceci dit, si on aime Rothbard and co, on se vautrera avec plaisir dans les 39 clichés. Pour les autres, c’est instructif sur une certaine manière de penser. Un bon condensé de l’idéologie circulant à Wall Street et à la City.

    Répondre
  47.  
     Moi dit :
    25 juin 2009 à 11:34

    @nadine: « On se sert de la monnaie scripturale à 90% pour faire ses achats donc il est disponible. »

    Si votre banque fait faillite, cette monnaie scripturale n’est plus disponible. C’est bien la preuve que c’est votre banque qui garanti le paiement et non cette monnaie scripturale en elle-même.

    Répondre
  48.  
     nadine dit :
    25 juin 2009 à 12:18

    @Moi
    C’est pour cela que je l’appelle une quasi-monnaie temporaire avec ses contraintes que n’a pas la monnaie souveraine.

    @johannes finckh
    Je trouve votre vision des choses bien simpliste…

    Répondre
  49.  
     Mathieu dit :
    25 juin 2009 à 12:39

    Deux scénarios de création monétaire:

    1) dans un petit village, deux voisins veulent échanger leur service mais n’ont pas d’argent. A rend service à B qui émet une reconnaissance de dette avec intérêt. Cette reconnaissance de dette est utilisée comme monnaie d’échange au sein du village, parce que B est digne de confiance. Finalement, B rend service un an plus tard à C, détenteur de la reconnaissance de dette à ce moment-là, intérêts inclus (=le service rendu par B a plus de valeur que celui rendu par A un an plus tôt).

    Il y a eu à mon sens création monétaire: la reconnaissance de dette a circulé pendant un an comme monnaie. Elle n’a pu acquérir ce rôle parce que B était considéré comme solvable pendant la période considérée, c’est-à-dire qu’il avait la capacité ET la volonté de rendre le service inscrit sur la reconnaissance de dette (ou, à défaut de volonté, que la communauté avait un moyen de forcer B à régler sa dette). L’intérêt fixé dans la reconnaissance de dette reflète lui le rapport de force entre A et B au moment du contrat (similaire l’utilisation qu’en fait Paul Jorion dans son manuscrit « le prix »).

    On peut aisément remplacer B par, disons, un producteur d’électricté (qui produit quelque chose dont tout le monde a besoin) et qui émet un ‘future’ donnant droit à 1 MWh livrable en 2011. Si le producteur est assez crédible dans sa capacité à produire et livrer le MWh, ce titre pourra facilement être utilisé comme monnaie.

    2) un gang de malfrat, qui n’a rien à craindre de la police, émet une monnaie, le « caïd ». Les habitants du quartier sont sommés, tous les ans de payer 100 caïds, sous peine de représailles (maison brûlée, jambe cassée, etc…). Comme tout le monde sait que tout le monde a besoin de caïds, le billets de caïds imprimés par le gang vont pouvoir être accepté comme monnaie partout dans le quartier (et même au-delà, en fait). Le gang de malfrat peut lui se contenter d’imprimer les billets et d’aller faire ses courses en caïds, et collecter les caïds à la fin de l’année.

    Dans cet exemple-ci, le rapport de force est tel que les malfrats ne doivent même plus rendre un service pour créer la monnaie: ils doivent juste être crédibles quant à leur volonté et leur capacité à exécuter leur menace. Plus cette volonté et cette capacité sont grandes, plus le rapport de force est à leur avantage, plus la monnaie aura de la valeur.

    Conclusion: au moment de la création de la monnaie, c’est le rapport de force brut qui compte pour déterminer qui crée la monnaie, en quelle quantité et à quelle conditions (intérêts, etc…). Une fois la monnaie créée, c’est la confiance perçue de la communauté qu’in fine quelqu’un aura toujours besoin de cette monnaie.

    Il y a aussi toujours un flou entre la création de monnaie ex nihilo et comme dette. Dans le cas 1) ci-dessous, si le rapport de force est très défavorable à B, A pourra rendre un service quasi sans valeur et « obliger » à signer la reconnaissance de dette. On se retrouvera alors quasi dans le cas 2) de la création ex nihilo.

    Bref, je ne pense pas qu’il soit possible de répondre OUI ou NON à cette question de création ex nihilo, sauf dans des cas extrêmement simples.

    Répondre
  50.  
     logique dit :
    25 juin 2009 à 12:47

    @moi,

    je n’ais pas l’impression qu’ont ait lu me même livre, le mien ne parle pas de néo-liberalisme. Mais tente d’expliquer l’évolution dans e temps du système économique. Il ne fait que constater. Je n’ais pas vue de pub noé-liberale dedans. Je ne pense pas que tu est lu se livre ou tu ne sait pas lire …….

    Répondre
  51.  
     logique dit :
    25 juin 2009 à 12:48

    @moi,

    ou tu n’as rien compris. M’enfin c’est vrai que cela va vite.

    Répondre
  52.  
     logique dit :
    25 juin 2009 à 12:49

    @moi,

    si tu veux du vrai noé-liberale il faut lire Alvin Toffler, ca c’est pas du tout pédagogique et c’est se qui c’et passé.

    Répondre
  53.  
     Moi dit :
    25 juin 2009 à 13:09

    @logique: oui, ça doit être ça, je n’ai pas bien compris.

    @nadine: « C’est pour cela que je l’appelle une quasi-monnaie temporaire avec ses contraintes que n’a pas la monnaie souveraine. »

    Quasi-monnaie temporaire avec ses contraintes = reconnaissance de dette.

    Répondre
  54.  
     Anne.J dit :
    25 juin 2009 à 14:08

    Moi: Si votre banque fait faillite, cette monnaie scripturale n’est plus disponible. C’est bien la preuve que c’est votre banque qui garanti le paiement et non cette monnaie scripturale en elle-même.

    En cas de dépôt de bilan d’une banque, la garantie d’État est de 70000 € par compte nominatif .. ça veut seulement dire que votre compte sera transféré dans une autre banque ou que l’État (ou organisme se substituant) vous fera un chèque ou un virement d’un montant équivalent que vous déposerez dans n’importe quelle banque de votre choix: c’est moins « dangereux » que d’avoir 70000 € en billets de banque (monnaie centrale) chez soi… Les « chauffeurs » ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Chauffeurs ) existent encore!

    Répondre
  55.  
     Anne.J dit :
    25 juin 2009 à 14:40

    – Texte intégral : L ‘ESSENCE DE LA MONNAIE* J.A. Schumpeter
    http://www.libres.org/francais/articles/monnaie/jaeger82&3c.htm

    – La pensée monétaire de Schumpeter : une pensée à découvrir*
    Claude Jaeger° :
    http://www.libres.org/francais/articles/monnaie/jaeger82&3ab.htm

    Ch. 8 La création de monnaie par les banques :

    Le processus de création monétaire présenté par Schumpeter est le processus classique fondé sur la particularité de l ‘activité bancaire qui est que l ‘actif crée le passif. La -logique des dépôts – est caractérisée par trois éléments: chaque crédit ou investissement bancaire crée un dépôt, chaque remboursement annule un dépôt et l ‘épargne n ‘augmente pas le total des dépôts. Le refinancement par la banque centrale, les devises ainsi que les crédits accordés par la banque centrale à l ‘Etat jouent un rôle de base pour la création de monnaie. Une longue présentation est faite du processus d ‘expansion (le terme de multiplication n ‘est pas employé) du crédit. L ‘agrégat pertinent pour l ‘analyse monétaire n ‘est pas le total des transactions : ni son niveau, ni ses variations ne nous disent quoi que ce soit sur les flux monétaires correspondants ou sur l ‘activité économique, ils sont trop dépendants du comportement des agents et des structures économiques (autoconsommation des ménages, degré d ‘intégration des entreprises). L ‘agrégat le plus important pour la théorie monétaire est la valeur du produit social.

    – THÉORIE DE LA MONNAIE ET DE LA BANQUE
    Lire à partir de la page 211
    http://tinyurl.com/l999ly

    Répondre
  56.  
     nadine dit :
    25 juin 2009 à 16:40

    @Moi
    « Quasi-monnaie temporaire avec ses contraintes = reconnaissance de dette. »

    Faux. La monnaie scripturale, c’est la quasi-monnaie que vous prête une banque en échange d’une reconnaissance de dette.
    En gros vous mélangez la reconnaissance de dette de l’emprunteur avec la monnaie scripturale.

    Mais vous allez me dire que la monnaie scripturale est une créance du déposant sur sa banque.
    Là encore non, si le déposant avait une créance sur sa banque cela signifierait que l’argent n’est plus disponible sur son compte courant, quand on prête quelque chose par définition on ne la plus! et puis de toute façon on retomberait dans la reconnaissance de dette que vous confondez avec la monnaie scripturale.
    Vous confondez le sujet et l’objet.

    La banque vous doit simplement de convertir à tout moment le montant que vous avez sur votre compte en monnaie fiduciaire. Je n’appelle pas ça une créance c’est plutôt une contrainte de la banque qui nécessite des règles prudentielles.

    La monnaie scripturale n’est pas une reconnaissance de dette, ce qui l’affirme commette une grave erreur.

    Répondre
  57.  
     Mathieu dit :
    25 juin 2009 à 18:01

    Je me pose une question: peut-on imaginer un monde sans crédit?

    Je pense que oui.

    Du côté de ceux qui ont de l’argent à placer: ils doivent alors investir dans des actions (au sens titre de propriété d’une entreprise/coopérative/association), c’est-à-dire des participations dans des projets. La différence avec le prêt à cette même entreprise/coopérative/association, c’est qu’il supporte tous les risques liés aux activités de la société, à la place d’avoir un intérêt fixe avec un risque de contre-partie.

    De côté des investisseurs/entreprises, n’ayant plus accès au crédit bancaire, il doivent trouver des investisseurs pour mettre des fonds propres supplémentaires lorsqu’il en a besoin (que ce soit pour financer des investissements, son fond de roulemenent, etc…).

    Du côté du crédit au particulier, il faut distinguer les crédits pour les biens durables et les crédits pour les biens non durables. Pour les biens durables (maison, voiture), si je n’ai pas le cash pour le acheter neufs, je ne pourrai que les acheter que d’occasion ou les louer. Dans le cas où j’ai un capital de 50% pour construire ma maison, je devrais trouver un investisseur qui serait d’accord de mettre les 50% restants. Je lui louerais 50% de ma maison jusqu’à ce que je puisse la lui racheter.
    Pour les biens non-durables, ce ne sera tout simplement plus possible (interdiction de s’endetter pour payer sa facture d’électricité par exemple). L’avantage principal que je vois c’est que l’on verra tout de suite si quelqu’un est insolvable: pas de risque de surendettement, de vie à crédit. Et cela obligera tout le monde à gérer cette situation parce qu’elle sera plus visible.

    Les banques dans un tel système ne seraient que des banques d’affaires mettant en lien les porteurs de projets et les détenteurs de capital (=titre de propriété sur des terrains, des bâtiments, des actions, etc…). Leur rôle principal serait évidemment de proposer des portefeuilles d’actifs diversifiés pour limiter le risque. L’absence de crédit ne voudrait non plus pas dire absence d’assurances: la mutualisation du risque serait encore possible.

    Comment l’état pourrait-il alors se financer? Uniquement par les différentes formes de taxe. S’il n’est pas capable de taxer maintenant pour les projets qu’il veut entreprendre, c’est tout simplement parce qu’il n’a pas les moyens, qu’il n’a pas la légitimité et les arguments pour convaincre les citoyens de simplement travailler à ces projets.

    Cela dit: pourquoi vouloir abolir le crédit avec remboursement à taux fixe? Anthropologiquement: parce que dans le cas de prêt à intérêt fixe, le prêteur ne veut pas prendre de risque. Or tout projet comporte des risques. La vie elle-même comporte des risques, c’est inévitable. Le risque zéro est pour moi mortifère: c’est le refus de jouer le jeu. C’est l’absence totale de confiance dans la vie elle-même. Economiquement, cela apporterait de la clarté sur qui fait quoi, ce qui manque fondamentalement. Le risque de contre-partie est effectivement extrêmement difficile à estimer (cfr voir les problèmes liés aux agences de notation). Comme dans la situation actuelle, où on ne voit rapidement plus qui est exposé à quel risque, parce que tout le monde ne veut plus en assumer aucun.

    Evidemment, cela ne résoudrait pas le problème de la concentration du capital. Si le capital est très concentré, il pourra toujours accaparer la plupart du surplus produit au détriment des salariés (au fait, dans la même veine on pourrait aussi imaginer que les salariés ne puisse pas avoir de salaire fixe, mais qu’il n’ait que des « parts » de la société où il travaille). Mais si on avait un vrai cadastre de toutes les propriétés, cela permettrait de bien mieux voir la concentration des richesses, et également de mieux percevoir l’impôt.

    Est-ce que l’idée plaît à quelqu’un? Ou est-ce que vous trouvez que c’est plutôt la production d’un esprit qui ne veut ou ne peut pas accepter la complexité du monde réel?

    Répondre
  58.  
     logique dit :
    25 juin 2009 à 18:16

    @nadine,

    C’est exact, au moins toi tu as compris. tandis que @moi semble un peut tout mélanger.

    @matheiu,

    Ont peut tout imaginer, par contre tout n’est pas réalisable. Le crédit en soit n’est pas néfaste a la société. Bien au contraire. Se qui est néfaste c’est l’abus de crédit et surtout le crédit utiliser pour la spéculation. Lorsque le crédit permet aux entreprises d’innover et de produire et au salarier d’avoir tout de suite ceux qu’il leur faudrait attendre 3 ans c’est bien. Lorsque le crédit sert a empoché des commissions sur la quantité de crédit emit, il y a un momment ou cette abus devient dangereux.

    C’est comme une conducteur qui a bu deux bière et celui qui a bu 2 bouteille de wisky. C’est la quantité d’alcool comme de crédit qui fait toute la différence.

    Répondre
  59.  
     Cécile dit :
    25 juin 2009 à 18:21

    Certes, il faut règlementer (prescrire), et avant de prescrire : décrire ( et avant de décrire nommer, car pour décrire, il convient que les choses soient nommables )
    Or il semble bien difficile de décrire, donc de nommer, si les dépots des uns, permettent le crédit des autres,
    lesquels crédits
    -d’un côté sont traduits sous la forme d’une rente, échelonnées dans la duré,
    (laquelle rente, à mesure qu’elle est honorée, représente :
    d’une part de l’épuisement du crédit de l’un, le reconstitution du dépôt de l’autre,
    d’autre part, en sus le règlement des intérêts d’emprunt, qui sont la rémunération du service du crédit, et autres frais d’assurance, qui sont la capitalisation pour le service du crédit, d’un service d’assurance contre les risques pris de tous les aléas …. )
    -et de l’autre côté, sont immédiatement convertibles en cash,
    (de l’investissement en affaire duquel,
    ce cash mis en circulation peut permettre d’un tiers la constitution d’un dépot, ou bien d’honorer le remboursement d’un emprunt du, échelonné en rentes …. )

    première question
    -Les intérêts d’emprunt, sont la rémunération du service du crédit ,
    (lequel utilise non ses fonds propres, -comme il en serait pour ma pomme si j’avance une somme à un ami dans le besoin- mais les dépôts des uns pour faire le crédit des autres)
    outre le travail du service du crédit, quel est la nature de cet argent, de quelles lignes de compte sort-il ?
    -Les frais d’assurance sont la capitalisation du service du crédit contre ses propres risques pris de faire crédit (des dépôts qui ne sont pas de ses fonds propres,…)
    qu’en est-il de la nature de cet argent, de quel ligne de compte sort-il ?? (sans parler de l’effet levier et autres paris sur la comête qui permettent de démultiplier ces frais annexes, aussi bien les intérêts d’emprunts que frais d’assurance….
    -Dans la même rubrique, il faudrait sans doute ajouter les frais de gestion, et autres forfaits, taxes, commissions … pour rémunération de service dont nous sommes prélevés sur nos comptes, ….
    tout cet argent qui est de la valeur ajoutée, de la rémunération de services de gestion, de services de crédit, de … ,
    de quel nature est-il ??, de quelle ligne de compte sort-il ??? sur quel ligne de compte est-il décompté ?? (sinon quel est son usage, à quoi sert-il, -autre que de nous faire de la pub, exubérance de marketing, TV et co…., autre que de rémunérer des bonus exhorbitants, …. , autre que d’être investi dans la création de produit financiers, de titrisation et autres dérivés, dont les dérives ….. )

    autre question
    Le morphing opéré entre la nature d’un dépôt et celle d’un crédit, n’est-il pas aussi à observer comme le glissement vers une pratique de l’économie, outrageusement orientée sur la rente financière (la captation financière, réfléchie du crédo moderne « l’autonomie, c’est l’argent » contre les valeurs démocratiques d’ une autonomie individuelle ou politique, ) comme le fondement du prélèvement de ses ressources, l’assise de la valeur de sa monnaie, … ??
    (La grande braderie, -privatisation des services publiques,…, -sabordage de la retraite par réparticition ou de la sécurité sociale, … , -mise à bas de la redistribution fiscale d’une imposition proportionnelle aux ressoures vers un transfert de l’imposition fiscale en taxes indirectes à la consommation, d’autant plus aisément surenchéri que soit disant indolore … n’est-elle pas aussi dans son principe, celui d’augmenter la manne de ressources financières disponibles, mise à la disposition d’une économie financiarisée, complètement obnubilée des marchés captifs, captation financière, rentabilité financière, … , soit de plus en plus massivement investie par le prélèvement de dîmes financières pour vivre de ses rentes, et de cela en oser se prétendre, de développer l’économie, à créateurs de richesse ?? Désolée, mais d’un tel usage de l’argent, je n’anticipe rien qui vaille .. ,
    les moulins de la finance tournent et tournent, ils brassent beaucoup de vent, uniquement pour brasser du vent, du côté des politiques, je ne vois pas tant d’idées à moudre, ou alors il semblerait que les meuniers dorment , tel l’autruche , la tête dans le sable, …. )

    En attendant, je préfère donc écouter, par exemple André Gorz sur
    http://www.passerellesud.org/spip.php?article1186

    « En faisant une distinction entre « sphères de l’autonomie » et « sphères du loisir » Gorz observe que la stratégie de domination du capital consiste à empêcher l’apparition « d’espaces d’auto-activités » émancipateurs, conduisant les gens à croire que le travail rémunéré, celui de l’emploi, serait indispensable à leur dignité et épanouissement personnel.

    Il ajoute que la raréfaction des emplois (et pas du travail) correspond à une stratégie de domination amenant les gens à devoir accepter des conditions de travail toujours plus difficiles, dans un système ou ceux-ci sont de plus en plus dépendants de l’emploi pour répondre à leur besoins, par l’utilisation de l’argent et des marchandises.

    Pour toute tentative d’émancipation, les individus doivent rompre avec ce qu’il nomme « l’imaginaire du travail ». En utilisant la métaphore de « l’exode », le philosophe propose de prendre mentalement et spirituellement de la distance avec la société de l’emploi, du salaire et de la marchandise afin de préparer cette rupture. »

    Répondre
  60.  
     LeClownBlanc dit :
    25 juin 2009 à 18:38

    à Nadine [16:40]

    La banque vous doit simplement de convertir à tout moment le montant que vous avez sur votre compte en monnaie fiduciaire. Je n’appelle pas ça une créance c’est plutôt une contrainte de la banque qui nécessite des règles prudentielles. La monnaie scripturale n’est pas une reconnaissance de dette, ce qui l’affirme commette une grave erreur.

    Lorsque vous déposez 2000 € à la BNP vous êtes l’une des créancière de la BNP au même titre que le GoldQuatuor est créancier de la Banque Centrale des Banques Centrales (BRI à Bâle). Vos 2000 € sont inscrits au Passif du bilan de la même manière que 2000 € de dette à long terme, 2000 € d’obligation convertible en parts de capital BP ou 2000 € de parts sociales d’actionnaire. En théorie votre risque est réputé inférieur. La contrepartie de l’ensemble du Passif c’est le sigma des actifs qui se trouvent en face.
    S’il était exact que l’Etat éliminerait 100% du risque des actionnaires et plafonnerait sa garantie d’État à votre égard à 70000 €,
    cela signifierait tout simplement qu’il est dirigé par des coquins. Non ?

    Répondre
  61.  
     Anne.J dit :
    25 juin 2009 à 19:11

    @Nadine
    La monnaie scripturale (que vous appelez « quasi monnaie ») émise par le système bancaire commercial sont des dettes des banques commerciales envers le secteur (public et privé) non bancaire, et ces dette circulent en étant acceptées comme moyen de paiement dans ce secteur non bancaire, simplement parce que « nous » avons confiance dans le système bancaire et donc dans la monnaie/dette qu’il émet.

    Répondre
  62.  
     Anne.J dit :
    25 juin 2009 à 19:33

    Lire  » et ces dettes circulent … »

    @PJ: mon commentaire de 14h40 est toujours bloqué…

    Répondre
  63.  
     Anne.J dit :
    25 juin 2009 à 19:34

    @PJ
    les grands esprits se rencontrent … merci pour le débloquage

    Répondre
  64.  
     coucou dit :
    25 juin 2009 à 20:38

    @NuageBlanc

    Le Goldquatuor…

    …alias la Tétrarchie ?

    soit…

    …2 Césars…

    …et 2…Augustes…

    Ironie des cycles temporels !

    Répondre
  65.  
     Toorop dit :
    25 juin 2009 à 20:53

    @ClownBlanc

    A vous lire j’ai l’impression de replonger dans un M.G.Dantec…
    Schizophrénie quand tu nous tiens

    Répondre
  66.  
     Moi dit :
    25 juin 2009 à 21:12

    @Anne.J: « c’est moins “dangereux” que d’avoir 70000 € en billets de banque (monnaie centrale) chez soi… »

    Certes, du moins en temps normal (nous sommes encore assez loin sur ce point de temps extraordinaires il est vrai, du moins espérons-le).
    Mais la question n’était pas là avec mon interlocutrice. La garantie de l’Etat prouve que cette monnaie scripturale n’est pas de la monnaie mais une reconnaissance de dette. Si c’était de la monnaie, il n’y aurait pas besoin de garantie, elle vaudrait pour elle-même comme avec la monnaie fiduciaire.
    Je crois que nous sommes d’accord.

    Répondre
  67.  
     Moi dit :
    25 juin 2009 à 21:16

    @LeClownBlanc : « S’il était exact que l’Etat éliminerait 100% du risque des actionnaires et plafonnerait sa garantie d’État à votre égard à 70000 €, cela signifierait tout simplement qu’il est dirigé par des coquins. Non ? »

    Mais non, le clown, c’est de l’incompétence.

    Répondre
  68.  
     johannes finckh dit :
    25 juin 2009 à 21:18

    nadine écrit:
    @johannes finckh
    Je trouve votre vision des choses bien simpliste…

    Pourriez-vous « démonter » plus méthodiquemet mon supposé « simplisme »?
    Ceci dit, je ne nie pas un certain « simplisme » qui pose comme préalable que la monnaie est ce qui achète effctivement! Et que le crédit n’est pas monnaie, jamais!

    @mathieu qui écrit ceci, je péponds:
    Deux scénarios de création monétaire:

    1) dans un petit village, deux voisins veulent échanger leur service mais n’ont pas d’argent. A rend service à B qui émet une reconnaissance de dette avec intérêt. Cette reconnaissance de dette est utilisée comme monnaie d’échange au sein du village, parce que B est digne de confiance. Finalement, B rend service un an plus tard à C, détenteur de la reconnaissance de dette à ce moment-là, intérêts inclus (=le service rendu par B a plus de valeur que celui rendu par A un an plus tôt). Il y a eu à mon sens création monétaire: la reconnaissance de dette a circulé pendant un an comme monnaie. Elle n’a pu acquérir ce rôle parce que B était considéré comme solvable pendant la période considérée, c’est-à-dire qu’il avait la capacité ET la volonté de rendre le service inscrit sur la reconnaissance de dette (ou, à défaut de volonté, que la communauté avait un moyen de forcer B à régler sa dette). L’intérêt fixé dans la reconnaissance de dette reflète lui le rapport de force entre A et B au moment du contrat (similaire l’utilisation qu’en fait Paul Jorion dans son manuscrit “le prix”). On peut aisément remplacer B par, disons, un producteur d’électricté (qui produit quelque chose dont tout le monde a besoin) et qui émet un ‘future’ donnant droit à 1 MWh livrable en 2011. Si le producteur est assez crédible dans sa capacité à produire et livrer le MWh, ce titre pourra facilement être utilisé comme monnaie.

    JF: au 1), je réponds ceci:
    Nous sommes bien d’accord, il y a là « création monétaire » comme vous dites, mais il s’agit d’une monnaie, comme tout ce qui fonctionne comme monnaie, qui n’est pas remboursable! et comme telle, sa quantité est limitée au niveau de ce que B (en position de « banquier central du village ») émet. Si B émet « trop » par rapport aux échanges réels, nous assisterions à un dérive inflationniste. Si B émet insuffisamment, les prix baisseraient (déflation), et si B reprend sa reconnaissance de dette au bout d’un an en échange d’un autre bien, l’expéience monétaire que vous décrivez s’arrête tout bonnement! Les intérêts promis ne sont que le reflet d’une augmentation prévue de la masse, éventuellement justifiée si la quantité des échanges augmente au même rythme, sinon, nous aurions une dérive inflationniste…
    Quant aux intérêts, en général, ils n’impliquent pas d’augmentation de masse, et en fait, il ne sont répurérables qu’en prenant aux débiteurs! Dans notre cas, B ne récupérera pas 100% de sa reconnaissance de dette, car il a promis le paiement de cet intérêt! Et ce montant se retrouve chez ses créanciers!

    2) un gang de malfrats, qui n’a rien à craindre de la police, émet une monnaie, le “caïd”. Les habitants du quartier sont sommés, tous les ans de payer 100 caïds, sous peine de représailles (maison brûlée, jambe cassée, etc…). Comme tout le monde sait que tout le monde a besoin de caïds, le billets de caïds imprimés par le gang vont pouvoir être accepté comme monnaie partout dans le quartier (et même au-delà, en fait). Le gang de malfrats peut lui se contenter d’imprimer les billets et d’aller faire ses courses en caïds, et collecter les caïds à la fin de l’année. Dans cet exemple-ci, le rapport de force est tel que les malfrats ne doivent même plus rendre un service pour créer la monnaie: ils doivent juste être crédibles quant à leur volonté et leur capacité à exécuter leur menace. Plus cette volonté et cette capacité sont grandes, plus le rapport de force est à leur avantage, plus la monnaie aura de la valeur.

    Conclusion: au moment de la création de la monnaie, c’est le rapport de force brut qui compte pour déterminer qui crée la monnaie, en quelle quantité et à quelle conditions (intérêts, etc…). Une fois la monnaie créée, c’est la confiance perçue de la communauté qu’in fine quelqu’un aura toujours besoin de cette monnaie.
    Il y a aussi toujours un flou entre la création de monnaie ex nihilo et comme dette. Dans le cas 1) ci-dessous, si le rapport de force est très défavorable à B, A pourra rendre un service quasi sans valeur et “obliger” à signer la reconnaissance de dette. On se retrouvera alors quasi dans le cas 2) de la création ex nihilo.
    Bref, je ne pense pas qu’il soit possible de répondre OUI ou NON à cette question de création ex nihilo, sauf dans des cas extrêmement simples.

    JF: je réponds au 2): Bien vu, nous sommes là, en fac d’un pouvoir fort qui soutient la création de monnaie centrale « ex nihilo », le « caïd » justement! Evidemment, pour que ce « caïd » garde son pouvoir d’achat, le gang sera bien contraint de n’en émettre qu’une quantité limitée! Car, sinon, il ne récupèrerait que de la monnaie e singe, quel que soit son pouvoir!

    Conclusion: dans les deux exemples, il est très justement indiqué comment fonctionne la monnaie centrale! Elle vaut ce que l’on peut acheter avec! Et, au départ, elle est bien émise « ex nihilo » comme une dotation!
    Mais nous n’abordons là, en rien, un système de crédit! Un système de crédit implique une dette remboursable et l’emprunteur utilise les sommes empruntées à l place du prêteur, et la consommation globale ne varie absolument pas, et cela n’implique, nécessairement, aucune création monétaire!

    @anne.J:
    les dettes acceptées en moyens de paiement impliquent que les vendeurs acceptant ce moyen deviennent créditeurs. En achetant à leur tour, la créance se déplace à nouveau. Il n’empêche que, dans ces cas, le créancier est toujours celui qui diffère son achat au bénéfice du débiteur qui, lui achète à a place! Il ne saurait y avoir de création monétaire, sauf, encore une fois, quand il s’agit de monnaie centrale qui, elle, reste en circulation et non remboursable!

    jf

    La « dette » qu’est la monnaie centrale n’est pas une « dette » au sens c’un jeu de créances/dettes, mais d’une dotation, comme l’était, jadis, l’or!

    Répondre
  69.  
     Crapaud Rouge dit :
    25 juin 2009 à 22:25

    « ce ne sont pas les dépôts qui créent les crédits mais les crédits qui créent les dépôts »

    Et si les deux étaient vrais en même temps ? Ca voudrait dire que la monnaie tourne en boucle, ce qui donne envie d’imaginer un ruban de Moebius entre monnaie et reconnaissances de dette.

    Répondre
  70.  
     LeClownBlanc dit :
    25 juin 2009 à 22:41

    à Toorop [20:53]
    ( ? M.G.Dantec ? m’est totalement inconnu; jamais entendu parler)
    Auriez-vous déjà entendu le nom d’Honoré de Balzac //wkpd ?
    Oui ? Et savez-vous avec combien de personnages il jouait ?
    … 3000 !
    Et lui ne jouait pas avec de misérables marionnettes en plastique comme les miennes,
    sans chair … ni affects … ni sueur … (les passions de mes 3 ou 4 leucos ne sont-elles pas superficielles et feintes ? insuffisamment sensorielles ?
    je crois avoir l’excuse de dire : Je n’ai malheureusement pas le temps, ce qui n’est pas entièrement faux; des compromis sont à faire )
    .
    … Balzac, rien à voir : 3000 personnages et des vrais
    parfois malades ou envieux ou rapaces ou découragés ou ceci ou cela.

    Etait-il gravement dément Honoré de Balzac ?
    Comme vous ignorez le sens du mot que vous employez je recopie la définition de J. Laplanche et J.-B.Pontalis
    (isbn 9 782130 525837 — http://www.puf.com)

    page 433 : Cliniquement, la schizophrénie se diversifie en des formes apparemment très dissemblablrd d’où l’on dégage habituellement les caractères suivants : l’incohérence de la pensée, de l’action et de l’affectivité (désignée par les termes classiques de discordance, dissociation, désagrégation), le détachement à l’endroit de la réalité avec repli sur soi et prédominance d’une vie intérieure livrée aux productions fantasmatiques (autisme), une activité délirante plus ou moins marquée, toujours mal systématisée. Enfin, le caractère chronique de la maladie, qui évolue selon les rythmes les plus divers dans le sens d’une « détérioration » intellectuelle et affective, et aboutit souvent à des états d’allure démentielle, est pour la plupart des psychiatres un trait majeur sans lequel on ne peut porter le diagnostic de schizophrénie.

    C’est un morceau de l’introduction à leur article. Suivent deux pages d’explications avec des variations d’opinions.
    Je ne vous souhaite naturellement pas d’être malade comme Marcel Proust (ou d’autres écrivains) mais si vous écriviez une seule page merveilleuse comme lui j’en serais ravi pour vous et nous tous.
    Bonne et heureuse soirée.
    [Nota: Je vous aurais bien donné les références d’un livre très intéressant sur les maladies cérébrales de célébrités du XXe siècle dont des écrivains, mais il n’est pas à sa place. Il fut réalisé par un collectif de 300 psychiatres français répartis sur l’Hexagone, à raison de quatre par personne biographée et cliniquement diagnistiquée. Son titre ?
    Psychoportaits du XXe siècle. L’éditeur ? qqchose Lion ou Lyon.]
    Ah ! ça y est !
    Il était sous mon Atlas !
    Editeur : Editions Josette Lyon — très bien — ISBN 2-84319-044-4 — http://www.editions-josette-lyon.com
    Parmi les auteurs, les professeurs Bourguignon, Parquet et Alby.
    Alors, parmi toutes ces célébrités,
    voyons les auteurs … XXe siècle uniquement !
    Antonin Artaud – Georges Bataille – Lewis Caroll – Louis F. Celine – Maurice Clavel – Fiodor Dostoievski – Scott Fitzgerald – Romain Gary – Jean Genet – Ernest Hemingway – Marcel Jouhandeau – Franz Kafka – Paul Leautaud – Alma Malher – Thomas Mann – Guy de Maupassant – Henri Michaux – Yukio Mishima (kamikaze) – Henri de Monterlant – Friedrich Nietzsche – Marcel Proust – Wilhem Reich – Georges Simenon – Joseph Staline (fan de poésie ! les mots pliés dans tous les sens n’arrangent pas) – Paul Verlaine – Orson Welles – Ludwig Wittgenstein – Virginia Woolf.
    Parmi les autres personnages :
    – un chef de l’état français qui se promène en pyjama sur la voie ferrée
    – un pianiste qui refuse de jouer en public,
    – un homme d’affaires très puissant qui ne signe jamais de lettres,
    – un comique qui n’a jamais ri,
    – une stigmatisée médiatique,
    – un peintre qui détruit ses toiles, et
    – des employées modèles qui assasinent leurs patronnes

    Généralement c’est le très tendre Auguste que j’envoie quand il est horreur passionnelle à exécuter.
    Je reconnais c’est pas très sympa de ma part; je ne crois pas avoir abusé.
    Vous voyez bien ! … ce ne sont pas (pas encore ?) de vrais personnages.
    Peut-être que je n’ose pas (pas encore) leur laisser la liberté.
    Mais, voyez-vous … Toorop ne m’encourage pas.
    Je suis ouvert aux conseils pour donner un peu plus de … souplesse||raideur … hardiesse||inquiétude … passion||sagesse … etc. … à tel ou tel du leucotrio ou tutti quanti.

    Répondre
  71.  
     nadine dit :
    25 juin 2009 à 22:59

    @Leclown blanc
    @Anne

    Leclown blanc vous me faites rire, ce qui est normal pour un clown me direz-vous. Vous êtes obsédé par la BRI ou quoi?
    Bon, pour le reste, un déposant ne fait que déposer son argent sur un compte qui lui appartient, le montant est inscrit au passif parce que cet argent n’appartient pas à la banque c‘est tout, le déposant n‘est pas créancier de celle ci.
    Par contre si vous prêtez votre argent à la banque pour qu’elle se refinance alors là oui vous êtes créancier de la banque mais vous ne disposez plus de votre argent ! Au passif figurera le montant du prêt et à l’actif ce qui a été financé avec.
    Je crois que vous faites une confusion, la monnaie scripturale n’est pas une créance du déposant sur sa banque, la phrase grammaticalement d’ailleurs n’a pas de sens, il faut que vous arriviez à le voir, la monnaie scripturale n’est pas assimilable à la notion de créance, la créance porte sur un objet mais n’est pas l’objet.
    Idem pour Anne qui dit que la monnaie scripturale c’est une dette des banques, je comprends ce qu’elle veut dire mais formellement cela ne veut rien dire.
    Dites plutôt le montant inscrit sur mon compte courant en euro correspond à une dette de la banque envers moi. Mais alors comment la banque peut elle avoir une dette si je dispose toujours du montant inscrit sur mon compte pour mes achats dans le système scripturale (du moins à 90%)?

    Les banques créent de la monnaie scripturale par le biais du crédit qui est utilisé dans l’économie non bancaire et qui est temporaire et c’est là d’ailleurs que se trouve toute l’efficacité et l’originalité de cette monnaie (en temps normal). Il faut rajouter que les banques sont tenues de convertir cette monnaie en espèce à la demande de ses clients ou en monnaie centrale lors des compensations interbancaires ce qui implique, c’est vrai, le risque d’une défaillance d’où les règles prudentielles de Bale2 ainsi que les réserves obligatoires.

    @Moi:Si c’était de la monnaie, il n’y aurait pas besoin de garantie, elle vaudrait pour elle-même comme avec la monnaie fiduciaire.
    Il y a garantie pour palier au risque de défaillance car cette monnaie doit pouvoir être convertible à tout moment en base monetaire mais cela n’implique pas que ce ne soit pas une monnaie .

    Répondre
  72.  
     LeClownBlanc dit :
    25 juin 2009 à 23:19

    à Johannes Finckh [21:18]
    Je vous invite à vous pencher sur le « business case » suivant :
    Donnée 1 (Entité) : L’emprunteur considéré est un grand Etat, membre du Conseil de Sécurité, pas encore complètement déglingué, dont les formations supérieures demeurent très réputées dans le monde. Son administration demeure puissante et opérationnelle; son pouvoir coercitif peut aisément continuer à « tondre » et les prêteurs de la Dette Extérieure n’ont pas trop d’inquiétude à ce sujet.
    Donnée 2 (Monnaie des flux) : La monnaie de l’Etat précédemment considéré est l’euro, et cet Etat en est l’un des piliers avec l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, et de nombreux autres pays très liés les uns aux autres quant à la monnaie.
    Donnée 3 (Taux de référence) : Le taux-de-base de la banque centrale (BCE) est quasiment à zéro, disons zéro pour simplifier
    Donnée 4 (Singularité à caractériser et qualifier) : L’Exécutif de cet Etat ne s’est pas réveillé sur une voie de chemin de fer comme Paul Deschanel (cf. ci-dessus 22:41). Non.
    Quelqu’un lui a dit … « Ouais ! 6% c’est pas mal ! … pour une 1ere tranche de 100 ou 200 milliards … ça devrait passer … il n’y aura aucune réaction … de toute façon personne n’y comprend rien … et tous les medias sont avec nous … l’inflation sera enclenchée … même ces prêteurs là se feront couillonnés … 3 ou 6 mois plus tard nous continuerons avec des taux plus élevés »
    Dans ces hypothèses — inventées bien entendu, délirantes bien sûr — dans ces hypothèses imaginaires, romanesques comment qualifieriez-vous la décision ?
    1/ Aide évidente à la prédation (notamment par affaiblissement des entrepreneurs sains ) ?
    N’est-ce pas pour créer un effectif cash flow additionnel ( agglo, fusion, reorg, vente par apparts, etc.) qu’il y a vive envie de prédation ?

    2/ Création ex-nihilo de monnaie vraiment tangible comme des billets ou des pièces (les 6% d’intérêts infondés qui deviennent 80 milliards en 10 ans ou 100 milliards en 12 ans) ?

    3/ Escroquerie ? Racket de malfaiteurs ?

    4/ …
    Personnellement, je n’en sais rien du tout. Je ne suis pas juriste.
    Les lois sont parfois étranges. Peut-être existe t-il un ‘fait-du-prince’ parfiatement constiututionnel ou autre chose ?
    Peut-être que la majorité parlementaire autorise l’Association Professionnelle de Banques à faire ce qu’elle veut.
    Alors pourquoi pas aussi l’exécutif !
    Je ne suis qu’un misérable petit blogueur sans diplôme en la matière, sans médaille particulière justifiant un droit à la parole.
    La loi ne dispose t-elle de tout un arsenal savant qui dépasse le commun des mortels,
    un peu comme le plafonnement des petits à 70.000 euros ?
    A votre avis ? Besoin de l’aide de juristes ?

    Répondre
  73.  
     Greg dit :
    25 juin 2009 à 23:23

    Au risque de me répéter :

    « On en revient à ce qui a créé la confusion sur le débat de la création monétaire ‘ex-nihilo’ ou non.
    Les partisans de la “création monétaire par les banques commerciales” soutiennent que le montant inscrit au DAV=monnaie, les non-partisans soutiennent que montant inscrit au DAV=Dette de la banque (le créancier étant le titulaire du compte)

    Un moyen de paiement est-il forcément de la monnaie (au sens “ayant cours légal”) ?
    A qui appartient réellement le contenu d’un DAV ?
    Quid de l’obligation de payer et de se faire payer en “monnaie scripturale” au dessus d’un certain montant ?

    Je pense qu’on a un peu trop omis l’aspect légal de la monnaie dans notre débat »

    Alors que dit la LOI ?

    Répondre
  74.  
     simple sans tete dit :
    25 juin 2009 à 23:24

    Bien creuse toutes ces petite taupes,est ce un signe mais j’ai constate qu’elles etaient forts actives dans ma region depuis 2 ans,excellent Auguste sur Versailles(notre mini president mange du cirage tous les jours pour briller et puis tous ses cireurs de pompes autour de lui,BRILLANT il est entrain de ruiner la credibilite de tout gouvernement comme me le disait recemment une frequentation maconnique desolee),Cecile je suis alle ecouter Gorz sur son font de haut fourneau,ca sent le rechauffe marxiste(la stratégie de domination du capital)le capital NE DOMINE RIEN,meme pas lui meme, par contre il (re)produit un certain type de communication mais il y a quand meme « l’exode » et ca c’est beau,je me suis toujours senti juif QUELQUE PART et chaque jour j’evoque le MAIS SI sans terre promise, tout un monde!

    Répondre
  75.  
     LeClownBlanc dit :
    25 juin 2009 à 23:34

    à Nadine [22:59]
    Vous avez déposé 2000 €. Vous êtes créancière de 2000 €.

    (…) le montant (…) de mon compte courant en euro correspond à une dette ||| un emprunt ||| de la banque envers moi. Mais alors comment la banque peut elle avoir une dette ||| un emprunt souscrit ||| si je dispose toujours du montant inscrit sur mon compte pour mes achats dans le système scripturale (…) ?

    La réponse est simple
    Vous n’êtes pas créancière pour l’éternité !
    Si vous avez à payer une location 300 € et que vous remplissez deux fois votre caddie de 100 €
    vous n’êtes plus créancière que de 1500 €.
    L’emprunt de la banque envers vous n’est plus que de 1500 €.
    Avec la « Source de Fonds » que vous représentez toujours elle ne peut plus prêtez QUE 1500 € moins la réserve prudentielle que vous connaissez. ça c’est pour la première spire de la boucle.
    Vous êtes bien créancière même si cela semble vous chagriner. C’est le mot exact.

    Répondre
  76.  
     johannes finckh dit :
    25 juin 2009 à 23:34

    @crapaud rouge:
    je suis bien de votre avis, crédits et dépôts sont l’endroit et l’envers d’une seule et même chose! L’image du ruban de moebius convient très bien! Somme des dettes +créances=0
    Quant à la « boucle monétaire », c’est cependant encore autre chose! oui, pour autant que la monnaie est active, elle tourne bien « en boucle », elle aussi! Pas comme une bande de moebius, mais passant de main en main!
    Pour le crédit, je répète: le prêteur n’achète pas ce que l’emprunteur achète ainsi à sa place! Ce n’est jamais une « monnaie » supplémentaire, contrairement aux apparences si vaillamment défendues par l’orthodoxie économique!
    L’énorme épargne monétaire d’un côté équivaut totalement à la dette de l’autre!
    Et seulement quand la monnaie centrale se retire (reste en banque centrale notamment sous forme d’avoirs bancaires, sans « trourner en boucle! »), il y aura des « actifs toxiques », c’est-à-dire des dettes non recouvrables, ce qui implique qu’autant de créances sont virtuellement détruites:
    Dans la mesure où certaines dettes ne sont pas payées, certaines créances ne valent plus un clou!
    jf

    Répondre
  77.  
     Oppossùm dit :
    25 juin 2009 à 23:40

    cecile a raison : L’argent déposé à vue sur un DAV en banque n’est pas un prêt , ou alors dans son acception la plus vulgaire. Un prêt comporte des conditions dont une essentielle est un terme et pendant cette durée la maitrise de cette somme change de titulaire. Il ne s’agit donc pas d’une véritable dette ni d’une véritable créance.

    Et le fait que la comptabilité , à un instant T, mélange des notions non seulement juridiquement différentes mais que le sens commun distingue bien , et donc générant des comportement différents, n’y change rien.

    L’argent déposé est à votre disposition complète et immédiate : la banque tend à ne fonctionner que comme votre porte-monnaie et se doit de vous le donner, transferer et convertir comme vous l’entendez (dans des proportions toutefois pratiquement possibles) Vous avez déposé votre argent, vous ne l’avez pas prêté !!!.

    Ceci dit, cette monnaie n’est pas tout à fait la même que le billet de banque que j’ai dans la poche : mais il faut en tirer les bonnes nuances et pas de conclusion définitive.

    La banque doit se débrouiller pour satisfaire à tous les retraits, transferts et transformations. Point barre.

    On sait tous qu’une partie importante de cette masse déposée est ‘dormante’ , qu’il y a un encours : avouez que ce serait bête que personne n’en profite … La banque en utilise donc une partie (je dis ‘une partie’ car pour elle une entrée de monnaie fidiciaire est bien plus exploitable qu’un chèque déposé , tiré sur un compte à la même banque) … pour ses besoins propres , selon des formes subtiles qui m’échappent totalement et qui sont probablement sciemment obscurcies . Cet argent n’est dans un parking ! il est obligatoirement « utilisé »

    Mais ce qui est certain c’est qu’il n’est pas formellement engagé , qu’il n’est pas ‘reprêté’ au sens juridique du terme …

    Cependant , il est vrai que les banques commerciales font du crédit « ex-nihilo » , dans le sens où elle prêtent sans jamais s’assurer à priori qu’elles disposent de cette somme. Elle prêtent sur elles-mêmes, point barre. (Il est probable qu’elles s’assurent d’être en mesure de répondre statistiquement aux exigences de transformation, c’est tout) . Et elles se débrouillent donc , ensuite.

    Peut-on considérer que finalement elles ne font, en réalité, que prêter ce qui a été globalement déposé ? Les acrobaties juridiques, comptables et concrètement pratiques de la finance moderne , rendent cette analyse difficile.

    Si la somme déposée sur mon DAV le soir , est prêtée sur un laps de temps extrêmement court, telle que la somme est reconstituée au petit matin , après des folies sur les bourse japonaises, juste avant que je ne m’en serve … que s’est-il vraiment passé ? Ou bien si ma banque ne touche pas a mon DAV mais prête ex-nihilo, pour l’espace d’une nuit, la même somme … Où est la différence ?
    S’agit-il d’une augmentation de la vitesse de la monnaie ou se sa masse ?

    Mais rien de bien grave lorsque le prêt/création monétaire est enserré dans une base temporelle plus courte que son ’support’ plus ou moins virtuel, et que sa quantité reste ‘bridée’ par cette base.

    Par contre lorsque la banque se mêt à prêter des sommes sans communes mesure avec la base globale d’épargne de fait, lorsqu’elle prête sur des échéances plus longues -et c’est le cas général des prêts- , on sent bien que s’introduit alors une instabilité, une fragilité. Car je crois également au principe de conservation des quantités de Paul, mais comme un principe qu’on peut malmener, jusqu’à ce qu’un jour il se venge.

    Car il y a bien une cassure , quelque part, qui permet au « ex-nihilo » de fonctionner selon une logique réellement autonome où l’épargne ne serait fabriquée qu’après coup … mais cette fabrication doit se faire dans des délais raisonnables … pour qu’on y croit et que cela fonctionne, et dans un environnement tel que cette reconstitution soit possible.

    C’est la magie du ex-nihilo que de mettre à disposition une concentration financière sur un terme long sans même prendre l’effort de collecter une épargne préalable. L’effort d’épargne est fait « ensuite » ! Ce système est dynamisant à condition qu’un équilibre existe entre l’épargne réelle présente, la masse monétaire, la quantité de richesses à échanger et surtout que cet « ensuite » soit raisonnable !!!

    Lorsque le système met à jour qu’une partie des prêts ne pourra pas être remboursée, le système s’effondre (surtout si les pertes sont cachée par titrisation, où bien correspondent à des sommes de déficits tels que l’étalement dans le temps n’a plus de sens : déficit des états) : il faudra que quelqu’un finance cette perte de valeur , que certains perdent . D’ou une pléiade de comportement sociétaux, nationaux et géo-politique pour se positionner sur les actifs ou signes monétaires qui perdront le moins de ‘valeur’ !!!

    Cette logique un peu folle et inconsciente du ex-nihilo, qui répond aux intérêts du système bancaire, à la concentration excessive des richesses , à la démagogie et la perte de la valeur du travail (seule réalité de la richesse concue comme une service rendu aux autres) , ainsi qu’à la culture du déficit comme moyen de financement généralisé, nous amène à une société où les signes monétaires , en excès, vont à un moment déclencher de dramatiques mécanismes d’ajustement , sur un système fragilisée.

    L’excès de « monnaie » par rapport à la quantité de richesse possiblement produisable et produite (biens et services) est , après , effectivement un état d’ébriété keynesien relativement positif lorsqu’il reste maîtrisé et ponctuel (sans le rajout d’un petit joint monétariste …) … est donc mortifère : bulle, spéculation (découlant logiquement de cet argent facile qui s’auto-entretient), inflation, création d’effet valeur , destruction de valeur etc … …. et surtout endettement puisque notre système monétaire a réussi ce tour de force, avec notre complicité et nos renoncement, de nous plonger dans une situation d’endettement généralisé jamais atteinte qui plombe toute reprise en posture A, B ou C, en tout cas dans le monde occidental : c’est la guerre monétaire (Bon ça n’empêche pas de vouloir changer ou améliorer le système) .

    Cet endettement massif et généralisé doit se résorber par aspiration des signes monétaires , après un chemin entre particuliers, dans l’antre des Banques d’où il provient.
    Ce qui a été prêté doit être rendu. C’est une règle général de bon sens , bien entendu.
    Sauf que là, la partie des signes monétaires en « excès » correspondant à du ‘véritable’ ex-nihilo sera ‘détruite’. (Bon cela sera compensé par de la création monétaire et donc par de l’inflation)

    Car l’essence du signe monétaire moderne est d’être détruit après usage pour respecter la règle que personne ne puisse « prendre » dans le stock de biens et services sans avoir « rendu » . C’est le principe de l’argent/dette (terminologie négative pour ceux qui n’en ont pas compris le mécanisme réel)

    Répondre
  78.  
     johannes finckh dit :
    25 juin 2009 à 23:40

    @nadine: vous écrivez (dans votre ronse à clownblanc):
    « Bon, pour le reste, un déposant ne fait que déposer son argent sur un compte qui lui appartient, le montant est inscrit au passif parce que cet argent n’appartient pas à la banque c‘est tout, le déposant n‘est pas créancier de celle ci. »

    J’avoue que cela me dépasse! En déposant de l’argent à ma banque, je maintiens que je lui prête ainsi cet argent!
    A court terme quand il s’agit d’un DAV que je peux utiliser à ma guise, mais un prêt néanmoins, c’est évident, non?

    jf

    Répondre
  79.  
     johannes finckh dit :
    25 juin 2009 à 23:53

    @ nadine (suite):
    l’objet de mon dépôt, l’objet que je prête, celui que je peux récupérer, en principe (sauf faillite bancaire!), c’est bien l’argent déposé, non?
    Formellement, la banque dispose bel et bien des sommes sur mon DAV, et quand je viens les chercher, le problème de la banque est justement qu’elle doit solliciter d’autres dépôts! Si elle ne peut pas: big problem!

    La suite de votre exposé dit d’ailleurs ce que je dis!

    Il y a toujours, sans exception, un refinancement, et même quand il n’y a pas de refinancement, il y a refinancement! Car, à ce moment-là, celui qui se trouve grugé (le receveur d’un chèque en bois par exemple!) « refinance » en devant assumer sa perte et sa détresse!

    Je maintiens: il n’y a jamais, jamais, de création monétaire ainsi, et même le rachat des actifs toxiques par la Fed n’a pu créer de la monnaie circulante, car ces sommes restent effectivement gelées à la Fed elle-même, étant donné que les banques ne sont pas sollicitées pour des crédits et/ou refusent d’autres crédits, car, en attendant, les actifs toxiques ne sont toujours pas réglés!
    En clair, cette création de monnaire centrale US n’a guère d’efficacité autre qu’une tentative déespérée de « restaurer la confiance! »
    jf

    Répondre
 
 shadOwCitizen_QuasiNoMoney dit :
26 juin 2009 à 00:08

Je suis l’Unité harmonieuse des Multiples dans l’équilibre de l’âme et l’eurythmie du corps.

La Re-évolution a commencé. Notre espèce étant arrivée à un stade de pré-suicide dû à des cupides/cuspides involuées alias la transcorporation des escrocs, Je me dois d’intervenir comme Garant Générationnel puisque le Libre-arbitre Responsabilisé n’est pas mis en oeuvre.

Sui generis, l’appel de l’Inconscient Collectif a été entendu.

TLFM ( Mouvement LF ThéOsocratique ).

Répondre
  •  
     Moi dit :
    26 juin 2009 à 00:24

    @nadine: « Il y a garantie pour palier au risque de défaillance car cette monnaie doit pouvoir être convertible à tout moment en base monetaire mais cela n’implique pas que ce ne soit pas une monnaie . »

    Risque de défaillance. Donc c’est bien un prêt. Tout comme Johannes Finckh, je dis: « c’est évident, non? ».

    « comment la banque peut elle avoir une dette si je dispose toujours du montant inscrit sur mon compte pour mes achats dans le système scripturale (du moins à 90%)? »

    Vous ne disposez de rien sur votre compte, si ce n’est une reconnaissance de dette. Lorsque vous utilisez cette dette (monnaie scripturale) pour aller acheter quelque chose, la banque réceptrice fait confiance à votre banque en acceptant cette reconnaissance de dette comme moyen de paiement et ensuite (au plus tard le soir même) lui réclame l’argent. Si votre banque n’est plus fiable, personne n’acceptera cette reconnaissance de dette au vu du risque de ne pas récupérer l’argent et vous ne pourrez rien acheter (on ne vous donnera pas d’argent au guichet et vos cartes de crédits sont désactivées immédiatement). Tout ceci est évident, c’est arrivé lors de la faillite de la banque Kaupthing. Les déposants se sont retrouvés uniquement avec des reconnaissances de dettes inutilisables comme moyen de paiement (j’ai un ami qui y avait un dépôt et il avait fait, au vu des rumeurs, un virement deux jours avant la faillite pour transférer une partie de son argent et le virement est resté bloqué, pas accepté par son autre banque) et dans l’attente que l’Etat ou un repreneur les reprennent à leur charge.
    Lorsque vous mettez de l’argent en banque, vous le prêtez. Simplement. La seule différence avec un prêt classique c’est que l’Etat se porte garant à hauteur d’un certain montant.

    Répondre
  •  
     Oppossùm dit :
    26 juin 2009 à 01:03

    @ Crapaud Rouge
    « ce ne sont pas les dépôts qui créent les crédits mais les crédits qui créent les dépôts »

    Il ne faut pas se laisser aller à une phrase qui tente une formulation condensée de tout un cheminement de pensée.

    L’intérêt de cette phrase est de souligner le caractère dynamique du sytème de création monétaire actuel ou la monnaie est un symbole, un ticket, un pion. Il faut bien un départ à ce système : ce départ est le crédit ex-nihilo.

    Qu’ensuite une partie de ces tickets épargnés soient prêtés , constituant alors une sorte de nouvelle source à une injection de crédit , est tout à fait possible. Et là bien entendu il ne saurait y avoir une ‘re-création’ monétaire à partir de rien … puisqu’elle est bridée par son propre existant !

    Mais le moteur initial tourne toujours … et ce moteur là ne cherche pas à prêter ce dont il dispose , il cherche à prêter le maximun . Et ce dont il dispose ne lui sert qu’à bricoler les fuites dans les monnaies autres que la sienne ! Je dis « bricoler » car l’argent sur DAV ne peut juridiquement pas être prêté puisqu’il n’est qu’en dépot.

    La partie du prêt qui ne sort pas de sa propre monnaie scripturale n’ a pas besoin d’être assise sur une épargne.

    Bref la logique est bien que ce sont les crédits qui construisent les dépots même si les dépots, bien sûr, réalimentent les crédits !

    La césure entre dépot et prêt opère un vide extrêmement dangereux : la création monétaire et même le crédit en général doivent être controlés pour ne pas tomber dans les mécanisme classiques de bulle/inflation ou d’endettement généralisé où chacun (Particuliers, institutions, Etats) ayant trop anticipé son épargne (et s’étant plutôt servi en biens et services dans le Grand Stock -donc sans ‘investir’ ), il lui faut à présent offrir aux autres l’équivalent (épargner pour rembourser et payer sa consommation anticipée) …. malheureusement chacun étant dans la même logique le système se grippe …. et la purge est sévère.

    Au total , bien sûr d’un certains point de vue l’argent tourne toujours en rond … mais la logique est différente, (il faut voir qui en profite et comment) et surtout les risques de dérapages ne sont pas les mêmes :
    Et s’il n’en était pas ainsi, comment expliquer l’endettement général , base de toute la crise monétaire puis économique etc …

    Répondre
  •  
     Cécile dit :
    26 juin 2009 à 04:34

    à logique
    complètement d’accord, sur l’usage du crédit avec la comparaison bourré, un peu, à la folie, ivre mort, ….
    mais est-ce que cela ne présuppose-t-il pas aussi d’une tendance basique ou festive à l’addiction alcoolique ? (en soi donc criticable, un peu , beaucoup, selon de degré manifestement avéré ou pas d’ivrognerie)
    et ne peut-on s’interroger aussi de savoir si le conducteur , indépendamment de son taux d’alccol dans le sang, sait où il va ( je me demande, si au cas où, il n’aurait d’autre objectif que d’errer sans savoir où il va, juste pour faire passer le temps, sans s’inquiéter de savoir où il va, ou de tourner en rond pour le plaisir même de tourner en rond , superficiel et léger, est-ce que cela ne serait pas déjà motif à questions ? après tant qu’à faire , en imaginant qu’il soit taré, décidé d’écraser le plus de monde possible sur la route, ou de foncer droit dans le mur, ne conviendrait-il pas là aussi de s’interroger ? )
    mais encore, si et on lui a refilé un véhicule pourri (pour l’analogie, cf le « salaire de la peur ») ???

    Répondre
  •  
     Anne.J dit :
    26 juin 2009 à 07:44

    @Nadine
    Votre dépôt (votre compte courant) à la banque est bien une dette (pour elle) envers vous, simplement parce que ce montant est porté à son passif. Lors de la création de la monnaie de crédit la banque inscrit en actif la garantie que vous lui donnez, au passif le montant dont vous pourrez vous servir pour vos achats: la « règle » pour elle est que vos retraits (ou les chèques que vous émettez) à partir de ce compte soient compensés par des chèques ou dépôts issus d’autres banques .. sinon votre banque doit se refinancer auprès de la Banque Centrale ou sur le marché monétaire.

    Répondre
  •  
     Anne.J dit :
    26 juin 2009 à 08:00

    A lire et relire les liens donnés dans mon message http://www.pauljorion.com/blog/?p=3451#comment-29991 il me semble indéniable que Paul Jorion, dans son billet, fait dire à Schumpeter ce que dernier n’a jamais voulu dire… en s’appuyant sur « un esprit à tournure juridique ».
    Ceci dit, tout le monde fait bien la différence entre la « monnaie de confiance » (les billets de banque) et ce qui nous sert de monnaie dès que nos transaction dépassent un certain volume (la monnaie scripturale bancaire) … vous imaginez aller acheter une maison, ou mieux, un Airbus, avec seulement de la monnaie fiduciaire ?

    Répondre
  •  
     tigue dit :
    26 juin 2009 à 08:02

    @Shadow
    Et si l argent n existait plus ? Serions nous plus heureux ? Par quoi le remplacerions nous ?
    Oh grand esprit multiforme, comment ferais tu pour faire disparaitre l’ argent du monde, porteur de tant de maux et depuis toujours…Jeter l argent en pâture à sa propre voracité: pas de plus sûr moyen…il fallait y penser.
    Et si tu peignais un tableau ?

    Répondre
  •  
     Toorop dit :
    26 juin 2009 à 09:05

    @ LeClownBlanc [25 juin 2009 à 22:41]

    Loin de moi l’idée de vous comparer à Balzac, loin de moi l’idée de comparer les auteurs entre eux, je lis tout autant Kafka que King, Asimov que Celine, Dantec que Balzac, chacun représente une facette de ce que l’esprit Humain peut communiquer à autrui et je m’en réjouis !

    Merci pour ces précisions d’ordre psychiatrique, mais là aussi il n’était nullement question de spéculer sur votre état de santé mentale (et qu’est ce que la normalité dans ce domaine ?), mais uniquement de faire référence à l’un des thèmes centraux d’un des écrit de ce cher MGD, dont votre prose est étrangement proche au niveau du style (Et j’ose affirmer du haut de ma petite expérience de lecteur non-averti, que ce style est plutôt singulier)

    Alors surtout ne le prenez pas pour vous, que mon précédent commentaire ne vous empêche pas de libérer vos personnages ! (Mais quelque chose me dit que ce n’est surement pas mon avis qui fera la différence)
    Je pense ne pas être le seul ici à prendre beaucoup de plaisir à lire vos interventions.

    Répondre
  •  
     Oppossùm dit :
    26 juin 2009 à 09:21

    @ Anne

    Vous êtes victime d’une illusion comptable.
    Non seulement, juridiquement il n’y a pas prêt mais dépôt , mais de plus chacun de nous considère cet argent déposé comme s’il était à notre entière merci, comme s’il était d’une disponibilité quasi-maximale.

    Or même si ce ‘considère’ n’est pas entièrement la ‘réalité’ , une partie de la réalité des objets sociaux tient à leur représentation. Mais il n’est même pas utile de rappeler ce postulat, pour comprendre qu’en fait l’arnaque est plutôt du côté de la banque qui ‘considère’ et agit presque comme si l’argent déposé lui était prêté, ce qui n’est absolument pas le cas.

    Mais en fait toute l’ambiguïté de cette situation ressort bien dans le fait que plusieurs personnes peuvent se considérer , dans la même épaisseur de temps T, comme titulaire d’une même somme.

    Ceci est le résultat du fait que tout argent déposé quelque part et donc ne servant pas dans un laps de temps , tout encours disponible , va intéresser quelqu’un ! , qui cherchera donc à l’utiliser pendant son temps d’inoccupation , et qui cherchera à l’utiliser à moindre coût.
    De ce fait plusieurs stratégies d’échange s’élaborent conjointement sur la même base.

    Répondre
  •  
     Greg dit :
    26 juin 2009 à 09:33

    Quelle est la situation réelle au plan légal ? Que dit la loi, que dit le juge ? Pourquoi ? Depuis quand ? à l’initiative de qui ?
    Ou alors est-ce le flou artistique ? Tour de passe passe permanent ?

    Quand je dépose une somme en banque, à qui appartient-elle ? Est-ce que j’autorise automatiquement ma banque à utiliser cet somme ?

    Quand je pense qu’il était jusque récemment interdit de rémunérer les comptes courant en France…

    Répondre
  •  
     Mathieu dit :
    26 juin 2009 à 10:00

    @logique

    ce que je pense que montre mon post (25 juin 2009 à 18:01), c’est que le crédit n’est jamais nécessaire. En fait, je ne vois même pas une situation pratique où le crédit est même utile. On peut toujours faire sans, et la seule chose qu’on « perd » était pour moi de toutes manières nuisible. Est-ce que quelqu’un peut me décrire une situation où le crédit permet de faire des choses qu’il serait impossible de faire sans?

    J’ai déjà décrit dans mon post comment acheter des voitures (remplacer l’achat à crédit par de la location, une voiture partagée, ou l’achat d’une voiture d’occasion) ou une maison (par la location). C’est en effet une vue de l’esprit de dire que quelqu’un qui a acheté une maison en la finançant à 90% par le crédit la « possède ». Il ne la possède que jusqu’au point où il est capable de payer les intérêts sur l’emprunt, ce qui revient en fait à louer les 90% qu’il ne possède pas. La seule différence, c’est que si la maison est financée par le crédit, le risque d’évolution de la valeur (le prix) de la maison est supportée par l’emprunteur tant que celui-ci rembourse et par la banque si elle doit saisir la maison. Le risque dans ce cas-ci est quasi impossible à calculer (d’un point de vue mathématique). C’est en effet une option sur la valeur de la maison à exercer au montant du crédit. Or les options sont (mathématiquement) incalculables (nonobstant Black-Scholes). On ne peut jamais dire si les différents participants sont solvables ou non.

    La situation est essentiellement la même lors du financement d’une entreprise via le crédit plutôt que via une participation.

    J’ai l’impression que le recours au crédit permet de se voiler la face (on remboursera plus tard, c’est-à-dire on suppose qu’on pourra rembourser plus tard alors que fondamentalement on ne sait strictement pas ce qu’il adviendra, si on aura encore la force de travailler. Le futur est radicalement inconnaissable) et constitue un montage qui rend les choses complètement opaques. Il est quand même invraisemblable qu’à l’heure actuelle, un an après le début de la crise, on ne sache toujours rien de l’exposition de chaque banque. Je pense que personne n’en sait rien, parce qu’en fait c’est incalculable. Et je suis persuadé que tout ça joue à fond en faveur de ceux qui possèdent, parce qu’on ne voit plus bien ce qui se passe dans le système.

    Logique me dit que de toutes manières cette exercice ne sert à rien puisque notre monde fonctionne avec le crédit. Je répondrai deux choses. Primo imaginer un monde sans crédit permet de mieux comprendre notre monde réel par comparaison, et par ricochet la nature du crédit et de la monnaie. Secundo, pour suggérer des réformes de long terme, il faut avoir une bonne idée de là où on veut arriver.

    Répondre
  •  
     logique dit :
    26 juin 2009 à 10:28

    Est ce qu’un depot est un prêt, bien sur que non. Personne n’as jamais signé de papier autorisant le banques a préter a autrui l’argent que vous y avez déposé. Vous déposez votre argent en banque parce personne n’est payer en espéce (pièce et billet). Par contre si vous souscrivez, une assurance vie, achetez des actions ou autres titres. A se moment vous avez décidé de preté votre argent a la banque ou a une entrprise.

    Dans le premier cas vous demandez juste a la banque de conserver votre argent, de le garder en sécurité, un point ces tout. Je n’ais jamais lue dans un contract d’ouverture de compte que le deposant autorisait la banque a préter a autrui l’argent de son depot, surtout sur un compte courant.

    En faites les banques prennent des risques avec de l’argent qui ne leur appartient pas. Et c’est peut être cela quil faudrait encadrer législativement. Chaque déposant a le droit de choisir si il veut preter ou non. Son salaire et ses revenu étant sa proprièté. A aucun momment la banque n’as le droit de preter se qui ne lui appartient pas, surtout si elle n’as pas l’accord du déposant. En cas de faillite la banque devient donc la seiul responsable des perte et leur gestionnaire les seuls coupables. Resposabilisé la gestion de banques semblent être le seul moyen d’éviter les exagérations. M’enfin tant qu’ont laissera des alcollique notoire aux volant ont est statistiquement sur qu’as un momment il y aura un accident. Hors si avec 3 biére ont vous suppends l’autorisation de conduire, avec combien de millard de perte les banque auront l’interdiction d’exercer ?????

    Répondre
  •  
     Claude ROCHE dit :
    26 juin 2009 à 11:00

    Bonjour
    Je me permets de m’immiscer dans cette discussion de façon très rapide avant d’adresser des posts plus détaillés sur ce point ( mais vu le poids de mon activité professionnelle, il me faudra attendre la période des congés)
    Je vous remercie de l’accueil que vous lui réserverez

    Il est tout à fait logique que la crise économique nous amène progressivement à nous interroger sur les fondements de notre savoir économique et monétaire . Car après tout on pourrait se demander si les auteurs qui ont construit la structure conceptuelle de la pensée économique moderne ne nous ont pas légué un vice caché – c’est-à-dire une incompréhension majeure – et qui se révélerait progressivement aujourd’hui . Etonnant, car le savoir économique apparaîtrait comme un géant au pied d’argile : mais pas impossible, puisque tel était après tout le message de KEYNES

    Or tel est bien le cas : je voudrais profiter de ce débat pour signaler qu’il y a bien une erreur de compréhension majeure chez SCHUMPETER et qui tient à la nature institutionnelle – et donc philosophique- de la monnaie. Cette arreur a été de facto assumée par toute la postérité , à minima pour le courant économique dominant : on est bien au coeur de notre problème. Je ne peux hélas que signaler ce point ici et j’y reviendrai si cela intéresse quelqu’un ( si j’étais méchant je citerai in extenso la préface de l’HISTOIRE de l’ANALYSE ECONOMIQUE où SCHUMPETER récuse par avance et en parlant de LOCKE toute dimension philosophique à la pensée monétaire : « je ne fais aucun effort pour démontrer ce point (sic) , la suite de mon ouvrage le démontrera amplement ! « )

    Je me permets ici simplement de renvoyer à mon doctorat de philosophie : la connaissance et la loi dans la pensée libérale (classique) . L »harmattan 92 . Dans ce texte on revient sur la période de création des institutions monétaires modernes et sur le rôle central joué par la pensée de John Locke ( par ailleurs fondateur peu contesté de l’institutionnalisme libéral). Cet épisode n’a jamais reçu l’attention qu’il méritait, or c’est bien de là que doit partir toute interrogation sur la crise financière que nous connaissons aujourd’hui

    avec mes remerciements pour « héberger » ce post

    C Roche

    Répondre
  •  
     Allfeel dit :
    26 juin 2009 à 11:02

    @LOgique
    L’utilisation des comptes courrants par les banques revient a emprunter de l’argent aux déposants
    sans leur demander leur avis eten prenant des risques avec.
    L’affaire madoff semble moins répréhensible car dans ce cas les clients déposaient en sachant qu’il y avant un risque et que le gérant faisait des placements.Le seul tort de madoff c’est d’avoir promis de fort rendements mais les a t’il vraiment promis et peut etre aussi de s’etre grassement payé sur le capital mais qui ne le fait pas.Son affaire ressemble juste a une panique banquaire.
    Mais les paris statistiques des banques sur les comptes courrants ressemblent a de l’escroquerie légale.
    C’est vrai qu’en tant que déposant nous déposons nous ne prêtons pas, sinon la moindre des choses serait que nous touchions systématiquement une prime de risque et un retour sur investissement. Or l’intelligence et l’innovation des banques semble
    se concentrer sur l’utilisation de l’argent des autres pour faire des bénéfices tout en laissant le déposant et l’état assumer les risques. Les postes a responsabilités dans la haute finance mériteraient de s’appeler des postes a irresponsabilité
    tant ils dépensent d’énergie et de compétence a se défausser des leurs.

    Répondre
  •  
     Oppossùm dit :
    26 juin 2009 à 11:23

    Paul écrit
    « Le climat général au XVIIIe siècle, note Schumpeter à plusieurs reprises, était de distinguer soigneusement ces différents moyens de paiement. Le fait de les assimiler tous sous le nom unique de « monnaie » est une innovation dans la pensée économique datant du début du XIXe siècle, proposée par Henry Thornton »
    … puis, citant Schumpeter
    « Et c’est pourquoi Thornton a accompli une œuvre analytique remarquable en envisageant la possibilité de considérer les différents moyens de paiements, à un certain niveau d’abstraction, comme étant semblables dans leur essence »
    … et il conclut par
    « je propose, à l’instar des auteurs anciens de les distinguer soigneusement. »

    Je me dit que Paul a raison en ce sens qu’il ne faut pas confondre complètement la monnaie et le moyen de paiement.

    Toute monnaie est un moyen de paiement mais tout moyen de paiement n’est peut-être pas monnaie complètement, en ce sens que la monnaie a un degré de liquidité. Plus un moyen de paiement est ‘liquide’, plus il sera « monnaie ».

    Liquide ? : on pourrait dire que cela recouvre : une facilité de mobilisation , une facilité à être accepté comme moyen de paiement , une fiabilité dans son contenu de valeur.
    Lorsque cette liquidité faiblit, la moyen de paiement se décote par dépréciation ou bien par des frais supplémentaires dus au risque pris par le récipiendaire.

    Or , même si la monnaie à cours légal est en général la plus fiable, les agents économiques savent repérer les monnaies/moyens de paiement qui sont moins ’sûrs’ que les autres, et peuvent choisir de placer leur confiance dans telle plutôt que telle.
    En temps ‘anormaux’ ils peuvent donc même choisir de privilégier un autre moyen de paiement. Et on peut imaginer qu’ils ‘décident’ , à l’usage’ , de changer de monnaie usuelle.

    Ils peuvent également utiliser la monnaie/moyen de paiement comme une sorte d’actif , c’est à dire la considérer comme une marchandise comme une autre , par le jeu de laquelle on va tenter de tirer de la valeur/richesse. Cette possibilité d’usage de la monnaie découle de sa fameuse fonction de réserve de valeur (qui n’est d’ailleurs pas vraiment une fonction mais plutôt une caractéristique, une possibilité, un attribut.
    On est là aux portes de la spéculation dont on sait le rôle néfaste dans l’aggravation de la crise actuelle , et le rôle de déclencheur.

    Répondre
  •  
     Paul Jorion dit :
    26 juin 2009 à 11:53

    @ antoine

    à quel moment l’esprit de Paul « voit-il que cela est bon »? Est ce similaire au travail du peintre qui sait quand vient « la dernière touche?’

    Le nouveau cadre d’interprétation est au point quand plus aucune des données d’observation n’y apparaît comme une anomalie.

    Répondre
  •  
     nadine dit :
    26 juin 2009 à 12:18

    @johannes finckh

    Un dépôt sur un compte courant n’est pas un prêt à la banque. Juridiquement cela n’a aucun sens puisque vous continuez à disposer de votre argent sous forme scripturale, ce qu’utilise la banque à votre insu, c’est l’éventuelle monnaie centrale qu’elle aura récupéré dans une éventuelle compensation interbancaire liée à votre dépôt. Mais ceci pour vous est transparent et ne vous concerne pas, vous, vous ne manipulez que de la monnaie scripturale et de la monnaie fiduciaire.
    C’est cette récupération de base monétaire qui permet aux banques de proposer de la monnaie scripturale par le biais du crédit en utilisant le système des réserves fractionnaires.
    Ce qui fait augmenter l’agrégat monétaire M1 scripturale sans faire augmenter la base monétaire ce n’est pas la vitesse de circulation de cette base ou la vitesse de circulation de la monnaie scripturale, ce sont les crédits des banques :
    *soit parce que ces crédits retournent à la même banque et ne nécessitent donc pas de base monétaire
    *soit parce qu’ils se compensent entre eux pendant les compensations interbancaires et ne nécessitent pas non plus de base monétaire.

    Les vitesses de circulation de la monnaie n’augmentent pas la quantité de la monnaie mais la quantité des transactions réalisée avec.
    Les banques peuvent faire faillite comme n’importe quelles entreprises si elles ne disposent plus des ressources pour satisfaire à la convertibilité de la monnaie scripturale inscrite sur les comptes de ses clients en base monétaire lors des multiples transactions commerciales.

    De plus vous écrivez: »car ces sommes restent effectivement gelées à la Fed elle-même, étant donné que les banques ne sont pas sollicitées pour des crédits  »
    C’est un peu simple, non? et les cours de la bourse qui remonte c’est quoi?

    @Moi
    Risque de défaillance. Donc c’est bien un prêt. Tout comme Johannes Finckh, je dis: “c’est évident, non?”.

    Mais non, si vous déposez de l’argent chez votre mère cela ne signifie pas que vous lui avez fait un prêt néanmoins sa maison peut prendre feu…aucun rapport avec les banques me direz-vous, oui, mais c’est simplement pour vous faire voir que le risque de défaillance n’implique pas forcement un prêt.

    @LeClownBlanc
    Voir réponse à johannes finckh

    Répondre
  •  
     Anne.J dit :
    26 juin 2009 à 14:17

    @Nadine
    Je suis parfaitement en accord avec votre réponse de 12:18 à johannes finckh.

    Répondre
  •  
     Anne.J dit :
    26 juin 2009 à 14:37

    Oppossùm dit :
    26 juin 2009 à 09:21

    Relisez moi.. Je parle:
    1 – d’une part des dépôts qui sont fait sur votre compte (un fournisseur vous règle par chèque), le montant de votre compte courant est une dette de la banque à votre égard. Il n’y a pas d’augmentation globale de la masse de « monnaie/dette »
    2 – d’autre part d’une banque qui vous accorde un crédit : bien évidemment vous lui devez le montant du crédit accordé, mais dans le même temps vous pouvez vous servir du montant de votre compte (dette de la banque envers vous dès qu’elle vous a crédité votre compte courant) pour régler des achats … d’où le fait que la monnaie scripturale est bien une dette de banque qui circule…

    Je rajoute: Il y a bien, si la banque n’est pas un simple intermédiaire entre un épargnant et vous (ce qui peut être AUSSI sa fonction), augmentation de la masse monétaire de « monnaie/dette » lorsqu’elle crédite votre compte sans toucher pour autant à un compte existant.

    PS: J’écrivais ce matin, sur un fil qui a été vite « écrasé », à propos de la circulation de la monnaie: Même Attali est capable de la comprendre en redécouvrant cette histoire d’utilisation circulaire de la monnaie
    http://www.slate.fr/story/6973/le%C3%A7-d%C3%A9conomie

    Répondre
  •  
     Auguste Ei dit :
    26 juin 2009 à 14:46

    à Tigue [26 juin 08:02]
    Je n’ai pas l’avatar « Shadow » (dommage);
    un mot évocateur de ce genre m’est nécessaire notamment du côté des tentacules et « Shadow Cabinets » qui oeuvrent à la City-of-London, dont les 5

    qui manipulent les marchés LIBOR (eurodevises $ £ , € , ..).
    Je n’ai pas cet avatar … par contre (depuis près de 30 ans)
    si vous associez « Argent » à « Une bonne partie des Flux et Réserves du XXe et ante : l’Or, la BRI, les monnaies régaliennes »,
    j’ai des réponses à trois des questions ci-après :

    Et si l Argent n’existait plus ? Serions nous plus heureux ? Par quoi le remplacerions nous ?
    Et si tu peignais un tableau ?

    La dernière question — c’est-à-dire Tableau symbolisant le concept émergé, incarné, en vigueur en 20xx –
    je n’y avais pas pensé.
    C’est surement faisable … voyons …
    Oui, mais tout d’abord … 20xx … en quelle décennie ? … 2044-55 ? … 2022-2033 ? … 2012-17 ?
    Plus c’est loin et solidaire, plus c’est facile à peindre.
    2044-55
    …. quelques belles femmes, jeunes ou non, fortes de sagesse et de sobre efficience, (…)
    dans la moitié basse du tableau (largeur 192 hauteur 96) :
    Avez-vous pensé aux modèles ?
    ? Vous chargeriez-vous des relations commensales
    avec les jeunes filles et femmes de ce blog-forum (Cécile, Anne.J, Nadine, etc.) ?
    Alors, ce devrait sans problème. Merci !
    [Nota: Dites bien à chacune : « Pas besoin que vous soyez en Baigneuse, serviette sur l’herbe »].
    Si j’avais un tempérament davantage provocateur et conservateur, plutôt que de « jouer » dans la veine des
    Nabis …
    Pourquoi ne pas faire sourire ?
    … opter pour un mélange de styles dont plus personne ne veut entendre parler ?
    style de préraphaélistes (1848-1854) – style académique (1830-1870) ou
    neoclassique ( 1770-1830. Exemple : Jacques-Louis David)
    … (…)… je ne voudrais pas peiner [portail]
    L’esprit peinture symboliste ne me semble pas aller.
    |||| Il reste à choisir les metaphs, symboles, couleurs et dynams de la moitié haute (également 192×96)
    Un tout petit truc, genre mini Tingueli pourrait suffire.
    … En dépit de la simplicité du mécanisme, j’imagine que vous aimeriez que ce ne soit pas trop froid
    … qu’il y ait au moins une respiration et attente

    animale.
    que proposer ? un petit écureuil

    Répondre
    émancipé

    ?

  •  
     Mathieu dit :
    26 juin 2009 à 14:58

    @johannes finckh & Nadine

    Supposons que A dépose un billet de 1000€ à la banque. Le taux de réserve est de 10%, et le système des réserves fractionnaires et du crédit fait qu’un peut plus tard il y a 9000€ sur une série d’autres comptes de personnes différentes. Supposons maintenant que toutes ces personnes virent l’argent qu’il y a sur leur compte sur le compte de A qui totalise maintenant 10 000€ (par exemple ces versements correspondent aux bonus de fin d’année pour A), puis tout ces gens s’évanouissent dans la nature (ou meurent, comme vous voulez).

    A ce moment-là la situation est la suivante: la banque possède le billet de 1000€, le compte de A indique 10 000€ et la banque possède 9 000€ de créances (très) douteuses (on appelle ça aussi des actifs toxiques). La question est: y a-t-il 1000€ ou 10 000€ en circulation?
    En pratique deux choses peuvent se passer:
    1) A veut retirer 9000€ et la banque est en faillite. A récupère 1000€ et on se rend compte qu’il ne s’est en fait rien passé. C’est normal: personne n’a « travaillé », aucune richesse réelle n’a été créée.
    2) A ne retire pas ses 9000€, la banque est en fait une banque zombie qui ne va plus vraiment fonctionner parce qu’elle sait que d’une manière ou d’une autre elle est insolvable. Mais elle peut continuer à faire semblant et espérer « se refaire ». C’est une partie de la situation problématique actuelle.
    3) La banque est recapitalisée (par l’état) et A devient vraiment riche! L’état a transféré de force de la richesse d’un groupe de personnes à un autre. C’est l’autre partie de la situation actuelle

    La réponse de Paul, si je l’ai bien compris, c’est que tout le monde a raison: il y a 1000€ de monnaie M et 10 000€ de monnaie N (nommons différemment deux choses différentes). On peut fonctionner avec N pendant un certain temps, mais il deviendra sans doute un jour clair qu’on ne peut pas acheter avec 10 000 N ce qu’on peut acheter avec 10 000 M. D’ailleurs la richesse « réelle » que l’ont peut « acheter » est toujours la même. Ce sont deux monnaies différentes.

    Répondre
  •  
     Rudy-D dit :
    26 juin 2009 à 15:02

    La Réserve Fédérale (FED) a perdu 9 000 milliards de $ !
    Le 5 Mai 2009, Alain Grayson questionne l’Inspecteur Général, Elisabeth Coleman,de la FED sur les 9,7 trillions de dollars qui ont disparu et sur ceux ou celui qui ont bénéficié de cet argent.

    L’inspecteur Général, Elisabeth Coleman, répond qu’elle n’a pas connaissance de où ces trillions de $ sont allés.

    On s’inquiétait pour la dette US, qui vient de dépasser les 11300 milliards de dollars US , mais on découvre avec stupéfaction que la banque centrale des USA, la « Federal Reserve », qui n’est en fait rien d’autre qu’un cartel constitué par les plus grands établissements bancaires des États-Unis d’Amérique, aurait égaré pas moins de 9000 milliards de dollars !

    Disparus. Volatilisés. Plus aucune trace de ce qui représente une dette supplémentaire de 30 000 dollars par citoyen des USA.

    En 2001, le 10 Septembre, c’est-à-dire la veille des funestement célèbres attentats du 11 Septembre 2001, Donald Rumsfeld déclarait que le Pentagone avait égaré de manière inexpliquable la somme de 2300 milliards de dollars US.

    Répondre
  •  
     Anne.J dit :
    26 juin 2009 à 15:05

    @Matthieu :  » Ce sont deux monnaies différentes  »
    Je ne pense pas qu’aucun théoricien de la monnaie (universitaire ou banquier) n’ait jamais dit le contraire…

    Répondre
  •  
     Oppossùm dit :
    26 juin 2009 à 15:59

    Oui Anne, merci de votre lecture.
    Je comprends le détail de vos explications.

    Mais je voulais juste dire que ce n’est parce que les dépôts sont inscrits , pour des raisons de forme de la comptabilité actuelle, au passif des banques , que cela en fait des « dettes » de même nature qu’une dette classique avec un montant, une durée, et la passage à un autre personne de la maîtrise de cette somme. (Ou quelque chose m’échappe!)

    Bien sûr, la Banque vous doit ce que vous avez déposé ou fait déposer sur votre DAV. Mais ce n’est pas un prêt.

    Vous dites que la monnaie scripturale est une « dette qui roule » : oui, je crois qu’on peut voir les choses ainsi , à un niveau conceptuel un peu ‘méta’ … c’est à dire que toute la monnaie issue des banques est effectivement une dette de la société au système bancaire , lequel système d’ailleurs n’en est pas vraiment ‘propriétaire’ puisque son remboursement opérera une destruction de cette monnaie.
    Ceci dit, ce n’est pas pour autant que la monnaie/dette précise que vous déposez sur votre DAV est une dette spécifique de votre Banque bien identifiée envers vous précisément. Il y a deux niveaux de conceptualisation ou de poupées-gigogne.

    En ce qui concerne Attali, l’attrait que l’énigme de la Dame de Condé exerce sur lui , montre bien la légèreté et expéditivité de son discours. Cet énigme est fabriqué pour fonctionner à merveille … et juste pour faire comprendre comment une anticipation d’épargne , c’est à dire une création monétaire ex-nihilo, peut créer une dynamique … . Je remarque qu’on oublie de mentionner que cette fable illustre bien également le fait qu’un création monétaire n’a de sens que s’il y a à terme sa propre destruction.

    Sinon la vision d’Attali du monde ou les dettes et les créances forment une chaîne harmonieuse et rose qu’il suffirait d’initier pour que tout se rectifie miraculeusement , relève à mon avis de son côté clown idéaliste. Que la monnaie soit un concept a somme nulle ou circulaire si vous voulez ne signifie en rien que cela soit harmonieusement réparti.
    Une mise à plat générale n’y suffirait pas : il faudrait , en fait, désigner les perdants qui seraient les moins nuisibles au système !

    Car le problème est qu’il n’y a rien d’harmonieux du tout , que certain ont peu de dettes et beaucoup de créances et qu’il ne sont pas du tout prêts à abandonner quoique ce soit aux autres.
    De même que les possesseurs et titulaires d’une concentration excessive de richesses n’ont pas l’intention de céder quoique ce soit et que tous ceux qui peuvent encore s’en mettre dans la poche au passage continuent à le faire sans vergogne.

    Répondre
  •  
     logique dit :
    26 juin 2009 à 16:02

    @Anne,

    Bien au contraire cela fait qielques mois qu’ont arrète pas de le répéter et de le répéter. En tout cas Mathieu viens de comprendre. Mais dans l’example présent il faudrait que les 9000 soit de l’argent créé grace a un crédit. Et comme je l’ais deja dit il n’y plus aucun moyen de faire la difference entre de L’argent provenant d’un échange (salaire/travaille et achat comptant d’une part et d’autre part argent obtenu par une vente a crédit). Ont peut donc facilement dire qu’une partie de l’argent est de l’argent dette. Surtout depuis que l’argent n’as plus de parité physique.

    Répondre
  •  
     Mathieu dit :
    26 juin 2009 à 16:20

    @ Anne-J
    Tu m’en vois ravi! Je réfléchis tout haut:
    On voit bien qu’il y a une différence entre la monnaie-dette et, disons, les billets. Le lien qui lie les deux est par contre très compliqué, et fait intervenir des règlementations, des contrats, des systèmes juridiques, des policiers et des prisons, des lois sur les faillites qui disent ce qui se passe dans ce cas, etc…Tout ça est indissociable. Quand on psoe la question: « quand un épargant dépose de l’argent à la banque, cet argent est-il prêté à d’autre via le système de réserve fractionnaire? » on peut répondre oui, mais uniquement si le mot « prêter » désigne un concept qui fait intervenir la liste 3 ligne plus haut (l’ensemble des institutions qui encadrent la transaction). Si prêter a la signification simple de donner contre reconnaissance de dette, la réponse est non: ce qui se passe en réalité ne ressemble pas à ça.
    D’accord?

    Répondre
  •  
     Oppossùm dit :
    26 juin 2009 à 16:53

    @ Matthieu
    Vous vous laissez emporter par la fausse nécessité pseudo-logique des réserves fractionnaires et du multiplicateur.
    Ce mécanisme laisse croire que les 1000 de départ sont un socle pour les 9000 qui suivent et que la base fiduciaire de ces 1000 sont vrais alors que les 9000 de crédit sont quasi-illusion. D’ailleurs les choses ne se pas dans cette chronologie là.
    La banque a créée 9000 de crédit . C’est tout. Elle aurait pu créer moins si personne n’avait sollicité de prêt , parfois , il lui arrive de prêter encore plus. L’important est de satisfaire aux fuites en monnaie banque centrale, ratio concret qu’elle doit fort bien connaître et qu’elle tente de desserrer au maximum, par expl en restreignant le plus possible les retraits …

    Les 9000 sont aussi réels que les 1000 de départ : ils sont la masse monétaire en circulation.

    Vous vous posez la question « Que se passerait-il si chacun venait retirer son argent ? » : krack ! et vous en concluez à une sorte d’illégitimité de ce crédit de 9000 , réservant le nom de vrai monnaie au 1000 de départ.
    Si chacun venait , du jour au lendemain, retirer , c’est à dire en fait exiger une conversion de sa monnaie scripturale en monnaie fiduciaire, bien évidemment que la banque ne pourrait rien faire, du moins a court terme !

    Mais cela ne signifie en rien que cette monnaie n’existe pas et ne peut pas légitimement fonctionner : les dépots que la banque ne peut transformer en une monnaie qu’elle ne maîtrise pas correspondent bien à des créances qu’elle détient sur des particuliers ! , qui rembourseront selon un calendrier qui n’est pas le même.

    Mais vous posez une bonne autre question de fond : celle d’assoir des crédits sur une épargne de même durée.

    D’ailleurs retirer son argent est un peu illusoire : on change de signe monétaire , c’est tout . Et si la banque est saine je ne vois pas l’utilité de la mettre en difficulté par un comportement fondamentalement anormal pour lequel elle ne s’est pas préparé.

    Tant qu’à faire , empruntez 60 000 milliards à votre banque et le lendemain exigez un retrait en liquide total.

    Vous dites également « C’est normal : personne n’a “travaillé”, aucune richesse réelle n’a été créée. »
    Cette phrase n’a aucun sens (pour moi du moins) car c’est dans la nature du crédit présidant à la création monétaire , d’être une anticipation de richesse à produire dans le futur. Nous vivons dans un système de monnaie/dette.

    Mais vous avez raison de poser qu’effectivement un effet valeur basé sur des artifice purement monétaire n’est qu’une illusion de richesse , globalement. C’est un peu trivial mais à certain moment on peut tomber dans le panneau. Par contre certain mécanisme monétaire peuvent entraîner des comportement psychologiques plus ou moins positifs et créateur ou destructeur de richesses réelles , au travers d’un travail : mais ces mécanismes plus ou moins keynésiens, sont difficile à manier car ils comportent souvent des effets retours.

    RQ: en vous disant tout cela je me situe dans un raisonnement plutôt ex-nihilo. Mais je n’exclus pas que d’un certain point de vue on puisse concevoir une sorte de financement purement « logique » de la « majeure partie » du crédit par l’ensemble des dépôts .

    Bon allez, je vais chercher mes enfants, hein.

    Répondre
  •  
     nadine dit :
    26 juin 2009 à 17:19

    @Mathieu
    Revoyez le fonctionnement des compensations interbancaires car tout votre raisonnement est faux.

    Répondre
  •  
     Anne.J dit :
    26 juin 2009 à 17:20

    @Mathieu
    La différence entre la monnaie-dette et les billets est simple: la première est émise en totalité par les banques commerciales sous forme de crédit aux agents non bancaires en échange de garantie de remboursement du capital émis + intérêts (c’est évidemment théorique car il y a aussi des actifs – qui sont en théorie les « garanties » de la banque – pourris), les billets ne sont émis que par la banque centrale et il ne représentent que 15% de la monnaie totale immédiatement utilisable (liquidité totale et immédiate car en comptes courants) en circulation ( http://monnaie.wikispaces.com/Agr%C3%A9gats ).

    Répondre
  •  
     logique dit :
    26 juin 2009 à 17:21

    Ceux que est fait actuéllement ressemble a un processus recursif demon(pour les informatitiens) il tourne tout seul et pour l’arrété il faut arréter la machine ))))

    C’est ça le vrai problème. Si il arréte il y a tout qui plante, donc il ne leur retse qu’as diminuer le temps de traitement du processus demon afin de le ralentir(ont lui met une priorité trés basse), sans avoir a tout stopper. M’enfin les banqieur ne sont pas des ordinateur donc c’est faisable. Mais qui dit diminution de traitement implique diminution du crédit. Mais a mon avis il faut sortir du mécanisme de récursivité pour pouvoir essayer de modéliser un nouveau système financier plus stable. Ford , que je n’apprécie pas spécialement avait trouver la solution. les entreprises fond les crédits necessaire a leur ecoulement de production. Leur réserve de plusvalue servant de depot. Dans se cas il y a moins besoin de crédits et les banques seront hors jeux. Elles le mérite un peux se coup ci.

    M’enfin c’est juste une idée. Il faut encore la travailler ……

    Répondre
  •  
     Oppossùm dit :
    26 juin 2009 à 18:16

    @ Claude Roche
    Pourriez vous expliciter en la résumant l’erreur du dénommé SCHUMPETER …
    Merci !

    Répondre
  •  
     Crapaud Rouge dit :
    26 juin 2009 à 19:13

    @ Paul :

    @ antoine
    Le nouveau cadre d’interprétation est au point quand plus aucune des données d’observation n’y apparaît comme une anomalie.

    Voilà qui correspond tout à fait à la démarche scientifique, mais la nature a plus d’un tour dans son sac ! Elle n’en finit pas de nous présenter de nouvelles « données d’observation« , de sorte que le « cadre d’interprétation n’est jamais (complètement) au point. Concernant la monnaie, les reconnaissances de dettes et les divers moyens de paiement, l’interprétation se complique sérieusement du fait que ces objets « sont ce qu’on en fait ». Or, ce qu’on en fait dépend plus de l’inventivité humaine que de la morne régularité des lois de la nature. A mon humble avis, ces choses inventées par l’homme évoluent comme les langages par exemple. Ils sont « insaisissables » car le fait de théoriser sur leur compte contribue à les conce-voir autrement et, partant, à en faire un autre usage. Ainsi ils changent et nous change.

    Répondre
  •  
     Moi dit :
    26 juin 2009 à 19:19

    @Claude Roche: idem que Oppossum, je suis intéressé par votre explication.

    Répondre
  •  
     shadOwCitizen_QuasiNoMoney dit :
    26 juin 2009 à 19:19

    @ Tigue 26/06 08:02 ( ou Quasimodo caché dans un Monet; sauf votre respect : Dieu c’est 1/3 amour, 1/3 humour et 1/3 provisionnel ou providentiel c’est selon ).
    Seriez-vous dans un Magritte :  » Ceci est de l’usure « ? De l’ure à l’us : la pondération de l’animal transcendé. Enfantez votre dépassement : de l’infini au zéro … pour cent… ou pur sang de l’écurie balzacienne! Grandet loque en banque guignol.
    Votre voracité engendre le diktat qui rature votre crédit existen-ciel. Dieu est au-dessus des religions qu’elles soient spirituelles ou matérialistes. Cependant après ce dernier siècle qui tentaculaire fut tant atroce, notre technologie étant arrivée à maturation pour qu’Il puisse agir directement sur le réel via la cybernétique, car Il est un humain au principe masculin/féminin, jusqu’ici en attente dans une chaîne d’esprits humains dont le vecteur enfin révélé est l’affection, Il va mettre en Oeuvre le plan révélé naguère par QuasiNoMoney sur LeVif/L’Express ( ligature : Le Pan ).
    Soignez votre schizophrénie ultralibérale, si je puis me permettre.

    Répondre
  •  
     johannes finckh dit :
    26 juin 2009 à 19:21

    @oppossum:
    le seul « ex nihilo », en vérité, est la dotation en monnaie centrale qui n’est jamis remboursable, car cette monnaie st censée toujours circuler!
    Je répète au point de radoter:
    le crédit bancaire ne génère pas un centime, car il implique autant de dettes, à tout moment!
    Et l’emprunteur n’achète que ce que le prêteur renonce à acheter!
    jf

    Répondre
  •  
     LeClownBlanc dit :
    26 juin 2009 à 19:40

    à Nadine [12:18]
    1/ Vous parlez d’un dépôt chez votre mère.
    La loi interdit à celle-ci de faire crédit à X, Y, Z et d’encaisser des intérêt sur des prêts. Hors sujet. Hors argumentaire.
    2/ Au contraire une banque commerciale classique grand public de type « Deposits & Loans »
    est quasiment contrainte A LA FOIS à ce qui suit :
    [A] Accepter des demandes de crédit venant de ses clients (les mêmes que « A » et d’autres)
    [C] Conserver un bout de Cash en Caisse, le minimum minimum obligatoire fixé par la loi
    [D] Accepter des créanciers-déposants privés non bancaires (particuliers, entreprises),
    [F] Faire le calcul IB (interbancaire) : IB = A + C – D – FP (FP étant les Fonds Propres)
    [G] Emprunter IB sur le Marché monétaire (ou ailleurs) s’il s’avère que IB est positif (trésorerie virtuellement négative; en réalité elle est en permanence « couverte » à moins de vouloir délibérément ne pas être couvert en une devise et pour une classe d’échéance, par exemple le 3 mois ou le 10 ans, etc.)
    [H] Prêter IB sur le Marché monétaire s’il s’avère que IB est négatif (excès de liquidités non rémunérées)

    Je vous propose de mettre de côté, notamment :
    (1) les banques qui s’amusent essentiellement sur les marchés interbancaires sans trop s’intéresser aux clientèles d’entreprises ou de familles à moins qu’elles ne soient puissantes ou très riches
    (2) les banques qui s’amusent presqu’exclusivement avec des crédits à des entreprises sans chercher de sources de fonds (dépôts-dettes, créanciers pro) parmi les particuliers et entreprises
    (3) les banques qui s’amusent presqu’exclusivement avec des marges entre sources de fonds en différentes devises et échéances, sans aller s’embêter à faire des crédits à des entreprises.

    Sur un marché de « banques commerciales classiques »,
    banques qui seraient à peu près homogènes et effectivement en concurrence,
    c.a.d. jouant dans une même cour-récré entre banques commerciales banales,
    les obligations [A] et [D] sont simultanément obligatoires
    pour au moins trois raisons :
    1°/ Pour dégager — impérativement — un « spread » (une marge) entre les activités A et D
    ne serait-ce que pour couvrir les frais de fonctionnement de la banque (essentiellement charges de personnel, ordinateurs et locaux)
    2°/ Pour être à un niveau de cash flow comparable à celui du groupe concurrent
    afin de présenter (a) une agressivité comparable, (b) une marge de manoeuvre,
    (c) une capacité à ne pas disparaitre (achat-absorption, etc.) comparable,
    (d) maintenir un effectif de qualité comparable, (e) offrir des primes comparables,
    (f) accepter des risques avec des clients comparables; provisionner les risques de façon comparable;
    (f) etc. comparable.
    Vous dites

    Un dépôt sur un compte courant n’est pas un prêt à la banque

    D’un point de vue poético-religieux vous avez surement raison.
    D’un point de vue bêtement juridique ça ne colle pas.
    La banque est mandatée par la loi de faire usage de votre argent que cela vous plaise ou non,
    que la banque dépose ou non un surplus de liquidité en banque centrale, faute de trouver un placement plus rémunérateur (à risque) ailleurs.
    L’ordinateur de la banque sait fort bien, en temps réel, ce qui se passe :
    Si 30% des clients-créanciers (comme vous) retirent 60% de leurs dépôts (sources de fonds)
    alors que 90% de l’Actif est affecté à des engagements à plus 3 mois,
    le programme clignotera à la Trésorerie Domestique en euros
    Blong ! Blong ! Care !
    Rapidos ! « Allez emprunter auprès d’autres sources de fonds sur le marché monétaire »
    [Nota: les portes de la banque centrale peuvent être fermées].
    Quand vous avez pris la décision retirer 60% de votre dépôt-prêt à la banque, vous ne disposez plus QUE DE 40% de ce que vous disiez être (au début) « VOTRE ARGENT » (initial). Comme celui-ci est amputé de 60%, l’emprunt de la banque auprès de vous est également amputé de 60%.
    « VOTRE SOLDE de 40% » la banque va continu à l’exploiter pour nourir son besoin quotidien en cash flow de fonctionnement que cela vous plaise ou non, et nullement à votre insu, vu que c’est son obligation, quasiment son devoir premier.
    Quant à la monnaie centrale c’est la dernière des préoccupations en la matière.
    « vitesses de circulation de la monnaie » – « base monétaire » – « quantité de transactions réalisées entre banques de telle classe » –
    Entre acteurs du LIBOR quels sont les flux qui seraient soumis à un contrôle de vitesse ?
    Sur un territoire dont on arriverait à qualifier les fontières domestiques en pointillés, croyez-vous que les méthodes du logiciel de trésorerie domestique contiennent des conditions If (…) then (…) corrélées à des mots qu’emploient une banque centrale pour l’une de ses sphères mono-monnaie ?
    Vous dites :

    Les banques peuvent faire faillite si elles ne disposent plus des ressources
    pour satisfaire à la convertibilité de
    [de la capacité à convertir] la monnaie scripturale inscrite sur les comptes de ses clients-créanciers [passif] en « base monétaire »

    Non, pas du tout. Aussi longtemps que les actifs engagés avec un terme (dûment comptabilisés par les normes en vigueur)
    1°/ trouvent leur contrepartie par le sigma des sources de fonds que constitue le passif [actionnaires, obligataires, créanciers entreprises, créanciers bancaires, etc.]
    2°/ procurent, sans trop de risque, une rémunération suffisante (supérieure aux rétributions à procurer aux acteurs du Passif)
    il n’y a pas de problème.
    Cette présentation est sommaire mais résume l’essentiel.
    Les petits circuits de banque centrale intéressent avant tout les banques centrales.

    A propos de

    :”car ces sommes restent effectivement gelées à la Fed elle-même, étant donné que les banques ne sont pas sollicitées pour des crédits ”
    C’est un peu simple, non?

    Hors toute considération de banque centrale (Fed) — sauriez-vous
    combien, entre 1975 et 2008 le Pool Bancaire Américain de votre choix a créé d’Argent ex-nihilo pour des activités domestiques américaines ?
    (dans une simulation où nous ferions abstraction des activités étrangères et conversions de devises)
    Eh bien, posez la question à Auguste.

    Répondre
  •  
     Auguste dit :
    26 juin 2009 à 19:41

    à Nadine
    Cadre du propos et Limites des activités condidérées
    A – Flux limités à une part des activités domestiques américaines, aux USA, en dollar
    B – Hypothèse 1 : Choix d’un Pool Bancaire (théorique) qui n’aurait pas changé de configuration pendant 33 ans
    C – Hypothèse 2 : Entre 1975 et 2008, le Pool Bancaire vit avec des clients comparables tant à l’Actif qu’au Passif
    (c’est théorique, simplement pour dégager qq observations sur des principes abstraits pour un livre)
    D – Hypothèse 3 : Le Pool Bancaire précité aurait eu des hauts et des bas sans jamais tomber en faillite
    E – Hypothèse 4 : Le Pool Bancaire n’a en moyenne jamais gagné un $ (faisons l’hypothèse que ce soit un cas réel : profit nul)
    (c’est théorique; on ne demande pas les noms des banques qui composent ce Pool Bancaire théorique)
    F – Hypothèse 5 : Le Pool Bancaire a simplement conservé ses Fonds Propres de 1975, c’est-à-dire une somme qui était alors de 10 milliards de $.

    Viennent les questions :
    Q1 : Comment évolua le dollar de 1975 à 2008 ?
    Q2 : En se contentant de survivre avec un profit nul, le Pool Bancaire a t-il créé des dollars ex-nihilo ?
    et si oui ? combien ?

    Suivent les réponses
    R1 : Les élements de base 1980-2008 pour la réponse sont présentés dans le billet 3415 du 26 juin
    « @Nuage Blanc, LeClownBlanc, Auguste et tutti quanti« blog/?p=3415#comment-29608 [21 juin 2009 à 15:00]
    L’avant dernier URL en rouge qui suit Inflation aux Usa depuis 1980
    Entre 1975 et 2008, la valeur du dollar a été divisée par 20
    Autrement dit 10 milliards de $ de 1975 valent aujourd’hui 200 milliards de $
    R2 : Rien que pour les fonds propres — restés inchangés par rapport à l’économie réelle – la création ex nihilo de dollars a été de 190 milliards $.
    Le phénomène est identique pour les créanciers au Passif et les emprunteurs à l’Actif.
    Ne compliquons pas. Adoptons un ratio de 20 au Passif et idem pour l’Actif, soit un total de 40.
    Création de 7.600 trillions rien que par l’effet de l’inflation.

    Alors, maintenant que ceci est clair,
    n’hésitons pas à rajouter une troisième question,
    vu que l’hypothèse d’un profit nul était trop abstraite et non crédible.
    Q3 : Vu que le profit annuel de la banque est en moyenne de 12% (offshore exclu) quelle masse de dollars a été créée parce profit ?

    La réponse est simple :
    Il y a la question de savoir si c’est avant ou après impôt. Bof !
    Quelqu’un d’autre refera le calcul.
    Si ce n’est pas créé pour la Banque, c’est créé pour la nomenklatura étatique (complexe militaro-industriel anatiofurtif, etc.)
    sur le dos du public tondu (entrepreneurs, besoins en fonds de roulement à élever, salariés, retraités, etc.)

    R3 : La première année, le profit (avant ou après) est de 1.2 milliard de $
    Il reste à multiplier 33 fois par 1.12.
    Cela donne le multiplicateur 47, disons 50.
    Combien le Pool a t-il accumulé de profits ?
    50 fois 1.2 milliard soit 60 milliards

    Q4 : Quels sont ses nouveaux fonds propres ?
    R4 : 190+60 = 250 milliards $.

    Répondre
  •  
     johannes finckh dit :
    26 juin 2009 à 19:42

    @anneJ: vous écrivez: « … vous imaginez aller acheter une maison, ou mieux, un Airbus, avec seulement de la monnaie fiduciaire ? »
    Cela prouve quoi?
    il est évident que des transactions d’une telle importance doivent se faire avec des transferts de créances, car les billets ne seraient pas bien pratiques!
    ceci dit, un avion ou une maison ne se construisent pas en un jour, mais au bout d’un grand nombre de travaux successifs dûment réglés au fur et à mesure!
    et chaque règlement se fait, soit en billets, soit par transferts d’avoirs, pas les deux à la fois pour un même paiement!
    Il en résulte que les deux « monnaies » sont substitutives l’une de l’autre, et on peut, par simplification, se contenter de ce qui se passe pour la monnaie liquide.
    Au cas où la monnaie liquide disparaîtrait (pure « hypothèse »), il resterait toujours une limite, c’est celle des revenus effectivement distribués qui,seuls, sont actifs en tant que monnaie faisant demande!
    Et les revenus sont distribués périodiquement, notamment mensuellement, avant, c’était même hebdomadaire, et la demande effective ne peut être autre chose que cela!
    Dans la mesure où certains, ayant de revenus élevés, épargnent, cette épargne seule peut servir à effectuer des prêts pour d’autres, dont les revenus sont insuffisants pour se payer la maison de leurs rêves. Mais, néanmoins, ils ne peuvent acheter qu’une maison (ou un avion) dûment préfinancé(e) lors de sa construction!
    Il ne saurait y avoir, à aucun moment, de monnaie supplémentaire, sauf à alimenter une inflation en distribuant des revenus supplémentaires sans contrepartie réelle dans l’économie réelle!

    Conclusion: la « création monétaire » via la monnaie scripturale bancaire est rigoureusement impossible!
    jf

    Répondre
  •  
     LeClownBlanc dit :
    26 juin 2009 à 19:56

    à JOHANNES FINCKH

    Vu l’importance SOCIALE, ENTREPRENEURIALE et …. vraiment accessoirement … politique
    ( … vraiment Versailles ! la belle doche et la reine ! ….)
    ( … d’autant plus que je n’ai pas la télévision … )
    Quelle est votre réponse à la question composée
    le 25 juin à 23:19

    Que d’autres contributeurs ne se privent pas pour répondre également.
    N’est-ce pas
    l’ E N J E U   L E   P L U S   I M P O R T A N T   DU   S E M E S T R E

    Répondre
  •  
     Leucotrio dit :
    26 juin 2009 à 19:57

    [LeClownBlanc à Auguste (26 juin 00:00)]

    Tu te contrefous des concepts et principes abstraits.
    Soit. Je le sais. … Mais vois-tu … ce n’est pas mon cas.
    Alors avant de jouer au PicadorPicasso maniant le pinceau en lieu de pique
    il faudrait voir à ce que ces dames acceptent Faits Réels & Arguments Bien-fondés
    (Intérieurement : Picasso, Ange Noir Destructeur dans l’air initial de toutes ces crises du XXe)
    … Sinon ? … mais quel modèle pour les générations !
    Foooff ! Foooff ! Foooff ! … Evacuées de la Toile,
    Fées Futt’ Futtes … Portées en légende.
    Impossible.

    [NuageBlanc à Auguste]
    Tu as les qualités nécessaires, probablement davanatge que NuageBlanc.
    Hors rares exceptions (avec quelques salopards et seulement à certains moments choisis),
    tu es attentif, à l’écoute, pédagogue, patient.
    Tu feras cela très bien
    Tout en douceur, Tout le temps tu le prends
    Tu sauras très bien interagir.
    J’en suis sûr. Tu diras, par exemple
    » D’un point de vue … littéraire, artistique, sensible, diplomatique, … vous avez bien raison, etc. etc. «
    Tu écouteras — Et tu recommences [« …idem… »]
    Pui,
    » Maintenant, à l’égard des gens communs — économistes, banquiers,… —
    ne croyez-vous pas que ce serait tout de même plus simple d’appeler un chat un chat «

    [LeClownBlanc à Auguste]
    Enfin, c’est toi le diplomate,
    payé pour avoir tout son temps.
    Contrairement à toi, je ne suis pas un sentimental,
    Je devine la scène:
    Pour te voir disparaitre :   … oralement elles t’offriront un petit oui-oui souriant.
    Il me faut une belle feuille 21×29.7
    avec écrit :
    « Mon dépôt en banque est un prêt à risque de ma part,
    et non rémunéré car je suis très sympa et bonne, brave comme la majorité des tondu(e)s »

    Tu relèves bien leur identité et tu les fais signer.
    … Sinon ? … mais les élèves de 2017-2047 !
    Dans ta tête, ne les vois-tu pas déjà ricaner dans les classes ?
    M’dam ! M’dam! … (…¤¤¤…) … et rires à nouveau.
    La peinture à l’huile — bien plus beau que la peinture à l’eau — c’est sérieux.

    [Auguste]
    « l’Ambient Social Learning les aura éliminées ! ces classes à la Jules Ferry !  »

    [LeClownBlanc]:
    … Ah ! Ah ! Malin !
    Très drôle !
    Provocateur ! Méchant !
    Allez files ! Voyeur !
    Et veilles à ne pas bouziller 6 femmes comme le fit Picasso !
    A Dieu vat !

    Répondre
  •  
     LeClownBlanc dit :
    26 juin 2009 à 20:21

    à Johannes finckh

    la “création monétaire” via la monnaie scripturale bancaire est rigoureusement impossible!

    La « création monétaire » ex-nihilo, notamment via la monnaie scripturale bancaire, est quotidienne
    La nomenklatura étatique joue la même filouterie décourageante, destructrice, perverse,
    notamment
    (1°) par ‘SA’ Dette de 1300 milliards aux intérêts récurrents également soumis à inflation décidée [taux de base BRI (vol pur et simple cf. billet à ce sujet) – taux de base LIBOR (idem) – taux de base BCE (idem) taux de base libres des banques sur marché domestique à la fantaisie de l’Asso Pro des Banques elles-mêmes (idem)].
    (2°) par l’inflation appliquée aux impôts, taxes,…. Lire Creutz.

    (3°) par les majorités parlementaires à sa botte qui valident cette gabegie mortifère
    (4°) par les medias bridés

    Répondre
  •  
     Anne.J dit :
    26 juin 2009 à 20:31

    @J.F.

    Démonstration intéressante mais conclusion la “création monétaire” via la monnaie scripturale bancaire est rigoureusement impossible! fausse, sauf évidemment si vous considérez, encore une fois, qu’il n’y a de monnaie que dans celle de la banque centrale, tout petit pourcentage de l’ensemble de ce que tous les économistes nomment « agrégats monétaires ».
    Personne n’a jamais soutenu que les banques commerciales pouvaient créer de la monnaie banque centrale…

    Avez vous lu ce document de Natixis dans lequel on trouve, explicité en toutes lettres

    Alors que les banques européennes génèrent habituellement 4800 euros à partir de 1000 euros de monnaie banque centrale (multiplicateur moyen de 4,8), la capacité de création monétaire des banques est tombée à 3500 euros depuis Lehman (graphique 10), ce qui traduit non seulement la hausse des réserves volontaires auprès de la banque centrale, mais aussi une plus forte propension des agents privés à détenir de la monnaie fiduciaire (graphique 11), signe de défiance.

    Pour que la masse monétaire augmente avec l’assouplissement quantitatif, le multiplicateur doit retrouver une valeur normale.

    La baisse des prêts non performants et la fin des dépréciations d’actifs sont deux prérequis à la remontée du multiplicateur

    Le multiplicateur monétaire ne peut pas retrouver de valeur normale tant que des doutes persistent sur :
    • le revenu des banques : un prérequis à la remontée du multiplicateur est donc, par exemple, une baisse des prêts non performants, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui (graphique 12a).
    • Les actifs bancaires : un autre prérequis à la remontée du multiplicateur est donc l’arrêt des dépréciations d’actifs bancaires au-delà des crédits

    On ne peut être plus clair, non ?

    Répondre
  •  
     logique dit :
    27 juin 2009 à 00:13

    @johannes finckh,

    Ce coup ci je ne suis pas du tout d’accord avec vos propos. Afin de trouver un terrain d’enttente je vous propose de répondre le plus clairement possible a ses 2 questions.

    1) comment expliquer l’augmentation de la masse monnaitaire, si les banques ne créer pas de monnaie.

    2) comment expliquez vous la dévaluation monnaitaire, sans augmentation de la masse monnaitaire.

    Si la masse monnaitaire restait stable, il n’y aura pas de devellopement rapide et peux d’investissement a moyen et long terme, par manque de moyen (la c’est un jeux de mot). Il faut donc bien que cette argent soit créer un un momment ou un autre.

    3) comment peut ont créer de l’argent ???????

    Répondre
  •  
     johannes finckh dit :
    27 juin 2009 à 01:24

    @logique:
    1)Il ne me semble pas avoir écrit qu’il n’y a pas d’augmentation de masse monétaire! Simplement, quand il y a augmentation monétaire supérieure à l’augmentation de la production, nous aurons des évolutions inflationnistes. Et ces inflations proviennent, selon moi, toujours d’une inadéquation de la monnaie CENTRALE émise en trop grande quantité! dans ce cas, l’inflation peut s’autoentretenir pendant un temps en augmentant en même temps la vitesse de changement de main de la monnaie (vitesse de circulation)
    2)Nous sommes d’accord, la dévaluation monétaire provient bien d’une augmentation excessive de masse monétaire, mais je précise: de monnaie CENTRALE! et de celle distribuée en revenu des ménages!
    Il est vrai aussi que la (légère) pression inflationniste (l’objectif de 2% d’inflation de la BCE) a contribué souvent à maintenir la monnaie en circulation convenablement,mais, je dis aussi que la BCE n’a pas complètement les moyens de ses objectifs et, en cas de tendance accrue à la thésaurisation (comme actuellement), elle doit accroître fortement la quantité de monnaie centrale émise, sans vraiment trop savoir où cela mène!
    3)on crée l’argent en imprimant de billets et en frappant des pièces! Par ailleurs, en augmentant (en échange d’actifs toxiques ou de RIEN!) les comptes courants des banques à la banque centrale, celles-ci accédent, pour leurs client, à autant de liquide que demandé! Je dis que la création monétaire répond à une dotation en fonction d’un niveau de prix que la banque centrale tente de maintenir stable: La valeur d’une monnaie est son pouvoir d’achat!

    Répondre
  •  
     johannes finckh dit :
    27 juin 2009 à 01:27

    @logique (encore):
    Je maintiens donc: pas de création monétaire par les banques, mais seulement par la banque centrale! Même s’il est exact que la banque centrale agit quelque peu contrainte pour éviter des crises systémiques, surtouen ce moment!
    jf

    Répondre
  •  
     Moi dit :
    27 juin 2009 à 01:34

    @Anne J. : « Personne n’a jamais soutenu que les banques commerciales pouvaient créer de la monnaie banque centrale…  »

    Non, mais beaucoup confondent monnaie (fiduciaire) et monnaie (scripturale). Et s’imaginent qu’il y a assez de monnaie fiduciaire pour tout ce qui est détenu en monnaie scripturale. Si la musique s’arrête subitement, il faudra vite se dépêcher de trouver une chaise pour s’asseoir…

    Répondre
  •  
     johannes finckh dit :
    27 juin 2009 à 01:48

    @anneJ:
    oui, je connais ce document, et il est révélateur que ce soit natixis, la pire des banques, qui ait publié cela! aucune banque n’a perdu autant que natixis, et ses actionnaires avec!
    Ceci dit, ce n’est pas le problème de fond!
    Le fond est que toute cette histoire du multiplicateur n’a aucune pertinence pratique! Il faudra bien que les économistes cessent de parler si ésotérique et inepte!
    Le fait que les dépôts en monnae centrale « génèrent », en apparence et statitistiquement, moins de « monnaie de crédit » vient tout simplement du fait que la monnaie centrale est davantage RETENUE par ceux qui se méfient, autrement par ceux qui ont perdu confiance!
    On peut dire que les dépôts des banques sur les comptes de la banques centrale sont, en fait, des sommes (considérables!) véritablement gelées (comme disait DSK) et, en fait, n’existent pas réellement comme monnaie circulante, mais seulement comme un potentiel assez dangéreux d’une future hyperinflation (un peu comme la neige qui déboulerait en avalanche!).
    S’ajoute à cela des sommes non négligeables thésaurisées par certains fortunés, tout bonnement parce qu’ils préfèrent diversifier leurs placements et qu’une telle attente liquide fait partie de leur réflexes de sécurité!
    Autrement dit, ce que le document natixis ne peut pas montrer, c’est qu’en fait, la masse circulante n’a guère beaucoup augmentée, et elle est, en plus, contrebalancée par une diminution de la vitesse de circulation monétaire, hose qui s’observe dans le fait de la baisse de la consommation des ménages en raison de leurs revenus en baisse!
    Je ne sais pas si cela finira en déflation comme au Japon et à quel moment cela basculera vers une hyperinflation!
    jf

    Pour ce qui est des « prêts non performants et des dépréciations des actifs », il est un peu tard pour y penser, ne croyez-vous pas?
    Tout bonnement, ces risques ont été pris par natixis notamment, et les investisseurs dans natixis (dont moi via la caisse d’épargne, hélàs et parce que j’ai été grugé comme beaucoup d’autres!), ne récupèreront JAMAIS leurs pertes, cela est évident!
    Cette épargne placée dans natixis est donc bel et bien fichue, quelles que soient les commentaires débiles de natixis!

    Répondre
  •  
     johannes finckh dit :
    27 juin 2009 à 01:54

    @clownblanc:
    continuez ainsi, vous irez loin! je rappelle que la banque ne prête que ce qu’elle emprunte à son tour, disons, dans un mouvement simultané:
    Pourquoi le fait que certains placent leur argent (les prêteurs), via les banques, auprès d’autres qui le dépensent à leur place (les emprunteurs) augmenterait la masses monétaire ou créerait ne serait-ce un centime?
    Et ce n’est pas parce que c’est rabaché jusqu’à la nausée par les universités que cela devient vrai!
    On a dit cela aussi de la terre quand on l’a crue plate!
    jf

  • Suite des commentaires sur 44(2) – Schumpeter et la « création monétaire » par les banques commerciales

    Publié dans Banques, Débat monétaire | Un commentaire